Ecriture

Beveridge manor

Beveridge Manor est mon dixième roman publié, et le premier publié par mes soins.

Vous pouvez le trouver en version numérique sur Amazon, il suffit de cliquer ici !

Vous pouvez également le trouver en version papier. La première façon est de me le demander directement ! Je me ferai une joie de vous l’envoyer dédicacé ! La seconde façon est de le trouver dans une librairie partenaire. Pour l’instant, elles sont :

Résumé :

Jeune restauratrice de tableaux, Clémence Rosier vient de décrocher un contrat en or : la propriétaire d’une vieille demeure anglaise l’a contactée pour travailler dans la galerie des portraits de ses ancêtres ! Mieux encore, la demeure en question n’est autre que « Beveridge manor », un prestigieux manoir du 16e siècle où ont été tournés plusieurs films historiques, dont quelques adaptations des romans de Jane Austen, un auteur que Clémence affectionne tout particulièrement. Bref, un job de rêve !
Le rêve tourne à l’hallucination lorsque Clémence, décrochant du mur le portrait d’Arthur Wallingford, maître des lieux au début du 19e siècle, découvre, cachée derrière, une étrange porte très ancienne à laquelle personne ne semble avoir touché depuis des lustres. Impossible de résister… En poussant la porte, Clémence pénètre dans un passage qui la mène tout droit dans le Beveridge manor de 1804 !
La surprise passée, Clémence se rend vite compte que la réalité peut s’éloigner assez fort de ce que les romans de Jane Austen lui ont laissé imaginer. Il lui faudra user d’astuce et de toute sa connaissance des mœurs de la Régence anglaise pour s’intégrer dans la famille Wallingford et, qui sait, infléchir heureusement le cours de leur existence… et de la sienne !

Couture

Robe 1838 façon « Cranford »

(Et façon Melle Mars, bien sûr !)

Je viens de terminer les miniséries Cranford et Retour à Cranford et j’ai vraiment adoré ! C’était touchant, drôle, très juste historiquement et avec une belle galerie de personnages. Cela faisait longtemps que je n’avais pas aimé une série à ce point !

Et forcément, quand j’adore une série, j’ai envie de faire des costumes qui en sont inspirés… Jusqu’à présent les années 1830 ne m’avaient pas plus intéressée que ça, certainement parce que j’ai gardé en tête cette image d’une robe de bal typique, pourvue de manches gigantesques et surmontée d’un coiffure « à la girafe » que je trouve particulièrement moches, mais aussi parce que ce n’est pas une période facile à reproduire, ni très représentée dans les films (à part Cranford, je ne trouve que Les Misérables [seconde partie] comme exemple !)

Un exemple de ce que je n’aime pas !

Mais évidemment, les dames de Cranford portent des vêtements de tous les jours, donc plus softs, et qui parfois datent de leur jeunesse et/ou ne suivent pas forcément la mode. Elles ne sont pas aristocrates et, profondément religieuses, ne sont donc pas versées dans l’excentricité : les tonalités sont relativement liées à la terre, la nature et à l’automne (bruns, verts, bordeaux, cuivrés…) comme on peut le voir ci-dessous. J’ai beaucoup aimé leurs costumes et les accessoires qu’elles portaient tels que bonnets, capotes, fichus, mitaines et turban !

Mrs Forrester, au milieu, est ma chouchoute

Cette fois, j’ai dessiné mon croquis en suivant les personnages de Cranford mais aussi en combinant mes éléments favoris.

Mon croquis de base
Cela dit, après coup, je me suis rendu compte que ça ressemblait pas mal à ça !

Mais comme je suis juste au niveau des tissus, il n’y aura pas les volants des manches ni celui du bas de la jupe.

12 mars 2020 :

Pour le patron, j’ai adapté le bustier de la Laitière de Vermeer et l’ai essayé directement avec le corset pour être sûr que ça s’ajuste bien. J’ai coupé la doublure en coton blanc au fur et à mesure, et une fois que c’était bon, j’en ai reporté les pièces sur ce superbe coton écossais !

L’écossais était très à la mode dans les années 1840. Le mien est plus voyant que celui de ces dames, mais c’était l’occasion de ne pas acheter de tissus ! En effet j’ai décousu et repassé les rideaux de ma chambre à Ixelles ! Entre cette robe et le précédent spencer, je suis dans ma période rideaux on dirait ?

13 mars 2020 :

La jupe est formée de trois panneaux qui seront plissés. J’ai vraiment joué au Tetris pour utiliser au maximum le tissu. Les manches ont été coupées en dernier !

Les pièces en écossais sont cousues avec un passepoil violet pris dans la couture. C’est le genre de détail que j’ai apprécié dans la série, et qu’on ne voit pas sur les gravures !

16 mars 2020 :

Les manches ont représenté un joli défi car je n’en avais jamais réalisé de pareilles. Elles sont constituées d’une partie très large et d’un poignet bien ajusté, garni de passepoil également. Ensuite, j’ai posé un galon à pompon sur le dessus du bras pour les resserrer, le même que sur le bustier.

Pour le volume, j’avais d’abord essayé avec les boudins de ouate de ma robe « Mary Shelley » (qu’on aperçoit dans le fond), mais ils sont trop gros. Pour l’instant, j’ai trouvé un système qui fonctionne : quand je tire sur le poignet serré, il se coince au niveau de mon avant-bras et alors le gonflant est gardé quand je bouge ! Je verrai à l’usage si je couds tout de même des boudins.

Une autre partie compliquée est la ceinture que je réalise au fur et à mesure pour ne pas me tromper ! La boucle est intégrée pour que ce soit plus pratique : je l’ai trouvée dans mon magasin préféré, il y avait encore le prix dessus : 295 francs !

Cette ceinture se termine par une pointe en « fleur de lys ».

18 mars 2020 :

La ceinture m’a donné du fil à retordre mais j’y suis parvenue ! Par contre, elle aura trois œillets au lieu d’un, vu que je me suis trompée comme une gourde ! Je les ai brodés moi-même sur une rondelle d’œillet à poser au marteau.

Pour que ça ferme bien j’ai mis quatre petites agrafes cachées à l’intérieur.

20 mars 2020 :

Une fois la doublure cousue, il ne me restait que les poignets et le col à faire ! Pour cela j’ai simplement posé des pièces directement sur la robe et les ai disposées puis coupées de manière à ce qu’elle suivent l’encolure ou les poignets. Ensuite, je les ai cousues, ourlées et repassées, puis cousues à gros points sur la robe, pour pouvoir les changer ou les laver éventuellement un jour.

Je me suis dépêchée de tout terminer aujourd’hui pour pouvoir prendre des photos demain, parce que je sais qu’il fera beau !

Mon chapeau m’a été offert par une fan de Jane Austen (je te remercie si jamais tu me lis !) et le châle tricoté tout spécialement pour moi par mon amie Lilla My (Bisous !) Quant aux mitaines, je les ai cousues rapidement le soir devant la télé pour qu’elles soient assorties au chapeau.

21 mars :

Aujourd’hui, premier jour du printemps, je vous propose ces photos au milieu des arbres fleuris du parc royal de Laeken, sous un superbe soleil ! (Un peu trop parfois d’ailleurs, difficile de regarder mon amoureux de photographe !)

Au départ je me suis dit qu’il y avait beaucoup trop de photos et que je ne devais en choisir que deux ou trois, mais il y en avait tellement de jolies que je me suis dit : « Hey, c’est pas grave ! Et puis c’est ton site, alors tu fais ce que tu veux ! »

Couture

Spencer violet

Mitaines brodées main

J’ai cousu il y a près d’un an maintenant une robe en soie jaune que j’aime beaucoup. En rangeant mes affaires, j’ai pensé que cette paire de mitaines dorée irait très bien avec, mais qu’il fallait un vêtement ou un accessoire pour lier les deux et harmoniser une tenue cohérente. J’ai donc trouvé un petit bout de velours violet et déniché dans mes caisses une passementerie dorée, ainsi qu’une autre violette, et c’était parti !

1er mars 2020 :

J’ai coupé les pièces en les essayant directement sur la robe, pour être sûre que tout s’accorde bien.

Pour la décoration, j’ai utilisé la même passementerie dorée que sur la veste du colonel Brandon réalisée pour Hervé, mais j’ai ajouté un petit ruban de velours violet par-dessus.

8 mars 2020 :

Je voulais notamment qu’il y ait des manches plus courtes pour pouvoir voir celles de la robe :

Ensuite, j’ai cousu les mêmes boutons dorés que sur la veste « Brandon », et des petites boules prune devant. J’ai fixé le pli des manches avec un autre brandebourg (c’est ce qui m’a pris le plus de temps, heureusement qu’il n’y en avait que huit^^)

On ne le voit pas ici mais il y a une doublure dans le tissu des rideaux de mon atelier ! Et voilà :

Une tenue de soirée très chic !