Couture

Veste d’homme (1640-1670)

28 janvier 2024 :

Avec Hervé nous allons voir « Les Précieuses ridicules » en version historique et en costumes ! Nous avons bien des costumes XVIIè de bourgeois, voire d’aristocrates, mais je n’ai pas envie de me trimballer en corset toute la soirée… Ni de supporter perruque, maquillage et talons.

Aussi j’ai décidé de ressortir mon costume de servante de Molière et de lui ajouter une veste.

Pour que lui et moi soyons à peu près assortis, il va remettre un costume de personnage de Vermeer que je lui ai cousu il y a quelques temps, mais avec une veste plus sobre et plus chaude que j’ai commencé à coudre ce matin !

Voilà mes inspirations ! Je ne sais pas encore s’il l’attachera avec des boutons dorés, des boutons recouverts de tissu, des agrafes ou de liens ; comme je n’ai qu’une semaine, ça dépendra sans doute du temps qui me reste !

Même jour:

J’ai commencé par une toile pour être sûre de mon coup, que j’ai essayée sur lui au fur et à mesure. Cette toile en lin me servira de doublure, et les pièces principales sont coupées dans une belle laine brune !

30 janvier :

Deux jours plus tard, j’ai terminé une grosse partie de la veste ! J’adore coudre la laine, c’est vraiment une matière agréable à travailler. Il me reste encore, dans l’ordre d’urgence : le repassage, le système de fermeture, et les manches.

J’ai choisi de faire des manches séparées au cas où il voudrait les enlever pour le printemps, ou bien dans le cas où je voudrais lui en coudre d’autres, d’une forme et/ou d’une couleur différentes !

31 janvier :

J’ai repassé le pourpoint, et c’est beauuuu 😀 Pendant qu’il sèche, je me suis attelée à la création du patron des manches : c’était pas de la tarte ! J’ai dû mettre une bonne heure et demie.

J’ai recoupé plusieurs sources pour y arriver : mes portraits, un autre patron de manche coudée, et un livre du Victoria and Albert museum, une vraie merveille !

Jeudi 1er février :

J’ai fini hier soir ! Il me restait à poser les manches et mettre des agrafes pour fermer. Plus tard j’enlèverai les agrafes et mettrai des petits boutons dorés 🙂

Et voilà une photo !

Le beau théâtre Montansier !

26 octobre 2024 :

J’ai un peu de temps pour réviser ce costume avant que mon amoureux le remette fin novembre, ce qui m’a permis d’ajouter tous les petits boutons mentionnés plus haut, ainsi que des agrafes intérieures supplémentaires. En revanche, pour les seize boutonnières, ce sera éventuellement pour une autre fois !

Couture

La Belle Chocolatière, J.-E. Liotard (1743)

9 février 2024 :

Le 17 février, je donne une conférence sur la reconstitution historique et sur le costume au château de Seneffe ! Pour l’occasion je compte incarner « La Belle Chocolatière » du célèbre tableau de Liotard. Ce qui m’a décidée pour ce tableau, c’est entre autres choses que j’ai déjà un caraco dans la bonne nuance. Pour le reste, je possède la lingerie et le mouchoir de col, ainsi que tout le matériel pour coudre, excepté du lin gris que j’ai acheté tout exprès en ligne.

Avec ce corset, le caraco est légèrement trop grand, alors pour gagner du temps et ne pas devoir refaire tout le système de fermeture, je l’ai fermé avec des attaches parisiennes 😀 Je ne sais pas ce qu’il m’avait pris de mettre des oeillets métalliques, mais par chance on ne les verra pas, ils seront cachés par le tablier et le mouchoir^^ Si j’ai le temps à la fin, je reprendrai ces devants.

Je me suis donné un ordre d’importance pour coudre toutes ces pièces, comme ça, si je n’ai pas assez de temps, il y aura déjà une certaine ressemblance parce que le plus important/voyant sera fait. J’ai donc commencé par le tablier dans la mesure où j’en ai cousu déjà la moitié il y a deux semaines !

11 février :

Tandis que j’ai préparé la jupe, je viens de couper les pièces de la coiffe rose pour coudre le tout à la main devant la télé ce soir !

C’est un peu compliqué de trouver de la dentelle qui fasse l’affaire; comme je n’ai rien vu en magasin qui me plaisait (forcément, c’est toujours trop moderne), j’ai pioché dans mes réserves ce qui ressemblait le plus ! Elle est moins légère que sur le tableau, mais elle a l’air ouvragée à la main !

13 février :

Hier, j’ai terminé la jupe et à l’instant je viens de terminer la coiffe !

La ressemblance est déjà pas mal, comme il me reste un peu de temps et de tissu rouille, je vais essayer d’arranger le caraco !

Mais d’abord, la chemise 🙂

14 février :

J’ai commencé la chemise hier en milieu d’après-midi et viens de la terminer ce matin. Elle est inspirée des patrons de l’Encyclopédie, avec des manches dont l’ouverture est froncée en biais pour ressembler au modèle !

15 février :

Hier j’ai commencé une pièce rapportée pour les manches et j’ai terminé mon costume aujourd’hui !

Pas facile facile de se prendre en photo toute seule, mais on en prendra sûrement samedi !

Au soir :

J’aime aussi beaucoup ce tableau de Chardin et j’ai copié le petit nécessaire de couture que porte le modèle !

18 février :

La conférence a eu lieu hier et s’est très bien passée ! Après, avec des amis, nous sommes allées boire un chocolat dans le salon des Saveurs, et forcément on a pris LA photo !

Excepté les couleurs et les basques du caraco, je trouve franchement que j’ai fait un travail de reconstitution plutôt sympa ! C’est là aussi qu’on se rend comte que je suis plus grande qu’elle^^

Le théâtre où a eu lieu la conférence
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Veste d’intérieur (1640-1670)

17 janvier 2024 :

Pour mon premier costume de l’année, j’ai besoin d’un peu de chaleur ! Je vais reprendre mon costume de servante de Molière et lui ajouter une veste d’intérieur bordée de fourrure.

Je me base sur un nombre assez conséquent de tableaux de maîtres flamands, où j’ai trouvé ce modèle de veste en de nombreuses couleurs (bleu, marron, noir; le jaune et le rouge sont des couleurs qui reviennent assez souvent) :

Ma veste sera dans une laine du même bleu que ma coiffe, doublée de velours noir, ainsi elle sera réversible et pourra me servir dans de plus nombreuses occasions !

Même jour:

Il n’y a que trois formes de pièces mais elles étaient compliquées à dessiner et couper !

Je trouvais que cette veste tombait trop droit, mais il fallait l’imaginer avec la jupe 🙂

Ici avec le velours noir qui donne pas mal de tenue :

26 janvier :

Les manches m’ont pris pas mal de temps. J’ai voulu faire de faux plis tuyaux d’orgue sur la partie bleue et c’était en fait aussi long à réaliser que les vrais plis sur la partie noire !

J’ai ensuite cousu les deux parties ensemble, et le vêtement pourrait être porté ainsi… mais je trouve que sans la fourrure, c’est pas si terrible 😀

J’ai monté la fourrure sur les manches :

Les poils sont beaucoup trop longs ! Je vais essayer de raccourcir ça sans tout foirer 😀

28 janvier :

J’ai passé à peu près quatre heures avec le masque, les ciseaux, l’aspirateur et la tondeuse pour poser les bandes et les couper à la bonne hauteur : c’est long, et ça ne rend pas tout à fait ce que j’espérais, mais c’est pas trop mal. Il me faudra absolument poser la fourrure en bas et sur le col pour que ça ressemble à mes modèles ! Mais ce sera après la veste d’Hervé, si j’ai le temps dans la semaine : les costumes doivent être prêts pour le 3 février 🙂

1er février :

J’ai cousu ce matin un tablier dont on retrouve le modèle sur plusieurs tableaux. Il a l’avantage de servir également de ceinture !

Sur cette photo on peut voir que j’ai fait un essai avec un col en fourrure : je trouve ça très joli mais je ne suis pas sûre d’avoir le courage de le coudre d’ici samedi…