Couture

Travail du fil

La saison gauloise étant passée, je vais placer ici mes projets concernant le tissage, qui étaient auparavant dans l’article consacré à l’archéosite. J’y mettrais également tous travaux en rapport avec le fil !

5 novembre 2021 :

J’ai commencé avant-hier un tissage à carreaux gris. J’ai prévu de réaliser un châle XVIIIème/ XIXème avec. Pour cela, j’ai coupé mon rectangle en diagonale, ai sécurisé les bords puis cousu les deux moitiés ensemble dans l’autre sens.

Ensuite, je borde les bords au crochet :

Ce qui me permet de rajouter des mailles au tricot.

21 novembre 2021 :

Le voilà terminé ! Avec un petit côté rustique que j’aime bien. Il gratte, mais il est super chaud, et surtout, j’ai tout fait moi-même depuis la laine brute !

22 novembre :

J’ai souhaité teindre de la laine avec des colorants alimentaires et fais des tests de mélanges. Expliquez-moi cette équation s’il-vous-plaît :

Comment un rouge et un turquoise vifs et francs peuvent-ils donner cette drôle de couleur aubergine foncé ? Ce n’est pas le résultat que j’attendais mais il est sympa !

7 décembre 2021 :

En janvier, notre groupe de costumés se baladera certainement du côté de la Comté ! Comme je souhaite suivre mes bonnes résolutions, à savoir coudre moins et réutiliser plus, j’ai composé un costume-placard de hobbit hivernale. Bon, j’avoue, c’est du costume-placard de luxe, car tout le monde n’a pas chez soi un dirndl en satin^^ Pour ne pas avoir froid, je l’ai agrémenté de beaucoup de couches.

Les seuls travaux que j’aurai seront de réparer l’élastique du jupon blanc (un vrai jupon ancien qu’on vient juste de me donner), et de carder, filer et tricoter de la laine bleue pour en faire des mitaines et une coiffe : ainsi, tout le costume sera assorti et aura l’air « fait exprès »!

11 décembre :

Ce qui est bien avec les mitaines c’est que c’est rapide à faire ! J’ai mis trois jours, en comptant le temps pris pour filer la laine.

Avec des petits rubans ^^

31 décembre 2021 :

J’ai terminé le bonnet !

2 janvier 2022 :

J’ai reçu un calendrier de l’avent de filandière avec 24 paquets de fibres à découvrir. J’étais trop curieuse alors je les ai tous ouverts pour voir ! Il y avait dedans les deux violets plus clairs du milieu : j’ai ajouté du blanc, du turquoise et du violet foncé, puis ai mélangé les fibres pour faire un dégradé :

Je l’ai ensuite divisé en quatre et ai terminé par une bonne dose de violet foncé pour filer quatre bobines équivalentes.

Finies !

10 janvier 2022 :

J’ai tellement aimé travailler la laine dégradée de mes mitaines que j’ai eu envie de m’y remettre, cette fois avec un dégradée plus subtil et plus de matière.

J’ai mélangé tous les beiges et bruns que j’ai reçu dans le calendrier :

Je les ai filés, une bobine au rouet et l’autre au fuseau (celle de droite, il y en a un peu plus) :

Puis je les ai retordues (au fuseau également, je ne parviens plus à réparer mon rouet) :

Je pensais avoir filé suffisamment fin et longtemps pour avoir beaucoup de fil, mais il n’y a normalement que 160 mètres. Je peux faire plus grand que des mitaines avec ça, mais pas un pull comme je l’avais prévu ! A moins de faire énormément avec du fil brun foncé que pour le coup, j’ai en grande quantité.

Actualités, Couture

L’année 2021 en costumes

Voici un petit article sur les costumes que j’ai cousus l’an dernier, mais pour la première fois, j’écris ce récapitulatif sur mon nouveau site ! (Nous ne sommes toujours pas parvenus à mettre en ligne l’ancien, faut dire aussi qu’on a un peu laissé tomber…)

1er janvier 2022 :

En 2019 j’ai cousu :

  • 1 corset
  • 3 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise et trois médiévales)
  • 2 costumes pour Hervé (sans compter les gilets que je change à chaque fois)
  • 7 vêtements de tous les jours
  • 6 chapeaux ou coiffes
  • et un nombre conséquent d’accessoires.

Soit 21 costumes neufs

En 2020 j’ai cousu :

  • 14 costumes pour moi (dont cinq robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 2 vêtements de tous les jours
  • 1 chapeau
  • et un nombre important d’accessoires.

Soit 19 costumes neufs

Cette année j’ai cousu :

  • 9 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 3 costumes pour des amis
  • J’ai aussi révisé 18 costumes

Soit 15 costumes neufs

Quand je dis « révisé », ça peut être simplement laver et remettre en forme, mais ça peut être également recoudre, réparer, teindre, changer les systèmes de fermeture, les accessoires, ou en créer de nouveaux… J’ai ainsi porté plusieurs fois mes tenues « Wessex » et « Edith Wharton ».

Cette année, j’ai clairement moins réalisé de nouvelles pièces, et il y a plusieurs raisons à cela :

La première, et la plus évidente, a été la crise sanitaire. Près d’une vingtaine d’événements ont été annulés, et je n’avais pas franchement envie de me lancer dans des projets compliqués que je ne pourrais porter qu’une fois (genre une patineuse olympique de 1900, si si^^), donc j’ai misé sur des costumes que j’étais sûre de pouvoir remettre quand il a fallu en faire de nouveaux. Parmi eux il y a :

  • Mes costumes de gauloise : ceux-là, il est clair que je vais les remettre régulièrement !
  • Une robe 1800 classique et passe-partout : en noir et blanc et pleine d’élastiques, le costume qui va me durer des années
  • Une robe 1800 noire et rouge : elle me servira également dans les bals costumés et m’a permis de mélanger des techniques : applications, broderies, dentelles et perles
  • Une robe 1899 que m’a cousue Falang : une merveille qui couvre une décennie pour laquelle je n’ai qu’une robe de jour

Une exception à ces nouveaux costumes « utiles » est ma robe « Art contemporain« . Celle-là, je ne sais pas du tout quand ni comment j’arriverai à la replacer, mais je me suis vraiment amusée à la peindre !

Une autre raison pour laquelle j’ai moins cousu est que je suis devenue artisan à l’archéosite d’Aubechies depuis le mois d’avril : je m’y suis beaucoup consacrée, et évidemment, mon temps n’étant pas extensible, j’ai pris sur celui des costumes. J’ai donc appris à carder, peigner la laine, à la filer au fuseau et au rouet, à la tisser et la teindre ! Cela m’offre beaucoup de possibilités mais l’exploration et l’expérimentation prennent du temps. Voici un aperçu de mes projets depuis un an :

Il y a trois costumes que j’ai terminés pour la Journée Grand-siècle de Vaux-le-Vicomte qui n’a pas eu lieu :

L’agneau n’apparait pas sur le site, de même qu’un costume de mousquetaire : tous les deux sont des commandes. Si tout se passe bien, nous serons huit personnages des Fables de la Fontaine lors de la journée 2022 !

Comme j’avais moins de projets à terminer pour des événements précis, je me suis permise de coudre trois costumes juste pour le plaisir :

Au départ, j’ai choisi de reproduire la robe de Demelza simplement à cause du tissu ressemblant que j’avais dans mon stock: j’ai du coup un costume de servante XVIIIè qui vient compléter ma garde-robe. De même, celui de « Cranford » a été l’occasion d’explorer une nouvelle période pour laquelle je n’avais rien. Côté XVIIIè, j’ai déjà plusieurs robes de la haute société, mais jamais encore une pour laquelle il a fallu tant travailler, ni avec ce type de manches et de décorations. C’était une envie de robe de « princesse » qui ne se révèle pas si superficielle que cela, car maintenant j’ai une robe qui me va parfaitement bien (les autres sont devenues trop petites) et me permet de montrer ce que je sais faire de mieux pour le moment !

La dernière raison pour laquelle j’ai beaucoup moins cousu cette année est qu’en septembre, on a appris qu’Hervé avait un cancer. Comme il est à la maison depuis lors, je passe plus de temps avec lui et moins dans mon atelier ! Pour les fois où nous sommes sortis costumés ensemble, j’ai préféré qu’il soit à son avantage et j’ai donc créé un costume de gaulois, et repris deux de ses plus beaux ensembles pour les compléter et les améliorer. Il y a les « cosplay » de :

Beaucoup moins de costumes, mais plus de sérénité ! Je me rends compte que ça m’a fait beaucoup de bien de ne plus coudre frénétiquement et d’apprendre de nouvelles choses. Avec le temps, ma garde-robe est plutôt conséquente et il est assez agréable d’utiliser ce que j’ai et de ne coudre seulement que des pièces incontournables, très bien taillées et finies, ou de simplement les réviser ou les compléter avec des accessoires. C’est une tendance qui s’amorçait déjà un peu mais qui a vraiment été visible cette année, et que je vais continuer de suivre !

Bonne année à tous !

Couture

Robe 1805 « En rouge et noir »

Ces derniers temps, je reste à la maison une semaine sur deux pour être avec Hervé. Du coup, j’ai pu boucler pas mal de projets de mon planning, et j’ai un peu de temps pour un projet non prévu ! J’ai eu envie d’une robe regency rouge, car j’en avais deux, mais j’en ai donnée une et vendue l’autre. Je souhaite improviser la décoration et laisser aller mon imagination, aussi il n’y a pas de croquis préparatoire. Je compte également utiliser ce que j’ai sous la main et ne rien dépenser !

27 octobre 2021 :

J’ai commencé par les manches : je veux mêler toutes les techniques que je maîtrise : application, broderie, perlage… Ce qui est bien avec les robes 1800, c’est que je peux me concentrer uniquement sur le bustier et les manches, qui sont de petites pièces. La même chose sur une robe XVIIIè et j’y passerais le triple d’heures !

1er décembre 2021 :

J’ai terminé la broderie des manches ! Je pense que ce sera la robe 1800 qui me prendra le plus de temps 🙂

J’ai bordé les manches en cousant un passepoil noir, puis je les ai rembourrées d’un peu de ouate pour leur donner de la tenue.

Puis j’ai commencé à décorer le bustier :

11 décembre :

Les parties sont terminées, maintenant il faut assembler le tout !

18 décembre :

J’ai enfin terminé d’assembler les quatre parties (après avoir passé une bonne partie de mon temps libre ces derniers jours à la chasse aux cadeaux). J’ai passé un élastique à la ceinture et un autre sur le décolleté pour que tout s’ajuste bien.

J’ai ajouté une ceinture et remanié un turban. Il me reste l’ourlet de la jupe à coudre et à sans doute décorer : mais je me laisse quelques jours à passer devant pour trouver l’idée idéale !

21 décembre :

Depuis dimanche, je suis occupée à décorer le bas de ma jupe ! C’est quelque chose que je ne fais jamais car j’ai toujours peur de le salir ou de l’abimer, mais je me suis dit tant pis, si c’est abîmé je réparerai !

J’ai ajouté trois rangs droits de dentelles noires, un rang en motif « antique » et trente cercles au milieu de ce motif

À la main devant Star Trek, ça passe vite ! Puis j’ai rempli ces cercles avec des perles, et c’était fini !

Je me suis amusée à créer un premier reel pour Instagram, voilà le résultat ! Il faut l’imaginer sur la musique irlandaise de Titanic, puisque je parodie Rose à qui je trouve que je ressemble un peu 🙂

Couture, Ecriture

Pourquoi j’aime prêter mes costumes

11 octobre 2021 :

Il y a plus de trois ans, j’ai créé un groupe qui s’appelle « Le Cercle des costumes disparates » ou CDCD. Nous nous réunissons tous les mois autour d’un thème différent. La création de ce cercle était, au départ, surtout un moyen de m’amuser et d’utiliser mes costumes, qui sont nombreux aujourd’hui. J’aurais pu intégrer un groupe de reconstitution historique, mais j’aime trop d’époques différentes pour me spécialiser dans une seule. J’aurais aussi pu me contenter des bals, mais le côté souvent prétentieux de ces soirées m’agace, et puis si je voulais tous les faire, il me faudrait beaucoup d’argent que je n’ai pas : le déplacement, le logement, la nourriture, les matériaux coûtent cher.

Je préfère prendre le costume du côté bon enfant, sans prise de tête. Par conséquent, ayant entraîné dans mon délire des amis qui, au départ, ne le partageaient pas forcément, je leur prête beaucoup mes costumes pour qu’ils m’accompagnent ! Au tout début, j’étais un peu réticente, parce que j’avais peur qu’ils ne les abîment (ce qui est arrivé), mais avec le temps je me suis rendu compte que j’adorais ça ! Pourquoi ?

Parce que je les révise

Prêter mes costumes me permet de les éprouver. Je les couds avant tout pour qu’ils soient portés ! Ce ne sont pas des œuvres d’art intouchables, et j’ai bien conscience qu’ils peuvent être abîmés. Quand d’autres personnes les mettent, je peux voir ce qui ne va pas, à l’habillage par exemple, ou pour les systèmes de fermeture, la qualité du tissu… Quand on me les rend, je les révise pour les améliorer. Les laver et les entretenir me permet également de me les réapproprier, de faire un retour sur mon travail et, dans un cycle vertueux, d’améliorer les costumes à venir ! De plus, ils vont s’user et obtenir une « patine » qui les rendra plus réalistes : je préfère qu’ils se rapprochent d’un vrai vêtement du passé que d’un déguisement flambant neuf.

Parce que je les vois d’un autre œil

Quand on porte un costume soi-même, c’est bête à dire, mais on ne se voit pas de dos. Quand je le prête, je peux mieux me rendre compte de ce qu’il donne sous tous les angles, de son mouvement, de sa praticité… Depuis quelques années, comme j’ai eu tendance à grossir/maigrir, j’ai cousu des costumes « adaptables » avec des élastiques, des laçages ou des boutonnages qui me permettent de jouer sur une dizaine de centimètres au niveau de la taille et de la poitrine. Je peux ainsi aider des amies qui font du 40 au 44 environ. De toute façon, même si on fait la même taille, comme personne n’est fichu pareil, c’est toujours intéressant de voir ce que couleurs, formes et matières donnent sur quelqu’un d’autre. Dernièrement, on a fait un essayage avec une amie, et c’était enrichissant de voir qu’un de mes premiers choix pour elle ne lui allait pas vraiment, mais qu’au contraire une autre robe que je trouvais fade sur moi la mettait bien en valeur.

Parce que c’est drôle

Les essayages sont toujours des moments très drôles, tout particulièrement les essayages de perruques ! On se découvre une nouvelle tête, on s’amuse comme des gamins ouvrant un coffre au grenier : finalement, les gens de ce milieu s’offusquent quand on dit « déguisement », mais il y a quand même un peu de ça. Quand je me costume, je ressens souvent la même impression que quand j’avais quatre ans et mettais une robe de « princesse » ! D’ailleurs, les petits enfants qui me croisent dans mes grandes robes dans la rue m’appellent comme ça, c’est dire…

Parce que je fais plaisir

À moi, comme à mes amis ! À eux, parce que je leur simplifie la vie et qu’ils se découvrent une nouvelle image dans la glace.

À nous, parce qu’il y a davantage de cohérence dans nos sorties costumées : quand mes amis n’ont rien, ils ne se costument pas, alors autant leur prêter !

À moi, parce que mes costumes vivent et que je suis contente de les utiliser. Je ne vois pas l’intérêt de ne porter qu’une ou deux fois une tenue pour la laisser ensuite dans mon placard… Lors d’un bal « record », il y avait sept de mes robes, et deux de mes gilets ! Il faut dire que j’ai cousu une garde-robe pour Mr Perfect (loin d’être aussi considérable que la mienne^^) et que je peux parfois prêter également aux messieurs. Depuis que je couds, j’ai dû fabriquer près de 400 pièces (sans compter chapeaux, gants et autres accessoires), aussi je me fais plaisir en les vendant (rarement) ou en les donnant (plus souvent) : c’est vrai que les plus anciens ne me plaisent souvent plus, soit parce que je les ai trop vus, soit parce que je m’améliore (j’ai encore en tête un de mes premiers costumes, à savoir la robe « rideau » d’Autant en emporte le vent… avec une fermeture éclair mal posée dans le dos T-T). Les donner me permet aussi de faire de la place dans mes placards, mais il me reste tout de même une centaine de costumes (dont une vingtaine pour mon chéri) !

Aujourd’hui je me rends compte que prêter mes costumes m’a permis de faire évoluer le cercle d’une manière qui me ressemble : amicale, solidaire et amusante. Je me demande à quoi il ressemblerait si je ne l’avais pas fait !

Couture

Colonel Christopher Brandon dans « Raison et Sentiments »

En août 2020, j’ai cousu la redingote du colonel Brandon dans « Raison et sentiments », pour qu’Hervé la porte lors de la visite du mémorial de Waterloo (bon, et aussi pour rêver un peu, c’est un de mes héros austeniens préférés 😀 ❤ ). En décembre, j’ai fait la ceinture, et ce mois-ci, je couds enfin le pantalon ! C’est un pantalon historiquement juste qu’il pourra remettre assez souvent, notamment à la fin du mois, pour une murder-party dans laquelle il interprétera un capitaine anglais. Ce pantalon a une taille haute, et enfin on ne verra plus sa chemise lorsqu’il lèvera les bras (ou voudra défaire l’aigle napoléonienne^^) !

8 juin 2021 :

J’ai dessiné les pièces en mélangeant les observations que j’ai faites sur un pantalon qui lui va bien, et la documentation que j’ai trouvée sur la mode de l’époque. J’ai eu un peu de mal à comprendre comment les pattes de boutonnages fonctionnaient, mais après quelques essais, je suis parvenue à le reproduire ! Le pantalon est doublé pour qu’il soit plus solide et ne gratte pas.

Bientôt des photos de la tenue complète !

16 août 2021 :

Voilà !

(On fait les cons sur les 3/4 des photos, j’ai toujours du mal à en trouver de sérieuses^^)

Couture

Tenue 1805 « Wessex, mensonges et contredanses »

26 juin 2021 :

« Wessex, mensonges et contredanses » est le nom d’une murder-party écrite par Ouam il y a quelques années, et que je rejoue demain. J’ai supprimé deux rôles, en ai fusionné deux, puis récrit tout le reste en fonction de mes nouveaux joueurs. Seule Gasparde aura joué deux fois cette murder, mais je lui donne un rôle différent et elle m’a dit qu’elle ne se souvenait de rien hormis avoir volé une lettre !

Pour l’occasion j’ai décidé de réaliser une tenue 1805, encore, comme si je n’en avais pas assez ! Je voulais utiliser un tissu que je conserve dans mon étagère depuis des années, et également avoir quelque chose d’un peu sérieux : je joue un rôle d’hôtesse gardienne des bonnes mœurs qui se marie difficilement avec toutes les robes roses, fleuries et colorées que je possède !

Une autre contrainte a été le confort et la rapidité d’exécution. Il me fallait quelque chose d’adaptable, donc j’ai mis des élastiques aux manches, à la taille et sur le décolleté, ainsi que de rapide à faire, aussi j’ai tout cousu à la machine excepté le placement des deux élastiques du décolleté. Du coup j’ai dû la coudre en cinq heures maximum.

8 mars 2021 :

Comme on le voit ci-dessus pour le haut, cette robe est transparente, alors j’ai cousu un jupon : avec la chemise que je porterai en dessous du corset, on ne verra plus rien. Le jupon est en coton blanc, il s’attache au corset par des crochets et se maintient par un lien serré dans le dos. Ce qui est très pratique, c’est que je n’aurais plus qu’à coudre des barres de crochets sur tous mes autres corsets ! En bas, il y a un petit volant pour donner du volume. Un de ces jours j’en ajouterai un autre et je mettrais un peu de dentelle, mais je n’ai pas eu le temps !

Enfin, j’ai ajouté un petit spencer noir sans manche. Il se ferme devant par des liens passés dans des œillets.

A force de passer devant tous les jours depuis une semaine, le spencer ne me plaît plus. Du coup j’ai mis un ruban et une broche à la place. Derrière, on peut voir la coiffure que j’ai prévue !

D’inspiration très antique !

16 août 2021 :

J’ai reçu des photos de la murder ! Je suis très contente de ma tenue, mais suis un peu déçue de ma perruque : au soleil, c’est vraiment très orange… Chez moi elle avait l’air plus naturel.

Bah, les photos sont tellement jolies que ça compense^^

Couture

Spencer violet et réticule assorti

Mitaines brodées main

J’ai cousu il y a près d’un an maintenant une robe en soie jaune que j’aime beaucoup. En rangeant mes affaires, j’ai pensé que cette paire de mitaines dorée irait très bien avec, mais qu’il fallait un vêtement ou un accessoire pour lier les deux et harmoniser une tenue cohérente. J’ai donc trouvé un petit bout de velours violet et déniché dans mes caisses une passementerie dorée, ainsi qu’une autre violette, et c’était parti !

1er mars 2021 :

J’ai coupé les pièces en les essayant directement sur la robe, pour être sûre que tout s’accorde bien.

Pour la décoration, j’ai utilisé la même passementerie dorée que sur la veste du colonel Brandon réalisée pour Hervé, mais j’ai ajouté un petit ruban de velours violet par-dessus.

8 mars 2021 :

Je voulais notamment qu’il y ait des manches plus courtes pour pouvoir voir celles de la robe :

Ensuite, j’ai cousu les mêmes boutons dorés que sur la veste « Brandon », et des petites boules prune devant. J’ai fixé le pli des manches avec un autre brandebourg (c’est ce qui m’a pris le plus de temps, heureusement qu’il n’y en avait que huit^^)

On ne le voit pas ici mais il y a une doublure dans le tissu des rideaux de mon atelier ! Et voilà :

Une tenue de soirée très chic !

2 juillet 2021 :

Les vacances approchent et au boulot, il n’y a vraiment pas un chat jeune. Pour m’occuper les mains tandis que je cause avec mes collègues, j’ai choisi de broder un réticule assorti à la tenue plus haut. Le dessin est inventé, j’ai simplement dessiné ce qu’il me passait par la tête ! Et hop, en six heures, la broderie était finie !

Prochaine étape : la couture du réticule en lui-même ! La semaine prochaine au boulot^^?

15 juillet 2021 :

Bizarrement le réticule a traîné quinze jours dans l’atelier avant que j’aie envie de le terminer ! Et ce fut fait aujourd’hui 🙂

J’irais presque jusqu’à dire qu’il est trop assorti à ma tenue ! Quand il est posé sur la robe on dirait qu’il y a un trou dedans^^

Ecriture

Beveridge manor

Beveridge Manor est mon dixième roman publié, et le premier publié par mes soins.

Vous pouvez le trouver en version numérique sur Amazon, il suffit de cliquer ici !

Vous pouvez également le trouver en version papier. La première façon est de me le demander directement ! Je me ferai une joie de vous l’envoyer dédicacé ! La seconde façon est de le trouver dans une librairie partenaire. Pour l’instant, elles sont :

Résumé :

Jeune restauratrice de tableaux, Clémence Rosier vient de décrocher un contrat en or : la propriétaire d’une vieille demeure anglaise l’a contactée pour travailler dans la galerie des portraits de ses ancêtres ! Mieux encore, la demeure en question n’est autre que « Beveridge manor », un prestigieux manoir du 16e siècle où ont été tournés plusieurs films historiques, dont quelques adaptations des romans de Jane Austen, un auteur que Clémence affectionne tout particulièrement. Bref, un job de rêve !
Le rêve tourne à l’hallucination lorsque Clémence, décrochant du mur le portrait d’Arthur Wallingford, maître des lieux au début du 19e siècle, découvre, cachée derrière, une étrange porte très ancienne à laquelle personne ne semble avoir touché depuis des lustres. Impossible de résister… En poussant la porte, Clémence pénètre dans un passage qui la mène tout droit dans le Beveridge manor de 1804 !
La surprise passée, Clémence se rend vite compte que la réalité peut s’éloigner assez fort de ce que les romans de Jane Austen lui ont laissé imaginer. Il lui faudra user d’astuce et de toute sa connaissance des mœurs de la Régence anglaise pour s’intégrer dans la famille Wallingford et, qui sait, infléchir heureusement le cours de leur existence… et de la sienne !

Couture

Robe 1838 façon « Cranford »

(Et façon Melle Mars, bien sûr !)

Je viens de terminer les miniséries Cranford et Retour à Cranford et j’ai vraiment adoré ! C’était touchant, drôle, très juste historiquement et avec une belle galerie de personnages. Cela faisait longtemps que je n’avais pas aimé une série à ce point !

Et forcément, quand j’adore une série, j’ai envie de faire des costumes qui en sont inspirés… Jusqu’à présent les années 1830 ne m’avaient pas plus intéressée que ça, certainement parce que j’ai gardé en tête cette image d’une robe de bal typique, pourvue de manches gigantesques et surmontée d’un coiffure « à la girafe » que je trouve particulièrement moches, mais aussi parce que ce n’est pas une période facile à reproduire, ni très représentée dans les films (à part Cranford, je ne trouve que Les Misérables [seconde partie] comme exemple !)

Un exemple de ce que je n’aime pas !

Mais évidemment, les dames de Cranford portent des vêtements de tous les jours, donc plus softs, et qui parfois datent de leur jeunesse et/ou ne suivent pas forcément la mode. Elles ne sont pas aristocrates et, profondément religieuses, ne sont donc pas versées dans l’excentricité : les tonalités sont relativement liées à la terre, la nature et à l’automne (bruns, verts, bordeaux, cuivrés…) comme on peut le voir ci-dessous. J’ai beaucoup aimé leurs costumes et les accessoires qu’elles portaient tels que bonnets, capotes, fichus, mitaines et turban !

Mrs Forrester, au milieu, est ma chouchoute

Cette fois, j’ai dessiné mon croquis en suivant les personnages de Cranford mais aussi en combinant mes éléments favoris.

Mon croquis de base
Cela dit, après coup, je me suis rendu compte que ça ressemblait pas mal à ça !

Mais comme je suis juste au niveau des tissus, il n’y aura pas les volants des manches ni celui du bas de la jupe.

12 mars 2020 :

Pour le patron, j’ai adapté le bustier de la Laitière de Vermeer et l’ai essayé directement avec le corset pour être sûr que ça s’ajuste bien. J’ai coupé la doublure en coton blanc au fur et à mesure, et une fois que c’était bon, j’en ai reporté les pièces sur ce superbe coton écossais !

L’écossais était très à la mode dans les années 1840. Le mien est plus voyant que celui de ces dames, mais c’était l’occasion de ne pas acheter de tissus ! En effet j’ai décousu et repassé les rideaux de ma chambre à Ixelles ! Entre cette robe et le précédent spencer, je suis dans ma période rideaux on dirait ?

13 mars 2020 :

La jupe est formée de trois panneaux qui seront plissés. J’ai vraiment joué au Tetris pour utiliser au maximum le tissu. Les manches ont été coupées en dernier !

Les pièces en écossais sont cousues avec un passepoil violet pris dans la couture. C’est le genre de détail que j’ai apprécié dans la série, et qu’on ne voit pas sur les gravures !

16 mars 2020 :

Les manches ont représenté un joli défi car je n’en avais jamais réalisé de pareilles. Elles sont constituées d’une partie très large et d’un poignet bien ajusté, garni de passepoil également. Ensuite, j’ai posé un galon à pompon sur le dessus du bras pour les resserrer, le même que sur le bustier.

Pour le volume, j’avais d’abord essayé avec les boudins de ouate de ma robe « Mary Shelley » (qu’on aperçoit dans le fond), mais ils sont trop gros. Pour l’instant, j’ai trouvé un système qui fonctionne : quand je tire sur le poignet serré, il se coince au niveau de mon avant-bras et alors le gonflant est gardé quand je bouge ! Je verrai à l’usage si je couds tout de même des boudins.

Une autre partie compliquée est la ceinture que je réalise au fur et à mesure pour ne pas me tromper ! La boucle est intégrée pour que ce soit plus pratique : je l’ai trouvée dans mon magasin préféré, il y avait encore le prix dessus : 295 francs !

Cette ceinture se termine par une pointe en « fleur de lys ».

18 mars 2020 :

La ceinture m’a donné du fil à retordre mais j’y suis parvenue ! Par contre, elle aura trois œillets au lieu d’un, vu que je me suis trompée comme une gourde ! Je les ai brodés moi-même sur une rondelle d’œillet à poser au marteau.

Pour que ça ferme bien j’ai mis quatre petites agrafes cachées à l’intérieur.

20 mars 2020 :

Une fois la doublure cousue, il ne me restait que les poignets et le col à faire ! Pour cela j’ai simplement posé des pièces directement sur la robe et les ai disposées puis coupées de manière à ce qu’elle suivent l’encolure ou les poignets. Ensuite, je les ai cousues, ourlées et repassées, puis cousues à gros points sur la robe, pour pouvoir les changer ou les laver éventuellement un jour.

Je me suis dépêchée de tout terminer aujourd’hui pour pouvoir prendre des photos demain, parce que je sais qu’il fera beau !

Mon chapeau m’a été offert par une fan de Jane Austen (je te remercie si jamais tu me lis !) et le châle tricoté tout spécialement pour moi par mon amie Lilla My (Bisous !) Quant aux mitaines, je les ai cousues rapidement le soir devant la télé pour qu’elles soient assorties au chapeau.

21 mars :

Aujourd’hui, premier jour du printemps, je vous propose ces photos au milieu des arbres fleuris du parc royal de Laeken, sous un superbe soleil ! (Un peu trop parfois d’ailleurs, difficile de regarder mon amoureux de photographe !)

Au départ je me suis dit qu’il y avait beaucoup trop de photos et que je ne devais en choisir que deux ou trois, mais il y en avait tellement de jolies que je me suis dit : « Hey, c’est pas grave ! Et puis c’est ton site, alors tu fais ce que tu veux ! »