Couture

Réticule « Pride and Prejudice » (environ 1800) (sûrement 1995)

6 septembre 2026 :

La rentrée est là, j’inaugure une nouvelle habitude de vie : je brode tous les matins le temps que dure ma tasse de thé ! En ce moment, je suis sur un projet un peu long mais très enthousiasmant. Et je laisse la fenêtre ouverte, écoutant les voitures des travailleurs, les enfants qui vont à l’école et les oiseaux du parc, c’est vraiment très agréable.

Grâce à lui, je me suis rendue compte qu’en broderie, tout était important, pas seulement l’exécution des points : le choix du dessin, des matériaux des couleurs, influe tout autant sur le résultat final.

Ici, tout est parfait : le dessin, l’harmonie des couleurs automnales, la soie déjà brodée ! Oui, les points sont plutôt faciles, exceptés qu’ils sont petits : il s’agit essentiellement de point de tige, de point de chaînette et de passé plat.

Voici mon modèle !

Allez, pour ceux qui n’auraient pas reconnu, voici un indice !

C’est donc le motif de la série « Orgueil et Préjugés » de 1995 ! Pour l’obtenir sur le tissu, ça été compliqué. J’ai dû prendre en pause ma télé, plusieurs fois pour avoir le motif au complet, et ensuite c’est Florence, qui dessine divinement, qui l’a dessiné, interprété, photocopié, réduit, redessiné, calqué, transféré… C’était long, mais ça valait la peine !

Il est sur une soie magnifique offert par une amie, c’était prévu pour un châle de mariage à l’origine. Les motifs déjà brodés, végétaux, se marient à merveille avec le dessin.

Je pense qu’il s’agissait d’un bas de robe, parce que dans le générique, il est répété plusieurs fois sur une bande horizontale.

Sachant que j’en suis déjà à une dizaine d’heures (sans compter le dessin), je me vois mal passer près de 200 heures pour la dizaine de motifs d’un bas de robe ainsi que pour la reprise de la thématique, en plus petit, au niveau des manches et/ou du décolleté, comme ça se faisait généralement. (Sans compter également le semis/plumetis du corps de la robe). Avec Florence on a plutôt imaginé de le prendre en photo et de le faire imprimer par un site comme Spoonflower ! Mais qui sait, un jour peut-être^^

Pour l’instant, je garde mon idée du réticule, motif unique, pas trop gros, bien mis en valeur, qui m’autorise plein d’expériences ! Je me rends compte que pour les romans, c’est exactement la même chose : j’ai toujours préféré écrire des one–shots que des sagas 😀

Pour la forme, je vais m’inspirer du réticule en bas à droite avec les perles vertes, je trouve que ça ira très bien :

11 septembre 2026 :

J’ai terminé avant-hier ! La construction était plutôt simple 🙂

Couture

Réticule « The Holly and the Ivy » (environ 1800)

27 juin 2026 :

A la fin de l’année nous retournons à Bath, je suis heureuse ! Nous irons danser dans un bal de Noël dont la thématique est « The Holly and the Ivy ». Et cette fois, nous danserons dans la « pump room » qui est justement le seul endroit que nous n’avions pas encore visité en septembre dernier.

A cette occasion, j’ai prévu loooongtemps à l’avance nos costumes ! Pour Hervé, seule nouvelle pièce, un gilet en soie brodé d’or. Quant à moi, je vais porter une robe en soie bleu glacier qui n’est pas encore réalisée, une couronne de lierre givré (non c’est moi qui suis givrée) et un réticule accordant le tout.

J’aime vraiment bien broder les réticules. C’est petit, spectaculaire et ça permet d’assortir des pièces de vêtements qui ne vont pas toujours forcément ensemble (cf. mon costume de marchande de rubans). C’est peut-être pour ces raisons-là que les femmes brodaient des réticules avant tout autre chose ! (Un jour, un jour, je broderai une robe)

Voilà mon inspiration. C’est un détail de bas de robe 1800 que j’admire depuis que ma mère m’a offert le Fashion de chez Taschen. (Un jour, je la ferai en entier)

J’ai brodé du lierre et du houx au fil de soie et j’ai expérimenté les sequins. Comme d’habitude, ma fantaisie et le passage en 3D m’ont amenée à tout modifier par rapport à mon idée initiale !

En haut, j’ai ajouté une bande du tissu de la robe. Je n’ai pas le tout assorti — pour moi une dame avec robe et réticule et chapeau dans le même tissu ça fait vraiment déguisement — mais un peu ne fait pas de mal !

Ce matin, en passant à la broderie du dos, je me suis rendue compte qu’un mois en exposition avaient décoloré la partie repliée ! Heureusement c’est le dos, mais la prochaine fois que je broderai un gros truc, je saurai qu’il faudra le recouvrir entre chaque session de travail 🙂

On le voit pas forcément en photo mais ça y est^^

En le voyant en photos comme ça je me rends compte qu’il est quand même vachement bling-bling surtout qu’il n’y a pas encore les pompons ni la cordelette 😀 La robe sera très sobre alors ça compensera 😀

28 juin :

Il est terminé ! Avec de jolis pompons qui ressemblent à des framboises bleues et un système d’attache comme celui du réticule de Marianne pour bien mettre le motif en valeur 🙂

Couture

Gilet en soie brodé (environ 1800)

27 juin 2016 :

Je me suis lancée dans un projet de broderie plus ambitieux que jamais, en soie écrue, avec des broderies au fil métallique. Et pour une fois, c’est pas pour moi mais pour Hervé ! Ce gilet est censé être une repoduction de ce modèle-là mais entre la différence de matériel et le fait que je me suis un poil trompée sur la taille des fleurs, ce sera plutôt une inspiration !

Alors, quand j’ai commencé, j’avoue, je ne sais plus. Si j’en crois les dates de mes photos, ce serait le 1er février 2016, mais j’avais déjà brodé la moitié du col.

Ce projet m’apprend énormément. D’abord, j’avais vraiment du mal à travailler sur un tambour classique rond, aussi je me suis enfin sorti les doigts du c*** et me suis occupée à mettre en ordre un métier que m’a mère m’a offert il y a des années mais qui traînait sous ma table de travail….

Chaque fois c’est pareil avec moi, il faut que les choses maturent on dirait, je pense toujours : « mais pourquoi je n’y avais pas pensé avant ? » Oui, sérieusement, ça a mis du temps de tout retaper, les coutisses sont montées sur des rouleaux de laine qui bougent et c’est pas l’idéal, mais ça m’a changé la vie ! Et puis, j’ai un ami qui m’a fabriqué des supports pour que je puisse travailler à table, merci merci, c’est vraiment plus pratique que sur mes genoux^^

Ensuite, je me suis rendue compte que j’aurais du faire un échantillon pour les fleurs qui parsèment les devants. C’est, comme en tricot, fort utile avant de se lancer dans un ouvrage compliqué ! En effet, je me suis rendue compte au bout d’une dizaine de fleurs qu’elles étaient toutes de tailles différentes… Alors j’en ai démonté deux et calcule bien la taille des suivantes pour que ça reste harmonieux.

Comme j’ai amené mon métier sur les champs de bataille (très logique une brodeuse au milieu des soldats^^) il a pris une odeur de saucisse fumée, c’est marrant 😀 Il faudra juste désodoriser le gilet fini pour ne pas qu’Hervé sente le bivouac^^

Ce qui est super chouette c’est que deux de mes amies y ont participé ! Emilie a brodé une fleur et Florence deux ^^ Hervé aura des souvenirs d’elles dessus !

J’ai appris pas mal également au niveau techniques et matériaux, et les dernières fleurs sont bien mieux réalisées que les premières. C’est un peu comme quand j’ai voulu participé au concours du fil le plus fin : ce n’est qu’en pratiquant tous les jours que je suis parvenue à un résultat satisfaisant !

Mon métier est grand mais malheureusement pas assez pour avoir tout le gilet d’une seule pièce dessus. Donc, j’ai coupé le col et remonté l’ouvrage juste un peu plus bas pour continuer. On va juste croiser les doigts que les lignes de bâti ne se voient pas une fois tout fini…

J’avais exposé le col sur un petit métier pour le montrer à Waterloo, mais je vais l’enlever pour ne pas qu’il prenne de mauvais plis et se décolore.

Un jour, j’aimerais trouver un grand métier à broder à poser sur tréteaux, je pourrais ainsi broder des grands pans de tissus d’une seule traite !

Voilà pour l’instant, c’est assez long, j’en suis à bien 50 heures de travail pour même pas le tiers de l’avancement 😀

Couture

L’année 2025 en costumes

Comme chaque année, voici un aperçu des costumes que j’ai créés durant les douze derniers mois !

En 2019 j’avais cousu 21 costumes neufs,

  • en 2020 ils sont descendus à 19
  • en 2021 : 15 costumes neufs
  • en 2022 : 7 costumes neufs
  • en 2023 : 4 costumes neufs
  • En 2024 : aucun costume neuf !

Et cette année…. les choses ont été très différentes car Hervé et moi sommes allées au Jane Austen Festival en septembre !

Il y a eu 13 costumes neufs et autant de refontes !

Mes créations ont donc été très tournées vers cette période 1800 que j’aime tellement. Et je n’ai pas toujours rédigé de compte-rendu en photos par manque de temps quand il s’agissait des miens, et pas non plus quand ils étaient réalisés par deux amies.

En effet, Kelein a réalisé la redingote et le gilet de soirée d’Hervé tandis qu’Emilie a réalisé sa redingote de jour. Regardez comme il était beau mon amoureux grâce à elles !

Le complément de nos garde-robes 1800 s’est composé de pas mal de pièces de lingerie non prises en photos et d’un tas de chapeaux et d’accessoires :

Il y a surtout eu deux tenues majeures !

D’abord la robe de bal de Marian Dashwood dans Raison et Sentiments (seconde édition) qui m’a valu beaucoup de compliments et que j’ai pu reporter à Bruxelles pour un bal Jane Austen (qui n’avait de Jane Austen que le nom) mais surtout la pelisse et la toque d’Emma (1996), le clou de ma tenue de promenade pour ouvrir le festival.

Avant cela, j’avais déjà réalisé une robe dans une paire de rideaux et une robe en lin vert sauge, toutes deux très pratiques, légères et confortables, mises à Waterloo.

A Bath, j’ai emporté une robe en morceaux à coudre à la main, que je n’ai terminée que quelques jours après être rentrée, et que je n’ai jamais encore portée, une robe de bal en plumetis blanc.

A peine rentrée, en ce qui concernait ma garde-robe idéale 1800, j’ai eu une liste d’idées tout aussi grande qu’avant de réserver le séjour. Il y avait dedans un costume gothique pour Halloween, que j’ai pu utiliser deux fois !

Mais, en-dehors de cette garde-robe 1800, j’ai conçu beaucoup d’autres costumes.

En février, j’ai commencé fort l’année avec un costume d’Arlequine pour une conférence au château de Seneffe ! Là encore, une amie m’a aidée, Charlotte, dont les conseils pour découper ces centaines de triangles ont été très précieux !

En avril, j’ai dégagé du temps pour une robe patchwork pour moi, dont j’avais le projet depuis deux ans ! Le même mois j’ai cousu une robe celte très simple pour l’été.

Pour la Journée Grand Siècle de Vaux-le-Vicomte j’ai conçu deux costumes de « petits métiers » : un jardinier pour Hervé, avec ce qu’on avait déjà, et une filandière pour moi, pour lequel j’ai tout créé :

En novembre, incursion réussie dans une époque dont je n’aime pas la mode a priori, les années 60, avecune robe de soirée en soie turquoise que j’aime beaucoup.

Et en décembre, pour clore l’année, j’ai réalisé deux costumes pour « La Symphonie de Noël de Mozart », celui de Constance Weber Mozart pour moi et une robe patchwork de Noël , tous deux à enfiler très rapidement au moment des saluts, pour Héloïse et Dina.

2025 fut très remplie costumement parlant, et 2026 devrait suivre la même voie car je vais tenir un cycle « Un fil à la Page » à la bibliothèque des Riches-Claires, au cours duquel je serai costumée, forcément !

Actualités, Couture, Ecriture

Le « Jane Austen festival » à Bath (septembre 2025) – Photos

4 novembre 2025 :

Après mon compte-rendu de notre séjour au Jane Austen festival je me suis aperçue qu’il restait encore quelques jolies photos que je n’ai pas pu mettre.

Voilà une série d’un concept que j’ai tenté mais pas pu tenir tous les jours, c’est-à-dire nous prendre en photo, avec Hervé, tous les jours dans la même position et au même endroit :

Et voici quelques photos de jardins et de parcs, toutes les dernières prises par Fabienne 🙂 :

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Le « Jane Austen festival » à Bath (septembre 2025)

31 octobre 2025 :

Voilà plusieurs années que je rêvais d’aller au Jane Austen festival ! Il a lieu chaque année en septembre.

Quand je l’ai découvert, c’était plus un rêve qu’un but, parce que j’étais célibataire, pas très riche et pas très dégourdie non plus 🙂 Voyager seule me fichait la trouille ! Et surtout, je bossais dans l’enseignement, alors prendre des vacances pendant la rentrée scolaire, c’était compliqué, voire impossible…

Et puis j’ai rencontré Hervé, et puis j’ai eu des amies qui aimaient aussi Jane Austen ! Il y a deux ans ce rêve a commencé à devenir réalisable car j’avais la compagnie adéquate et un peu plus de sous, mais surtout, parce que je pouvais me permettre de partir en vacances en septembre ! Avoir un proche avec soi c’est beaucoup mieux pour partager ce genre d’évènement.

Alors avec Hervé on s’est dit qu’on zapperait 2024, qu’on économiserait et ferait un peu les choses en grand pour 2025, année du 250e anniversaire de la naissance de Jane Austen ! Il savait que j’aurais été heureuse même si nous n’y étions allés que deux jours et avions dormi dans une auberge de jeunesse (ce que nous faisions avant de nous rencontrer), mais là, nous avions les moyens de nous permettre davantage ! Je ne vais pas vous mentir, ce séjour aura été un peu l’équivalent de notre voyage de noces, et nous ne réitérerons pas une expérience pareille avant quelques années :0 Mais je ne regrette rien et je ne serai pas une Emma Bovary, même si j’en porte le prénom ! Plutôt une Emma de Jane Austen 😀

Et donc, nous avons vraiment fait les choses en grand ! On a loué un appartement derrière le Royal Crescent (rien que ça) pour pouvoir étaler nos affaires et préparer les repas, et nous sommes partis toute la durée du festival, en ajoutant un jour à l’arrivée et un jour au départ. Nous étions donc à Bath du jeudi 11 au lundi 22 septembre, et c’était les plus longues vacances de ma vie ! Et les plus chouettes aussi 😀 (jusque là, pas de bovarysme on a dit)

Et comme nous avions un appartement avec deux chambres… nous avons pu inviter du monde, ce qui est encore plus sympa ! Fabienne et sa nièce Claire (qui est anglaise, ça tombait bien^^) nous ont donc rejoints dans l’appartement le mardi. Claire est repartie jeudi soir mais Fabienne est restée avec nous jusqu’au bout ! Cela faisait trois proches ! 😀

L’organisation des évènements a été épique… Pour résumer, il fallait attendre un jour et une heure précises pour obtenir les tickets : nous étions tous les quatre au taquet devant notre ordinateur, planning provisoire et liste d’évènements par personne classés par priorité, et nous n’avons obtenu que la moitié des tickets souhaités ! Tout s’est vendu à la vitesse de la lumière, tout spécialement les bals. J’avoue que j’ai été déçue, mais finalement… Hervé et moi avons obtenu deux places de la liste d’attente ! C’est sûrement parce que les gens se sont rendus compte qu’il avait lieu avant le festival 😀 Et Fabienne a obtenu un workshop 😀

Pour me souvenir et partager, voici compte-rendu en photos jour par jour ! (Tout n’y est pas, on en a pris plus de 400)

11 septembre :

On étaient chargés comme des mules ! Une grosse valise pour les affaires du quotidien, une plus grosse encore juste pour les costumes, nos sacs à main, plus un sac à dos militaire pour les chapeaux, les bottes et les parapluie/ombrelle ! Oui, les choses en grand, ça signifie avoir de quoi se costumer tous les jours !

Plusieurs mois auparavant, j’ai commencé un planning avec nos deux garde-robes afin de savoir ce qui me restait à coudre/acheter pour compléter, car cela fait plus de dix ans que je couds des costumes de cette période, alors j’avais pas mal de choses. Mais bien sûr… ces vacances m’auront donné des tas de nouvelles idées^^

Alors qu’on s’attendaient à de la pluie tout du long, il a fait plutôt beau, et nous sommes passés entre les gouttes tout le temps ! Un magnifique soleil nous a accueillis à notre arrivée 🙂

12 septembre :

Le vendredi, on a commencé fort, directement avec un bal « Hartfield court » ! C’était vraiment le plus chouette bal auquel on a participé jusque-là, et pourtant, on en a fait quelques-uns. Les danses étaient parfaites, la maître à danser également, et les invités comme le staff très bienveillants. La thématique « Emma » m’a enchantée, et nous avons notamment dansé sur deux créations d’après l’adaptation de 2009 que j’adore : « Ship’s cook » et une valse très jolie (basée sur le thème principal) pour clôturer.

(C’est surtout mon amoureux qui était parfait^^)

13 septembre :

C’est le jour de la grande promenade qui marque le début du festival !

Hervé porte son costume de mariage du colonel Brandon dans « Raison et Sentiments », et moi je porte une tenue inspirée de celle de « Emma » de 1996 avec Kate Beckinsale.

Il y avait donc 2000 participants avec bracelets, et autant, sinon plus, pour regarder la parade : c’est dingue de se dire qu’il y avait des gens du monde entier réunis là par la Littérature !

Il n’y a que des photos avant/après la promenade, car il n’était pas autorisé de prendre des photos pendant, pour ne pas gâcher l’immersion. Pas grave, il y avait des photographes ! Regardez la belle photo qui illustre l’article du Guardian consacré :

(Nous avons lié connaissance avec deux dames que nous avons retrouvées lors de la pièce de théâtre !)

Le truc le plus extraordinaire, c’est que l’après-midi, à la regency fair, je suis tombée sur le stand d’une modiste. Tout d’abord j’ai remarqué les chapeaux que j’ai trouvé très beaux, sobres et extrêmement bien travaillés (tout ce que j’aime, un peu le contraire des autres stands qui débordaient de plumes, de rubans et de pierreries).

Il y en avait un notamment qui ressemblait beaucoup au dernier que porte Kate Winslet dans « Raison et Sentiments »… Et pour cause ! La dame qui crée ces chapeaux, c’est Josephine Willis, qui était à l’époque l’assistante de la créatrice des chapeaux du film ! Elle l’avait refait…

Encore mieux, attendez…. Elle avait des photos de ses créations, dont celle-là :

… qui est donc, si vous avez suivi, la tenue dont je me suis inspirée et que je portais précisément ce jour-là !

J’étais dans un état ; à la fois gênée et si enthousiaste de lui montrer mon travail ! Mon chapeau n’est pas parfait, et je le lui ai fait remarquer… notamment le fait qu’il était plus haut que le modèle d’origine.

Et elle m’a répondu que non, que la hauteur était parfaite et qu’il était très beau ❤ 😀 Bref, j’étais comme une folle, et… je suis repartie avec un chapeau, forcément… Ce qui m’en faisait neuf, avec le bonnet du workshop 😦 (Heureusement, Claire a été super, elle est repartie avec les bottes d’Hervé et ma toque pour nous aider)

(Le fameux chapeau neuf, porté au château de Seneffe une semaine après être rentrés)

14 septembre :

Il n’y a pas beaucoup de photos car nous sommes allés à l’église le matin, et que nous n’avions pas le droit d’en prendre. Bon, chut, je m’en suis quand même permise une à la fin 😀 C’était une très belle cérémonie, avec un choeur d’enfants, et une foule de gens habillés 1800 (notamment une rangée d’Espagnols magnifiques en face et « American Duchess » à ma droite, laquelle a du me prendre pour une cinglée quand je lui ai dit que le l’avais reconnue… avec le recul, mon anglais sonnait très serial killer, désolée T-T)

Ensuite nous sommes allées au musée d’Holburne et avons participé à une expérience amusante : poser durant 20 minutes en tant que modèles ! Ce n’était pas la première fois pour moi (je l’ai déjà fait pour ma mère et un ami par le passé) mais pour Hervé oui 🙂

Il y avait de très belles oeuvres à regarder dans la salle où nous étions, ainsi qu’une exposition sur les illustrations des romans de Jane Austen.

15 septembre :

Le lundi était un peu plus calme. Hervé et ses pauvres pieds se sont reposés tandis que j’ai participé à un workshop « Bonnet » absolument fabuleux. (Sa photo viendra plus tard). Pensez donc : une salle entière remplie de fournitures pour décorer mon chapeau… Difficile de faire un choix 😀

J’y ai rencontré une mère et sa fille avec qui j’ai pu pratiquer mon néerlandais^^

L’après-midi nous avons visité le musée du numéro 1 Royal crescent. Il n’y a pas de photos d’Hervé car nous étions seuls et j’ai oublié d’en prendre de lui 😦 C’était le jour où nous avons croisé le moins de costumés dans les rues de Bath, que nous commencions à bien connaître par coeur. Il faut dire que le centre historique, où étaient concentrés les événements, n’est pas très grand !

Nous avons commencé à comprendre qu’il fallait ajouter dix minutes de trajet à celui escompté, le temps d’être pris en photo^^

16 septembre :

Fabienne et Claire étaient arrivées ! Nous avons visité ensemble le Jane Austen center où nous avons été accueillis par Marianne Dashwood (mon personnage préféré), puis Hervé et moi avons pris un afternoon tea à l’étage.

J’étais assise juste devant ce fameux portrait, et on m’a demandé trois fois en une heure de me déplacer pour prendre des photos, « darcymania oblige ». La mienne est plutôt façon « Mon maître n’est pas là mais je peux vous faire visiter Pemberley si vous le souhaitez ! » que « Oh je suis trop amoureuse de vouuuuus ! » (Mon amoureux, c’est celui de l’autre côté de la photo, et il est davantage « Mr Knighley » 😉

L’après-midi nous avons participé à un walking tour intitulé « What about the workers ?  » (d’où mon costume plus populaire de ce jour). C’était vraiment passionnant, j’aime bien le fait de s’intéresser au peuple et aux travailleurs, on ne voit jamais les domestiques dans les romans de Jane Austen. Ils sont un peu là comme des elfes de maison dans Harry Potter….

17 septembre :

Le matin, nous sommes allés visiter le musée américain, et c’était le seul jour où nous sommes restés en civil. Il n’y a donc pas de photos de nous ! (mais des tas du musée)

L’après-midi, nous avons participé à une marche pour découvrir les lieux de Bath illustrant la vie de Jane Austen et le soir, à un ghost walk : j’étais tellement fatiguée (et les autres aussi je crois) qu’on est restés en civil. (Cela dit, je me suis offert un magnifique sweat « Pemberley » pour rester dans le ton 😀 )

Cette balade était très chouette et m’a donné l’idée d’un costume gothique que j’ai finalement réalisé la semaine passée ! Qui sait, un jour, je participerai de nouveau à un marche fantomatique 😀

18 septembre :

Le matin, je suis restée seule à l’appartement… je n’en pouvais plus 😀 Et j’en ai profité pour écrire mon nouveau roman ! Après plus de quatre ans j’avais terminé le précédent (toujours en recherche d’éditeur), alors je me suis dit que dans tous mes projets, il serait parfait de choisir la romance 1800… et ce dans un joli carnet de notes acheté sur place à Waterstones 🙂 (Une maison qui réutilise les vieilles couvertures ce qui donne des pièces uniques, j’adore ce concept. La mienne est « Britannia Mews » de Margery Sharp, ce qui colle parfaitement 🙂 )

En nous rendant à un concert, nous avons visité un minuscule jardin :

Voilà le fameux bonnet du workshop terminé !

Le concert était donné par trois femmes dont Lisa Timbs, et recréait l’ambiance d’une petite soirée familiale au temps de Jane Austen, avec des musiques toutes liées à ses romans. C’était vraiment bien ! Il avait lieu dans un petit musée qui va nourrir mon roman… en effet, mon héros s’intéressera à l’étude des fossiles et participera à la naissance de la paléontologie 😀

19 septembre :

C’est le jour de la danse et de la mode !

Au matin, workshop de danse avec Fabienne ! Workshop « avancé  » dont on s’est super bien sortis, avec quelques cotillons et quadrilles inconnus.

(Notez que je suis assortie aux couleurs de la salle)

Tout de suite après a eu lieu une conférence sur la mode, donnée par la conservatrice du musée de Bath. Je n’ai pas appris grand’chose, mais c’est toujours agréable à suivre ! Et puis j’ai particulièrement apprécié l’humilité de la conférencière : quand elle ne savait pas répondre à une question elle le disait, pas comme certaines qui sont limite à inventer des trucs pour ne pas être prises en défaut devant leur audience…

20 septembre :

10h, conférence de Hilary Davidson sur son dernier bouquin, que je n’ai pas acheté, mais je lui ai fait signer mon premier ! Lequel est à mon sens plus intéressant, parce que le dernier, c’est plutôt un guide surfant sur le phénomène « Bridgerton » qu’un précis généraliste sur l’habillement et la mode. J’aime beaucoup ses travaux et sa démarche : avec elle, j’ai beaucoup appris et elle n’hésite pas à remettre ses connaissances en question.

Mon amoureux lisant « Mansfield Park » durant la conférence ❤

On a fait un tour en ville et j’ai trouvé une boutique « Timber treasures » dans laquelle j’ai encore dépensé plein de sous 😛 J’ai notamment trouvé un calendrier 1781-1820 très steampunk et adorable, dont je me sers pour écrire mon nouveau roman ! Et j’ai dévalisé également la boutique du Jane Austen center... Dans la file, une jeune femme offrait des décalcomanies, et je suis tombée sur une que j’ai choisie bien à propos 😀

En effet le soir nous sommes allés voir « Emma » au Théâtre Royal ! C’était une séance tout exprès pour les costumés, pour laquelle j’ai pu avoir les meilleures places (je devais être la première sur le coup, achetés une heure avant l’ouverture officielle) ! C’était une version très sympa, avec de bons acteurs et une mise en scène impeccable, et l’absence de sous-titrages ne m’a pas dérangée car je connais cette histoire par coeur. J’ai peut-être, en revanche, manqué quelques-unes des blagues ajoutées…

21 septembre :

Dernier jour de festival… qui se clôture par une promenade comme il a commencé. Cette fois la promenade était ouverte à tous, contrairement à la première où il fallait un bracelet pour pouvoir participer. Nous avons traversé le jardin botanique, ce qui a donné lieu à de jolies photos !

Et voilà, c’est fini, mais pas tout à fait… J’ai encore des tonnes de projets autour de l’univers de Jane Austen^^

Couture

Réticule « Jane Austen » (environ 1800)

7 septembre 2025 :

Finalement, j’ai vendu mon réticule bleu au week-end historique de Waterloo, à une jeune femme qui ira à Bath justement !

Alors pour le « Jane Austen festival« , j’en ai commencé un nouveau début juin. Je l’ai terminé aux alentours de mon anniversaire !

Voilà la soie brodée avant couture : c’est la partie qui m’a pris le plus de temps, tout particulièrement le point de passé plat vert (avec les fleurs bleues). Ce côté-là est d’ailleurs le plus historique, car je me suis inspirée d’un réticule ayant appartenu à Joséphine pour le fond avec les feuilles beiges, et d’un livre sur la broderie au temps de Jane Austen pour les fleurs bleues.

L’autre côté, avec le liseron rose, est plus une inspiration personnelle basée sur le même modèle, parce que le liseron est ma fleur (et celle de mon tatouage), que j’ai inventé le dessin et que le fil changeant que j’ai employé pour la broder est une invention plus récente. J’ai simplifié les points pour aller plus vite et la cordelette verte est brodée au point de chaînette et au point avant rebrodé.

J’ai mis deux jours pour tout assembler, à la main, mais avant ça une demi-journée pour trouver comment l’arranger !

Il est donc brodé soie sur soie, avec de la passementerie dorée de rideaux, et avec ces couleurs il ira avec toutes mes tenues ! Enfin, celle d’aristocrate, parce que je vois ma ma filandière se balader avec ça^^ (Tiens si, pour me servir de distaff, ce serait marrant :D)

Couture

Réticule bleu et blanc (environ 1800)

5 juin :

J’ai organisé un atelier de broderie « Jane Austen » chez moi, et distribué aux participantes de quoi broder un réticule. Il restait de quoi en faire deux, et je viens de finir de broder et coudre le bleu !

J’ai mis des pompons, forcément ! Et ce système de fermeture que je préfère 🙂

Ainsi il rentre dans plusieurs thématiques du dress-code du Jane Austen festival : le bleu, les fleurs, les pompons et la récup’ !

Couture

L’année 2024 en costumes

Comme chaque année, voici un aperçu des costumes que j’ai créés durant les douze derniers mois !

En 2019 j’avais cousu 21 costumes neufs,

  • en 2020 ils sont descendus à 19
  • en 2021 : 15 costumes neufs
  • en 2022 : 7 costumes neufs
  • en 2023 : 4 costumes neufs

Et cette année…. Je n’ai cousu aucun costume neuf ! (Costume neuf = complet et nouveau des pieds à la tête). Cela fait plus d’un an que j’ai arrêté de travailler, et on aurait pu croire que la part de nouveaux costumes aurait beaucoup augmenté, mais d’une part, j’ai plutôt cousu des accessoires ou des nouvelles pièces pour changer ou améliorer les costumes que j’ai déjà et d’autre part j’ai réparti mon temps sur d’autres activités, dont la broderie, qui n’a pas un rendement génial 😀

De plus, j’apprends la flûte irlandaise et on prend des cours de danse de salon, (tout en continuant à tricoter, filer, broder, peindre…) ce qui me laisse encore moins de temps pour la couture, et j’ai aujourd’hui suffisamment de pièces pour couvrir à peu près tous les événements possibles depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours 😀

Ainsi, la seule robe neuve que j’ai cette année est mon costume de Noël dickensien, qui était en collaboration avec Kelein, donc je n’ai pas tout fait moi-même 😀 

Un petit aperçu des transformations et ajouts : pour mon pierrot gris, j’ai créé un nouveau haut, la jupe venait du costume de la Belle Chocolatière, elle-même créée pour un caraco que j’avais déjà. D’une certaine manière l’entièreté de ce costume a été réalisé en 2024, mais cela n’avait pas été réfléchi ainsi !

Mon costume 1630 est fini après avoir été commencé en début d’année dernière. J’ai créé deux vestes de cette même époque pour Hervé et moi, que nous avons mises en février. 

Lui n’aura eu que deux pièces nouvelles cette année, à savoir cette veste et un gilet bleu et or des années 1860 : j’ai vendu l’autre à un ami !

A ce propos, j’ai fait un grand tri cette année et ai retiré une cinquantaine de cintres de mes armoires, ce qui en fait… laisse juste la place à mes costumes de respirer 😀

En terme d’accessoires, j’ai créé deux chapeaux, un en taffetas beige (1860) et un en paille pour tenue pour visiter le domaine de Malmaison.

Chemisettes regency

J’ai aussi créé trois réticules et le premier bat le record de l’écart entre le neuf et le vieux ! En effet il s’est écoulé 26 ans entre le moment où j’ai brodé la rose au point de croix et celui où je l’ai intégrée à un sac ! Pour le troisième réticule, il s’est écoulé après peu près autant de temps entre le moment où j’ai voulu le réticule et celui où je l’ai réalisé 😀 C’est celui de Marianne Dashwood dans « Raison et Sentiments », évidemment 🙂 Quant au second, c’est en fait une deuxième reproduction d’un exemplaire trouvé sur le site d’un musée 🙂 On peut voir tout ça dans mon article « Travail du Fil 2024 »

C’est drôle, quand je les mets côte à côte, je me rends compte qu’ils ont tous les trois une forme triangulaire avec des pompons !

Et enfin, j’ai révisé ma robe de bal 1860 une troisième fois, ajouté une capuche au manteau de Marianne, customisé un gilet blanc et cousu une robe bleue à fleurs dorées que je n’ai jamais mise… 

Pour cette année, je peux déjà prédire deux costumes neufs pour des conférences, ainsi que la révision et le complément de nos deux garde-robes 1800, car Hervé et moi allons au Jane Austen festival en septembre !

Couture

Réticule à la rose (années 1800)

11 août 2024 :

J’ai brodé cette rose au point de croix quand je devais avoir quatorze ou quinze ans et d’après ma maman, j’avais eu du mal à le terminer ! Si le travail de broderie est plutôt bon (ne pas regarder l’envers), ce n’est pas le cas de ma couture… Comme on le voit j’avais posé la toile directement sur du satin moche, sans ourlet ni rien pour la protéger de l’effilochage 😀 Je n’aimais pas trop les finitions visiblement !

Aujourd’hui, j’ai quarante ans, et je crois que je préfère le travail de finition au travail de patronnage 😀 Alors je me suis dit que j’allais mettre cette jolie rose en valeur en l’intégrant dans un réticule.

Il est dans le même tissu vert qu’une pochette appartenant à Joséphine que je suis en train de reproduire, et le même également que le réticule de Marian Dashwood !

Je m’inspire pour le broder d’une fiche d’un ouvrage publié chez Lesage : j’ai toujours adoré leur travail, mais jusque-là je n’avais plus ouvert ce coffret depuis longtemps car je me sentais incapable de suivre leurs instructions. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui ! (Enfin, il reste quand même quelques fiches difficiles, notamment parce que je ne sais toujours pas broder au ruban. Il faudrait déjà que je sache où trouver les rubans adéquats^^)

Je crois qu’il aurait beaucoup plu à ma grand-mère maternelle, dont j’ai reçu après sa mort quelques objets à peu près tous sur le thème de « marquise cucul » (comment dire autrement^^ ?), vous savez, ces reproductions avec des petits noeuds et des roses prétendument de style « Pompadour » et ces petits couples des années 60 ! (1760 ou 1960…) Il est déjà bien niais, et encore, il n’est pas terminé !

30 août :

J’ai apprécié de coudre et broder ce réticule et de prendre mon temps pour choisir la décoration qui me plaisait le plus. Sur ce gros plan on peut voir que sur la dentelle j’ai testé pour la première fois de broder avec des fils couchés. C’est long mais c’est sympa !

Après avoir posé de la dentelle, des perles, du fil, fabriqué des cordelettes et des pompons, c’est terminé !

(Ma grand-mère aurait aimé, et mon Moi de 14 ans également !)