Couture

L’année 2025 en costumes

Comme chaque année, voici un aperçu des costumes que j’ai créés durant les douze derniers mois !

En 2019 j’avais cousu 21 costumes neufs,

  • en 2020 ils sont descendus à 19
  • en 2021 : 15 costumes neufs
  • en 2022 : 7 costumes neufs
  • en 2023 : 4 costumes neufs
  • En 2024 : aucun costume neuf !

Et cette année…. les choses ont été très différentes car Hervé et moi sommes allées au Jane Austen Festival en septembre !

Il y a eu 13 costumes neufs et autant de refontes !

Mes créations ont donc été très tournées vers cette période 1800 que j’aime tellement. Et je n’ai pas toujours rédigé de compte-rendu en photos par manque de temps quand il s’agissait des miens, et pas non plus quand ils étaient réalisés par deux amies.

En effet, Kelein a réalisé la redingote et le gilet de soirée d’Hervé tandis qu’Emilie a réalisé sa redingote de jour. Regardez comme il était beau mon amoureux grâce à elles !

Le complément de nos garde-robes 1800 s’est composé de pas mal de pièces de lingerie non prises en photos et d’un tas de chapeaux et d’accessoires :

Il y a surtout eu deux tenues majeures !

D’abord la robe de bal de Marian Dashwood dans Raison et Sentiments (seconde édition) qui m’a valu beaucoup de compliments et que j’ai pu reporter à Bruxelles pour un bal Jane Austen (qui n’avait de Jane Austen que le nom) mais surtout la pelisse et la toque d’Emma (1996), le clou de ma tenue de promenade pour ouvrir le festival.

Avant cela, j’avais déjà réalisé une robe dans une paire de rideaux et une robe en lin vert sauge, toutes deux très pratiques, légères et confortables, mises à Waterloo.

A Bath, j’ai emporté une robe en morceaux à coudre à la main, que je n’ai terminée que quelques jours après être rentrée, et que je n’ai jamais encore portée, une robe de bal en plumetis blanc.

A peine rentrée, en ce qui concernait ma garde-robe idéale 1800, j’ai eu une liste d’idées tout aussi grande qu’avant de réserver le séjour. Il y avait dedans un costume gothique pour Halloween, que j’ai pu utiliser deux fois !

Mais, en-dehors de cette garde-robe 1800, j’ai conçu beaucoup d’autres costumes.

En février, j’ai commencé fort l’année avec un costume d’Arlequine pour une conférence au château de Seneffe ! Là encore, une amie m’a aidée, Charlotte, dont les conseils pour découper ces centaines de triangles ont été très précieux !

En avril, j’ai dégagé du temps pour une robe patchwork pour moi, dont j’avais le projet depuis deux ans ! Le même mois j’ai cousu une robe celte très simple pour l’été.

Pour la Journée Grand Siècle de Vaux-le-Vicomte j’ai conçu deux costumes de « petits métiers » : un jardinier pour Hervé, avec ce qu’on avait déjà, et une filandière pour moi, pour lequel j’ai tout créé :

En novembre, incursion réussie dans une époque dont je n’aime pas la mode a priori, les années 60, avecune robe de soirée en soie turquoise que j’aime beaucoup.

Et en décembre, pour clore l’année, j’ai réalisé deux costumes pour « La Symphonie de Noël de Mozart », celui de Constance Weber Mozart pour moi et une robe patchwork de Noël , tous deux à enfiler très rapidement au moment des saluts, pour Héloïse et Dina.

2025 fut très remplie costumement parlant, et 2026 devrait suivre la même voie car je vais tenir un cycle « Un fil à la Page » à la bibliothèque des Riches-Claires, au cours duquel je serai costumée, forcément !

Couture

L’année 2024 en costumes

Comme chaque année, voici un aperçu des costumes que j’ai créés durant les douze derniers mois !

En 2019 j’avais cousu 21 costumes neufs,

  • en 2020 ils sont descendus à 19
  • en 2021 : 15 costumes neufs
  • en 2022 : 7 costumes neufs
  • en 2023 : 4 costumes neufs

Et cette année…. Je n’ai cousu aucun costume neuf ! (Costume neuf = complet et nouveau des pieds à la tête). Cela fait plus d’un an que j’ai arrêté de travailler, et on aurait pu croire que la part de nouveaux costumes aurait beaucoup augmenté, mais d’une part, j’ai plutôt cousu des accessoires ou des nouvelles pièces pour changer ou améliorer les costumes que j’ai déjà et d’autre part j’ai réparti mon temps sur d’autres activités, dont la broderie, qui n’a pas un rendement génial 😀

De plus, j’apprends la flûte irlandaise et on prend des cours de danse de salon, (tout en continuant à tricoter, filer, broder, peindre…) ce qui me laisse encore moins de temps pour la couture, et j’ai aujourd’hui suffisamment de pièces pour couvrir à peu près tous les événements possibles depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours 😀

Ainsi, la seule robe neuve que j’ai cette année est mon costume de Noël dickensien, qui était en collaboration avec Kelein, donc je n’ai pas tout fait moi-même 😀 

Un petit aperçu des transformations et ajouts : pour mon pierrot gris, j’ai créé un nouveau haut, la jupe venait du costume de la Belle Chocolatière, elle-même créée pour un caraco que j’avais déjà. D’une certaine manière l’entièreté de ce costume a été réalisé en 2024, mais cela n’avait pas été réfléchi ainsi !

Mon costume 1630 est fini après avoir été commencé en début d’année dernière. J’ai créé deux vestes de cette même époque pour Hervé et moi, que nous avons mises en février. 

Lui n’aura eu que deux pièces nouvelles cette année, à savoir cette veste et un gilet bleu et or des années 1860 : j’ai vendu l’autre à un ami !

A ce propos, j’ai fait un grand tri cette année et ai retiré une cinquantaine de cintres de mes armoires, ce qui en fait… laisse juste la place à mes costumes de respirer 😀

En terme d’accessoires, j’ai créé deux chapeaux, un en taffetas beige (1860) et un en paille pour tenue pour visiter le domaine de Malmaison.

Chemisettes regency

J’ai aussi créé trois réticules et le premier bat le record de l’écart entre le neuf et le vieux ! En effet il s’est écoulé 26 ans entre le moment où j’ai brodé la rose au point de croix et celui où je l’ai intégrée à un sac ! Pour le troisième réticule, il s’est écoulé après peu près autant de temps entre le moment où j’ai voulu le réticule et celui où je l’ai réalisé 😀 C’est celui de Marianne Dashwood dans « Raison et Sentiments », évidemment 🙂 Quant au second, c’est en fait une deuxième reproduction d’un exemplaire trouvé sur le site d’un musée 🙂 On peut voir tout ça dans mon article « Travail du Fil 2024 »

C’est drôle, quand je les mets côte à côte, je me rends compte qu’ils ont tous les trois une forme triangulaire avec des pompons !

Et enfin, j’ai révisé ma robe de bal 1860 une troisième fois, ajouté une capuche au manteau de Marianne, customisé un gilet blanc et cousu une robe bleue à fleurs dorées que je n’ai jamais mise… 

Pour cette année, je peux déjà prédire deux costumes neufs pour des conférences, ainsi que la révision et le complément de nos deux garde-robes 1800, car Hervé et moi allons au Jane Austen festival en septembre !

Couture

Veste d’homme (1640-1670)

28 janvier 2024 :

Avec Hervé nous allons voir « Les Précieuses ridicules » en version historique et en costumes ! Nous avons bien des costumes XVIIè de bourgeois, voire d’aristocrates, mais je n’ai pas envie de me trimballer en corset toute la soirée… Ni de supporter perruque, maquillage et talons.

Aussi j’ai décidé de ressortir mon costume de servante de Molière et de lui ajouter une veste.

Pour que lui et moi soyons à peu près assortis, il va remettre un costume de personnage de Vermeer que je lui ai cousu il y a quelques temps, mais avec une veste plus sobre et plus chaude que j’ai commencé à coudre ce matin !

Voilà mes inspirations ! Je ne sais pas encore s’il l’attachera avec des boutons dorés, des boutons recouverts de tissu, des agrafes ou de liens ; comme je n’ai qu’une semaine, ça dépendra sans doute du temps qui me reste !

Même jour:

J’ai commencé par une toile pour être sûre de mon coup, que j’ai essayée sur lui au fur et à mesure. Cette toile en lin me servira de doublure, et les pièces principales sont coupées dans une belle laine brune !

30 janvier :

Deux jours plus tard, j’ai terminé une grosse partie de la veste ! J’adore coudre la laine, c’est vraiment une matière agréable à travailler. Il me reste encore, dans l’ordre d’urgence : le repassage, le système de fermeture, et les manches.

J’ai choisi de faire des manches séparées au cas où il voudrait les enlever pour le printemps, ou bien dans le cas où je voudrais lui en coudre d’autres, d’une forme et/ou d’une couleur différentes !

31 janvier :

J’ai repassé le pourpoint, et c’est beauuuu 😀 Pendant qu’il sèche, je me suis attelée à la création du patron des manches : c’était pas de la tarte ! J’ai dû mettre une bonne heure et demie.

J’ai recoupé plusieurs sources pour y arriver : mes portraits, un autre patron de manche coudée, et un livre du Victoria and Albert museum, une vraie merveille !

Jeudi 1er février :

J’ai fini hier soir ! Il me restait à poser les manches et mettre des agrafes pour fermer. Plus tard j’enlèverai les agrafes et mettrai des petits boutons dorés 🙂

Et voilà une photo !

Le beau théâtre Montansier !

26 octobre 2024 :

J’ai un peu de temps pour réviser ce costume avant que mon amoureux le remette fin novembre, ce qui m’a permis d’ajouter tous les petits boutons mentionnés plus haut, ainsi que des agrafes intérieures supplémentaires. En revanche, pour les seize boutonnières, ce sera éventuellement pour une autre fois !

Couture

Veste d’intérieur (1640-1670)

17 janvier 2024 :

Pour mon premier costume de l’année, j’ai besoin d’un peu de chaleur ! Je vais reprendre mon costume de servante de Molière et lui ajouter une veste d’intérieur bordée de fourrure.

Je me base sur un nombre assez conséquent de tableaux de maîtres flamands, où j’ai trouvé ce modèle de veste en de nombreuses couleurs (bleu, marron, noir; le jaune et le rouge sont des couleurs qui reviennent assez souvent) :

Ma veste sera dans une laine du même bleu que ma coiffe, doublée de velours noir, ainsi elle sera réversible et pourra me servir dans de plus nombreuses occasions !

Même jour:

Il n’y a que trois formes de pièces mais elles étaient compliquées à dessiner et couper !

Je trouvais que cette veste tombait trop droit, mais il fallait l’imaginer avec la jupe 🙂

Ici avec le velours noir qui donne pas mal de tenue :

26 janvier :

Les manches m’ont pris pas mal de temps. J’ai voulu faire de faux plis tuyaux d’orgue sur la partie bleue et c’était en fait aussi long à réaliser que les vrais plis sur la partie noire !

J’ai ensuite cousu les deux parties ensemble, et le vêtement pourrait être porté ainsi… mais je trouve que sans la fourrure, c’est pas si terrible 😀

J’ai monté la fourrure sur les manches :

Les poils sont beaucoup trop longs ! Je vais essayer de raccourcir ça sans tout foirer 😀

28 janvier :

J’ai passé à peu près quatre heures avec le masque, les ciseaux, l’aspirateur et la tondeuse pour poser les bandes et les couper à la bonne hauteur : c’est long, et ça ne rend pas tout à fait ce que j’espérais, mais c’est pas trop mal. Il me faudra absolument poser la fourrure en bas et sur le col pour que ça ressemble à mes modèles ! Mais ce sera après la veste d’Hervé, si j’ai le temps dans la semaine : les costumes doivent être prêts pour le 3 février 🙂

1er février :

J’ai cousu ce matin un tablier dont on retrouve le modèle sur plusieurs tableaux. Il a l’avantage de servir également de ceinture !

Sur cette photo on peut voir que j’ai fait un essai avec un col en fourrure : je trouve ça très joli mais je ne suis pas sûre d’avoir le courage de le coudre d’ici samedi…