Couture

Costume d’Arlequine (1746-1749)

Je donne une conférence au château de Seneffe, le 15 février, sur les costumes de fête au temps de Casanova ! Et comme je suis toujours en costume dans ce cas, j’ai choisi de réaliser celui d’Arlequine :

Trois tableaux de Giovanni Ferretti

12 janvier 2025 :

Il existe une série de seize tableaux de Giovanni Ferretti, composés entre 1746 et 1749, mettant en scène Arlequin. Sur certains d’entre eux figurent Colombine en robe bleue, et Arlequine dont le costume consiste en une variation désaturée et féminine de celui de son comparse. J’adore ce personnage et j’adore cette interprétation ! En plus, il y a suffisamment de variations pour que je puisse ne pas faire une reproduction exacte d’un tableau précis.

Je ne sais pas trop ce qu’il m’a pris lorsque j’ai choisi ce costume… J’ai pensé à plein de choses (par exemple que c’était beau, représentatif de mon thème, que ce serait spectaculaire et confortable) mais certainement pas au temps que cela me prendrait et au fait que je n’étais pas super douée en géométrie et en précision ! Heureusement, j’ai une amie qui l’est, et Charlotte m’a bien aidée sur le démarrage, à savoir découper tout ces p*** petits triangles de couleur. Elle m’a fait découvrir plein de petits trucs sympas, comme le fait de surjeter un seul côté à la chaîne et de tenir une poubelle directement sous la surjeteuse pour récupérer les crasses, et surtout l’emploi d’un tapis de découpe, d’une latte et d’un cutter rotatif !

Les mains de Charlotte

Nous avons passé quatre heures pour couper les petits carrés en deux et les surjeter. Il me reste à recouper encore une fois en deux, à surjeter puis assembler ! Ce qui nous fera 64×4 petits triangles roses, verts, bleus et jaunes. Les jaunes me faisaient penser à des drapeaux sur la plage, les bleus à des voiles de navire, les verts à des feuilles, et quand j’ai passé les roses à la surjeteuse, c’était tout à fait comme si je tranchais du jambon 😀 !

14 janvier :

Après encore quatre heures, tous les petits triangles sont coupés et surjetés !

15 janvier :

Aujourd’hui j’ai passé encore 2h30 sur mes carreaux, dont 1h30 pour réparer une erreur…

Mon amoureux dit qu’il ne voit pas l’erreur, c’est pourtant criant 😀 !

17 janvier :

J’ai terminé ma première colonne !

19 janvier :

Ce matin, j’ai coupé des bandes grises de huit centimètres, en ai intercalée une, n’ai pas trouvé ça joli… Alors j’ai décousu le tout, coupé mes bandes de moitié, remonté le tout…

Voilà, je suis satisfaite, mais je vais par conséquent avec moins de largeur, alors il faudra peut-être que je reforme d’autres colonnes.

J’en suis à 18h30 de travail et n’ai même pas encore terminé le tissu de la jupe. Je n’avais pas compté le temps de repassage ! Car chaque carreau, puis chaque bande doivent être soigneusement repassés pour être tous de la même taille.

C’est tellement long que je crois vraiment finir par porter seulement la jupe avec le pierrot gris !

Par contre, un truc marrant est que je suis en train de vider toutes mes vieilles canettes : comme je me fiche de la couleur de la couture, puisque c’est multicolore et invisible, j’utilise tous les fils d’anciens projets ^^

24 janvier :

Après 22 heures de travail, j’avais enfin le tissu de ma jupe, mais je me suis retrouvée avec 2,18 m de circonférence, ce qui n’est clairement pas assez.

Je ne sais pas où est l’erreur, mais bref, me revoilà partie pour de la découpe !

3 février :

Me voici après 32 heures de travail, et j’ai…. la moitié de ma jupe T-T

Assez grande pour me servir de couvre-lit, cela dit 😀

4 février :

35 heures de travail et le tissu est fini ! Je m’attaque à la couture de la jupe 😀

5 février :

Je viens de poser les liens pour l’attacher, qui forment une ouverture pour mettre une poche dessous !

Il ne me reste plus que l’ourlet du bas pour la jupe 🙂

8 février :

J’ai terminé la jupe avec 42 heures de travail ! Moins celles où l’on m’a aidée 😀

Hier et aujourd’hui j’ai finalisé le costume en fabriquant un chapeau, un masque, et deux fleurs en rubans pour le décolleté :

Je trouve ça magnifique, et je me demande si je ne préfère pas la version sobre avec ce pierrot 😀 L’autre corsage, bah ça sera quand ce sera, what ever will be, will be 😀

17 février :

La conférence était vraiment un beau moment ! J’ai eu beaucoup de compliments sur mon costume et des questions sur mon travail. Voilà une photo de moi là-bas !

14 janvier 2026 (15h) :

Cette année, je vais redonner ma conférence par deux fois ! Dont une dans le cadre d’un cycle que j’inaugure à la bibliothèque des Riches-Claires : Un fil à la page.

Je reprends mon costume pour lui donner un haut ! Et c’est donc reparti pour les petites guirlandes, cette fois-ci surjetées en noir.

Mes carreaux seront un peu plus petits comme sur mes tableaux préférés !

Et en même temps on peut voir ma nouvelle armoire ^^
Couture

Constance Weber Mozart (1780-1790)

Du 22 au 27 décembre, venez voir la « Symphonie de Noël… de Mozart » à l’Abbaye de Leffe !

C’est un petit spectacle en collaboration avec le frère Philippe de l’Abbaye. J’ai écrit le texte, sculpté les têtes des marionnettes, cousu leurs costumes, participé à la mise en scène, enregistré la voix de Constance, et je manipulerai Constance et les enfants ! Tout le reste, c’est le frère Philippe (dont de somptueux décors baroques) ainsi qu’Héloïse pour le son et l’image.

Donc, je suis très investie, et ça me plaît énormément. C’est beaucoup de boulot, mais c’est super fun !

Pour le grand final, j’ai commencé un costume de Constance grandeur nature que j’espère avoir fini à temps 😀

Voilà ma petite Constance, qui porte donc une robe à l’anglaise XVIIIè de Noël ! Je voulais le même motif de houx, mais pas moyen de le trouver à temps et pas à un prix excessif… Je me suis rabattue sur un coton sympa et pas trop cher (c’est un déguisement après tout) avec un motif semblable, pour couper un corsage sur le patron de mon pierrot gris.

10 décembre 2025 :

Voilà voilà, pour l’instant ça ne ressemble à rien 😀 L’assemblage ne devrait pas être trop long, le patron était nickel il y a un an, je n’ai pas changé^^

16 décembre :

Voilà qui aura été un costume plutôt rapide à faire, j’ai quasiment tout cousu à la machine, en allant chaque fois au plus simple !

Il se met en 17 secondes et s’enlève en 5 ! (Je sais, j’ai chronométré^^). En, fait, il y a un jupon monté sur élastique, et tout le reste est d’une seul pièce qui s’enfile comme une veste et se ferme avec un velcro devant 🙂

5 juillet 2026 :

J’ai mis le temps, mais voilà des photos :O

Couture

Pierrot gris (1760-1780)

Chaque année un joli bal se déroule au château d’Ursel. L’époque est toujours très précise et 2024 ne déroge pas à leur règle : 1774-1789 !

Je n’ai plus rien qui convienne à cette période, excepté, à la rigueur, le costume de Marie-Christine d’Autriche, qui est vraiment atroce pour danser… aussi pour me donner le moins de travail possible et être à l’aise, je vais coudre un nouveau pierrot pour l’assortir à la jupe de mon costume de « Belle chocolatière » de Liotard.

Il faut que visuellement, ce soit un peu plus aristo que le costume de la chocolatière… Disons que j’ai l’autorisation d’y aller en servante (c’est plus marrant^^) mais qu’eux préfèrent quand c’est prout-prout ! Alors je compte ajouter des ruchés comme sur le modèle suivant pour respecter leur dress-code :

Cela dit, ça reste mon costume, alors il sera en lin et je ne porterai pas de perruque mais un bonnet à gros noeud, ainsi que le minimum d’accessoires 🙂

7 novembre 2024 :

Les costumes XVIIIè, c’est chiant à faire, parce que ça ne se met pas bien sur le mannequin. J’ai cassé le mien en voulant lui enlever le corset !

Du coup, après plusieurs essayages épiques (oui, pas facile d’atteindre le dos toute seule, j’ai dû inventer…) voilà la toile de base en coton bleu qui me servira de doublure :

C’est chiant à modeler, mais qu’est-ce que c’est satisfaisant une fois réussi ! D’ailleurs, je pense qu’il faudra que je copie les pièces pour un autre costume… mais je n’en dis pas plus 🙂

10 novembre :

Hier a eu lieu l’atelier de préparation des danses, j’espère ne pas avoir tout oublié d’ici trois semaines^^ Je reste convaincue qu’un costume confortable est essentiel, car même en jean je suis rompue aujourd’hui 😀 Et je reste également convaincue qu’un « bum pad » sera mieux que des paniers, il y aura tellement de monde que je veux prendre le moins de place possible…

J’ai compulsé une nouvelle fois mes livres de documentation et me suis arrêtée sur deux costumes pour mes inspirations :

Aujourd’hui j’ai donc inventé le patron des manches, les ai coupées puis cousues, puis j’ai cousu le décolleté. Hervé m’a aidée en épinglant le bas de la jupe pour le raccourcir :

12 novembre :

Ce fut long, mais voilà les basques cousues !

13 novembre :

Je pense que c’est l’étape la plus longe pour l’instant ! J’ai coupé et posé les ruchés. Ceux des manches sont cous mais pas ceux du décolletté.

Je trouve que ça donne beaucoup d’allure !

Je voudrais en poser d’autres tout au long des basques, de la fermeture du corsage et peut-être de la jupe, mais vu le temps que ça prend, je ferais peut-être ça pour une prochaine occasion 🙂

Je vais me concentrer d’abord sur la chemise et les accessoires.

15 novembre :

Comme d’habitude je me raisonne et je n’y arrive pas^^ Je voulais tellement poser des ruchés sur les basques, tant que j’étais lancée, que je n’ai pas encore commencé la chemise !

J’y ai passé plusieurs heures et je trouve ça joliiiiii 😀

16 novembre :

J’ai un peu galéré à me décider sur ce que j’allais faire de mes cheveux. Les perruques n’allaient pas (la rousse jurait et la grise faisait vraiment mémère avec le gris du pierrot), et je ne voulais pas avoir à coiffer mes cheveux naturels parce qu’ils sont trop fins et courts pour les coiffures tout en boucles et volumes de cet époque.

Et je trouvais les deux bonnets que j’avais peu satisfaisants : l’un était sans forme mais dans une jolie dentelle et l’autre avec une jolie forme mais dans un tissu trop quelconque.

J’ai eu une illumination ce matin au réveil ! J’ai donc cousu les deux bonnets l’un sur l’autre et leur ai ajouté une gros noeud de satin bleu !

Comme d’hab’, c’est plus sympa sur moi

Ainsi, j’ai les avantages des deux bonnets (forme et tissu) et il me plaît 🙂 En plus, je peux porter mes vrais cheveux et sans avoir à les coiffer particulièrement, un chignon suffit !

Ensuite, j’ai passé deux jours à coudre une nouvelle chemise que j’ai oublié de prendre en photo (mais c’est pas super intéressant de toute façon^^)

19 novembre :

J’ai terminéééé !

Je suis contente 😀 Hier lors d’une discussion avec des amies, je leur disais qu’il ne me restait plus qu’à poser des agrafes et que ça m’ennuyait fortement, parce que je trouve qu’il n’y a rien de plus chiant ! En plaisantant on en étaient arrivées à la conclusion qu’il fallait que je mette un scratch 😀 Et bien l’idée a fait son chemin et la blague est devenue réalité !

Sérieusement, c’est la solution idéale en terme de rendu et de facilité, et puis si jamais je dois vraiment présenter un jour quelque chose de purement historique, je n’aurais qu’à le changer 😀

Voilà, à bientôt pour des photos avec Hervé 🙂

10 décembre :

Ce soir nous avons reçu les photos de photographe officiel, que je trouve superbes : Les voilà !

J’adore ce portrait de moi !

Actualités, Couture

Mes costumes historiques préférés

Voici mes costumes historiques préférés ! Dans les plus jolies photos, la plupart de mon amoureux. Ils sont classés par ordre chronologique.

Couture

Perruque (1740-1760)

Depuis que j’ai les cheveux courts, je porte des perruques aux événements costumés. J’en ai plusieurs dont une que j’ai faite faire, un genre de chignon flou roux qui couvre plusieurs décennies (jamais parfaitement, mais je me trouve bien avec !) Malheureusement pour le XVIIIè siècle et les tenues de la noblesse, je n’ai rien et préparer mes cheveux moi-même est vraiment trop compliqué : j’ai d’abord voulu en acheter une chez « Hair Club », là où j’ai fait faire la rousse, mais c’est vraiment cher, et comme j’avais une perruque grise dans mes affaires, je me suis dit, allons-y, transformons-la ! Au pire c’est raté 😀

1er avril 2022 :

Je souhaite une coiffure qui convienne avant tout pour ma robe de Marie-Christine d’Autriche, mais un peu moins haute et sans les rouleaux sur les côtés, car je trouve que c’est ridicule. Ce sera plus comme le tableau de droite, mais sans les grosses boucles derrière. Si j’y parviens je ferai une natte pour délimiter la partie chignon !

La perruque que j’ai a les cheveux implantés dans le sens contraire que celui nécessaire, aussi j’ai commencé par tout démonter ! J’ai aussi agrandi ma tête en polystyrène en la coiffant d’un bonnet rembourré de ouate.

2 avril 2022 :

J’ai peint les bords avec de l’acrylique grise pour que la jonction se voit moins, puis ai réalisé des tests pour les boucles (histoire de ne pas me retrouver avec toute une perruque brûlée après des heures de travail^^)

Les boucles prennent bien !

Puis j’ai commencé à coudre les mèches en partant des bords et en progressant vers le centre, pour ne pas me retrouver avec des trous !

Comme j’ai une plus grosse tête que la taille standard, il reste une partie au centre qui n’est pas couverte de cheveux : ce n’est pas grave car une fois le chignon fait, on ne la voit plus.

5 avril :

Et c’est parti pour les bigoudis !

Gorgone Power !

6 avril :

Les cheveux sont secs, c’est parti pour la mise en forme ! Cela a été plus simple que je l’aurais imaginé, finalement la partie la plus compliquée aura été de coudre les bandes de cheveux.

Pour combler la calvitie j’ai cousu un filet puis posé un chignon en laine grise cardée. Devant, pour qu’il y ait ce petit « pouf » à la Pompadour, j’ai glissé une boule de cheveux que j’ai gardé de ce qui tombait des mèches.

A coup de brosse, d’élastiques, d’épingles et de points de couture, voilà le résultat !

Je suis super fière de moi, elle est trop belle ma première perruque !!! Du coup, j’ai envie d’en faire d’autres T-T

Couture

Marie-Christine d’Autriche (1740-1760)

(Une des onze Marie-Machine)

Toi aussi, tu as repéré la couronne rose en pâte d’amande ?

Quand j’étais petite, j’étais très originale, je voulais être une princesse ! Je voulais vivre dans un château, porter de belles robes, et ne rien faire de la journée. En grandissant, j’ai appris l’Histoire, et je ne veux plus être une princesse ! Oui parce que c’est vraiment super chouette de devoir représenter la couronne en étant parfaite, d’avoir comme unique responsabilité de pondre un héritier mâle, d’être critiquée quoi qu’on fasse par les courtisans comme le peuple, de ne pas pouvoir étudier ni avoir un métier, de voir sa vie réglée par le protocole, de ne pas avoir d’intimité, d’argent à toi, de temps, de choix, de libertés !

Aujourd’hui, le seul truc qui me reste de cette fantaisie, c’est mon amour des belles choses. Mais les beaux châteaux, je préfère les visiter que les entretenir, et les belles robes, je préfère les fabriquer que les porter ! (Rien faire, ça j’avoue, ça me reprend de temps en temps, mais ça ne dure pas la journée).

Or donc, mon amour pour les robes de princesses a ressurgi violemment quand j’ai vu ce portrait de la princesse Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine (fille de Marie-Thérèse d’Autriche et sœur de Marie-Antoinette, une des onze filles dont le prénom commençait par Marie, car leur mère était bigrement originale, ou bien légèrement narcissique). Du rose, des dentelles, des perles, des diamaaaaants ! N’en jetez plus, j’ai bavé des litres. Et j’ai bavé davantage en me rendant compte que j’avais tout à la maison pour la réaliser ! (Avec des perles en plastique et de la dentelle en nylon, évidemment, étant donné que je ne m’appelle pas Marie-Emmanuelle).

Et ce qui est bien, c’est que je pourrais la mettre même quand je serai vieille et moche, parce que les princesses jeunes et belles, ça n’existe pas, ou pas très longtemps !

Pour être un peu juste, Marie-Christine semble avoir été une des rares princesses à former un mariage heureux ; elle a pu également donner libre cours à sa passion pour le dessin, et puis elle et son mari ont construit le château de Laeken devant lequel je passe tous les jours ! Quitte à être une princesse, pourquoi pas elle ?

8 avril 2021 :

Il y a deux ou trois ans, j’ai cousu un corset XVIIIè qui commence à s’user quelque peu. Comme j’en ai cousus deux autres entre temps, et qu’il me reste également des mètres de ce même tissu, j’ai eu l’idée de transformer le corset en robe baleinée. En plus je m’économise quelques couches de tissus et les problèmes d’ajustement ! Oui, c’est un peu de la triche, mais c’est pas pour rien qu’ils font comme ça au cinéma !

J’ai commencé par ce qui me plaisait le plus, histoire de me mettre en train : la pièce d’estomac ! Pour cela, j’ai décalqué la forme sur mon tissu et commencé à coudre, coudre, coudre… D’abord deux applications de broderie redécoupées, puis des rubans attachés par des perles, et enfin des rosettes perlées.

Sur le corset, j’ai cousu deux pièces rectangulaires pour cacher les œillets, qu’on aurait vus au travers de la dentelle.

9 avril :

J’ai passé toute la journée uniquement sur les manches, depuis 7h30 ce matin ! Ce n’est pas difficile, mais qu’est-ce que c’est long…

Il y a trois volants de dentelle plissée, décorés de rangs de perles. Je les ai mal posés au départ donc j’ai recommencé !

Voilà les manches cousues au bustier, auquel j’ai rajouté des perles pour délimiter la pièce d’estomac. Alors, ça a de la gueule, non ?

10 avril :

J’ai passé presque six heures à fixer la dentelle du décolleté :

Et trois autres heures juste pour les nœuds :

Et encore, au début, je voulais border les nœuds de perles comme sur le portrait ; au bout de 20 minutes, j’avais fait cinq centimètres, alors j’ai laissé tombé ! En plus, j’aime finalement mieux sans perles aux bords, cela met mieux en valeur le velours. Ma robe n’est pas tout à fait rose, mais je préfère, c’est un peu comme si elle avait vieilli et s’était décolorée !

Pour le bustier, il ne me reste plus qu’à arranger le dos avec une modestie, et pourquoi pas de la dentelle encore.

Ensuite, la jupe, mais ça ce sera plus tard !

20 avril 2021 :

Je vais faire une pause avec ce costume que je terminerai plus tard. Pourquoi ? Parce que j’ai une nouvelle activité dans ma vie ! (Vous pourrez en savoir plus ici) Je vais m’y consacrer un peu sérieusement et mettre entre parenthèses tous les projets qui ne sont pas pour d’autres personnes ni pour des évènements fixés à une date précise.

En effet, je ne vois pas trop quand je pourrais porter une robe pareille : c’est le condensé du costume inconfortable ! Corset, lourdeur des tissus, jupons, paniers, talons bobines, bijoux, maquillage, perruque… Rien qu’un seul de ces éléments m’embête au quotidien, alors tous rassemblés sur une seul journée ? À part en promenade (sans s’assoir ni marcher sur des terrains accidentés) ou en séance photo, c’est impossible !

À dans quelques temps !

17 juillet 2021 :

Je suis en vacances ! Et j’ai enfin le temps de reprendre cette robe 🙂 J’ai bizarrement commencé par les bijoux, que j’ai réunis pour créer une parure cohérente. J’ai fabriqué un collier et transformé une décoration de serre-tête en une broche perlée et fleurie.

Après avoir réfléchi longuement à la manière de m’y prendre puis respiré un bon coup, j’ai attaqué la jupe ! Un sacré morceau, notamment parce que je teste pour la première fois des plis « tuyaux d’orgue » (une technique expliquée dans mon livre préféré « Ornements et détails couture« ) qui permettent de froncer énormément de tissu (5m ici) et d’obtenir des plis réguliers. Ce n’est pas compliqué mais c’est très long : il faut d’abord marquer le tissu pour froncer les plis, puis passer deux aiguilles, et ensuite fixer les plis à la taille voulue sur une ceinture (en bas et en haut). j’ai essayé de zapper cette étape qui me paraissait optionnelle, mais elle est en fait indispensable ! Sans la ceinture, les plis se froncent n’importe comment et ne tiennent pas ! Du coup, je n’ai fait qu’une moitié des plis en deux heures, mais c’est tellement joli que ça en vaut la peine.

21 juillet :

Et en ce jour de fête nationale, moi je couds des mètres de dentelle ! Sur un rang, et puis deux. J’en avais tout juste assez pour qu’elle soit à plat, mais pas assez pour des fronces : tant mieux, c’est moins long !

23 juillet :

J’ai encore mis deux jours pour les systèmes de fermeture.

Et voilà la photo avec la tenue terminée !

Sans les paniers, ils ne rentraient pas avec les accoudoirs 😀 Quelle belle invention les tabourets^

9 mars 2023 :

J’ai porté cette robe pour mon Cinélivre sur « Les Liaisons Dangereuses », avec ma nouvelle perruque ! J’ai aussi ajouté des plis Watteau pour cacher les oeillets, mais on ne les voit pas ici^^

C’est un de mes plus beaux costumes, par contre ce n’est pas le plus confortable 😀