Il y a quelques mois, j’avais commencé un nouveau chapeau, parce qu’on devait faire une démo à l’extérieur de danses 1860 et que je n’ai rien pour l’extérieur (du moins en été) de cette époque. Finalement, on n’a pas pu faire la démo parce qu’Hervé a été nommé président de bureau (c’était donc le 9 juin) et j’ai mis de côté ma création jusqu’à ce que j’ai enfin du temps… Et… nous voilà six mois plus tard : D
Voilà mes deux inspirations trouvées sur le net, en-dehors de ma documentation :
Je me rappelle avoir passé des heures seulement sur le patron pour qu’il soit parfait. J’ai ensuite coupé les deux pièces dans une toile à canevas et les ai bordées de fil de fer :
Quelques heures plus tard, j’ai presque fini la base :
21 décembre :
Voilà, j’ai terminé la base ! Et j’ai décodé de le décorer qu’au moment où je le porterai, là je n’ai pas trop d’inspiration 🙂
(Si jamais quelqu’un avait des présentoirs à chapeaux à me proposer, je suis preneuse^^)
Chaque année un joli bal se déroule au château d’Ursel. L’époque est toujours très précise et 2024 ne déroge pas à leur règle : 1774-1789 !
Je n’ai plus rien qui convienne à cette période, excepté, à la rigueur, le costume de Marie-Christine d’Autriche, qui est vraiment atroce pour danser… aussi pour me donner le moins de travail possible et être à l’aise, je vais coudre un nouveau pierrot pour l’assortir à la jupe de mon costume de « Belle chocolatière » de Liotard.
Il faut que visuellement, ce soit un peu plus aristo que le costume de la chocolatière… Disons que j’ai l’autorisation d’y aller en servante (c’est plus marrant^^) mais qu’eux préfèrent quand c’est prout-prout ! Alors je compte ajouter des ruchés comme sur le modèle suivant pour respecter leur dress-code :
Cela dit, ça reste mon costume, alors il sera en lin et je ne porterai pas de perruque mais un bonnet à gros noeud, ainsi que le minimum d’accessoires 🙂
7 novembre 2024 :
Les costumes XVIIIè, c’est chiant à faire, parce que ça ne se met pas bien sur le mannequin. J’ai cassé le mien en voulant lui enlever le corset !
Du coup, après plusieurs essayages épiques (oui, pas facile d’atteindre le dos toute seule, j’ai dû inventer…) voilà la toile de base en coton bleu qui me servira de doublure :
C’est chiant à modeler, mais qu’est-ce que c’est satisfaisant une fois réussi ! D’ailleurs, je pense qu’il faudra que je copie les pièces pour un autre costume… mais je n’en dis pas plus 🙂
10 novembre :
Hier a eu lieu l’atelier de préparation des danses, j’espère ne pas avoir tout oublié d’ici trois semaines^^ Je reste convaincue qu’un costume confortable est essentiel, car même en jean je suis rompue aujourd’hui 😀 Et je reste également convaincue qu’un « bum pad » sera mieux que des paniers, il y aura tellement de monde que je veux prendre le moins de place possible…
J’ai compulsé une nouvelle fois mes livres de documentation et me suis arrêtée sur deux costumes pour mes inspirations :
Aujourd’hui j’ai donc inventé le patron des manches, les ai coupées puis cousues, puis j’ai cousu le décolleté. Hervé m’a aidée en épinglant le bas de la jupe pour le raccourcir :
12 novembre :
Ce fut long, mais voilà les basques cousues !
13 novembre :
Je pense que c’est l’étape la plus longe pour l’instant ! J’ai coupé et posé les ruchés. Ceux des manches sont cous mais pas ceux du décolletté.
Je trouve que ça donne beaucoup d’allure !
Je voudrais en poser d’autres tout au long des basques, de la fermeture du corsage et peut-être de la jupe, mais vu le temps que ça prend, je ferais peut-être ça pour une prochaine occasion 🙂
Je vais me concentrer d’abord sur la chemise et les accessoires.
15 novembre :
Comme d’habitude je me raisonne et je n’y arrive pas^^ Je voulais tellement poser des ruchés sur les basques, tant que j’étais lancée, que je n’ai pas encore commencé la chemise !
J’y ai passé plusieurs heures et je trouve ça joliiiiii 😀
16 novembre :
J’ai un peu galéré à me décider sur ce que j’allais faire de mes cheveux. Les perruques n’allaient pas (la rousse jurait et la grise faisait vraiment mémère avec le gris du pierrot), et je ne voulais pas avoir à coiffer mes cheveux naturels parce qu’ils sont trop fins et courts pour les coiffures tout en boucles et volumes de cet époque.
Et je trouvais les deux bonnets que j’avais peu satisfaisants : l’un était sans forme mais dans une jolie dentelle et l’autre avec une jolie forme mais dans un tissu trop quelconque.
J’ai eu une illumination ce matin au réveil ! J’ai donc cousu les deux bonnets l’un sur l’autre et leur ai ajouté une gros noeud de satin bleu !
Comme d’hab’, c’est plus sympa sur moi
Ainsi, j’ai les avantages des deux bonnets (forme et tissu) et il me plaît 🙂 En plus, je peux porter mes vrais cheveux et sans avoir à les coiffer particulièrement, un chignon suffit !
Ensuite, j’ai passé deux jours à coudre une nouvelle chemise que j’ai oublié de prendre en photo (mais c’est pas super intéressant de toute façon^^)
19 novembre :
J’ai terminéééé !
Je suis contente 😀 Hier lors d’une discussion avec des amies, je leur disais qu’il ne me restait plus qu’à poser des agrafes et que ça m’ennuyait fortement, parce que je trouve qu’il n’y a rien de plus chiant ! En plaisantant on en étaient arrivées à la conclusion qu’il fallait que je mette un scratch 😀 Et bien l’idée a fait son chemin et la blague est devenue réalité !
Sérieusement, c’est la solution idéale en terme de rendu et de facilité, et puis si jamais je dois vraiment présenter un jour quelque chose de purement historique, je n’aurais qu’à le changer 😀
Voilà, à bientôt pour des photos avec Hervé 🙂
10 décembre :
Ce soir nous avons reçu les photos de photographe officiel, que je trouve superbes : Les voilà !
Tous les ans, il y a un bal victorien à Orp-le-Grand. Cette année je n’avais pas trop le courage de créer une nouvelle robe alors j’ai retapé ma robe « Jane Eyre ». Du coup il lui fallait un jupon, que j’ai coupé dans un vieille couette ikéa. Mais je trouvais ce tissu tellement agréable à travailler que je me suis dit que j’en ferais quand même bien une robe !
Même sans repassage c’est joli !
Bien sûr j’ai eu cette idée débile juste avant de me coucher et me suis dit que je devais essayer de l’oublier. Cependant Hervé m’a suggéré de plutôt suivre la pente de mon inspiration, et de garder la robe « Jane Eyre », qui est prête, comme un plan B ! Si même mon amoureux m’encourage… Et c’est vrai que j’ai le temps 🙂 Donc me voilà perdue le nez dans mes bouquins à la recherche d’un modèle sympa pour le haut !
« Jane Eyre », une robe de jour des années 1850
Journal des Demoiselles, janvier 1860
J’ai choisi cette gravure du « Journal des demoiselles ». J’aime beaucoup la simplicité du modèle rose, elle mettra bien en valeur mon coton fleuri !
25 octobre 2023 :
Hier j’ai cousu le premier volant du bas et coupé les pièces de la toile, qui me serviront de doublure :
Il n’aura pas autant de volants que sur le modèle dans la mesure où je n’ai pas assez de tissu. Mais ce qui est parfait avec cette vieille couette, c’est que je l’ai tellement lavée que le tissu est tout doux et ne bougera pas !
Pareil pour le tissu de la doublure, c’est un drap du dessous en coton blanc^¨^
25 octobre, 17h :
Et des heures plus tard, le volant est enfin cousu !
26 octobre :
Aujourd’hui la partie « jupe » est terminée, je bosse sur le bustier ! J’ai créé une nouvelle toile qui me servira de doublure, avec des épaules basses :
C’est marrant, comme ça, sans les manches, ça fait plutôt mode des années 60, mais 1960 !
Même jour, plus tard…
J’ai passé à peu près quatre heures sur les manches et elles ne sont pas terminées… Elles me donnent du fil à retordre car elles sont composées de plusieurs couches !
Même avec un épinglage grossier, ça rend déjà très bien !
27 octobre :
Après un petit tour au cirque Bouglione (on tire le meilleur du congé maladie d’Hervé^^), me voilà cet après midi à coudre les manches, le décolleté, faire des retouches sur les pinces poitrine (c’est. CHIANT.) et poser les oeillets (ça, c’est marrant) :
Je m’amuse beaucoup sur cette robe, parce que je n’ai pas peur d’abîmer le tissu et que comme c’est pour danser, non pas pour créer une reproduction fidèle, je peux aller au plus simple et au plus rapide !
29 octobre :
Hier j’ai passé un temps fou à coudre des petites choses qui ne se voient pas, à savoir un ourlet et des pressions pour réunir le haut et le bas.
Aujourd’hui, dernière étape : la pose des volants sur le bustier !
Dimanche midi :
Et voilà c’est terminé ! Reste plus qu’à faire les accessoires si j’ai le temps, notamment une coiffure pour cacher mes cheveux courts !
9 novembre 2023 :
Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon amoureux !
Il a une drôle de tête sur la photo 😀
Ma robe était parfaite ! Très légère, confortable, bien coupée, elle n’a pas bougé et ne m’a pas gênée que ce soit au niveau de la longueur ou des systèmes de fermeture.
La prochaine fois, il faudra juste que je m’assure d’avoir une chemise aux manches suffisamment courtes dessous, une crinoline plus pratique (j’avais une crinoline et deux jupons) et une coiffure qui se tient !
Pour cela, ce sera facile, j’ai calculé que mes cheveux poussaient de 15 centimètres par an, aussi l’an prochain il seront suffisamment longs pour que je puisse avoir des bandeaux 🙂
19 octobre 2024 :
Nous sommes un an plus tard et ma prophétie s’est réalisée mwuahaha ! Ahem, oui, j’ai les cheveux plus longs, je n’y ai pas touché 🙂 J’ai procédé aux modifications dites plus haut, et ajouté également une modestie à la robe. Pour la coiffure, j’ai cousu une coiffe assortie :
Bon là, sur la perruque grise, ça fait vraiment grand-mère, mais c’est chouette avec la robe 😀
16 novembre 2024 :
Voici une petite vidéo dans laquelle on peut nous apercevoir Hervé et moi !
Histoire de ne pas perdre le fil (magnifique jeu de mot), je vais essayer de mettre mes travaux au fur et à mesure cette année !
Des manches brodées grâce à un festonneur :
Le réticule de Marianne dans « Raison et Sentiments » :
18 juillet :
Voici un étui en laine avec une technique que je n’avais jamais expérimentée encore, l’incrustation 🙂 J’ai brodé une fleur par dessus :
Et quelques créations qu’on peut retrouver sur Ravelry :
Je n’ai déjà plus le réticule que j’ai vendu à Waterloo 🙂
23 août :
Voici un échantillon de tissu pour l’archéosite. Je voulais recréer un tissu pour montrer au public mon modèle et le résultat :
Je ne suis pas satisfaite du résultat. En dehors du fait que les couleurs ne sont pas bonnes (le bleu est trop foncé, ça peut s’arranger) et que je n’ai pas ourdi assez de fils (c’était prévu pour le test), les encoches pour les fils sont beaucoup trop espacées et je crois qu’il manque une pièce sur ce petit métier à tisser. Je pensais qu’en travaillant avec l’aiguille comme navette je pouvais pallier ce problème mais ce n’est pas trop le cas. Il faut que je trouve une façon de tisser beaucoup plus serré !
31 août :
6 septembre 2024 :
C’est la rentrée ! Et à la rentrée on prend sa trousse et son cartable^^ Je suis une formation de néerlandais jusqu’en novembre et je ne trouve plus de trousse chez moi 😀 Aussi j’en ai fabriqué une ce matin avec un bout de tissage que j’avais réalisé il y a quelques temps sans savoir ce que j’allais en faire, ça tombe bien ! Pour cela j’ai suivi le tuto suivant :
Je trouve ce tuto sympa excepté pour la doublure : il faut à la fin surjeter les angles ensemble et je trouve ça un peu moche : si j’avais su j’aurais cousu la doublure et le devant séparément pour que les coutures se retrouvent cachées à l’intérieur !
25 novembre :
Une pochette pour…. aller à Bath, au Jane Austen festival 2025 😀 ! Je suis tellement heureuse ! Ce sera les 250 ans de la naissance de mon écrivain préféré, nul doute que les festivités seront encore plus extraordinaires !
15 décembre :
J’ai terminé !
Avec un scratch derrière, entre ancienneté et modernité comme les dates l’indiquent^^
20 décembre :
Voici probablement mon dernier ouvrage de l’année, ce petit rouge-gorge de Noël au point de croix !
Avec Hervé nous allons voir « Les Précieuses ridicules » en version historique et en costumes ! Nous avons bien des costumes XVIIè de bourgeois, voire d’aristocrates, mais je n’ai pas envie de me trimballer en corset toute la soirée… Ni de supporter perruque, maquillage et talons.
Pour que lui et moi soyons à peu près assortis, il va remettre un costume de personnage de Vermeer que je lui ai cousu il y a quelques temps, mais avec une veste plus sobre et plus chaude que j’ai commencé à coudre ce matin !
Voilà mes inspirations ! Je ne sais pas encore s’il l’attachera avec des boutons dorés, des boutons recouverts de tissu, des agrafes ou de liens ; comme je n’ai qu’une semaine, ça dépendra sans doute du temps qui me reste !
Même jour:
J’ai commencé par une toile pour être sûre de mon coup, que j’ai essayée sur lui au fur et à mesure. Cette toile en lin me servira de doublure, et les pièces principales sont coupées dans une belle laine brune !
30 janvier :
Deux jours plus tard, j’ai terminé une grosse partie de la veste ! J’adore coudre la laine, c’est vraiment une matière agréable à travailler. Il me reste encore, dans l’ordre d’urgence : le repassage, le système de fermeture, et les manches.
J’ai choisi de faire des manches séparées au cas où il voudrait les enlever pour le printemps, ou bien dans le cas où je voudrais lui en coudre d’autres, d’une forme et/ou d’une couleur différentes !
31 janvier :
J’ai repassé le pourpoint, et c’est beauuuu 😀 Pendant qu’il sèche, je me suis attelée à la création du patron des manches : c’était pas de la tarte ! J’ai dû mettre une bonne heure et demie.
J’ai recoupé plusieurs sources pour y arriver : mes portraits, un autre patron de manche coudée, et un livre du Victoria and Albert museum, une vraie merveille !
Jeudi 1er février :
J’ai fini hier soir ! Il me restait à poser les manches et mettre des agrafes pour fermer. Plus tard j’enlèverai les agrafes et mettrai des petits boutons dorés 🙂
Et voilà une photo !
Le beau théâtre Montansier !
26 octobre 2024 :
J’ai un peu de temps pour réviser ce costume avant que mon amoureux le remette fin novembre, ce qui m’a permis d’ajouter tous les petits boutons mentionnés plus haut, ainsi que des agrafes intérieures supplémentaires. En revanche, pour les seize boutonnières, ce sera éventuellement pour une autre fois !
Avec le tri que je viens d’effectuer dans mes costumes, Hervé n’a plus de gilet 1860 pour aller danser 🙂 Du coup tant mieux, je peux m’amuser à lui en faire un plus beau ! J’aime bien coudre des gilets, cela ne prend pas beaucoup de temps ni de tissu.
Comme par chance la mode masculine ne change pas trop durant le XIXème siècle, ce vêtement lui servira également quand il faudra faire de la reconstitution qui remontera jusqu’aux années 1830 !
Voilà mon modèle qui date de 1845 :
J’ai bien avancé, mais arrivée au moment où je devais rejoindre la doublure et la façade, le satin était déformé et je ne m’en sortais pas.
6 octobre :
Du coup j’ai tout démonté, coupé deux pièces d’entoilage, renforcé les coutures, et tout remonté !
Ce matin je suis retournée presque au niveau d’hier… « Défaire et refaire », qu’elle dit ma maman, « c’est toujours travailler »… Oué oué, mais réfléchir avant de faire, c’est pas mal aussi T-T
« J’aime bien faire des gilets », qu’Emma disait hier, « ça ne prend pas beaucoup de temps » Tu parles !
14 octobre :
Après avoir démonté le devant et le col trois fois… J’ai bien épinglé mon tissu et tout cousu à la main pour que le satin ne se fasse pas la malle : et le résultat est plutôt satisfaisant. Seulement, comme j’ai perdu du temps sur mon planning, j’ai cousu les boutons en trompe-l’oeil et n’ai pas fait de lien dans le dos pour le resserrer. Ce sera pour une prochaine fois !
Avec Hervé nous nous sommes inscrits à des cours de danse de salon cette année ! Cela me manquait et nous fera de l’exercice^^ Quand je me suis vue dans les grands miroirs de la salle de cours, je me suis dit qu’il vaudrait mieux une jupe à taille marquée plutôt que mon jean informe (que j’adore^^)
Du coup avant-hier, j’ai déniché un tuto et l’ai cousue en deux heures ! C’est assez bien fichu, surtout pour les mesures, excepté que j’aurais dû anticiper l’élasticité du tissu et réduire d’un ou deux centimètres le tour de taille. (Ah oui, et je déteste les vidéos YouTube : je fais pause quelques minutes pour passer à l’étape suivante et là la vidéo se relance du début, pubs en prime, c’est insupportable T-T)
J’ai changé juste deux choses : la première, c’est que j’ai mis une agrafe au-dessus de la fermeture éclair et la deuxième, que j’ai finalement enlevé les poches et fermé les coutures sur les côtés, je trouvais que cela nuisait à la silhouette. De toute façon pour une jupe des années 50, pas besoin de poches, on prend un joli sac à main^
25 septembre :
Hier j’ai reçu une commande de chez Top Vintage avec notamment un jupon dedans ! Du coup, j’ai raccourci la jupe pour qu’elle aille parfaitement avec 🙂
J’ai brodé cette rose au point de croix quand je devais avoir quatorze ou quinze ans et d’après ma maman, j’avais eu du mal à le terminer ! Si le travail de broderie est plutôt bon (ne pas regarder l’envers), ce n’est pas le cas de ma couture… Comme on le voit j’avais posé la toile directement sur du satin moche, sans ourlet ni rien pour la protéger de l’effilochage 😀 Je n’aimais pas trop les finitions visiblement !
Aujourd’hui, j’ai quarante ans, et je crois que je préfère le travail de finition au travail de patronnage 😀 Alors je me suis dit que j’allais mettre cette jolie rose en valeur en l’intégrant dans un réticule.
Il est dans le même tissu vert qu’une pochette appartenant à Joséphine que je suis en train de reproduire, et le même également que le réticule de Marian Dashwood !
Je m’inspire pour le broder d’une fiche d’un ouvrage publié chez Lesage : j’ai toujours adoré leur travail, mais jusque-là je n’avais plus ouvert ce coffret depuis longtemps car je me sentais incapable de suivre leurs instructions. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui ! (Enfin, il reste quand même quelques fiches difficiles, notamment parce que je ne sais toujours pas broder au ruban. Il faudrait déjà que je sache où trouver les rubans adéquats^^)
Je crois qu’il aurait beaucoup plu à ma grand-mère maternelle, dont j’ai reçu après sa mort quelques objets à peu près tous sur le thème de « marquise cucul » (comment dire autrement^^ ?), vous savez, ces reproductions avec des petits noeuds et des roses prétendument de style « Pompadour » et ces petits couples des années 60 ! (1760 ou 1960…) Il est déjà bien niais, et encore, il n’est pas terminé !
30 août :
J’ai apprécié de coudre et broder ce réticule et de prendre mon temps pour choisir la décoration qui me plaisait le plus. Sur ce gros plan on peut voir que sur la dentelle j’ai testé pour la première fois de broder avec des fils couchés. C’est long mais c’est sympa !
Après avoir posé de la dentelle, des perles, du fil, fabriqué des cordelettes et des pompons, c’est terminé !
(Ma grand-mère aurait aimé, et mon Moi de 14 ans également !)
« J’ai pas l’temps, j’ai pas l’temps ! Je suis comme le Lapin Blanc ! » Et bien pas aujourd’hui et je peux enfin me consacrer à un projet perso 🙂 J’ai repris la couture avec un petit truc avant d’attaquer un plus gros : un sac fourre-tout !
J’ai cousu cette robe en 2016 et je la porte assez régulièrement depuis. Comme je me suis un peu élargie — dirons-nous — avec les années, c’est devenu davantage une sur-robe qu’une robe, car je dois la régler plus large et on voit tout le dessous 😀
Pour une prochaine promenade, je suis donc occupée à coudre une robe pour dessous, un modèle tout simple, en soie beige, pour pouvoir la combiner avec d’autres pièces.
Parallèlement, je brode la petite bande rose des manches pour donner à la robe un nouveau souffle ! J’ai trouvé des festonneurs automatiques, datants du début du XXème siècle, qui m’ont permis de dessiner un motif répétitif sympa à l’encre effaçable, je m’amuse beaucoup ! Et je me demande surtout pourquoi ça n’existe plus, c’était vraiment bien comme invention 🙂
7 mai 2024 :
J’ai attrapé une belle pneumonie alors en gros ces derniers jours je me traîne dans la maison en rejouant la « Dame aux Camélias » 😀 Je ne suis pas capable de faire quoi que ce soit qui demande un minimum d’esprit créatif ou de réflexion, alors que je me contente de broder et coudre 😀
Du coup, je me refais « Friends » et j’ai cousu toute la partie bustier de ce haut à la main ! (Il m’a fallu trois épisodes juste pour le décolleté, c’est dire si je travaille à la vitesse d’un escargot neurasthénique…)
8 mai :
Et voilà, finie ce soir, une robe basique et de qualité que je pourrais mettre avec presque toute ma garde-robe 1800 🙂
26 juillet :
Hervé a magnifiquement guidé sa visite, et nous avions parmi nous une nouvelle photographe !
J’ai déjà évoqué le fait que je révisais mes costumes une fois les avoir portés, et celui-là n’y a pas échappé ! J’ai notamment refait l’arrière du chapeau pour qu’il s’emboîte mieux sur ma tête.
La robe du dessous n’est pas si géniale que ça, elle est compliquée à laver. Je dois en coudre une nouvelle en coton, et avec des manches plus longues pour protéger mes bras du soleil !