Couture

Marie-Christine d’Autriche

(Une des onze Marie-Machine)

Toi aussi, tu as repéré la couronne rose en pâte d’amande ?

Quand j’étais petite, j’étais très originale, je voulais être une princesse ! Je voulais vivre dans un château, porter de belles robes, et ne rien faire de la journée. En grandissant, j’ai appris l’Histoire, et je ne veux plus être une princesse ! Oui parce que c’est vraiment super chouette de devoir représenter la couronne en étant parfaite, d’avoir comme unique responsabilité de pondre un héritier mâle, d’être critiquée quoi qu’on fasse par les courtisans comme le peuple, de ne pas pouvoir étudier ni avoir un métier, de voir sa vie réglée par le protocole, de ne pas avoir d’intimité, d’argent à toi, de temps, de choix, de libertés !

Aujourd’hui, le seul truc qui me reste de cette fantaisie, c’est mon amour des belles choses. Mais les beaux châteaux, je préfère les visiter que les entretenir, et les belles robes, je préfère les fabriquer que les porter ! (Rien faire, ça j’avoue, ça me reprend de temps en temps, mais ça ne dure pas la journée).

Or donc, mon amour pour les robes de princesses a ressurgi violemment quand j’ai vu ce portrait de la princesse Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine (fille de Marie-Thérèse d’Autriche et sœur de Marie-Antoinette, une des onze filles dont le prénom commençait par Marie, car leur mère était bigrement originale, elle aussi). Du rose, des dentelles, des perles, des diamaaaaants ! N’en jetez plus, j’ai bavé des litres. Et j’ai bavé davantage en me rendant compte que j’avais tout à la maison pour la réaliser ! (Avec des perles en plastique et de la dentelle en nylon, évidemment, étant donné que je ne m’appelle pas Marie-Emmanuelle).

Et ce qui est bien, c’est que je pourrais la mettre même quand je serai vieille et moche, parce que les princesses jeunes et belles, il y en avait beaucoup moins !

En réalité, Marie-Christine semble avoir été une des rares princesses à former un mariage heureux ; elle a pu également donner libre cours à sa passion pour le dessin, et puis elle et son mari ont construit le château de Laeken devant lequel je passe tous les jours ! Quitte à être une princesse, pourquoi pas elle ?

8 avril 2021 :

Il y a deux ou trois ans, j’ai cousu un corset XVIIIè qui commence à s’user quelque peu. Comme j’en ai cousus deux autres entre temps, et qu’il me reste également des mètres de ce même tissu, j’ai eu l’idée de transformer le corset en robe baleinée. En plus je m’économise quelques couches de tissus et les problèmes d’ajustement ! Oui, c’est un peu de la triche, mais c’est pas pour rien qu’ils font comme ça au cinéma !

J’ai commencé par ce qui me plaisait le plus, histoire de me mettre en train : la pièce d’estomac ! Pour cela, j’ai décalqué la forme sur mon tissu et commencé à coudre, coudre, coudre… D’abord deux applications de broderie redécoupées, puis des rubans attachés par des perles, et enfin des rosettes perlées.

Sur le corset, j’ai cousu deux pièces rectangulaires pour cacher les œillets, qu’on aurait vus au travers de la dentelle.

9 avril :

J’ai passé toute la journée uniquement sur les manches, depuis 7h30 ce matin ! Ce n’est pas difficile, mais qu’est-ce que c’est long…

Il y a trois volants de dentelle plissée, décorés de rangs de perles. Je les ai mal posés au départ donc j’ai recommencé !

Voilà les manches cousues au bustier, auquel j’ai rajouté des perles pour délimiter la pièce d’estomac. Alors, ça a de la gueule, non ?

10 avril :

J’ai passé presque six heures à fixer la dentelle du décolleté :

Et trois autres heures juste pour les nœuds :

Et encore, au début, je voulais border les nœuds de perles comme sur le portrait ; au bout de 20 minutes, j’avais fait cinq centimètres, alors j’ai laissé tombé ! En plus, j’aime finalement mieux sans perles aux bords, cela met mieux en valeur le velours. Ma robe n’est pas tout à fait rose, mais je préfère, c’est un peu comme si elle avait vieilli et s’était décolorée !

Pour le bustier, il ne me reste plus qu’à arranger le dos avec une modestie, et pourquoi pas de la dentelle encore.

Ensuite, la jupe, mais ça ce sera plus tard !

Ecriture

Beveridge manor

Beveridge Manor est mon dixième roman publié, et le premier publié par mes soins.

Vous pouvez le trouver en version numérique sur Amazon, il suffit de cliquer ici !

Vous pouvez également le trouver en version papier. La première façon est de me le demander directement ! Je me ferai une joie de vous l’envoyer dédicacé ! La seconde façon est de le trouver dans une librairie partenaire. Pour l’instant, elles sont :

Résumé :

Jeune restauratrice de tableaux, Clémence Rosier vient de décrocher un contrat en or : la propriétaire d’une vieille demeure anglaise l’a contactée pour travailler dans la galerie des portraits de ses ancêtres ! Mieux encore, la demeure en question n’est autre que « Beveridge manor », un prestigieux manoir du 16e siècle où ont été tournés plusieurs films historiques, dont quelques adaptations des romans de Jane Austen, un auteur que Clémence affectionne tout particulièrement. Bref, un job de rêve !
Le rêve tourne à l’hallucination lorsque Clémence, décrochant du mur le portrait d’Arthur Wallingford, maître des lieux au début du 19e siècle, découvre, cachée derrière, une étrange porte très ancienne à laquelle personne ne semble avoir touché depuis des lustres. Impossible de résister… En poussant la porte, Clémence pénètre dans un passage qui la mène tout droit dans le Beveridge manor de 1804 !
La surprise passée, Clémence se rend vite compte que la réalité peut s’éloigner assez fort de ce que les romans de Jane Austen lui ont laissé imaginer. Il lui faudra user d’astuce et de toute sa connaissance des mœurs de la Régence anglaise pour s’intégrer dans la famille Wallingford et, qui sait, infléchir heureusement le cours de leur existence… et de la sienne !

Couture

Un couple de gaulois

Mon croquis

En avril, nous participerons à un banquet gaulois ! (Enfin, plutôt un barbecue pseudo-gaulois 😀 ). Pour le coup, ni Hervé ni moi n’avons des costumes de cette époque, et je dois les créer de toutes pièces. Franchement, je trouve que c’est un super défi ! Ainsi ma garde-robe s’étendra jusqu’au 1er siècle avant notre ère, alors que jusqu’à présent elle commençait au moyen-âge, aux alentours du XIIIème siècle.

16 mars 2021 :

Pour la silhouette, j’ai bien observé le peu de documentation que j’ai trouvée et j’ai choisi les éléments selon ce que je préférais et les tissus que j’ai achetés. Je connais les tissus qu’ils utilisaient (laine et lin) et les couleurs principales (nuances de jaune, de vert, de rouge) et j’ai donc choisi en fonction : pas sûre que ce soit bien historique mais en même temps, il nous est parvenu peu d’informations ! Je voulais une laine à carreaux, mais il n’y en avait pas dans le magasin, aussi je me suis rabattue sur une très belle et lourde laine présente en deux coloris : bordeaux et brun clair. Les carreaux (j’en garde une belle pièce depuis des années) seront pour les braies de mon cher et tendre^^

D’une certaine manière, nous serons assortis car je vais utiliser la même laine brune pour sa tunique et pour la mienne.

27 mars 2021 :

Un ami à moi qui « fait du gaulois depuis dix ans » (merci Caldou !), m’a conseillée sur mes costumes. Grâce à ses indications et aux nombreux liens de documentation qu’il m’a fournis, j’ai redessiné mes croquis afin qu’ils soient plus corrects. En très gros, j’ai enlevé les galons, le couteau (on n’en a pas^^), changé la forme du chapeau (cuculus) et des fibules.

Il faudrait que je redessine les chaussures car Hervé recevra bientôt des carbatinae !

Voilà ce que ça donne :

Costumes remaniés

Ce matin j’ai commencé ses braies !

5 avril 2021 :

Comme je n’ai pas eu beaucoup de temps, j’ai fait pratiquement toutes les photos alors que j’arrive à la fin. Il ne me reste plus que nos coiffures ainsi que les bandes pour les jambes d’Hervé ! La conception des vêtements était des plus simples : il ne s’agissait que de carrés et de rectangles, exception faite de deux triangles pour ajouter de l’aisance à ma robe bordeaux. On fait les plus grandes pièces en rectangles, puis on ajoute des carrés pour l’aisance : les manches et l’entrejambe des braies.

Le plus gros a été cousu à la machine, et j’ai bordé tous les ourlets visibles à la main.

Hervé portera une chemise médiévale que je lui ai déjà cousue par en-dessous, je sais qu’il n’y a pas de broderies mais je ne vais pas les enlever, et puis c’est joli !

Ses chaussures sont arrivées vendredi dernier, il les a essayées et elles sont très confortables ! Par contre ce n’est qu’une couche de cuir alors j’ai fait poser une semelle. Les fibules était peut-être le plus compliqué, et comme on le voit j’ai fait pas mal d’essais : celles en cuivre sont solides mais pas de la bonne couleur, les dorées du milieu sont de la bonne couleur mais lâchent au moindre mouvement. Le dernier essai, tout en haut, était le bon : ce sont en réalité de très grandes créoles que j’ai coupées et tordues !

Je nous ai aussi fabriqué deux bourses en cuir pour transporter nos affaires.

7 avril :

J’ai terminé ! Ma coiffure sera constituée de nattes, voile et bandeaux.

Puisqu’on va de toute façon devoir porter des masques, autant qu’ils ne gâchent pas le costume, mais plutôt qu’ils en fassent partie, aussi j’ai brodé au gré de mon inspiration !

Couture

Robe 1838 façon « Cranford »

(Et façon Melle Mars, bien sûr !)

Je viens de terminer les miniséries Cranford et Retour à Cranford et j’ai vraiment adoré ! C’était touchant, drôle, très juste historiquement et avec une belle galerie de personnages. Cela faisait longtemps que je n’avais pas aimé une série à ce point !

Et forcément, quand j’adore une série, j’ai envie de faire des costumes qui en sont inspirés… Jusqu’à présent les années 1830 ne m’avaient pas plus intéressée que ça, certainement parce que j’ai gardé en tête cette image d’une robe de bal typique, pourvue de manches gigantesques et surmontée d’un coiffure « à la girafe » que je trouve particulièrement moches, mais aussi parce que ce n’est pas une période facile à reproduire, ni très représentée dans les films (à part Cranford, je ne trouve que Les Misérables [seconde partie] comme exemple !)

Un exemple de ce que je n’aime pas !

Mais évidemment, les dames de Cranford portent des vêtements de tous les jours, donc plus softs, et qui parfois datent de leur jeunesse et/ou ne suivent pas forcément la mode. Elles ne sont pas aristocrates et, profondément religieuses, ne sont donc pas versées dans l’excentricité : les tonalités sont relativement liées à la terre, la nature et à l’automne (bruns, verts, bordeaux, cuivrés…) comme on peut le voir ci-dessous. J’ai beaucoup aimé leurs costumes et les accessoires qu’elles portaient tels que bonnets, capotes, fichus, mitaines et turban !

Mrs Forrester, au milieu, est ma chouchoute

Cette fois, j’ai dessiné mon croquis en suivant les personnages de Cranford mais aussi en combinant mes éléments favoris.

Mon croquis de base
Cela dit, après coup, je me suis rendu compte que ça ressemblait pas mal à ça !

Mais comme je suis juste au niveau des tissus, il n’y aura pas les volants des manches ni celui du bas de la jupe.

12 mars 2020 :

Pour le patron, j’ai adapté le bustier de la Laitière de Vermeer et l’ai essayé directement avec le corset pour être sûr que ça s’ajuste bien. J’ai coupé la doublure en coton blanc au fur et à mesure, et une fois que c’était bon, j’en ai reporté les pièces sur ce superbe coton écossais !

L’écossais était très à la mode dans les années 1840. Le mien est plus voyant que celui de ces dames, mais c’était l’occasion de ne pas acheter de tissus ! En effet j’ai décousu et repassé les rideaux de ma chambre à Ixelles ! Entre cette robe et le précédent spencer, je suis dans ma période rideaux on dirait ?

13 mars 2020 :

La jupe est formée de trois panneaux qui seront plissés. J’ai vraiment joué au Tetris pour utiliser au maximum le tissu. Les manches ont été coupées en dernier !

Les pièces en écossais sont cousues avec un passepoil violet pris dans la couture. C’est le genre de détail que j’ai apprécié dans la série, et qu’on ne voit pas sur les gravures !

16 mars 2020 :

Les manches ont représenté un joli défi car je n’en avais jamais réalisé de pareilles. Elles sont constituées d’une partie très large et d’un poignet bien ajusté, garni de passepoil également. Ensuite, j’ai posé un galon à pompon sur le dessus du bras pour les resserrer, le même que sur le bustier.

Pour le volume, j’avais d’abord essayé avec les boudins de ouate de ma robe « Mary Shelley » (qu’on aperçoit dans le fond), mais ils sont trop gros. Pour l’instant, j’ai trouvé un système qui fonctionne : quand je tire sur le poignet serré, il se coince au niveau de mon avant-bras et alors le gonflant est gardé quand je bouge ! Je verrai à l’usage si je couds tout de même des boudins.

Une autre partie compliquée est la ceinture que je réalise au fur et à mesure pour ne pas me tromper ! La boucle est intégrée pour que ce soit plus pratique : je l’ai trouvée dans mon magasin préféré, il y avait encore le prix dessus : 295 francs !

Cette ceinture se termine par une pointe en « fleur de lys ».

18 mars 2020 :

La ceinture m’a donné du fil à retordre mais j’y suis parvenue ! Par contre, elle aura trois œillets au lieu d’un, vu que je me suis trompée comme une gourde ! Je les ai brodés moi-même sur une rondelle d’œillet à poser au marteau.

Pour que ça ferme bien j’ai mis quatre petites agrafes cachées à l’intérieur.

20 mars 2020 :

Une fois la doublure cousue, il ne me restait que les poignets et le col à faire ! Pour cela j’ai simplement posé des pièces directement sur la robe et les ai disposées puis coupées de manière à ce qu’elle suivent l’encolure ou les poignets. Ensuite, je les ai cousues, ourlées et repassées, puis cousues à gros points sur la robe, pour pouvoir les changer ou les laver éventuellement un jour.

Je me suis dépêchée de tout terminer aujourd’hui pour pouvoir prendre des photos demain, parce que je sais qu’il fera beau !

Mon chapeau m’a été offert par une fan de Jane Austen (je te remercie si jamais tu me lis !) et le châle tricoté tout spécialement pour moi par mon amie Lilla My (Bisous !) Quant aux mitaines, je les ai cousues rapidement le soir devant la télé pour qu’elles soient assorties au chapeau.

21 mars :

Aujourd’hui, premier jour du printemps, je vous propose ces photos au milieu des arbres fleuris du parc royal de Laeken, sous un superbe soleil ! (Un peu trop parfois d’ailleurs, difficile de regarder mon amoureux de photographe !)

Au départ je me suis dit qu’il y avait beaucoup trop de photos et que je ne devais en choisir que deux ou trois, mais il y en avait tellement de jolies que je me suis dit : « Hey, c’est pas grave ! Et puis c’est ton site, alors tu fais ce que tu veux ! »

Couture

Spencer violet

Mitaines brodées main

J’ai cousu il y a près d’un an maintenant une robe en soie jaune que j’aime beaucoup. En rangeant mes affaires, j’ai pensé que cette paire de mitaines dorée irait très bien avec, mais qu’il fallait un vêtement ou un accessoire pour lier les deux et harmoniser une tenue cohérente. J’ai donc trouvé un petit bout de velours violet et déniché dans mes caisses une passementerie dorée, ainsi qu’une autre violette, et c’était parti !

1er mars 2020 :

J’ai coupé les pièces en les essayant directement sur la robe, pour être sûre que tout s’accorde bien.

Pour la décoration, j’ai utilisé la même passementerie dorée que sur la veste du colonel Brandon réalisée pour Hervé, mais j’ai ajouté un petit ruban de velours violet par-dessus.

8 mars 2020 :

Je voulais notamment qu’il y ait des manches plus courtes pour pouvoir voir celles de la robe :

Ensuite, j’ai cousu les mêmes boutons dorés que sur la veste « Brandon », et des petites boules prune devant. J’ai fixé le pli des manches avec un autre brandebourg (c’est ce qui m’a pris le plus de temps, heureusement qu’il n’y en avait que huit^^)

On ne le voit pas ici mais il y a une doublure dans le tissu des rideaux de mon atelier ! Et voilà :

Une tenue de soirée très chic !
Actualités

Mon nouveau site !

Décembre 2020

Comme vous pouvez le voir, mon site fait peau neuve ! Après onze ans de bons et loyaux services, Dotclear est définitivement dépassé, je ne peux plus mettre mes articles à jour, et plusieurs personnes (notamment un collègue auteur dont j’apprécie le site créé avec WordPress) m’ont conseillé de basculer sur WordPress. C’est mon cher et tendre qui s’occupe de la gestion de l’hébergement et du domaine, et il doit tout apprendre !

Par conséquent, ce site ne va pas être opérationnel immédiatement ; il faut de plus que j’apprenne de mon côté comment se servir de WordPress, d’autant qu’il y a beaucoup plus de souplesse et de possibilités que sur Dotclear ! Du coup c’est très chouette, mais ça prend du temps.

Vous ne m’en voudrez pas, j’espère, que ce soit un peu en chantier au début 🙂

Surtout, n’hésitez pas à me faire part de vos conseils et critiques, que vous connaissiez WordPress ou non !

Merci d’avance, Emma

Ecriture

Le fantôme de Jane Austen

Photo de Suzy Hazelwood sur Pexels.com

8 février 2021

Je connais Falang depuis plus d’une décennie : nous nous sommes rencontrées sur un forum consacré à Tim Burton, et nous partageons, entre autres, le même goût pour le gothique et la Littérature classique.

Il y a deux ans, alors qu’elle était en vacances chez moi, je lui ai proposé d’écrire un roman à quatre mains. Je savais qu’elle écrivait, qu’elle écrivait bien, mais je savais aussi qu’elle n’avait pas achevé de gros projets.

J’ai eu l’idée qu’il lui fallait un canevas pour ça, un guide à suivre, si l’on veut, pour savoir où aller. Je crois que cette idée s’est révélée bonne car nous venons de terminer le premier jet du « Fantôme de Jane Austen ».

C’est moi qui lui ai proposé l’intrigue de départ, qui était très floue : je savais juste ça : un jeune homme reçoit la visite du fantôme de Jane Austen, qui lui demande d’écrire la fin de « Sanditon ». C’était tout ! Ensemble, nous avons posé, pierre à pierre, les jalons du roman dans son entièreté ! Et une fois que nous avons eu un synopsis un peu cohérent (disons avec un milieu et une fin), nous avons commencé à écrire. Au départ, c’était l’une après l’autre, et puis vers la fin, c’est plutôt elle qui attaquait les gros morceaux, brodant sur le canevas de dialogues et de lignes directrices que je lui avais donné !

8 mars 2021

Nous avons terminé le premier jet ! C’est moi qui entame la première relecture : je vais dégrossir un peu le brouillon en ajoutant des commentaires et en réalisant les premières corrections mineures.

Au 8 mars, j’en suis à la page 75 sur 140. C’est assez dense, un peu plus que ce que j’écris d’ordinaire (95000 mots à peu près), il faut dire que Falang a une écriture plus fouillée que la mienne^^

À ce titre, il va falloir harmoniser un peu nos styles, ce qui ne s’était pas produit sur « Incroyable Charlotte ». Les corrections et relectures successives vont sûrement arranger ça !

Actualités, Ecriture

Concerto branchebourgeons n°2

8 février 2021

En avril 2020, j’ai quitté ma maison d’édition belge. Comme je l’ai expliqué ici, j’ai abandonné tous mes projets en cours. Je suis restée plusieurs semaines sans écrire, et j’en ai profité pour me consacrer à d’autres choses.

Je ne sais pas vraiment comment est née cette histoire, mais les prémisses se sont pointés alors que j’étais bien dans ma peau et que j’avais mentalement fait une pause question écriture. J’avais plusieurs fils d’idées, et un jour ils se sont imbriqués comme les pièces d’un puzzle !

Voici mes inspirations :

  • Le Concerto brandebourgeois n°2, fa majeur, premier mouvement de Jean-Sébastien Bach
  • Le Voyager Golden Record
  • Une personne avec des propriétés biologiques de plante
  • La revanche d’une personne du peuple sur sa classe sociale dans la France des Lumières

Comment faire une intrigue qui tienne debout avec tout ça ?

Vous demandez-vous ? Oui oui, c’est possible, et même pas trop ridicule ! Vous le saurez en lisant « Concerto Branchebourgeons n°2 ! »


15 avril 2021

Je viens de calculer que ça fait déjà sept mois que j’ai commencé ce nouveau roman. Jamais encore je n’aurais été si lente, mais jamais non plus je n’aurais écrit autant. Mon manuscrit très en chantier se monte à 38000 signes environ, alors qu’il reste bien plus de la moitié de mes notes à rédiger.

J’écris avec une copie en italique du synopsis dans le corps de mon texte. Chaque fois qu’une partie est rédigée, je l’efface, et lorsque je change quelque chose d’important au cours de la rédaction, je vais aussi le changer dans un fichier nommé « synopsis ». Cette dernière étape ne sert à rien car je ne vais jamais relire mes vieux fichiers une fois le roman publié, mais allez savoir pourquoi, j’aime garder des traces.

Je pense que je suis aujourd’hui dans une phase d’écriture différente de celle que j’ai vécue depuis la publication de Bordemarge en 2012. Depuis cette date, je n’ai cessé d’écrire sans m’arrêter, parfois plusieurs projets en même temps, et tout le temps avec une deadline. Ces deadline me rassuraient au début, parce que j’avais un contrat et la certitude de publier, mais avec le temps, elles ont fini par me stresser et me desservir, notamment pour Palimpsestes III que je n’ai pu développer comme je l’aurais voulu (c’est moi qui ai coupé des intrigues et des passages, pas mon éditeur, mais je n’ai pas osé lui demander de repousser la date).

Je retrouve le plaisir d’écrire comme lors de mes deux premiers romans importants (respectivement Roman* (prononcez comme le prénom) et Porcelaines) : je prends le temps, je peaufine, j’explore, je reviens en arrière, j’écris parfois trois pages, parfois trois lignes, mais assez régulièrement…

J’écris comme quand j’étais ado, mais en même temps, avec comme bagage toute l’expérience que j’ai accumulée ces dix dernières années : j’ai appris à développer, j’ai appris à aimer cela, que ce soit les descriptions ou les psychologies, à créer une ambiance, un univers, des symboles… (Je me souviens encore que le premier texte important faisait 10000 signes, et je pensais avoir écrit une saga ! (j’avais seize ans)) Et puis en dix ans, j’ai mûri, me suis beaucoup documentée, les thèmes qui m’habitent ne sont plus forcément les mêmes, ou bien alors j’ai pu les explorer dans mes dix romans (un roman par an, quand je regarde en arrière, ça me paraît hallucinant!). Par exemple, il y a peu de chances que je situe mes prochaines histoires à la fin du XIXème siècle, que je pastiche un de mes auteurs favoris, ou que j’invente une magnifique histoire d’amour, vu que j’en vis une :P.

Je ne suis plus dans l’urgence de raconter une histoire à tout prix, comme si elle allait m’échapper et s’envoler de ma tête. (Oui, j’ai toujours imaginé mes idées comme des papillons). Ce gros papillon-là est apprivoisé, il prend de la place, et n’a pas envie de partir !

Je suis loin d’avoir terminé, mais Concerto branchebourgeons n°2 sera certainement mon roman le plus gros (si l’on ne compte pas les trois tomes de « Palimpsestes » comme un tout, ce qu’ils ne sont pas vraiment pour moi, puisque je ne savais pas que j’allais écrire la suite), et mon roman le plus adulte. Peut-être le plus abouti, aussi. J’ai abandonné depuis longtemps l’idée d’écrire un chef d’œuvre qui concentrerait ce que je sais faire de mieux. C’est comme ça que j’ai fonctionné au début, en dressant des listes de tout ce que je voulais dans un roman ! Mais ce n’était pas la bonne stratégie, et avec le recul, rien de ce que j’ai publié n’a jamais correspondu à ces listes rédigées entre deux romans : combien de projets dorment encore dans mes tiroirs ! Car les histoires que je suis parvenue à terminer sont celles où l’intrigue, ou la situation initiale, était importante, et sur lesquelles j’ai brodé l’univers et les personnages. Seul Porcelaines échappe à cette logique, car tout est parti du personnage principal (un marionnettiste vengeur), mais ce n’était pas très bon…

*Je n’ai jamais publié Roman, qui est mon premier ouvrage, et qui en concentre tous les défauts. Je l’aime bien, j’aurais pu l’auto-publier avec une note explicative, mais j’en ai piqué des tonnes de trucs pour les mettre dans mes autres romans ! Le personnage principal, par exemple, deviendra Angus dans « Bordemarge ». Si vous voulez connaître le résumé, envoyez-moi un mail 😉

Couture

Demelza Poldark

Mon inspiration :

En achetant ce tissu, j’ai tout de suite visualisé une robe à l’anglaise très simple. Et en faisant quelques recherches rapides, je me suis aperçue que ce que j’avais en tête existait déjà ! C’est une des robes de Demelza dans Poldark 🙂 Du coup, je n’ai pas eu besoin de croquis, je vais simplement essayer de reproduire ce que je vois sur ces photos !

15 novembre 2020 :

J’avance très lentement sur ce projet, principalement parce que j’ai envie de prendre mon temps pour qu’il soit parfait. J’ai donc essayé plusieurs fois ma toile sur moi avec le corset, histoire que ce soit nickel !

23 janvier 2020 :

La lumière de ces photos ne rend pas honneur à la beauté du tissu, qui comporte de fines rayures un peu brillantes.

Le plus long a été de fixer les plis. Comme le tissu est épais, je les ai cousus à la main !

J’ai recoupé les manches au niveau du coude et ai ajouté un revers que j’ai plissé.

Pour porter ce costume, j’ai mis mon tablier créé pour mon costume de cantinière, un bonnet que j’ai depuis longtemps, et j’ai ajouté un « sur-bonnet » cousu dans un tissu rose. La pose est inspirée de celle de La Laitière 🙂

Une servante un peu froissée !

Actualités, Ecriture

Actualités littéraires

Quoi de neuf côté écriture ?

Décembre 2020

Dernièrement, je n’ai plus écrit grand chose. Pourquoi ? Évidemment, avec le coronavirus, on aurait pu croire le contraire ! C’est vrai quoi, j’avais le temps… Mais c’est en partie à cause de lui que j’ai fait une pause. Disons qu’il a eu tendance à révéler la vraie personnalité des gens, et que celle de mon dernier éditeur n’était pas si vertueuse !

J’ai récupéré les droits de mes deux ouvrages publiés chez lui (les Chercheurs du Temps et Incroyable Charlotte), ai fait table rase de tous mes projets littéraires (que ce soit chez Séma ou ailleurs), et depuis le mois d’août, j’ai commencé un nouveau roman (Concerto branchebourgeons n°2).

Février 2021

Je viens de terminer le premier jet d’un roman à quatre mains qui parle de fantômes et de Littérature. Pour l’instant, Le fantôme de Jane Austen est entre mes mains, et je procède à une première relecture ! Je pense que c’est le moment que je préfère, juste derrière celui où il est édité et que j’ai mon nouveau cadeau entre les mains.

Avril 2021

Ma première relecture du fantôme de Jane Austen est terminée. C’est mon acolyte qui est en train de le relire !