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Le « Jane Austen festival » à Bath (septembre 2025) – Photos

4 novembre 2025 :

Après mon compte-rendu de notre séjour au Jane Austen festival je me suis aperçue qu’il restait encore quelques jolies photos que je n’ai pas pu mettre.

Voilà une série d’un concept que j’ai tenté mais pas pu tenir tous les jours, c’est-à-dire nous prendre en photo, avec Hervé, tous les jours dans la même position et au même endroit :

Et voici quelques photos de jardins et de parcs, toutes les dernières prises par Fabienne 🙂 :

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Le « Jane Austen festival » à Bath (septembre 2025)

31 octobre 2025 :

Voilà plusieurs années que je rêvais d’aller au Jane Austen festival ! Il a lieu chaque année en septembre.

Quand je l’ai découvert, c’était plus un rêve qu’un but, parce que j’étais célibataire, pas très riche et pas très dégourdie non plus 🙂 Voyager seule me fichait la trouille ! Et surtout, je bossais dans l’enseignement, alors prendre des vacances pendant la rentrée scolaire, c’était compliqué, voire impossible…

Et puis j’ai rencontré Hervé, et puis j’ai eu des amies qui aimaient aussi Jane Austen ! Il y a deux ans ce rêve a commencé à devenir réalisable car j’avais la compagnie adéquate et un peu plus de sous, mais surtout, parce que je pouvais me permettre de partir en vacances en septembre ! Avoir un proche avec soi c’est beaucoup mieux pour partager ce genre d’évènement.

Alors avec Hervé on s’est dit qu’on zapperait 2024, qu’on économiserait et ferait un peu les choses en grand pour 2025, année du 250e anniversaire de la naissance de Jane Austen ! Il savait que j’aurais été heureuse même si nous n’y étions allés que deux jours et avions dormi dans une auberge de jeunesse (ce que nous faisions avant de nous rencontrer), mais là, nous avions les moyens de nous permettre davantage ! Je ne vais pas vous mentir, ce séjour aura été un peu l’équivalent de notre voyage de noces, et nous ne réitérerons pas une expérience pareille avant quelques années :0 Mais je ne regrette rien et je ne serai pas une Emma Bovary, même si j’en porte le prénom ! Plutôt une Emma de Jane Austen 😀

Et donc, nous avons vraiment fait les choses en grand ! On a loué un appartement derrière le Royal Crescent (rien que ça) pour pouvoir étaler nos affaires et préparer les repas, et nous sommes partis toute la durée du festival, en ajoutant un jour à l’arrivée et un jour au départ. Nous étions donc à Bath du jeudi 11 au lundi 22 septembre, et c’était les plus longues vacances de ma vie ! Et les plus chouettes aussi 😀 (jusque là, pas de bovarysme on a dit)

Et comme nous avions un appartement avec deux chambres… nous avons pu inviter du monde, ce qui est encore plus sympa ! Fabienne et sa nièce Claire (qui est anglaise, ça tombait bien^^) nous ont donc rejoints dans l’appartement le mardi. Claire est repartie jeudi soir mais Fabienne est restée avec nous jusqu’au bout ! Cela faisait trois proches ! 😀

L’organisation des évènements a été épique… Pour résumer, il fallait attendre un jour et une heure précises pour obtenir les tickets : nous étions tous les quatre au taquet devant notre ordinateur, planning provisoire et liste d’évènements par personne classés par priorité, et nous n’avons obtenu que la moitié des tickets souhaités ! Tout s’est vendu à la vitesse de la lumière, tout spécialement les bals. J’avoue que j’ai été déçue, mais finalement… Hervé et moi avons obtenu deux places de la liste d’attente ! C’est sûrement parce que les gens se sont rendus compte qu’il avait lieu avant le festival 😀 Et Fabienne a obtenu un workshop 😀

Pour me souvenir et partager, voici compte-rendu en photos jour par jour ! (Tout n’y est pas, on en a pris plus de 400)

11 septembre :

On étaient chargés comme des mules ! Une grosse valise pour les affaires du quotidien, une plus grosse encore juste pour les costumes, nos sacs à main, plus un sac à dos militaire pour les chapeaux, les bottes et les parapluie/ombrelle ! Oui, les choses en grand, ça signifie avoir de quoi se costumer tous les jours !

Plusieurs mois auparavant, j’ai commencé un planning avec nos deux garde-robes afin de savoir ce qui me restait à coudre/acheter pour compléter, car cela fait plus de dix ans que je couds des costumes de cette période, alors j’avais pas mal de choses. Mais bien sûr… ces vacances m’auront donné des tas de nouvelles idées^^

Alors qu’on s’attendaient à de la pluie tout du long, il a fait plutôt beau, et nous sommes passés entre les gouttes tout le temps ! Un magnifique soleil nous a accueillis à notre arrivée 🙂

12 septembre :

Le vendredi, on a commencé fort, directement avec un bal « Hartfield court » ! C’était vraiment le plus chouette bal auquel on a participé jusque-là, et pourtant, on en a fait quelques-uns. Les danses étaient parfaites, la maître à danser également, et les invités comme le staff très bienveillants. La thématique « Emma » m’a enchantée, et nous avons notamment dansé sur deux créations d’après l’adaptation de 2009 que j’adore : « Ship’s cook » et une valse très jolie (basée sur le thème principal) pour clôturer.

(C’est surtout mon amoureux qui était parfait^^)

13 septembre :

C’est le jour de la grande promenade qui marque le début du festival !

Hervé porte son costume de mariage du colonel Brandon dans « Raison et Sentiments », et moi je porte une tenue inspirée de celle de « Emma » de 1996 avec Kate Beckinsale.

Il y avait donc 2000 participants avec bracelets, et autant, sinon plus, pour regarder la parade : c’est dingue de se dire qu’il y avait des gens du monde entier réunis là par la Littérature !

Il n’y a que des photos avant/après la promenade, car il n’était pas autorisé de prendre des photos pendant, pour ne pas gâcher l’immersion. Pas grave, il y avait des photographes ! Regardez la belle photo qui illustre l’article du Guardian consacré :

(Nous avons lié connaissance avec deux dames que nous avons retrouvées lors de la pièce de théâtre !)

Le truc le plus extraordinaire, c’est que l’après-midi, à la regency fair, je suis tombée sur le stand d’une modiste. Tout d’abord j’ai remarqué les chapeaux que j’ai trouvé très beaux, sobres et extrêmement bien travaillés (tout ce que j’aime, un peu le contraire des autres stands qui débordaient de plumes, de rubans et de pierreries).

Il y en avait un notamment qui ressemblait beaucoup au dernier que porte Kate Winslet dans « Raison et Sentiments »… Et pour cause ! La dame qui crée ces chapeaux, c’est Josephine Willis, qui était à l’époque l’assistante de la créatrice des chapeaux du film ! Elle l’avait refait…

Encore mieux, attendez…. Elle avait des photos de ses créations, dont celle-là :

… qui est donc, si vous avez suivi, la tenue dont je me suis inspirée et que je portais précisément ce jour-là !

J’étais dans un état ; à la fois gênée et si enthousiaste de lui montrer mon travail ! Mon chapeau n’est pas parfait, et je le lui ai fait remarquer… notamment le fait qu’il était plus haut que le modèle d’origine.

Et elle m’a répondu que non, que la hauteur était parfaite et qu’il était très beau ❤ 😀 Bref, j’étais comme une folle, et… je suis repartie avec un chapeau, forcément… Ce qui m’en faisait neuf, avec le bonnet du workshop 😦 (Heureusement, Claire a été super, elle est repartie avec les bottes d’Hervé et ma toque pour nous aider)

(Le fameux chapeau neuf, porté au château de Seneffe une semaine après être rentrés)

14 septembre :

Il n’y a pas beaucoup de photos car nous sommes allés à l’église le matin, et que nous n’avions pas le droit d’en prendre. Bon, chut, je m’en suis quand même permise une à la fin 😀 C’était une très belle cérémonie, avec un choeur d’enfants, et une foule de gens habillés 1800 (notamment une rangée d’Espagnols magnifiques en face et « American Duchess » à ma droite, laquelle a du me prendre pour une cinglée quand je lui ai dit que le l’avais reconnue… avec le recul, mon anglais sonnait très serial killer, désolée T-T)

Ensuite nous sommes allées au musée d’Holburne et avons participé à une expérience amusante : poser durant 20 minutes en tant que modèles ! Ce n’était pas la première fois pour moi (je l’ai déjà fait pour ma mère et un ami par le passé) mais pour Hervé oui 🙂

Il y avait de très belles oeuvres à regarder dans la salle où nous étions, ainsi qu’une exposition sur les illustrations des romans de Jane Austen.

15 septembre :

Le lundi était un peu plus calme. Hervé et ses pauvres pieds se sont reposés tandis que j’ai participé à un workshop « Bonnet » absolument fabuleux. (Sa photo viendra plus tard). Pensez donc : une salle entière remplie de fournitures pour décorer mon chapeau… Difficile de faire un choix 😀

J’y ai rencontré une mère et sa fille avec qui j’ai pu pratiquer mon néerlandais^^

L’après-midi nous avons visité le musée du numéro 1 Royal crescent. Il n’y a pas de photos d’Hervé car nous étions seuls et j’ai oublié d’en prendre de lui 😦 C’était le jour où nous avons croisé le moins de costumés dans les rues de Bath, que nous commencions à bien connaître par coeur. Il faut dire que le centre historique, où étaient concentrés les événements, n’est pas très grand !

Nous avons commencé à comprendre qu’il fallait ajouter dix minutes de trajet à celui escompté, le temps d’être pris en photo^^

16 septembre :

Fabienne et Claire étaient arrivées ! Nous avons visité ensemble le Jane Austen center où nous avons été accueillis par Marianne Dashwood (mon personnage préféré), puis Hervé et moi avons pris un afternoon tea à l’étage.

J’étais assise juste devant ce fameux portrait, et on m’a demandé trois fois en une heure de me déplacer pour prendre des photos, « darcymania oblige ». La mienne est plutôt façon « Mon maître n’est pas là mais je peux vous faire visiter Pemberley si vous le souhaitez ! » que « Oh je suis trop amoureuse de vouuuuus ! » (Mon amoureux, c’est celui de l’autre côté de la photo, et il est davantage « Mr Knighley » 😉

L’après-midi nous avons participé à un walking tour intitulé « What about the workers ?  » (d’où mon costume plus populaire de ce jour). C’était vraiment passionnant, j’aime bien le fait de s’intéresser au peuple et aux travailleurs, on ne voit jamais les domestiques dans les romans de Jane Austen. Ils sont un peu là comme des elfes de maison dans Harry Potter….

17 septembre :

Le matin, nous sommes allés visiter le musée américain, et c’était le seul jour où nous sommes restés en civil. Il n’y a donc pas de photos de nous ! (mais des tas du musée)

L’après-midi, nous avons participé à une marche pour découvrir les lieux de Bath illustrant la vie de Jane Austen et le soir, à un ghost walk : j’étais tellement fatiguée (et les autres aussi je crois) qu’on est restés en civil. (Cela dit, je me suis offert un magnifique sweat « Pemberley » pour rester dans le ton 😀 )

Cette balade était très chouette et m’a donné l’idée d’un costume gothique que j’ai finalement réalisé la semaine passée ! Qui sait, un jour, je participerai de nouveau à un marche fantomatique 😀

18 septembre :

Le matin, je suis restée seule à l’appartement… je n’en pouvais plus 😀 Et j’en ai profité pour écrire mon nouveau roman ! Après plus de quatre ans j’avais terminé le précédent (toujours en recherche d’éditeur), alors je me suis dit que dans tous mes projets, il serait parfait de choisir la romance 1800… et ce dans un joli carnet de notes acheté sur place à Waterstones 🙂 (Une maison qui réutilise les vieilles couvertures ce qui donne des pièces uniques, j’adore ce concept. La mienne est « Britannia Mews » de Margery Sharp, ce qui colle parfaitement 🙂 )

En nous rendant à un concert, nous avons visité un minuscule jardin :

Voilà le fameux bonnet du workshop terminé !

Le concert était donné par trois femmes dont Lisa Timbs, et recréait l’ambiance d’une petite soirée familiale au temps de Jane Austen, avec des musiques toutes liées à ses romans. C’était vraiment bien ! Il avait lieu dans un petit musée qui va nourrir mon roman… en effet, mon héros s’intéressera à l’étude des fossiles et participera à la naissance de la paléontologie 😀

19 septembre :

C’est le jour de la danse et de la mode !

Au matin, workshop de danse avec Fabienne ! Workshop « avancé  » dont on s’est super bien sortis, avec quelques cotillons et quadrilles inconnus.

(Notez que je suis assortie aux couleurs de la salle)

Tout de suite après a eu lieu une conférence sur la mode, donnée par la conservatrice du musée de Bath. Je n’ai pas appris grand’chose, mais c’est toujours agréable à suivre ! Et puis j’ai particulièrement apprécié l’humilité de la conférencière : quand elle ne savait pas répondre à une question elle le disait, pas comme certaines qui sont limite à inventer des trucs pour ne pas être prises en défaut devant leur audience…

20 septembre :

10h, conférence de Hilary Davidson sur son dernier bouquin, que je n’ai pas acheté, mais je lui ai fait signer mon premier ! Lequel est à mon sens plus intéressant, parce que le dernier, c’est plutôt un guide surfant sur le phénomène « Bridgerton » qu’un précis généraliste sur l’habillement et la mode. J’aime beaucoup ses travaux et sa démarche : avec elle, j’ai beaucoup appris et elle n’hésite pas à remettre ses connaissances en question.

Mon amoureux lisant « Mansfield Park » durant la conférence ❤

On a fait un tour en ville et j’ai trouvé une boutique « Timber treasures » dans laquelle j’ai encore dépensé plein de sous 😛 J’ai notamment trouvé un calendrier 1781-1820 très steampunk et adorable, dont je me sers pour écrire mon nouveau roman ! Et j’ai dévalisé également la boutique du Jane Austen center... Dans la file, une jeune femme offrait des décalcomanies, et je suis tombée sur une que j’ai choisie bien à propos 😀

En effet le soir nous sommes allés voir « Emma » au Théâtre Royal ! C’était une séance tout exprès pour les costumés, pour laquelle j’ai pu avoir les meilleures places (je devais être la première sur le coup, achetés une heure avant l’ouverture officielle) ! C’était une version très sympa, avec de bons acteurs et une mise en scène impeccable, et l’absence de sous-titrages ne m’a pas dérangée car je connais cette histoire par coeur. J’ai peut-être, en revanche, manqué quelques-unes des blagues ajoutées…

21 septembre :

Dernier jour de festival… qui se clôture par une promenade comme il a commencé. Cette fois la promenade était ouverte à tous, contrairement à la première où il fallait un bracelet pour pouvoir participer. Nous avons traversé le jardin botanique, ce qui a donné lieu à de jolies photos !

Et voilà, c’est fini, mais pas tout à fait… J’ai encore des tonnes de projets autour de l’univers de Jane Austen^^

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Synesthésies – recueil de nouvelles

29 avril 2021 :

À côté du roman que j’écris depuis deux ans maintenant et dont je ne parlerais pas tant qu’il ne sera pas fini, j’ai un long projet de recueil de nouvelles. Pour l’instant, j’en ai écrit une dizaine, et plusieurs d’entre elles ont déjà été publiées dans des recueils thématiques ou des magazines. J’attends d’avoir un nombre conséquent et qu’elles me satisfassent, alors la première d’entre elle date d’il y a six ans !

Le lien entre ces textes est dans le titre : « Synesthésies ». Pour chacune d’entre elles je crée une intrigue en mêlant les univers d’un auteur et d’un artiste, qui parfois sont en harmonie (Sévigné et Rameau), et parfois plus contrastés (Shelley et Presley).

Voici la liste qui évolue de mois en mois, voire d’année en année :

  • He’s all shook up – Shelley et Presley
  • La Tordue – Doyle et Verdi
  • L’abbaye aux corbeaux – Poe et Friedrich
  • Le corps d’Albine – Manet et Poe
  • Lettres à Revers – Sévigné et Rameau
  • Pauline, un soir d’été – Zola et Morisot
  • Spaceboy – Verne et Bowie
  • Tes larmes pour prix – Gautier et Doré
  • Vous serez immortelle – Hoffmann et Bernhardt

C’est un état des lieux ponctuel, car je retire régulièrement des nouvelles que je trouve moins bonnes (il y en a trois/quatre en rab’), et j’en ai plusieurs en cours. En publiant cette liste je me rends compte d’ailleurs qu’il y en a deux inspirées d’Edgar Allan Poe, et deux qui parle de peintres en pleine création ! Il va falloir que je change ça… ou pas.

La Tordue a été publiée dans Nu sur le Balcon, une anthologie de Séma qui est arrivée en fin d’exploitation. Même parcours pour Vous serez immortelle (Anthologies Trolls et Légendes « les semi-hommes), magnifiquement illustrée par Laurence Peguy.

En revanche, Tes larmes pour prix est toujours disponible dans l’anthologie Nutty Circus, et Lettres à Revers dans « Le temps revisité » aux éditions Arkuiris ! Je suis très fière de cette dernière nouvelle, dont la rédaction a été un moment de grâce, et le directeur du recueil, Stéphane Dovert, l’a tellement aimée qu’il l’a placée en premier !

Les autres nouvelles n’ont été lues que par moi ou un petit groupe de proches.


Hier, j’ai reçu la bonne nouvelle que Le corps d’Albine allait être publiée dans la revue AOC ! (Présences d’esprit). Ce sera le numéro 63, donc fin 2021 si tout va bien. Je ne sais pas encore en compagnie de qui je serai, ni à quoi ressemblera la couverture, mais je suis contente : et puis j’ai eu de bons retours du comité de lecture.

Un petit extrait :

La douleur déferlait sur lui comme des vagues. Elle le laissait sec et nu une seconde, puis revenait le frapper avec plus de force alors qu’il la croyait éloignée. À l’enterrement, quelques voix amies, d’il ne savait qui – tous n’étaient plus que des masses noires sans visage – lui avaient répété que la douleur s’en irait, que le temps l’effacerait, qu’il n’oublierait pas, mais qu’il souffrirait moins. Ce n’était pas le cas. La peine était toujours là, tapie dans le creux de son ventre, n’attendant pas de le prévenir pour l’attaquer, à l’improviste, lorsqu’il se réveillait et se rendait compte qu’il ne vivait pas un cauchemar, que le cauchemar était vivant.

4 avril 2022 :

Ma nouvelle « Le corps d’Albine » vient juste de paraître dans le numéro 63 de la revue AOC ! J’ai eu la surprise de voir qu’elle était illustrée (par Eric Malterre). On peut trouver la revue ici : https://www.presences-d-esprits.com/aoc-n-63/

Dimanche 1er septembre 2024 :

J’ai terminé il y a près de deux mois le manuscrit sur lequel je travaille depuis plus de quatre ans. Je l’ai envoyé a des éditeurs et en attendant une réponse (ce qui risque d’être très long ; ça l’était déjà du temps de mon premier roman mais c’est pire depuis la crise sanitaire), j’ai repris mon recueil de nouvelles en vue d’une auto-édition d’ici la fin de l’année.

Pourquoi l’auto-édition ?

Parce que personne ne publie des nouvelles, encore moins des nouvelles fantastiques, et qu’ainsi j’aurai la main-mise sur mon recueil qui sera exactement tel que souhaité.

J’ai commencé par relire les nouvelles préparées exprès pour le recueil, puis finalement j’en suis venur à relire toutes les nouvelles que j’ai écrites depuis que j’ai un ordinateur (il y en a encore sûrement en format papier que je n’ai plus retrouvé), et il y en a une cinquantaine ! C’était un bordel sans nom dans mes dossiers, (il devait bien y avoir trois versions de 5/6 nouvelles relues et corrigées au cours des années), et après trois jours de boulot de reclassement/tri/relecture et corrections, la liste et l’ordre des nouvelles choisies a changé :

  • Ce fut le commencement des temps aventureux – Bordemarge et La Légende du roi Arthur
  • Nouvelle surprise écrite spécialement en 2024
  • Lettres à Revers – Sévigné et Rameau
  • Le Magicien et la Fée – Barry et Méliès
  • Pauline, soir d’été – Zola et Morisot
  • Vous serez immortelle – Hoffmann et Bernhardt
  • Le corps d’Albine – Manet et Maupassant
  • He’s all shook up – Shelley et Presley
  • Spaceboy – Verne et Bowie
  • Nouvelle surprise écrite spécialement en 2024

Pour l’instant il y a quatre nouvelles déjà publiées, quatre nouvelles inédites, et il me reste deux nouvelles à écrire qui mettront en mots mes passions nouvelles (j’ai eu d’autres centres d’intérêt depuis quelques années) et feront le lien entre mes textes (en plus d’être écrites par moi^^)

19 août 2025 :

Le recueil est pas loin d’être terminé ! L’avant-dernière nouvelle, « Le chêne et le fuseau », vient d’être publiée dans le recueil fantastique « Pas tout à fait morts » !

Vous pouvez le trouver auprès de tous les anthologistes, dont moi, car j’ai fait l’acquisition d’une dizaine d’exemplaires.

La dernière nouvelle est en cours de rédaction !

Et si tout se passe bien, mon recueil sera publié pour le salon steampunk « Uchronicités », fin novembre…

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Défi dessins

L’an dernier, nous avons commencé un défi dessins avec mon amie Émilie. Ma maman s’est ajoutée, puis mon amoureux, et avec quelques interruptions nous en sommes au 33ème dessin ! L’idée est de s’amuser et de reprendre une activité artistique qu’on a un peu délaissée avec l’entrée dans le monde du travail. On trouvait ça dommage parce qu’on aime tous ça !

Chaque semaine on donne à tour de rôle un thème et une technique pour avoir des idées. Je les postais sur Instagram jusqu’à aujourd’hui 30 août, mais j’ai supprimé mon compte hier. Trop de pubs, trop de vidéos bêtes et/ou toutes pareilles, trop de photos de gens qui se la pètent, je commençais à développer les mêmes symptômes (en moins fort certes) qu’avec Facebook : j’ai envie de retrouver du temps pour moi et de la simplicité, et ne plus être jalouse ou énervée par ce que les gens postent !

Le seul truc positif aura été que Julie Andrews a aimé une photo de moi costumée en Maria von Trapp^^ Voilà c’est bon ça me suffit, je passe à autre chose 😀

Voilà mes participations pour l’instant. Parfois des dessins sont coupés car le format Instagram et ma galerie WordPress n’aiment pas trop l’originalité… Si j’ai le temps un jour je les scannerai pour avoir un bon résultat.

Couture

Pourquoi j’aime prêter mes costumes

11 octobre 2021 :

Il y a plus de trois ans, j’ai créé un groupe pour faire vivre le costume. Nous nous réunissons tous les mois autour d’un thème différent. La création de ce cercle était, au départ, surtout un moyen de m’amuser et d’utiliser mes costumes, qui sont nombreux aujourd’hui. J’aurais pu intégrer un groupe de reconstitution historique, mais j’aime trop d’époques différentes pour me spécialiser dans une seule. J’aurais aussi pu me contenter des bals, mais le côté souvent prétentieux de ces soirées m’agace, et puis si je voulais tous les faire, il me faudrait beaucoup d’argent que je n’ai pas : le déplacement, le logement, la nourriture, les matériaux coûtent cher.

Je préfère prendre le costume du côté bon enfant, sans prise de tête. Par conséquent, ayant entraîné dans mon délire des amis qui, au départ, ne le partageaient pas forcément, je leur prête beaucoup mes costumes pour qu’ils m’accompagnent ! Au tout début, j’étais un peu réticente, parce que j’avais peur qu’ils ne les abîment (ce qui est arrivé), mais avec le temps je me suis rendu compte que j’adorais ça ! Pourquoi ?

Parce que je les révise

Prêter mes costumes me permet de les éprouver. Je les couds avant tout pour qu’ils soient portés ! Ce ne sont pas des œuvres d’art intouchables, et j’ai bien conscience qu’ils peuvent être abîmés. Quand d’autres personnes les mettent, je peux voir ce qui ne va pas, à l’habillage par exemple, ou pour les systèmes de fermeture, la qualité du tissu… Quand on me les rend, je les révise pour les améliorer. Les laver et les entretenir me permet également de me les réapproprier, de faire un retour sur mon travail et, dans un cycle vertueux, d’améliorer les costumes à venir ! De plus, ils vont s’user et obtenir une « patine » qui les rendra plus réalistes : je préfère qu’ils se rapprochent d’un vrai vêtement du passé que d’un déguisement flambant neuf.

Parce que je les vois d’un autre œil

Quand on porte un costume soi-même, c’est bête à dire, mais on ne se voit pas de dos. Quand je le prête, je peux mieux me rendre compte de ce qu’il donne sous tous les angles, de son mouvement, de sa praticité… Depuis quelques années, comme j’ai eu tendance à grossir/maigrir, j’ai cousu des costumes « adaptables » avec des élastiques, des laçages ou des boutonnages qui me permettent de jouer sur une dizaine de centimètres au niveau de la taille et de la poitrine. Je peux ainsi aider des amies qui font du 40 au 44 environ. De toute façon, même si on fait la même taille, comme personne n’est fichu pareil, c’est toujours intéressant de voir ce que couleurs, formes et matières donnent sur quelqu’un d’autre. Dernièrement, on a fait un essayage avec une amie, et c’était enrichissant de voir qu’un de mes premiers choix pour elle ne lui allait pas vraiment, mais qu’au contraire une autre robe que je trouvais fade sur moi la mettait bien en valeur.

Parce que c’est drôle

Les essayages sont toujours des moments très drôles, tout particulièrement les essayages de perruques ! On se découvre une nouvelle tête, on s’amuse comme des gamins ouvrant un coffre au grenier : finalement, les gens de ce milieu s’offusquent quand on dit « déguisement », mais il y a quand même un peu de ça. Quand je me costume, je ressens souvent la même impression que quand j’avais quatre ans et mettais une robe de « princesse » ! D’ailleurs, les petits enfants qui me croisent dans mes grandes robes dans la rue m’appellent comme ça, c’est dire…

Parce que je fais plaisir

À moi, comme à mes amis ! À eux, parce que je leur simplifie la vie et qu’ils se découvrent une nouvelle image dans la glace.

À nous, parce qu’il y a davantage de cohérence dans nos sorties costumées : quand mes amis n’ont rien, ils ne se costument pas, alors autant leur prêter !

À moi, parce que mes costumes vivent et que je suis contente de les utiliser. Je ne vois pas l’intérêt de ne porter qu’une ou deux fois une tenue pour la laisser ensuite dans mon placard… Lors d’un bal « record », il y avait sept de mes robes, et deux de mes gilets ! Il faut dire que j’ai cousu une garde-robe pour Mr Perfect (loin d’être aussi considérable que la mienne^^) et que je peux parfois prêter également aux messieurs. Depuis que je couds, j’ai dû fabriquer près de 400 pièces (sans compter chapeaux, gants et autres accessoires), aussi je me fais plaisir en les vendant (rarement) ou en les donnant (plus souvent) : c’est vrai que les plus anciens ne me plaisent souvent plus, soit parce que je les ai trop vus, soit parce que je m’améliore (j’ai encore en tête un de mes premiers costumes, à savoir la robe « rideau » d’Autant en emporte le vent… avec une fermeture éclair mal posée dans le dos T-T). Les donner me permet aussi de faire de la place dans mes placards, mais il me reste tout de même une centaine de costumes (dont une vingtaine pour mon chéri) !

Aujourd’hui je me rends compte que prêter mes costumes m’a permis de faire évoluer le cercle d’une manière qui me ressemble : amicale, solidaire et amusante. Je me demande à quoi il ressemblerait si je ne l’avais pas fait !

Couture

Robe « Art contemporain »

Le thème du mois de septembre est « art moderne », voire « art contemporain ». J’avoue que ce thème ne m’inspirait pas trop, mais je l’ai vu comme un défi, et j’ai réfléchi à plusieurs idées qui chaque fois honoraient un artiste précis. Je me suis dit que n’en aimant pas un plus particulièrement qu’un autre, je n’avais pas à choisir, alors j’ai créé une robe qui les évoque tous ! La coupe est années 50, parce que je trouve que l’art contemporain n’a pas franchement évolué depuis, et chaque poche est comme une fenêtre sur un univers.

Voici le dessin de base, qui a évolué : d’abord la robe était toute blanche, puis le col a été « pollockisé », et j’ai ajouté des boules bleues sur l’épaule pour rappeler les « gazing balls » de Jeff Koons (comme ça, ce sera moi l’œuvre d’art :P) (finalement je pense que je n’en mettrais qu’une mais plus grosse).

Les artistes choisis sont :

  • Seurat
  • Van Gogh
  • Pollock
  • Koons
  • Murakami
  • Kusama

28 août 2021 :

Le patron de base est celui de ma robe 1830, mais entièrement remanié pour être porté avec un soutien-gorge et non un corset : bref, c’est presque un nouveau patron tellement je l’ai changé !

Bien sûr, les choses évoluent toujours entre le dessin et la réalisation. Par exemple, je n’ai pas la place de mettre autant de poches que je le souhaite, aussi Seurat passe à la trappe : ce n’est pas une question de préférence mais seulement de temps : le tableau pointilliste est celui que je risque de réussir le moins et sur lequel je passerai certainement le plus de temps 🙂

De même, comme je n’ai pas le temps et que je ne pense pas porter cette robe souvent, je zappe l’étape passepoil jaune. S’il me reste quelque jours, je peindrais peut-être les coutures ! Et comme je n’avais pas assez de tissu blanc, le col et les poches seront dans un gros coton beige.

Voilà les pièces coupées et posées :

J’ai commencé la peinture : le col et une poche façon « Pollock », et une poche façon « Nuit étoilée » de Van Gogh :

Je suis plutôt fière de moi, parce que j’avais franchement du matos pourri. Je ne crois pas l’avoir ressorti depuis au moins dix ans : les pinceaux tirent la tronche et j’ai dû courir aprés la peinture avec une pioche 😀 En tout cas, c’était super fun à faire (surtout Pollock), et ça me donné envie de me remettre à peindre !

Voici la robe blanche avec le col grossièrement cousu :

Et les six poches ! Finalement, j’en ai ajouté une avec le portrait de Nush Eluard par Picasso, je trouvais que ça s’intégrait bien (et qu’il fallait six poches pour équilibrer la jupe).

9 septembre 2021 :

Aujourd’hui nous fêtons les six ans de notre rencontre avec Hervé ! Et j’ai terminé ma robe 🙂 Je lui ai ajouté un ballon bleu pour rappeler les « gazing balls » de Jeff Koons, me transformant ainsi moi-même en Art contemporain !

Ecriture

Beveridge manor

Beveridge Manor est mon dixième roman publié, et le premier publié par mes soins.

Vous pouvez le trouver en version numérique sur Amazon, il suffit de cliquer ici !

Vous pouvez également le trouver en version papier. La première façon est de me le demander directement ! Je me ferai une joie de vous l’envoyer dédicacé ! La seconde façon est de le trouver dans une librairie partenaire. Pour l’instant, elles sont :

Résumé :

Jeune restauratrice de tableaux, Clémence Rosier vient de décrocher un contrat en or : la propriétaire d’une vieille demeure anglaise l’a contactée pour travailler dans la galerie des portraits de ses ancêtres ! Mieux encore, la demeure en question n’est autre que « Beveridge manor », un prestigieux manoir du 16e siècle où ont été tournés plusieurs films historiques, dont quelques adaptations des romans de Jane Austen, un auteur que Clémence affectionne tout particulièrement. Bref, un job de rêve !
Le rêve tourne à l’hallucination lorsque Clémence, décrochant du mur le portrait d’Arthur Wallingford, maître des lieux au début du 19e siècle, découvre, cachée derrière, une étrange porte très ancienne à laquelle personne ne semble avoir touché depuis des lustres. Impossible de résister… En poussant la porte, Clémence pénètre dans un passage qui la mène tout droit dans le Beveridge manor de 1804 !
La surprise passée, Clémence se rend vite compte que la réalité peut s’éloigner assez fort de ce que les romans de Jane Austen lui ont laissé imaginer. Il lui faudra user d’astuce et de toute sa connaissance des mœurs de la Régence anglaise pour s’intégrer dans la famille Wallingford et, qui sait, infléchir heureusement le cours de leur existence… et de la sienne !