Couture

Marchande de rubans (1650-1670)

On avait annulé la Journée Grand Siècle à Vaux-le-Vicomte cette année, et puis finalement on ira quand même avec des amis qui ont loupé plusieurs fois et étaient très déçus ! Ils incarneront des « petits métiers », Hervé sera en voyageur et moi, je n’avais pas envie de remettre mon « petit métier » de filandière porté l’an dernier, aussi j’ai fait des essayages avec tout ce que j’ai dans mes placards pour composer quelque chose de nouveau !

6 mai 2026 :

Je serai donc une marchande de rubans ! Avec une robe 1660 rouge réalisée en 2017 ou 2018 (donc pas sur le site) et une coiffe repérée sur un tableau de Gérard Dou intitulé « Jeune fille hachant des oignons » datant de 1646, réalisée en 2022. (Déjà ? Comme ça passe vite !)

Pour assortir toutes ces choses qui ne vont pas forcément ensemble, je dois faire des ajustements. Pour commencer, j’ai rebrodé tous les oeillets métalliques en rouge pour ne plus attirer l’attention sur eux. J’ai ensuite ajouté des bandes de ruban noir comme sur la jupe (cousus pour l’utiliser avec le costume de portrait baroque flamand) afin d’unir les deux pièces.

Et puis je suis occupée à broder une bourse dans les mêmes motifs que la coiffe, dans des couleurs qui vont réunir toutes les pièces. Comme je ne vois pas les motifs à la craie, j’ai surfilé toutes les arabesques pour m’aider !

14 mai :

J’ai terminé la broderie ! Au bout de quelques minutes c’était vraiment la galère alors j’ai tendu grossièrement le tissu sur un métier que m’a trouvé Charlotte 🙂 Pour la forme, je me suis inspirée d’une bourse anglaise du début XVIIè.

Tadââââ, c’est mignon non ?

20 mai 2026 :

C’est dans trois jouuuuuurs :O

Finalement je me suis donné beaucoup plus de boulot que prévu : j’ai cousu une nouvelle chemise, cousu du croquet violet autour des bandes de velours, cousu et amidonné le col en dentelle, et là, je suis occupée à broder les chaussures !

Pourquoi broder des chaussures et m’ajouter du travail ? En premier lieu, pour les renforcer, parce que depuis le temps que je les mets, elles commencent à faire des trous ! Mais aussi pour les assortir au costume et puis… parce que je trouve ça très joli 😀

21 mai :

Et la touche finâââle, mon petit panier de rubans ! Vide en fait, pour mettre mes vraies affaires 😀

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Costume de filandière (1660-1700)

Cela doit faire bien dix ans qu’Emilie m’a fait découvrir la journée Grand Siècle à Vaux-le-Vicomte ! Cette année nous y allons en groupe, nous incarnerons chacun un petit métier. Moi, forcément, je serai une filandière ! Plutôt du peuple, mais avec un peu d’élégance tout de même, avec des petits noeuds et de la dentelle. Je me suis inspirée de mes livres et de mes visites de château :

Je me suis aussi beaucoup aidée de ce livre qui est fabuleux :

21 mai 2025 :

J’ai commencé par les jupes :

C’était fait en deux heures, j’ai paré au plus simple et rapide, pour l’instant seule la jupe plus foncée est ourlée à la main. Comme je n’ai pas beaucoup de temps, je privilégie les étapes essentielles, quitte à ourler et broder au dernier moment 🙂 (Oui parce que j’aimerais bien broder toute la pièce d’estomac…)

Ensuite j’ai commencé le bustier en m’inspirer de mon livre et le calquant sur la forme du corset que je vais mettre avec. Il est fait en une pièce, mais je le décore comme s’il y en avait plusieurs :

22 mai :

Il y aura des manches amovibles, que je ferai en dernier si pas le temps… Et comme souvent, je n’ai pas le temps, alors je me lance dans des trucs très longs… Bon là, c’est que les bandes de déco doivent être posées avant le biais qui fera tout le tour, qui lui est essentiel. J’ai calculé que je peux me les permettre^^ C’est donc un bande de biais puis une bande de dentelle cousue dessus, ce qui me fera également, devant, deux casiers pour des baleines. J’ai posé un ruban à l’intérieur pour renforcer au niveau des trous/oeillets (là encore, tout dépend du temps)

23 mai :

Le bustier est décoré, je pose le biais tout autour !

Comme d’hab’, les hauts corsetés ne rentrent pas sur mon mannequin, alors je ne montre que le dos^^

28 mai :

Le costume est terminé ! Enfin, dans sa version rapide et « débrouille » : je le reprendrai sûrement après l’avoir porté. Comme je me suis dépêchée je n’ai pas pris beaucoup de photos : en voici déjà une du bustier posé sur le corset, sur lequel j’ai cousu la pièce d’estomac :

J’ai entre temps changé le cordon devant pour un de six mètres, histoire de pouvoir l’enfiler, ainsi que les rubans. Il y a deux baleines derrière la partie lacée et une autre sur le haut de la pièce d’estomac. Prochaines photos : avec le costume en action !

4 juin :

Nous sommes de retour ! Et avec de très belles photos dans le sac 🙂

Tout d’abord des photos de chacun d’entre nous : un apprenti ingénieur des fortifications, une gouvernante (ou marchande de fruits sur la photo^^), un couple de boulangers pâtissiers, une filandière et un jardinier !

Voilà mon costume :

Deux photos que je trouve superbes :

Et une photo bonus avec « le gars-là devant » (encore désolée, elle est parfaite^^)

5 juin :

Voici une photo prise par un photographe sur place !

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Veste d’homme (1640-1670)

28 janvier 2024 :

Avec Hervé nous allons voir « Les Précieuses ridicules » en version historique et en costumes ! Nous avons bien des costumes XVIIè de bourgeois, voire d’aristocrates, mais je n’ai pas envie de me trimballer en corset toute la soirée… Ni de supporter perruque, maquillage et talons.

Aussi j’ai décidé de ressortir mon costume de servante de Molière et de lui ajouter une veste.

Pour que lui et moi soyons à peu près assortis, il va remettre un costume de personnage de Vermeer que je lui ai cousu il y a quelques temps, mais avec une veste plus sobre et plus chaude que j’ai commencé à coudre ce matin !

Voilà mes inspirations ! Je ne sais pas encore s’il l’attachera avec des boutons dorés, des boutons recouverts de tissu, des agrafes ou de liens ; comme je n’ai qu’une semaine, ça dépendra sans doute du temps qui me reste !

Même jour:

J’ai commencé par une toile pour être sûre de mon coup, que j’ai essayée sur lui au fur et à mesure. Cette toile en lin me servira de doublure, et les pièces principales sont coupées dans une belle laine brune !

30 janvier :

Deux jours plus tard, j’ai terminé une grosse partie de la veste ! J’adore coudre la laine, c’est vraiment une matière agréable à travailler. Il me reste encore, dans l’ordre d’urgence : le repassage, le système de fermeture, et les manches.

J’ai choisi de faire des manches séparées au cas où il voudrait les enlever pour le printemps, ou bien dans le cas où je voudrais lui en coudre d’autres, d’une forme et/ou d’une couleur différentes !

31 janvier :

J’ai repassé le pourpoint, et c’est beauuuu 😀 Pendant qu’il sèche, je me suis attelée à la création du patron des manches : c’était pas de la tarte ! J’ai dû mettre une bonne heure et demie.

J’ai recoupé plusieurs sources pour y arriver : mes portraits, un autre patron de manche coudée, et un livre du Victoria and Albert museum, une vraie merveille !

Jeudi 1er février :

J’ai fini hier soir ! Il me restait à poser les manches et mettre des agrafes pour fermer. Plus tard j’enlèverai les agrafes et mettrai des petits boutons dorés 🙂

Et voilà une photo !

Le beau théâtre Montansier !

26 octobre 2024 :

J’ai un peu de temps pour réviser ce costume avant que mon amoureux le remette fin novembre, ce qui m’a permis d’ajouter tous les petits boutons mentionnés plus haut, ainsi que des agrafes intérieures supplémentaires. En revanche, pour les seize boutonnières, ce sera éventuellement pour une autre fois !

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La Belle Chocolatière, J.-E. Liotard (1743)

9 février 2024 :

Le 17 février, je donne une conférence sur la reconstitution historique et sur le costume au château de Seneffe ! Pour l’occasion je compte incarner « La Belle Chocolatière » du célèbre tableau de Liotard. Ce qui m’a décidée pour ce tableau, c’est entre autres choses que j’ai déjà un caraco dans la bonne nuance. Pour le reste, je possède la lingerie et le mouchoir de col, ainsi que tout le matériel pour coudre, excepté du lin gris que j’ai acheté tout exprès en ligne.

Avec ce corset, le caraco est légèrement trop grand, alors pour gagner du temps et ne pas devoir refaire tout le système de fermeture, je l’ai fermé avec des attaches parisiennes 😀 Je ne sais pas ce qu’il m’avait pris de mettre des oeillets métalliques, mais par chance on ne les verra pas, ils seront cachés par le tablier et le mouchoir^^ Si j’ai le temps à la fin, je reprendrai ces devants.

Je me suis donné un ordre d’importance pour coudre toutes ces pièces, comme ça, si je n’ai pas assez de temps, il y aura déjà une certaine ressemblance parce que le plus important/voyant sera fait. J’ai donc commencé par le tablier dans la mesure où j’en ai cousu déjà la moitié il y a deux semaines !

11 février :

Tandis que j’ai préparé la jupe, je viens de couper les pièces de la coiffe rose pour coudre le tout à la main devant la télé ce soir !

C’est un peu compliqué de trouver de la dentelle qui fasse l’affaire; comme je n’ai rien vu en magasin qui me plaisait (forcément, c’est toujours trop moderne), j’ai pioché dans mes réserves ce qui ressemblait le plus ! Elle est moins légère que sur le tableau, mais elle a l’air ouvragée à la main !

13 février :

Hier, j’ai terminé la jupe et à l’instant je viens de terminer la coiffe !

La ressemblance est déjà pas mal, comme il me reste un peu de temps et de tissu rouille, je vais essayer d’arranger le caraco !

Mais d’abord, la chemise 🙂

14 février :

J’ai commencé la chemise hier en milieu d’après-midi et viens de la terminer ce matin. Elle est inspirée des patrons de l’Encyclopédie, avec des manches dont l’ouverture est froncée en biais pour ressembler au modèle !

15 février :

Hier j’ai commencé une pièce rapportée pour les manches et j’ai terminé mon costume aujourd’hui !

Pas facile facile de se prendre en photo toute seule, mais on en prendra sûrement samedi !

Au soir :

J’aime aussi beaucoup ce tableau de Chardin et j’ai copié le petit nécessaire de couture que porte le modèle !

18 février :

La conférence a eu lieu hier et s’est très bien passée ! Après, avec des amis, nous sommes allées boire un chocolat dans le salon des Saveurs, et forcément on a pris LA photo !

Excepté les couleurs et les basques du caraco, je trouve franchement que j’ai fait un travail de reconstitution plutôt sympa ! C’est là aussi qu’on se rend comte que je suis plus grande qu’elle^^

Le théâtre où a eu lieu la conférence
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Veste d’intérieur (1640-1670)

17 janvier 2024 :

Pour mon premier costume de l’année, j’ai besoin d’un peu de chaleur ! Je vais reprendre mon costume de servante de Molière et lui ajouter une veste d’intérieur bordée de fourrure.

Je me base sur un nombre assez conséquent de tableaux de maîtres flamands, où j’ai trouvé ce modèle de veste en de nombreuses couleurs (bleu, marron, noir; le jaune et le rouge sont des couleurs qui reviennent assez souvent) :

Ma veste sera dans une laine du même bleu que ma coiffe, doublée de velours noir, ainsi elle sera réversible et pourra me servir dans de plus nombreuses occasions !

Même jour:

Il n’y a que trois formes de pièces mais elles étaient compliquées à dessiner et couper !

Je trouvais que cette veste tombait trop droit, mais il fallait l’imaginer avec la jupe 🙂

Ici avec le velours noir qui donne pas mal de tenue :

26 janvier :

Les manches m’ont pris pas mal de temps. J’ai voulu faire de faux plis tuyaux d’orgue sur la partie bleue et c’était en fait aussi long à réaliser que les vrais plis sur la partie noire !

J’ai ensuite cousu les deux parties ensemble, et le vêtement pourrait être porté ainsi… mais je trouve que sans la fourrure, c’est pas si terrible 😀

J’ai monté la fourrure sur les manches :

Les poils sont beaucoup trop longs ! Je vais essayer de raccourcir ça sans tout foirer 😀

28 janvier :

J’ai passé à peu près quatre heures avec le masque, les ciseaux, l’aspirateur et la tondeuse pour poser les bandes et les couper à la bonne hauteur : c’est long, et ça ne rend pas tout à fait ce que j’espérais, mais c’est pas trop mal. Il me faudra absolument poser la fourrure en bas et sur le col pour que ça ressemble à mes modèles ! Mais ce sera après la veste d’Hervé, si j’ai le temps dans la semaine : les costumes doivent être prêts pour le 3 février 🙂

1er février :

J’ai cousu ce matin un tablier dont on retrouve le modèle sur plusieurs tableaux. Il a l’avantage de servir également de ceinture !

Sur cette photo on peut voir que j’ai fait un essai avec un col en fourrure : je trouve ça très joli mais je ne suis pas sûre d’avoir le courage de le coudre d’ici samedi…

Actualités, Couture

Mes costumes historiques préférés

Voici mes costumes historiques préférés ! Dans les plus jolies photos, la plupart de mon amoureux. Ils sont classés par ordre chronologique.

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Toinette dans « le Malade imaginaire » (1640-1660)

En mars je donne un Cinélivre sur Molière ! C’est toujours une occasion parfaite pour réaliser un nouveau costume. J’ai deux robes des années 1660, mais je n’ai pas trop envie d’incarner une bourgeoise ou aristocrate en corset (pas confortable pour parler) alors j’ai choisi d’être Toinette dans « Le Malade imaginaire ». D’une manière générale, je trouve les servantes de Molière plus intéressantes que les personnages de jeunes premières !

20 janvier 2022 :

J’ai d’abord commencé par faire des recherches, et après un long moment, j’ai jeté mon dévolu sur ce tableau de Gérard Dou intitulé « Jeune fille hachant des oignons » datant de 1646, dont je vais faire une interprétation personnelle. Oui, c’est une servante hollandaise et non française, mais l’iconographie française représentant des servantes est beaucoup plus réduite, et puis je trouvais très intéressant le travail de broderie de la coiffe.

De plus, il se trouve que j’ai la robe de Demelza qui est très ressemblante, et un tablier dans le même bleu que j’avais cousu pour une révolutionnaire ! Il me suffira de coudre une chemise, une coiffe, et de fabriquer un collier. Le tableau de droite est un détail de « La Dentellière » de Caspar Netscher, datant de 1662. Je l’ai utilisé pour mieux voir le dessin de broderies. J’ai trouvé des coiffes brodées de toutes les couleurs, et des modèles unis, alors j’ai inventé le mien qui sera entre les deux, en bleu et jaune pour rappeler les couleurs du costume.

Déjà ça de fait !

23 janvier :

J’ai commencé par la coiffe. J’en ai fait une tout d’abord simplement en coton blanc, pour pouvoir tester le patron.

Une fois qu’il a été bon, j’ai commencé à broder !

C’est la première fois que je brode avec un fil réalisé à la main. Il n’est pas parfait mais je suis fière !

27 janvier :

J’ai mis une semaine pour terminer ma coiffe, la voilà !

Je me rends compte sur la photo qu’elle a besoin d’un bon repassage, mais en dehors de ça je la trouve parfaite ! J’ai mis un fil de fer devant pour qu’elle tienne droit, avec des petites décorations pour terminer : les petites boules bleues ne sont pas des perles mais des boutons de fleurs artificielles !

28 janvier :

Ce matin, j’ai réalisé un collier en petites perles de corail : un simple rang mais compliqué car les trous sont minuscules !

Ensuite j’ai commencé la chemise :

Il y a deux semaines j’ai commencé une paire de bas blancs, pour ce costume mais aussi pour d’autres, ça couvre quand même quelques siècles ! Je pense que je les aurais finis d’ici trois ans car en taille 2, c’est très long à tricoter^^

30 janvier :

Le costume est terminé ! Il y avait un peu de soleil dans le parc alors on a fait des photos 🙂 Il y en avait des tonnes de jolies, mais on a réduit à une grosse dizaine !

Je suis une sorcière !

24 septembre 2023 :

Je me suis fait voler mon sac avec mon tricot en court en avril 2022, et depuis j’en ai tricoté deux autres paires que voici :

C’était chaque fois plus rapide ! J’en profite pour mettre ici le lien vers mon compte Ravelry, des fois qu’il y ait des tricoteurs qui me lisent, car je ne publie pas tout sur mon site.

https://www.ravelry.com/projects/MelleMars