Couture

Robe du dessus à pois et robe du dessous en soie beige (1804)

24 avril 2024 :

J’ai cousu cette robe en 2016 et je la porte assez régulièrement depuis. Comme je me suis un peu élargie — dirons-nous — avec les années, c’est devenu davantage une sur-robe qu’une robe, car je dois la régler plus large et on voit tout le dessous 😀

Pour une prochaine promenade, je suis donc occupée à coudre une robe pour dessous, un modèle tout simple, en soie beige, pour pouvoir la combiner avec d’autres pièces.

Parallèlement, je brode la petite bande rose des manches pour donner à la robe un nouveau souffle ! J’ai trouvé des festonneurs automatiques, datants du début du XXème siècle, qui m’ont permis de dessiner un motif répétitif sympa à l’encre effaçable, je m’amuse beaucoup ! Et je me demande surtout pourquoi ça n’existe plus, c’était vraiment bien comme invention 🙂

7 mai 2024 :

J’ai attrapé une belle pneumonie alors en gros ces derniers jours je me traîne dans la maison en rejouant la « Dame aux Camélias » 😀 Je ne suis pas capable de faire quoi que ce soit qui demande un minimum d’esprit créatif ou de réflexion, alors que je me contente de broder et coudre 😀

Du coup, je me refais « Friends » et j’ai cousu toute la partie bustier de ce haut à la main ! (Il m’a fallu trois épisodes juste pour le décolleté, c’est dire si je travaille à la vitesse d’un escargot neurasthénique…)

8 mai :

Et voilà, finie ce soir, une robe basique et de qualité que je pourrais mettre avec presque toute ma garde-robe 1800 🙂

26 juillet :

Hervé a magnifiquement guidé sa visite, et nous avions parmi nous une nouvelle photographe !

J’ai déjà évoqué le fait que je révisais mes costumes une fois les avoir portés, et celui-là n’y a pas échappé ! J’ai notamment refait l’arrière du chapeau pour qu’il s’emboîte mieux sur ma tête.

La robe du dessous n’est pas si géniale que ça, elle est compliquée à laver. Je dois en coudre une nouvelle en coton, et avec des manches plus longues pour protéger mes bras du soleil !

Couture

Réticule de Marianne Dashwood (1802)

Ces derniers temps je me spécialise en broderie et essaie de m’améliorer : il faut dire que je ne me sens pas légitime de mener un atelier de broderie qui porte mon nom alors que je n’ai pas encore testé tous les points 😀

J’ai donc commencé un ouvrage qui me sert d’exercice car j’essaie d’y inclure pas mal de points de broderie traditionnelle : pour l’instant j’ai le point de passé plat, de chaînette, de noeud, de piqûre, et le point lancé.

Histoire de ne pas me lancer dans un projet qui me serait inutile, j’ai voulu compléter mon costume de Marianne Dashwood en cousant le réticule qu’elle porte avec la robe, le manteau et le chapeau que j’ai déjà réalisés :

26 mai 2024 :

Je vais m’inspirer de ce réticule mais pas en faire une copie exacte, histoire de tester mes points comme dit précédemment ! Et je trouve aussi intéressant le mélange de techniques : il y a de la broderie et du crochet sur ce petit sac 🙂

Voilà où j’en suis au bout de deux heures :

4 juin :

Je viens de participer aux « Napoléoniennes de Ligny » et pendant deux jours, entre deux discussions, j’ai brodé mon réticule et terminé la première face !

18 juillet :

J’ai continué la deuxième face au grand week-end historique de Waterloo. Victoria était mon apprentie et m’a aidée à avancer ! (Il faut dire que je n’aime pas spécialement faire deux fois la même chose, c’est une peu comme la deuxième chaussette en tricot^^)

J’ai terminé la broderie quelques jours après et aujourd’hui j’ai fait tout le montage !

Je n’ai pas le temps de me pencher sur les petites feuilles au crochet en ce moment et d’apprendre une nouvelle technique, je les ajouterai sûrement plus tard !

Couture

Filandière (1815)

21 août 2023 :

Cette année j’ai eu à porter plusieurs fois un costume de filandière en 1815, que je remettrai pour la braderie de Waterloo le 27 août. Il a un peu évolué depuis la première fois, car au départ j’avais simplement assemblé des bouts de garde-robe qui n’avaient pas forcément été pensés pour !

La première pièce a été le tablier d’Emma dans la mini-série, puis j’ai ajouté une cornette et une robe du dessous en coton pour avoir moins chaud. Nous sommes partis en voyage à Londres où j’ai trouvé un livre intitulé « Dress in the Age of Jane Austen » tout simplement fabuleux^^ Il y a notamment dedans un tableau montrant une vendeuse et sa cliente que j’aime beaucoup ! Le costume de la vendeuse ressemble assez au mien, aussi j’ai décidé de l’adapter pour qu’il y ressemble davantage.

Je ne parviens pas très bien à voir ce qu’elle porte sur le mini tablier blanc : je pense que ce sont des ciseaux et une petite bourse. Je trouve l’idée chouette en tout cas !

21 août 2023 :

J’ai commencé par retirer les bretelles au tablier et par sortir ma robe à manches longues :

J’ai retourné le tablier pour cacher les poches

23 août :

Hier et aujourd’hui j’ai terminé de recoudre le tablier bleu et j’ai cousu le petit tablier blanc. pour créer les poches je me suis amusée à le broder au point de Smyrne dans les couleurs du costume, ça rend bien !

Voilà les photos :

J’adore ce tablier, je sens qu’il va être très pratique avec ses grandes poches ! Et j’aime aussi beaucoup le détail du ciseau, espérons juste que je ne me le plante pas dans la cuisse en m’asseyant^^

4 juillet 2024 :

J’ai trop de loisirs et de travail pour coudre de nouveaux costumes cette année ; mais comme ce travail consiste en partie à faire des animations en costume, j’allie les deux 🙂 Ces dernières années, j’apprécie de plus en plus de rapiécer mes costumes et de les reprendre. Cette année, pour le grand week-end historique de Waterloo, j’ai donc remis mon costume de filandière pour montrer la broderie en 1815.

J’ai mis mon tablier d’Emma sur la robe de Marianne et sur une autre dont j’ai changé les manches pour de plus larges. J’ai aussi inventé deux coiffes très pratiques, la cornette n’ayant pas apprécié la machine à laver (tout costume d’animation qui ne passe pas à la machine à laver est désormais ÉLIMINÉ 😀 ). Me voilà prise en photo avec Dirk et Victoria !

Actualités, Couture

Mes costumes historiques préférés

Voici mes costumes historiques préférés ! Dans les plus jolies photos, la plupart de mon amoureux. Ils sont classés par ordre chronologique.

Couture

L’année 2023 en costumes

Comme chaque année, voici un aperçu des costumes que j’ai créés durant les douze derniers mois !

En 2019 j’avais cousu 21 costumes neufs,

  • en 2020 ils sont descendus à 19
  • en 2021 : 15 costumes neufs
  • en 2022 : 7 costumes neufs

Cette année, je continue sur ma pente avec seulement 4 costumes neufs, et pas un seul pour Hervé ! Qu’est-ce qui explique cette baisse ? Plusieurs causes parmi celles des années précédentes : d’abord, j’ai moins de temps. En effet cette année j’ai quitté mon boulot que j’exerçais depuis huit ans pour me lancer dans l’animation historique, et à cette fin j’ai passé mon permis provisoire, que je peux aller chercher à partir du 2 janvier ! C’est une grande victoire sur moi-même^^
Et puis, j’ai maintenant beaucoup de costumes chouettes dans mes placards : cette année je les ai beaucoup révisés, réparés, et créé des accessoires et des manteaux pour changer un peu leur allure 🙂 Il n’y a pas vraiment eu besoin d’en créer de nouveaux !

(Cependant Hervé mériterait bien d’avoir une nouvelle redingote 1800, ainsi que quelques pantalons)

Voici mes costumes neufs, deux d’entre eux sont pour le travail, et les deux autres pour le plaisir :

  • Une tenue de filandière 1815 : en plusieurs articles, (ici et ici aussi) avec des pièces en coton et lin confortables, interchangeables et faciles à laver, parce que c’est une tenue de travail dans laquelle je donne mes démonstrations !
  • Une tenue d’été 1903 : la jupe est parfaite, mais la chemise est abîmée parce que j’ai eu un accident de voiture avec. J’ai réussi à ravoir le sang mais le tissu très fragile n’a pas tenu le choc, et le col n’est pas confortable. Comme je suis amenée à porter de nouveau cette tenue, également de travail, je devrais refaire une chemise, qui sera à mon avis en coton blanc d’une seule pièce ! Et trouver des chaussures plates avec, parce que les bottines, c’était l’horreur…
  • Un des costumes de Marian Dashwood dans « Raison et sentiments ». Avec la robe là et l’ensemble manteau/chapeau ici. Celui-là, je rêve de le faire depuis plus de vingt ans, mais c’est seulement maintenant que j’ai le temps et les tissus ! Je l’adore, il est confortable et seyant, et l’imprimé de la robe va vraiment avec tout 🙂
  • Une… cinquième (?) robe de bal 1860 : oui, j’en suis à ma cinquième alors que je n’aime pas trop cette époque (surtout pour danser, les crinolines c’est chiant), mais j’ai donné les deux premières ainsi que la quatrième (la robe de bal rouge) et me suis lassée de ma robe jaune. Comme je l’ai beaucoup mise et que je dois porter une perruque rousse avec (le jaune avec ma couleur blond cendré c’est moche), j’ai eu envie d’en faire une autre qui soit confortable et aille avec toutes mes couleurs de cheveux ! Elle est coupée dans une couette Ikéa et est vraiment chouette à porter !

Il y a eu donc aussi pas mal de révisions, les principales étant pour ma robe de 1838 « façon Cranford », ma tenue de promenade 1898 ainsi que ma garde-robe de Noël ; et j’ai créé deux jupes pour l’Ommegang que je mets souvent au quotidien !

J’ai créé deux pièces de costumes 1800 qui m’ont pris du temps, à savoir un manteau de Noël que j’ai vendu à une amie, et une sur-robe en mousseline blanche :

Et enfin j’ai créé beaucoup d’accessoires, quelques vêtements de tous les jours, et même deux poupées jumelles !

Quelle sera la tendance pour l’an prochain ? Je pense que le nombre de pièces historiques augmentera ! Hervé va mieux, j’ai plein de temps et l’année sera, je l’espère, riche en animation costumesque 🙂

Bonne année à tous !

Couture

Garde-robe de Noël (1800-1815)

30 novembre :

En prévision d’un week-end en immersion dans l’univers de Jane Austen et de Charles Dickens, je nous constitue une garde-robe 1800, de Noël donc ! J’adore Jane Austen, et j’adore « Un Chant de Noël », alors quand je me suis rendue compte que le bal du vieux Fezziwig (un des souvenirs du fantôme des Noëls passés) se déroulait à peu près à cette époque (d’après la date de publication du roman la jeunesse de Scrooge se situe autour des années 1800), j’étais folle de joie ! Bien sûr j’ai déjà quelques accessoires de Noël 1800 (une cape, deux réticules de Noël et un gilet à têtes de renne…) mais là j’ai une excellente raison 😀 (Comme s’il m’en fallait une … ?) Honnêtement j’avais déjà presque tout ce qu’il faut, il a suffit de coordonner nos pièces rouges, vertes et blanches et d’ajouter quelques petits accessoires !

J’ai donc ajouté un ruban de Noël à mon bonnet et cousu une veste du matin en laine :

Au départ, comme ce tissu est tout déformé, je voulais couper le moins de pièces possible. Il n’y en avait qu’une pour le dos et le devant, mais comme il n’y avait pas assez d’ampleur et que ça tombait comme un gilet moderne (première photo), alors j’ai coupé au niveau des hanches pour récupérer un triangle que j’ai placé dans le dos (deuxième photo).

J’ai ourlé tous les bords à la main, et voilà ! Pour l’instant elle se ferme avec un ruban mais je crois que je vais coudre des liens en laine blanche dès que j’aurai le temps.

Vendredi 1er décembre :

C’est mon amoureux qui va cuisiner pour nous tous les repas, alors forcément il a besoin d’un tablier ! De Noël, bien sûr, mais aussi en rapport avec « Un Chant de Noël » de Dickens ou bien Jane Austen. J’ai eu une idée lumineuse (du genre qui me faisait ricaner en pensant à sa réaction) : je lui ai brodé une phrase du « Noël de Blackadder » une série qu’on adore (et moi tout particulièrement cet épisode).

Dans l’épisode, Blackadder (Rowan Atkinson) dit en substance à son valet : « C’est incroyable Baldrick, vous avez réussi à écrire « Christmas » sans aucune des lettres qui compose le mot ! »

Et ce n’est que dans le générique de fin qu’on peut lire le texte^^

Alors voilà mon chef d’oeuvre 😀

Particulièrement fière, la fille^

21 décembre :

Le tablier a eu un grand succès, on l’utilise tous les deux quotidiennement !

Aujourd’hui, j’ai ajouté un petit lien en laine pour fermer la veste du matin :

28 décembre :

C’est trop tard pour cette année mais je viens de terminer un sac de Noël ! Pour la première fois depuis longtemps j’ai suivi un tuto^^ (merci Mère Noël !)

Couture

Travail du fil 2023

18 juillet 2024 :

Je n’ai plus mis le nez dans mon blog depuis quelques temps, non pas que je m’en désintéresse, mais parce que je n’ai plus grand-chose pour l’actualiser !

Du coup, en voulant enfin ajouter quelque chose, je me suis rendue compte que je n’avais pas fait d’article pour le travail du fil réalisé au cours de l’année 2023 !

Je vais y ajouter la broderie : ce n’est pas une nouvelle activité, mais sa part était anecdotique dans celle de mes loisirs et je l’ai reprise en me concentrant sur l’aspect historique :

Couture

Robe façon « Cranford » (1838)

(Et façon Melle Mars, bien sûr !)

Je viens de terminer les miniséries Cranford et Retour à Cranford et j’ai vraiment adoré ! C’était touchant, drôle, très juste historiquement et avec une belle galerie de personnages. Cela faisait longtemps que je n’avais pas aimé une série à ce point !

Et forcément, quand j’adore une série, j’ai envie de faire des costumes qui en sont inspirés… Jusqu’à présent les années 1830 ne m’avaient pas plus intéressée que ça, certainement parce que j’ai gardé en tête cette image d’une robe de bal typique, pourvue de manches gigantesques et surmontée d’un coiffure « à la girafe » que je trouve particulièrement moches, mais aussi parce que ce n’est pas une période facile à reproduire, ni très représentée dans les films (à part Cranford, je ne trouve que Les Misérables [seconde partie] comme exemple !)

Un exemple de ce que je n’aime pas !

Mais évidemment, les dames de Cranford portent des vêtements de tous les jours, donc plus softs, et qui parfois datent de leur jeunesse et/ou ne suivent pas forcément la mode. Elles ne sont pas aristocrates et, profondément religieuses, ne sont donc pas versées dans l’excentricité : les tonalités sont relativement liées à la terre, la nature et à l’automne (bruns, verts, bordeaux, cuivrés…) comme on peut le voir ci-dessous. J’ai beaucoup aimé leurs costumes et les accessoires qu’elles portaient tels que bonnets, capotes, fichus, mitaines et turban !

Mrs Forrester, au milieu, est ma chouchoute

Cette fois, j’ai dessiné mon croquis en suivant les personnages de Cranford mais aussi en combinant mes éléments favoris.

Mon croquis de base
Cela dit, après coup, je me suis rendu compte que ça ressemblait pas mal à ça !

Mais comme je suis juste au niveau des tissus, il n’y aura pas les volants des manches ni celui du bas de la jupe.

12 mars 2020 :

Pour le patron, j’ai adapté le bustier de la Laitière de Vermeer et l’ai essayé directement avec le corset pour être sûr que ça s’ajuste bien. J’ai coupé la doublure en coton blanc au fur et à mesure, et une fois que c’était bon, j’en ai reporté les pièces sur ce superbe coton écossais !

L’écossais était très à la mode dans les années 1840. Le mien est plus voyant que celui de ces dames, mais c’était l’occasion de ne pas acheter de tissus ! En effet j’ai décousu et repassé les rideaux de ma chambre à Ixelles ! Entre cette robe et le précédent spencer, je suis dans ma période rideaux on dirait ?

13 mars 2020 :

La jupe est formée de trois panneaux qui seront plissés. J’ai vraiment joué au Tetris pour utiliser au maximum le tissu. Les manches ont été coupées en dernier !

Les pièces en écossais sont cousues avec un passepoil violet pris dans la couture. C’est le genre de détail que j’ai apprécié dans la série, et qu’on ne voit pas sur les gravures !

16 mars 2020 :

Les manches ont représenté un joli défi car je n’en avais jamais réalisé de pareilles. Elles sont constituées d’une partie très large et d’un poignet bien ajusté, garni de passepoil également. Ensuite, j’ai posé un galon à pompon sur le dessus du bras pour les resserrer, le même que sur le bustier.

Pour le volume, j’avais d’abord essayé avec les boudins de ouate de ma robe « Mary Shelley » (qu’on aperçoit dans le fond), mais ils sont trop gros. Pour l’instant, j’ai trouvé un système qui fonctionne : quand je tire sur le poignet serré, il se coince au niveau de mon avant-bras et alors le gonflant est gardé quand je bouge ! Je verrai à l’usage si je couds tout de même des boudins.

Une autre partie compliquée est la ceinture que je réalise au fur et à mesure pour ne pas me tromper ! La boucle est intégrée pour que ce soit plus pratique : je l’ai trouvée dans mon magasin préféré, il y avait encore le prix dessus : 295 francs !

Cette ceinture se termine par une pointe en « fleur de lys ».

18 mars 2020 :

La ceinture m’a donné du fil à retordre mais j’y suis parvenue ! Par contre, elle aura trois œillets au lieu d’un, vu que je me suis trompée comme une gourde ! Je les ai brodés moi-même sur une rondelle d’œillet à poser au marteau.

Pour que ça ferme bien j’ai mis quatre petites agrafes cachées à l’intérieur.

20 mars 2020 :

Une fois la doublure cousue, il ne me restait que les poignets et le col à faire ! Pour cela j’ai simplement posé des pièces directement sur la robe et les ai disposées puis coupées de manière à ce qu’elle suivent l’encolure ou les poignets. Ensuite, je les ai cousues, ourlées et repassées, puis cousues à gros points sur la robe, pour pouvoir les changer ou les laver éventuellement un jour.

Je me suis dépêchée de tout terminer aujourd’hui pour pouvoir prendre des photos demain, parce que je sais qu’il fera beau !

Mon chapeau m’a été offert par une fan de Jane Austen (je te remercie si jamais tu me lis !) et le châle tricoté tout spécialement pour moi par mon amie Lilla My (Bisous !) Quant aux mitaines, je les ai cousues rapidement le soir devant la télé pour qu’elles soient assorties au chapeau.

21 mars :

Aujourd’hui, premier jour du printemps, je vous propose ces photos au milieu des arbres fleuris du parc royal de Laeken, sous un superbe soleil ! (Un peu trop parfois d’ailleurs, difficile de regarder mon amoureux de photographe !)

Au départ je me suis dit qu’il y avait beaucoup trop de photos et que je ne devais en choisir que deux ou trois, mais il y en avait tellement de jolies que je me suis dit : « Hey, c’est pas grave ! Et puis c’est ton site, alors tu fais ce que tu veux ! »

16 septembre 2023 :

Trois ans plus tard, je n’ai jamais encore eu l’occasion de porter cette robe réalisée pendant le confinement : ce sera réparé à la fin du mois, car j’ai écrit une murder-party qui permet en gros de porter le costume qu’on veut, du moins, antérieur à 1899. Mon personnage ayant 70 ans, ce sera un peu comme si elle s’habillait comme dans son enfance, ou comme sa mère ! Après discussion avec une amie je l’ai choisi aussi parce qu’il sera à la fois confortable et classe. Pour accentuer le côté « mamie », j’ai arrangé un bonnet (ma cornette et un autre bonnet transparent dessus) et cousu des mitaines assorties !

2 octobre 2023 :

La murder-party est passée, je faisais une magnifique mamie !

Couture

Petit haut romantique (2023)

Depuis le début du mois de septembre, je preste mon préavis à la maison. C’est… juste… génial ! J’ai installé mon bureau dans mon atelier et je me sens ici comme dans un cocon, avec mon matériel, ma petite table de travail, mes rouets, mes antiquités… J’organise mon temps comme je le veux et ai pu avancer sur beaucoup de choses !

J’ai pu aussi commencer à passer des examens de conduite en ligne, parce que je vais passer mon permis ! Ou plutôt le repasser, mais est-ce que ça compte, au bout de vingt ans ? Oui, parce que c’était le cadeau d’anniversaire de mes parents pour ma majorité… Entre ça et les préparatifs pour mon futur métier, j’ai tout de même le temps de coudre pour des projets pas prévus ! Cela faisait des années que ça ne m’était plus arrivé, et c’est le pied^^

22 septembre 2023 :

J’ai commencé hier un petit haut romantique inspiré de la silhouette « Jane Austen » que j’aime tellement. Il est juste plus court qu’une robe, surjeté, et entièrement cousu à la machine ! Ce qui était aussi très agréable, je n’avais plus l’habitude de cette rapidité^^

Du coup, je l’ai terminé cet après-midi !


Couture

Pelotes d’épingles, bourses, réticules et porte-monnaie (XIXème)

Mon blog reste quelque peu désert ces temps-ci car j’ai moins le temps de coudre ou d’écrire, dans la mesure où je réalise plein d’autres choses à la place. (Mais ça viendra dans quelques heures, je dois coudre un costume 1900). Je me lance notamment dans la préparation de personnages et d’animations historiques pour mon futur métier !

J’ai participé à deux évènements autour de Napoléon et me suis rendue compte que la « marchande de bas » que j’incarnais était un personnage sympa mais que ça ne me permettait pas de vendre ; or j’en ai eu la possibilité, et je ne vais pas cracher sur un peu de sous^^. Même les reconstitueurs qui connaissent le temps et le travail de cet artisanat ne sont pas prêts à acheter des bas histos, parce que c’est trop cher et que ça ne se voit pas sous les vêtements ! Qu’à cela ne tienne : j’ai réfléchi à des objets qui pourraient être transportables, rapides à faire et un peu plus artistiques que des bas.

Je me suis donc lancée dans la confection de pelotes à épingles, qui existent depuis des siècles et dont les formats variés permettent un peu de fantaisie, ainsi que de réticules (j’en ai déjà quelques-uns pour mes costumes), de bourses et d’aumônières, bref de petits sacs en tricot, crochet, tissage ou tissu brodé, qui me permettront de faire des pièces uniques (vous connaissez le syndrome de la deuxième chaussette ?) et me permettront d’utiliser les perles, les petits bouts de dentelle et de tissus qui traînent !

19 juillet 2023 :

Voilà donc mes premières pelotes d’épingles, inspirées de modèles entrevus ça et là. Elles sont toutes brodées à la machine excepté l’abeille napoléonienne en bas. (Je suis en train d’en faire une autre sur fond rouge). Celui du milieu n’est pas d’inspiration ancienne mais il me faisait marrer !

Voici aussi mon premier porte-monnaie, que je ne vendrai pas car il me servira pour un costume 1900 que je n’ai pas encore commencé. Il est inspiré de ce qui se faisait fin XIXè début XXI, avec un fermoir moderne trouvé chez Veritas :

Il est minuscule (7 cm de haut) et je ne suis pas sûre de recommencer de si tôt car il est tricoté avec des aiguilles 1,25mm, j’ai dû utiliser la loupe !

25 juillet :

J’ai créé ce ridicule d’inspiration napoléonienne. Les matériaux sont modernes mais l’inspiration authentique !

26 août 2023 :

J’ai terminé ce petit réticule inspiré d’un modèle de 1910 :

Le fond est rond contrairement au modèle

15 septembre :

Voici trois pelotes à épingles brodées main, il y en avait une autre mais je l’ai vendue !

Je suis fière de mon petit chardon 🙂

J’ai aussi fini ma première « miser’s purse » ou bourse de l’avare, une petite bourse à l’origine réalisée dans une chaussette, ou par la suite, avec la même technique ! On met ses sous dans la fente au milieu, et quand on pousse les anneaux, ils sont ensuite bloqués 🙂

J’ai inventé le motif du jacquard, notamment celui avec des fleurs ! Mon prochain essai sera avec des perles au lieu du jacquard, ce qui a l’air finalement plus simple, maintenant que j’ai compris la technique. Le tout est de s’y mettre !

Par ailleurs, j’ai enchéri sur des bourses et des cadres de porte-monnaie en argent. Voilà mes trouvailles :

Celui de droite est trop fragile pour le porter lors d’un événement costumé, mais pour celui de gauche, pas de souci !

Et voilà trois cadres vides pour créer ! Ils sont à double cadre, pour séparer les choses à l’intérieur