Couture

L’année 2024 en costumes

Comme chaque année, voici un aperçu des costumes que j’ai créés durant les douze derniers mois !

En 2019 j’avais cousu 21 costumes neufs,

  • en 2020 ils sont descendus à 19
  • en 2021 : 15 costumes neufs
  • en 2022 : 7 costumes neufs
  • en 2023 : 4 costumes neufs

Et cette année…. Je n’ai cousu aucun costume neuf ! (Costume neuf = complet et nouveau des pieds à la tête). Cela fait plus d’un an que j’ai arrêté de travailler, et on aurait pu croire que la part de nouveaux costumes aurait beaucoup augmenté, mais d’une part, j’ai plutôt cousu des accessoires ou des nouvelles pièces pour changer ou améliorer les costumes que j’ai déjà et d’autre part j’ai réparti mon temps sur d’autres activités, dont la broderie, qui n’a pas un rendement génial 😀

De plus, j’apprends la flûte irlandaise et on prend des cours de danse de salon, (tout en continuant à tricoter, filer, broder, peindre…) ce qui me laisse encore moins de temps pour la couture, et j’ai aujourd’hui suffisamment de pièces pour couvrir à peu près tous les événements possibles depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours 😀

Ainsi, la seule robe neuve que j’ai cette année est mon costume de Noël dickensien, qui était en collaboration avec Kelein, donc je n’ai pas tout fait moi-même 😀 

Un petit aperçu des transformations et ajouts : pour mon pierrot gris, j’ai créé un nouveau haut, la jupe venait du costume de la Belle Chocolatière, elle-même créée pour un caraco que j’avais déjà. D’une certaine manière l’entièreté de ce costume a été réalisé en 2024, mais cela n’avait pas été réfléchi ainsi !

Mon costume 1630 est fini après avoir été commencé en début d’année dernière. J’ai créé deux vestes de cette même époque pour Hervé et moi, que nous avons mises en février. 

Lui n’aura eu que deux pièces nouvelles cette année, à savoir cette veste et un gilet bleu et or des années 1860 : j’ai vendu l’autre à un ami !

A ce propos, j’ai fait un grand tri cette année et ai retiré une cinquantaine de cintres de mes armoires, ce qui en fait… laisse juste la place à mes costumes de respirer 😀

En terme d’accessoires, j’ai créé deux chapeaux, un en taffetas beige (1860) et un en paille pour tenue pour visiter le domaine de Malmaison.

Chemisettes regency

J’ai aussi créé trois réticules et le premier bat le record de l’écart entre le neuf et le vieux ! En effet il s’est écoulé 26 ans entre le moment où j’ai brodé la rose au point de croix et celui où je l’ai intégrée à un sac ! Pour le troisième réticule, il s’est écoulé après peu près autant de temps entre le moment où j’ai voulu le réticule et celui où je l’ai réalisé 😀 C’est celui de Marianne Dashwood dans « Raison et Sentiments », évidemment 🙂 Quant au second, c’est en fait une deuxième reproduction d’un exemplaire trouvé sur le site d’un musée 🙂 On peut voir tout ça dans mon article « Travail du Fil 2024 »

C’est drôle, quand je les mets côte à côte, je me rends compte qu’ils ont tous les trois une forme triangulaire avec des pompons !

Et enfin, j’ai révisé ma robe de bal 1860 une troisième fois, ajouté une capuche au manteau de Marianne, customisé un gilet blanc et cousu une robe bleue à fleurs dorées que je n’ai jamais mise… 

Pour cette année, je peux déjà prédire deux costumes neufs pour des conférences, ainsi que la révision et le complément de nos deux garde-robes 1800, car Hervé et moi allons au Jane Austen festival en septembre !

Couture

Costume de Noël Dickensien (1820)

(Ou la robe en kit – en collaboration avec Kelein)

29 novembre 2024 :

Je pense que les articles « couture » de ces derniers mois sont tous estampillés du tampon « Pas l’temps ! » Et il est arrivé plusieurs fois que j’aille à la simplicité à cause de ça… Comme j’ai un planning de costumes assez chargé et un peu plus de sous, j’ai discuté avec une amie couturière pour qu’on collabore ensemble !

Elle s’appelle Kelein et vous pouvez trouver son site ici : https://www.kelein.be

On a choisi en septembre un des premiers costumes de décembre, dont j’ai besoin pour un Cinélivre sur Charles Dickens. J’avais en tête quelque chose de très précis :

Il s’agit de cette robe, mais dans un tissu écossais aux couleurs de Noël, avec un petit bonnet blanc décoré de houx que j’ai déjà porté l’an dernier. Alors oui, ce n’est pas ce qu’on imagine en premier quand on pense à Charles Dickens, on va plutôt vers du 1840, mais dans « A Christmas Carol », la jeunesse de Scrooge et le fameux bal des Fezziwig se déroulent dans les années 1800 ! Alors je suis plutôt allée de ce côté-là puisque j’adore cette mode et la trouve bien plus pratique et confortable. Je me suis imaginée en conférence dans une robe corsetée… et non… je préfère ressembler à une mamie en robe de chambre 😀

Kelein a fait le plus gros, c’est à dire le patronage, la coupe des pièces et le surjet. Elle m’a même avancé avec les plis du dos ! Un matin, J’ai donc reçu un matin par la poste un paquet avec ma robe « en kit » :

Avec le plan de montage, comme chez Ikéa ! Et c’est vraiment un régal à coudre. Je suis les instructions, ses petits repères, je sais où je vais, c’est super rapide et c’est sur-mesure !

Vous trouvez peut-être ce principe révolutionnaire, mais ça se faisait beaucoup, surtout dans la bourgeoisie, avant le prêt-à-porter ! Moi j’avoue que j’adore, et si j’avais les moyens je ferai tout le temps comme ça parce que le patronage et la coupe des pièces, ça m’ennuie un peu, ça prend du temps et c’est compliqué vu que je suis seule (surtout pour le dos :D)

9 décembre :

Hier, j’ai terminé ma conférence !

J’ai aussi un peu avancé sur la robe : j’ai cousu les manches et les volants des poignets. Il aurait fallu que je couse ceux des épaules avant mais comme je ne sais pas si j’aurais le temps, j’ai commencé par les étapes essentielles, et je mettrais les volants en dernier en fonction du temps qu’il me reste.

J’ai aussi cousu le devant ; il ne me reste plus que l’ourlet pour qu’elle soit mettable !

22 décembre :

J’ai pu mettre cette robe pour ma conférence sur Dickens, et elle était vraiment très agréable à porter ! Je l’avais mise avec une chemisette au col un peu trop grand. Ce matin, j’en ai cousue une autre :

Elle est en lin et en dentelle ancienne, et je dois avoir pris à peine une heure : tout est surjeté et cousu à la machine !

23 décembre :

Après avoir cousu cette chemisette hier, dont je ne suis finalement pas si satisfaite, j’ai fait le point sur tout ce que j’avais déjà, et suis retombée sur ma préférée, excepté que je l’ai déchirée cette été, parce que la dentelle est très fragile :

Je l’ai donc réparée en thermocollant la déchirure avec un bout de fixe-ourlet et recouvert le tout d’une bande de dentelle, puis j’ai cousu une deuxième bande en symétrie pour que ce soit plus joli !

24 décembre :

Toujours non satisfaite de ma chemisette, voilà un autre modèle réalisé entre hier et aujourd’hui :

Elle est coupée sur le patron de la précédente mais avec une courbure améliorée. Le col est séparable pour que je puisse mieux le laver. Après un bon repassage et amidonnage, cela rend bien !

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Gilet en satin bleu et or (1830-1860)

5 octobre 2024 :

Avec le tri que je viens d’effectuer dans mes costumes, Hervé n’a plus de gilet 1860 pour aller danser 🙂 Du coup tant mieux, je peux m’amuser à lui en faire un plus beau ! J’aime bien coudre des gilets, cela ne prend pas beaucoup de temps ni de tissu.

Comme par chance la mode masculine ne change pas trop durant le XIXème siècle, ce vêtement lui servira également quand il faudra faire de la reconstitution qui remontera jusqu’aux années 1830 !

Voilà mon modèle qui date de 1845 :

J’ai bien avancé, mais arrivée au moment où je devais rejoindre la doublure et la façade, le satin était déformé et je ne m’en sortais pas.

6 octobre :

Du coup j’ai tout démonté, coupé deux pièces d’entoilage, renforcé les coutures, et tout remonté !

Ce matin je suis retournée presque au niveau d’hier… « Défaire et refaire », qu’elle dit ma maman, « c’est toujours travailler »… Oué oué, mais réfléchir avant de faire, c’est pas mal aussi T-T

« J’aime bien faire des gilets », qu’Emma disait hier, « ça ne prend pas beaucoup de temps » Tu parles !

14 octobre :

Après avoir démonté le devant et le col trois fois… J’ai bien épinglé mon tissu et tout cousu à la main pour que le satin ne se fasse pas la malle : et le résultat est plutôt satisfaisant. Seulement, comme j’ai perdu du temps sur mon planning, j’ai cousu les boutons en trompe-l’oeil et n’ai pas fait de lien dans le dos pour le resserrer. Ce sera pour une prochaine fois !

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Garde-robe de Noël (1800-1815)

30 novembre :

En prévision d’un week-end en immersion dans l’univers de Jane Austen et de Charles Dickens, je nous constitue une garde-robe 1800, de Noël donc ! J’adore Jane Austen, et j’adore « Un Chant de Noël », alors quand je me suis rendue compte que le bal du vieux Fezziwig (un des souvenirs du fantôme des Noëls passés) se déroulait à peu près à cette époque (d’après la date de publication du roman la jeunesse de Scrooge se situe autour des années 1800), j’étais folle de joie ! Bien sûr j’ai déjà quelques accessoires de Noël 1800 (une cape, deux réticules de Noël et un gilet à têtes de renne…) mais là j’ai une excellente raison 😀 (Comme s’il m’en fallait une … ?) Honnêtement j’avais déjà presque tout ce qu’il faut, il a suffit de coordonner nos pièces rouges, vertes et blanches et d’ajouter quelques petits accessoires !

J’ai donc ajouté un ruban de Noël à mon bonnet et cousu une veste du matin en laine :

Au départ, comme ce tissu est tout déformé, je voulais couper le moins de pièces possible. Il n’y en avait qu’une pour le dos et le devant, mais comme il n’y avait pas assez d’ampleur et que ça tombait comme un gilet moderne (première photo), alors j’ai coupé au niveau des hanches pour récupérer un triangle que j’ai placé dans le dos (deuxième photo).

J’ai ourlé tous les bords à la main, et voilà ! Pour l’instant elle se ferme avec un ruban mais je crois que je vais coudre des liens en laine blanche dès que j’aurai le temps.

Vendredi 1er décembre :

C’est mon amoureux qui va cuisiner pour nous tous les repas, alors forcément il a besoin d’un tablier ! De Noël, bien sûr, mais aussi en rapport avec « Un Chant de Noël » de Dickens ou bien Jane Austen. J’ai eu une idée lumineuse (du genre qui me faisait ricaner en pensant à sa réaction) : je lui ai brodé une phrase du « Noël de Blackadder » une série qu’on adore (et moi tout particulièrement cet épisode).

Dans l’épisode, Blackadder (Rowan Atkinson) dit en substance à son valet : « C’est incroyable Baldrick, vous avez réussi à écrire « Christmas » sans aucune des lettres qui compose le mot ! »

Et ce n’est que dans le générique de fin qu’on peut lire le texte^^

Alors voilà mon chef d’oeuvre 😀

Particulièrement fière, la fille^

21 décembre :

Le tablier a eu un grand succès, on l’utilise tous les deux quotidiennement !

Aujourd’hui, j’ai ajouté un petit lien en laine pour fermer la veste du matin :

28 décembre :

C’est trop tard pour cette année mais je viens de terminer un sac de Noël ! Pour la première fois depuis longtemps j’ai suivi un tuto^^ (merci Mère Noël !)