Couture

L’année 2024 en costumes

Comme chaque année, voici un aperçu des costumes que j’ai créés durant les douze derniers mois !

En 2019 j’avais cousu 21 costumes neufs,

  • en 2020 ils sont descendus à 19
  • en 2021 : 15 costumes neufs
  • en 2022 : 7 costumes neufs
  • en 2023 : 4 costumes neufs

Et cette année…. Je n’ai cousu aucun costume neuf ! (Costume neuf = complet et nouveau des pieds à la tête). Cela fait plus d’un an que j’ai arrêté de travailler, et on aurait pu croire que la part de nouveaux costumes aurait beaucoup augmenté, mais d’une part, j’ai plutôt cousu des accessoires ou des nouvelles pièces pour changer ou améliorer les costumes que j’ai déjà et d’autre part j’ai réparti mon temps sur d’autres activités, dont la broderie, qui n’a pas un rendement génial 😀

De plus, j’apprends la flûte irlandaise et on prend des cours de danse de salon, (tout en continuant à tricoter, filer, broder, peindre…) ce qui me laisse encore moins de temps pour la couture, et j’ai aujourd’hui suffisamment de pièces pour couvrir à peu près tous les événements possibles depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours 😀

Ainsi, la seule robe neuve que j’ai cette année est mon costume de Noël dickensien, qui était en collaboration avec Kelein, donc je n’ai pas tout fait moi-même 😀 

Un petit aperçu des transformations et ajouts : pour mon pierrot gris, j’ai créé un nouveau haut, la jupe venait du costume de la Belle Chocolatière, elle-même créée pour un caraco que j’avais déjà. D’une certaine manière l’entièreté de ce costume a été réalisé en 2024, mais cela n’avait pas été réfléchi ainsi !

Mon costume 1630 est fini après avoir été commencé en début d’année dernière. J’ai créé deux vestes de cette même époque pour Hervé et moi, que nous avons mises en février. 

Lui n’aura eu que deux pièces nouvelles cette année, à savoir cette veste et un gilet bleu et or des années 1860 : j’ai vendu l’autre à un ami !

A ce propos, j’ai fait un grand tri cette année et ai retiré une cinquantaine de cintres de mes armoires, ce qui en fait… laisse juste la place à mes costumes de respirer 😀

En terme d’accessoires, j’ai créé deux chapeaux, un en taffetas beige (1860) et un en paille pour tenue pour visiter le domaine de Malmaison.

Chemisettes regency

J’ai aussi créé trois réticules et le premier bat le record de l’écart entre le neuf et le vieux ! En effet il s’est écoulé 26 ans entre le moment où j’ai brodé la rose au point de croix et celui où je l’ai intégrée à un sac ! Pour le troisième réticule, il s’est écoulé après peu près autant de temps entre le moment où j’ai voulu le réticule et celui où je l’ai réalisé 😀 C’est celui de Marianne Dashwood dans « Raison et Sentiments », évidemment 🙂 Quant au second, c’est en fait une deuxième reproduction d’un exemplaire trouvé sur le site d’un musée 🙂 On peut voir tout ça dans mon article « Travail du Fil 2024 »

C’est drôle, quand je les mets côte à côte, je me rends compte qu’ils ont tous les trois une forme triangulaire avec des pompons !

Et enfin, j’ai révisé ma robe de bal 1860 une troisième fois, ajouté une capuche au manteau de Marianne, customisé un gilet blanc et cousu une robe bleue à fleurs dorées que je n’ai jamais mise… 

Pour cette année, je peux déjà prédire deux costumes neufs pour des conférences, ainsi que la révision et le complément de nos deux garde-robes 1800, car Hervé et moi allons au Jane Austen festival en septembre !

Couture

Costume de Noël Dickensien (1820)

(Ou la robe en kit – en collaboration avec Kelein)

29 novembre 2024 :

Je pense que les articles « couture » de ces derniers mois sont tous estampillés du tampon « Pas l’temps ! » Et il est arrivé plusieurs fois que j’aille à la simplicité à cause de ça… Comme j’ai un planning de costumes assez chargé et un peu plus de sous, j’ai discuté avec une amie couturière pour qu’on collabore ensemble !

Elle s’appelle Kelein et vous pouvez trouver son site ici : https://www.kelein.be

On a choisi en septembre un des premiers costumes de décembre, dont j’ai besoin pour un Cinélivre sur Charles Dickens. J’avais en tête quelque chose de très précis :

Il s’agit de cette robe, mais dans un tissu écossais aux couleurs de Noël, avec un petit bonnet blanc décoré de houx que j’ai déjà porté l’an dernier. Alors oui, ce n’est pas ce qu’on imagine en premier quand on pense à Charles Dickens, on va plutôt vers du 1840, mais dans « A Christmas Carol », la jeunesse de Scrooge et le fameux bal des Fezziwig se déroulent dans les années 1800 ! Alors je suis plutôt allée de ce côté-là puisque j’adore cette mode et la trouve bien plus pratique et confortable. Je me suis imaginée en conférence dans une robe corsetée… et non… je préfère ressembler à une mamie en robe de chambre 😀

Kelein a fait le plus gros, c’est à dire le patronage, la coupe des pièces et le surjet. Elle m’a même avancé avec les plis du dos ! Un matin, J’ai donc reçu un matin par la poste un paquet avec ma robe « en kit » :

Avec le plan de montage, comme chez Ikéa ! Et c’est vraiment un régal à coudre. Je suis les instructions, ses petits repères, je sais où je vais, c’est super rapide et c’est sur-mesure !

Vous trouvez peut-être ce principe révolutionnaire, mais ça se faisait beaucoup, surtout dans la bourgeoisie, avant le prêt-à-porter ! Moi j’avoue que j’adore, et si j’avais les moyens je ferai tout le temps comme ça parce que le patronage et la coupe des pièces, ça m’ennuie un peu, ça prend du temps et c’est compliqué vu que je suis seule (surtout pour le dos :D)

9 décembre :

Hier, j’ai terminé ma conférence !

J’ai aussi un peu avancé sur la robe : j’ai cousu les manches et les volants des poignets. Il aurait fallu que je couse ceux des épaules avant mais comme je ne sais pas si j’aurais le temps, j’ai commencé par les étapes essentielles, et je mettrais les volants en dernier en fonction du temps qu’il me reste.

J’ai aussi cousu le devant ; il ne me reste plus que l’ourlet pour qu’elle soit mettable !

22 décembre :

J’ai pu mettre cette robe pour ma conférence sur Dickens, et elle était vraiment très agréable à porter ! Je l’avais mise avec une chemisette au col un peu trop grand. Ce matin, j’en ai cousue une autre :

Elle est en lin et en dentelle ancienne, et je dois avoir pris à peine une heure : tout est surjeté et cousu à la machine !

23 décembre :

Après avoir cousu cette chemisette hier, dont je ne suis finalement pas si satisfaite, j’ai fait le point sur tout ce que j’avais déjà, et suis retombée sur ma préférée, excepté que je l’ai déchirée cette été, parce que la dentelle est très fragile :

Je l’ai donc réparée en thermocollant la déchirure avec un bout de fixe-ourlet et recouvert le tout d’une bande de dentelle, puis j’ai cousu une deuxième bande en symétrie pour que ce soit plus joli !

24 décembre :

Toujours non satisfaite de ma chemisette, voilà un autre modèle réalisé entre hier et aujourd’hui :

Elle est coupée sur le patron de la précédente mais avec une courbure améliorée. Le col est séparable pour que je puisse mieux le laver. Après un bon repassage et amidonnage, cela rend bien !

Couture

Chapeau en taffetas beige (1850-1860)

20 décembre 2024 :

Il y a quelques mois, j’avais commencé un nouveau chapeau, parce qu’on devait faire une démo à l’extérieur de danses 1860 et que je n’ai rien pour l’extérieur (du moins en été) de cette époque. Finalement, on n’a pas pu faire la démo parce qu’Hervé a été nommé président de bureau (c’était donc le 9 juin) et j’ai mis de côté ma création jusqu’à ce que j’ai enfin du temps… Et… nous voilà six mois plus tard : D

Voilà mes deux inspirations trouvées sur le net, en-dehors de ma documentation :

Je me rappelle avoir passé des heures seulement sur le patron pour qu’il soit parfait. J’ai ensuite coupé les deux pièces dans une toile à canevas et les ai bordées de fil de fer :

Quelques heures plus tard, j’ai presque fini la base :

21 décembre :

Voilà, j’ai terminé la base ! Et j’ai décodé de le décorer qu’au moment où je le porterai, là je n’ai pas trop d’inspiration 🙂

(Si jamais quelqu’un avait des présentoirs à chapeaux à me proposer, je suis preneuse^^)

Couture

Pierrot gris (1760-1780)

Chaque année un joli bal se déroule au château d’Ursel. L’époque est toujours très précise et 2024 ne déroge pas à leur règle : 1774-1789 !

Je n’ai plus rien qui convienne à cette période, excepté, à la rigueur, le costume de Marie-Christine d’Autriche, qui est vraiment atroce pour danser… aussi pour me donner le moins de travail possible et être à l’aise, je vais coudre un nouveau pierrot pour l’assortir à la jupe de mon costume de « Belle chocolatière » de Liotard.

Il faut que visuellement, ce soit un peu plus aristo que le costume de la chocolatière… Disons que j’ai l’autorisation d’y aller en servante (c’est plus marrant^^) mais qu’eux préfèrent quand c’est prout-prout ! Alors je compte ajouter des ruchés comme sur le modèle suivant pour respecter leur dress-code :

Cela dit, ça reste mon costume, alors il sera en lin et je ne porterai pas de perruque mais un bonnet à gros noeud, ainsi que le minimum d’accessoires 🙂

7 novembre 2024 :

Les costumes XVIIIè, c’est chiant à faire, parce que ça ne se met pas bien sur le mannequin. J’ai cassé le mien en voulant lui enlever le corset !

Du coup, après plusieurs essayages épiques (oui, pas facile d’atteindre le dos toute seule, j’ai dû inventer…) voilà la toile de base en coton bleu qui me servira de doublure :

C’est chiant à modeler, mais qu’est-ce que c’est satisfaisant une fois réussi ! D’ailleurs, je pense qu’il faudra que je copie les pièces pour un autre costume… mais je n’en dis pas plus 🙂

10 novembre :

Hier a eu lieu l’atelier de préparation des danses, j’espère ne pas avoir tout oublié d’ici trois semaines^^ Je reste convaincue qu’un costume confortable est essentiel, car même en jean je suis rompue aujourd’hui 😀 Et je reste également convaincue qu’un « bum pad » sera mieux que des paniers, il y aura tellement de monde que je veux prendre le moins de place possible…

J’ai compulsé une nouvelle fois mes livres de documentation et me suis arrêtée sur deux costumes pour mes inspirations :

Aujourd’hui j’ai donc inventé le patron des manches, les ai coupées puis cousues, puis j’ai cousu le décolleté. Hervé m’a aidée en épinglant le bas de la jupe pour le raccourcir :

12 novembre :

Ce fut long, mais voilà les basques cousues !

13 novembre :

Je pense que c’est l’étape la plus longe pour l’instant ! J’ai coupé et posé les ruchés. Ceux des manches sont cous mais pas ceux du décolletté.

Je trouve que ça donne beaucoup d’allure !

Je voudrais en poser d’autres tout au long des basques, de la fermeture du corsage et peut-être de la jupe, mais vu le temps que ça prend, je ferais peut-être ça pour une prochaine occasion 🙂

Je vais me concentrer d’abord sur la chemise et les accessoires.

15 novembre :

Comme d’habitude je me raisonne et je n’y arrive pas^^ Je voulais tellement poser des ruchés sur les basques, tant que j’étais lancée, que je n’ai pas encore commencé la chemise !

J’y ai passé plusieurs heures et je trouve ça joliiiiii 😀

16 novembre :

J’ai un peu galéré à me décider sur ce que j’allais faire de mes cheveux. Les perruques n’allaient pas (la rousse jurait et la grise faisait vraiment mémère avec le gris du pierrot), et je ne voulais pas avoir à coiffer mes cheveux naturels parce qu’ils sont trop fins et courts pour les coiffures tout en boucles et volumes de cet époque.

Et je trouvais les deux bonnets que j’avais peu satisfaisants : l’un était sans forme mais dans une jolie dentelle et l’autre avec une jolie forme mais dans un tissu trop quelconque.

J’ai eu une illumination ce matin au réveil ! J’ai donc cousu les deux bonnets l’un sur l’autre et leur ai ajouté une gros noeud de satin bleu !

Comme d’hab’, c’est plus sympa sur moi

Ainsi, j’ai les avantages des deux bonnets (forme et tissu) et il me plaît 🙂 En plus, je peux porter mes vrais cheveux et sans avoir à les coiffer particulièrement, un chignon suffit !

Ensuite, j’ai passé deux jours à coudre une nouvelle chemise que j’ai oublié de prendre en photo (mais c’est pas super intéressant de toute façon^^)

19 novembre :

J’ai terminéééé !

Je suis contente 😀 Hier lors d’une discussion avec des amies, je leur disais qu’il ne me restait plus qu’à poser des agrafes et que ça m’ennuyait fortement, parce que je trouve qu’il n’y a rien de plus chiant ! En plaisantant on en étaient arrivées à la conclusion qu’il fallait que je mette un scratch 😀 Et bien l’idée a fait son chemin et la blague est devenue réalité !

Sérieusement, c’est la solution idéale en terme de rendu et de facilité, et puis si jamais je dois vraiment présenter un jour quelque chose de purement historique, je n’aurais qu’à le changer 😀

Voilà, à bientôt pour des photos avec Hervé 🙂

10 décembre :

Ce soir nous avons reçu les photos de photographe officiel, que je trouve superbes : Les voilà !

J’adore ce portrait de moi !

Couture

Costume de l’Âge d’Or hollandais (1620-1630)

12 janvier 2023 :

Après un costume très simple, j’enchaîne sur un beaucoup plus compliqué, à la fois par le patron et les finitions, mais également parce que je n’ai pas vraiment exploré cette période. Depuis le temps que je visite des châteaux et des musées en Belgique, j’ai vu quantité de portraits de matrones sanglées dans du velours noir et de la dentelle blanche, et je dois avouer que s’il y a encore dix ans ce genre de vêtement ne m’attirait pas trop, l’idée a fait du chemin dans ma petite tête ! Mes goûts ont changé et aujourd’hui j’ai bien envie de ça : le noir et blanc sont flatteurs et l’avantage c’est que même lorsque je serai une petite vieille toute flétrie, ça m’ira encore bien^^

Voici quelques inspirations :

Pour commencer en douceur j’ai repris une jupe d’une robe 1630 que j’ai décorée de deux rubans de velours :

Trop plat !

Comme la silhouette n’est pas bonne, j’ai cousu un genre de vertugadin avec un petit coussin pour le devant. Avec quelques jupons dessous, c’est très bien maintenant !

19 octobre 2024 :

Près de deux ans plus tard, je reprends ce projet que j’avais abandonné, je ne me souviens plus pourquoi. Je n’avais même pas montré des photos du bustier en cours de construction !

Voilà l’état des lieux aujourd’hui :

Il ne me reste donc pas tant de travail pour que ce soit présentable : je dois seulement modifier puis coudre les mancherons, et faire de nouvelles manches. Celles-là sont trop petites et mal ajustées !

Si j’ai du temps par la suite, je ferais le petit sac du dernier tableau ainsi qu’une sur-jupe noire, et peut-être une autre coiffe.

22 octobre 2024 :

J’ai cousu les manches avec un passepoil noir (qu’on ne voit pas ici) et suis occupée sur les poignets ! J’ai une dentelle parfaite que je monte sur un coton à fines rayures 🙂

23 octobre :

J’ai terminé les manches hier !

Et j’ai également ajouté une modestie sur le devant :

24 octobre :

J’ai cousu une coiffe assortie qui termine mon costume :

Je vais me concentrer sur d’autres tâches, mais si jamais j’ai bien avancé, j’ajouterai sans doute une jupe noire et un petit sac comme sur le dernier portrait !

24 novembre 2024 :

Hier, avec deux représentants de mon groupe d’amis (le Cercle des Costumes disparates), nous avons visité le Musée des Beaux-Arts d’Anvers et j’ai trouvé une salle avec quelques portraits qui ressemblaient à mon costume ! En voilà une photo :

Couture

1860 (janvier) – Robe de bal

24 octobre 2023 :

Tous les ans, il y a un bal victorien à Orp-le-Grand. Cette année je n’avais pas trop le courage de créer une nouvelle robe alors j’ai retapé ma robe « Jane Eyre ». Du coup il lui fallait un jupon, que j’ai coupé dans un vieille couette ikéa. Mais je trouvais ce tissu tellement agréable à travailler que je me suis dit que j’en ferais quand même bien une robe !

Même sans repassage c’est joli !

Bien sûr j’ai eu cette idée débile juste avant de me coucher et me suis dit que je devais essayer de l’oublier. Cependant Hervé m’a suggéré de plutôt suivre la pente de mon inspiration, et de garder la robe « Jane Eyre », qui est prête, comme un plan B ! Si même mon amoureux m’encourage… Et c’est vrai que j’ai le temps 🙂 Donc me voilà perdue le nez dans mes bouquins à la recherche d’un modèle sympa pour le haut !

« Jane Eyre », une robe de jour des années 1850
Journal des Demoiselles, janvier 1860

J’ai choisi cette gravure du « Journal des demoiselles ». J’aime beaucoup la simplicité du modèle rose, elle mettra bien en valeur mon coton fleuri !

25 octobre 2023 :

Hier j’ai cousu le premier volant du bas et coupé les pièces de la toile, qui me serviront de doublure :

Il n’aura pas autant de volants que sur le modèle dans la mesure où je n’ai pas assez de tissu. Mais ce qui est parfait avec cette vieille couette, c’est que je l’ai tellement lavée que le tissu est tout doux et ne bougera pas !

Pareil pour le tissu de la doublure, c’est un drap du dessous en coton blanc^¨^

25 octobre, 17h :

Et des heures plus tard, le volant est enfin cousu !

26 octobre :

Aujourd’hui la partie « jupe » est terminée, je bosse sur le bustier ! J’ai créé une nouvelle toile qui me servira de doublure, avec des épaules basses :

C’est marrant, comme ça, sans les manches, ça fait plutôt mode des années 60, mais 1960 !

Même jour, plus tard…

J’ai passé à peu près quatre heures sur les manches et elles ne sont pas terminées… Elles me donnent du fil à retordre car elles sont composées de plusieurs couches !

Même avec un épinglage grossier, ça rend déjà très bien !

27 octobre :

Après un petit tour au cirque Bouglione (on tire le meilleur du congé maladie d’Hervé^^), me voilà cet après midi à coudre les manches, le décolleté, faire des retouches sur les pinces poitrine (c’est. CHIANT.) et poser les oeillets (ça, c’est marrant) :

Je m’amuse beaucoup sur cette robe, parce que je n’ai pas peur d’abîmer le tissu et que comme c’est pour danser, non pas pour créer une reproduction fidèle, je peux aller au plus simple et au plus rapide !

29 octobre :

Hier j’ai passé un temps fou à coudre des petites choses qui ne se voient pas, à savoir un ourlet et des pressions pour réunir le haut et le bas.

Aujourd’hui, dernière étape : la pose des volants sur le bustier !

Dimanche midi :

Et voilà c’est terminé ! Reste plus qu’à faire les accessoires si j’ai le temps, notamment une coiffure pour cacher mes cheveux courts !

9 novembre 2023 :

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon amoureux !

Il a une drôle de tête sur la photo 😀

Ma robe était parfaite ! Très légère, confortable, bien coupée, elle n’a pas bougé et ne m’a pas gênée que ce soit au niveau de la longueur ou des systèmes de fermeture.

La prochaine fois, il faudra juste que je m’assure d’avoir une chemise aux manches suffisamment courtes dessous, une crinoline plus pratique (j’avais une crinoline et deux jupons) et une coiffure qui se tient !

Pour cela, ce sera facile, j’ai calculé que mes cheveux poussaient de 15 centimètres par an, aussi l’an prochain il seront suffisamment longs pour que je puisse avoir des bandeaux 🙂

19 octobre 2024 :

Nous sommes un an plus tard et ma prophétie s’est réalisée mwuahaha ! Ahem, oui, j’ai les cheveux plus longs, je n’y ai pas touché 🙂 J’ai procédé aux modifications dites plus haut, et ajouté également une modestie à la robe. Pour la coiffure, j’ai cousu une coiffe assortie :

Bon là, sur la perruque grise, ça fait vraiment grand-mère, mais c’est chouette avec la robe 😀

16 novembre 2024 :

Voici une petite vidéo dans laquelle on peut nous apercevoir Hervé et moi !

Couture

Travail du fil 2024

18 juillet 2024 :

Histoire de ne pas perdre le fil (magnifique jeu de mot), je vais essayer de mettre mes travaux au fur et à mesure cette année !

Des manches brodées grâce à un festonneur :

Le réticule de Marianne dans « Raison et Sentiments » :

18 juillet :

Voici un étui en laine avec une technique que je n’avais jamais expérimentée encore, l’incrustation 🙂 J’ai brodé une fleur par dessus :

Et quelques créations qu’on peut retrouver sur Ravelry :

Je n’ai déjà plus le réticule que j’ai vendu à Waterloo 🙂

23 août :

Voici un échantillon de tissu pour l’archéosite. Je voulais recréer un tissu pour montrer au public mon modèle et le résultat :

Je ne suis pas satisfaite du résultat. En dehors du fait que les couleurs ne sont pas bonnes (le bleu est trop foncé, ça peut s’arranger) et que je n’ai pas ourdi assez de fils (c’était prévu pour le test), les encoches pour les fils sont beaucoup trop espacées et je crois qu’il manque une pièce sur ce petit métier à tisser. Je pensais qu’en travaillant avec l’aiguille comme navette je pouvais pallier ce problème mais ce n’est pas trop le cas. Il faut que je trouve une façon de tisser beaucoup plus serré !

31 août :

6 septembre 2024 :

C’est la rentrée ! Et à la rentrée on prend sa trousse et son cartable^^ Je suis une formation de néerlandais jusqu’en novembre et je ne trouve plus de trousse chez moi 😀 Aussi j’en ai fabriqué une ce matin avec un bout de tissage que j’avais réalisé il y a quelques temps sans savoir ce que j’allais en faire, ça tombe bien ! Pour cela j’ai suivi le tuto suivant :

Je trouve ce tuto sympa excepté pour la doublure : il faut à la fin surjeter les angles ensemble et je trouve ça un peu moche : si j’avais su j’aurais cousu la doublure et le devant séparément pour que les coutures se retrouvent cachées à l’intérieur !

25 novembre :

Une pochette pour…. aller à Bath, au Jane Austen festival 2025 😀 ! Je suis tellement heureuse ! Ce sera les 250 ans de la naissance de mon écrivain préféré, nul doute que les festivités seront encore plus extraordinaires !

15 décembre :

J’ai terminé !

Avec un scratch derrière, entre ancienneté et modernité comme les dates l’indiquent^^

20 décembre :

Voici probablement mon dernier ouvrage de l’année, ce petit rouge-gorge de Noël au point de croix !

Couture

Veste d’homme (1640-1670)

28 janvier 2024 :

Avec Hervé nous allons voir « Les Précieuses ridicules » en version historique et en costumes ! Nous avons bien des costumes XVIIè de bourgeois, voire d’aristocrates, mais je n’ai pas envie de me trimballer en corset toute la soirée… Ni de supporter perruque, maquillage et talons.

Aussi j’ai décidé de ressortir mon costume de servante de Molière et de lui ajouter une veste.

Pour que lui et moi soyons à peu près assortis, il va remettre un costume de personnage de Vermeer que je lui ai cousu il y a quelques temps, mais avec une veste plus sobre et plus chaude que j’ai commencé à coudre ce matin !

Voilà mes inspirations ! Je ne sais pas encore s’il l’attachera avec des boutons dorés, des boutons recouverts de tissu, des agrafes ou de liens ; comme je n’ai qu’une semaine, ça dépendra sans doute du temps qui me reste !

Même jour:

J’ai commencé par une toile pour être sûre de mon coup, que j’ai essayée sur lui au fur et à mesure. Cette toile en lin me servira de doublure, et les pièces principales sont coupées dans une belle laine brune !

30 janvier :

Deux jours plus tard, j’ai terminé une grosse partie de la veste ! J’adore coudre la laine, c’est vraiment une matière agréable à travailler. Il me reste encore, dans l’ordre d’urgence : le repassage, le système de fermeture, et les manches.

J’ai choisi de faire des manches séparées au cas où il voudrait les enlever pour le printemps, ou bien dans le cas où je voudrais lui en coudre d’autres, d’une forme et/ou d’une couleur différentes !

31 janvier :

J’ai repassé le pourpoint, et c’est beauuuu 😀 Pendant qu’il sèche, je me suis attelée à la création du patron des manches : c’était pas de la tarte ! J’ai dû mettre une bonne heure et demie.

J’ai recoupé plusieurs sources pour y arriver : mes portraits, un autre patron de manche coudée, et un livre du Victoria and Albert museum, une vraie merveille !

Jeudi 1er février :

J’ai fini hier soir ! Il me restait à poser les manches et mettre des agrafes pour fermer. Plus tard j’enlèverai les agrafes et mettrai des petits boutons dorés 🙂

Et voilà une photo !

Le beau théâtre Montansier !

26 octobre 2024 :

J’ai un peu de temps pour réviser ce costume avant que mon amoureux le remette fin novembre, ce qui m’a permis d’ajouter tous les petits boutons mentionnés plus haut, ainsi que des agrafes intérieures supplémentaires. En revanche, pour les seize boutonnières, ce sera éventuellement pour une autre fois !

Couture

Gilet en satin bleu et or (1830-1860)

5 octobre 2024 :

Avec le tri que je viens d’effectuer dans mes costumes, Hervé n’a plus de gilet 1860 pour aller danser 🙂 Du coup tant mieux, je peux m’amuser à lui en faire un plus beau ! J’aime bien coudre des gilets, cela ne prend pas beaucoup de temps ni de tissu.

Comme par chance la mode masculine ne change pas trop durant le XIXème siècle, ce vêtement lui servira également quand il faudra faire de la reconstitution qui remontera jusqu’aux années 1830 !

Voilà mon modèle qui date de 1845 :

J’ai bien avancé, mais arrivée au moment où je devais rejoindre la doublure et la façade, le satin était déformé et je ne m’en sortais pas.

6 octobre :

Du coup j’ai tout démonté, coupé deux pièces d’entoilage, renforcé les coutures, et tout remonté !

Ce matin je suis retournée presque au niveau d’hier… « Défaire et refaire », qu’elle dit ma maman, « c’est toujours travailler »… Oué oué, mais réfléchir avant de faire, c’est pas mal aussi T-T

« J’aime bien faire des gilets », qu’Emma disait hier, « Ã§a ne prend pas beaucoup de temps » Tu parles !

14 octobre :

Après avoir démonté le devant et le col trois fois… J’ai bien épinglé mon tissu et tout cousu à la main pour que le satin ne se fasse pas la malle : et le résultat est plutôt satisfaisant. Seulement, comme j’ai perdu du temps sur mon planning, j’ai cousu les boutons en trompe-l’oeil et n’ai pas fait de lien dans le dos pour le resserrer. Ce sera pour une prochaine fois !

Couture

Tenue pour Malmaison (années 1800)

08 septembre 2024 :

Je pense que je n’aurais jamais eu un planning d’animations si chargé et si peu de temps pour de nouveaux costumes… C’est la rançon du succès 😀

J’ai abandonné le spencer vert commencé il y a quelques jours parce que les manches ne me plaisaient pas et ne crois pas que je le reprendrai de sitôt, quand bien même j’en ai eu l’occasion pour le prochain évènement costumé du CDCD !

En effet nous allons visiter le domaine de Malmaison à la fin du mois. Depuis le temps que j’en rêvais ! Non pas que je sois admiratrice de Joséphine, mais cet endroit incarne tout ce que j’aime. Pour une visite en costume là-bas, je voulais vraiment porter quelque chose de beau, mais comme je n’ai pas le temps de réaliser ce que je souhaitais, à savoir une reproduction de la gravure de 1798 ci-dessous, je m’en suis inspirée en allant vraiment au plus simple.

Cette gravure est en ma possession 😀

Pour commencer j’ai sorti ma robe de mariée et lui ai ajouté des manches longues. Elles sont dans un jersey très doux, pas histo pour un clou mais tellement confortable ! Dans cette robe j’ai l’impression d’être en pyjama, heureusement que le corset donne un peu de tenue 😀 J’ai ajouté de la dentelle et changé les rubans roses de la poitrine pour des dorés.

Ensuite, j’ai essayé tous les châles avec la robe (et c’est dire que j’en ai quelques-uns…) pour jeter mon dévolu sur ce vert et doré que j’avais acheté pour moi et non pas pour les costumes. Par conséquent, il me fallait quelque chose sur la tête pour assortir tout cela 🙂 J’ai vendu la plupart de mes chapeaux 1800 au grand week-end historique de Waterloo en juin, et il ne m’en reste plus que trois qui ne me convenaient pas.

Alors j’en ai créé un neuf ! J’ai compulsé toute ma documentation (et j’en ai beaucoup également), pour coudre un chapeau de paille à la silhouette caractéristique de l’époque. J’achète régulièrement des chapeaux pas chers chez Zeeman que je démonte pour les remonter à ma guise. Pour celui-là j’ai gardé le fond mais démonté et remonté le bord différemment.

Après de nombreux essais j’ai obtenu ce petit bonnet vraiment parfait ! La réalisation aura été un peu laborieuse, surtout pour enlever tous les petits bouts de plastique de la visière, puisque comme on le voit ci-dessus, j’ai épinglé la paille sur un patron pour la coudre plus facilement.

11 septembre :

(Je viens de recevoir un mail super chouette de ma première maison d’édition, afin d’éventuellement adapter « Le Scénario Parfait » sur Amazon Prime, ce serait génial, non ? )

La décoration du chapeau est donc assortie au châle, et je peux l’enlever facilement si je veux le porter avec une autre combinaison. Je suis également en train de broder un réticule.

Mais la touche finâââle, comme dirait Rowan Atkinson dans « Love Actually », ce sont vraiment les chaussures ! J’en suis l’heureux possesseur depuis hier, elles sont vraiment parfaites ^^ Comment le sais-je sans même les avoir portées ? Parce que c’est la troisième paire de ce modèle que je possède aujourd’hui. J’en ai déjà commandées une paire en cuir « chocolat » et en « rose danseuse », et les porte tout le temps quand bien même elles étaient au départ réservées aux événements historiques. Elles sont souples, fines et élégantes 🙂

On peut voir la tenue d’Hervé pour cette sortie derrière la mienne

La créatrice s’appelle Kristina et gère une boutique « Kinamania« , qu’on peut trouver en ligne et rue Gray 19 à Bruxelles.

Le mieux est qu’on peut les personnaliser ! Il suffit d’aller là : https://kinamania.be/collections/shoes/products/mary-jane-custom

26 septembre :

Pour accompagner cette tenue j’ai réalisé pour la deuxième fois une copie (pas tout à fait exacte) d’un réticule en exposition au musée McCord Steward, situé à Montréal.

C’est marrant comme je me rends compte des différences une fois les deux photos côte à côte, alors que je pensais être davantage proche de mon modèle ! Cela me donnerait presque envie d’essayer de nouveau^^

Ce qui est chouette avec ce réticule c’est qu’il y a tellement de couleurs qu’il va avec tout !

30 septembre 2024 :

La sortie de ce week-end était vraiment bien ! Nous avons eu un beau soleil de septembre, bas et doré, comme je les aime. Nos costumes étaient parfaits, ni trop chauds, ni trop froids, et confortables. Seul petits bémols : la traîne blanche à soulever tout le temps, et l’absence de bicorne pour monsieur^^

On lui a prêté un tricorne qui lui allait très bien mais était un peu dépassé.