27 juin 2016 :
Je me suis lancée dans un projet de broderie plus ambitieux que jamais, en soie écrue, avec des broderies au fil métallique. Et pour une fois, c’est pas pour moi mais pour Hervé ! Ce gilet est censé être une repoduction de ce modèle-là mais entre la différence de matériel et le fait que je me suis un poil trompée sur la taille des fleurs, ce sera plutôt une inspiration !


Alors, quand j’ai commencé, j’avoue, je ne sais plus. Si j’en crois les dates de mes photos, ce serait le 1er février 2016, mais j’avais déjà brodé la moitié du col.
Ce projet m’apprend énormément. D’abord, j’avais vraiment du mal à travailler sur un tambour classique rond, aussi je me suis enfin sorti les doigts du c*** et me suis occupée à mettre en ordre un métier que m’a mère m’a offert il y a des années mais qui traînait sous ma table de travail….


Chaque fois c’est pareil avec moi, il faut que les choses maturent on dirait, je pense toujours : « mais pourquoi je n’y avais pas pensé avant ? » Oui, sérieusement, ça a mis du temps de tout retaper, les coutisses sont montées sur des rouleaux de laine qui bougent et c’est pas l’idéal, mais ça m’a changé la vie ! Et puis, j’ai un ami qui m’a fabriqué des supports pour que je puisse travailler à table, merci merci, c’est vraiment plus pratique que sur mes genoux^^
Ensuite, je me suis rendue compte que j’aurais du faire un échantillon pour les fleurs qui parsèment les devants. C’est, comme en tricot, fort utile avant de se lancer dans un ouvrage compliqué ! En effet, je me suis rendue compte au bout d’une dizaine de fleurs qu’elles étaient toutes de tailles différentes… Alors j’en ai démonté deux et calcule bien la taille des suivantes pour que ça reste harmonieux.


Comme j’ai amené mon métier sur les champs de bataille (très logique une brodeuse au milieu des soldats^^) il a pris une odeur de saucisse fumée, c’est marrant 😀 Il faudra juste désodoriser le gilet fini pour ne pas qu’Hervé sente le bivouac^^
Ce qui est super chouette c’est que deux de mes amies y ont participé ! Emilie a brodé une fleur et Florence deux ^^ Hervé aura des souvenirs d’elles dessus !
J’ai appris pas mal également au niveau techniques et matériaux, et les dernières fleurs sont bien mieux réalisées que les premières. C’est un peu comme quand j’ai voulu participé au concours du fil le plus fin : ce n’est qu’en pratiquant tous les jours que je suis parvenue à un résultat satisfaisant !
Mon métier est grand mais malheureusement pas assez pour avoir tout le gilet d’une seule pièce dessus. Donc, j’ai coupé le col et remonté l’ouvrage juste un peu plus bas pour continuer. On va juste croiser les doigts que les lignes de bâti ne se voient pas une fois tout fini…


J’avais exposé le col sur un petit métier pour le montrer à Waterloo, mais je vais l’enlever pour ne pas qu’il prenne de mauvais plis et se décolore.
Un jour, j’aimerais trouver un grand métier à broder à poser sur tréteaux, je pourrais ainsi broder des grands pans de tissus d’une seule traite !
Voilà pour l’instant, c’est assez long, j’en suis à bien 50 heures de travail pour même pas le tiers de l’avancement 😀
























































































