Couture

Un couple pour le bal « Persuasion » de Zeist (1800-1810)

En avril, si tout se passe bien, on se rendra à un bal historique qui aurait dû avoir lieu en avril 2020 ! Je n’y suis allée qu’une fois mais j’en ai vraiment gardé un bon souvenir. Hormis le maître de ballet qui n’était pas très clair tout était parfait ! Le château était superbe,la nourriture aussi, et surtout c’était organisé par la Jane Austen society of Netherlands 🙂

Pour l’occasion je vais retaper le costume d’Hervé : sa redingote a été beaucoup portée et la doublure est foutue. Pantalon, chemise et foulard sont nickels, et je vais lui coudre un nouveau gilet. Quant à moi, j’ai déjà trois robes qui pourraient aller, mais Hervé m’a dit que puisque c’était le seul évènement auquel on se rendrait avant longtemps, je pouvais en faire une autre !

10 février 2022 :

J’ai trouvé ce magnifique sari en seconde main, et je compte en faire une robe. Le patron sera simple et improvisé par-dessus une robe 1910 que j’ai démontée, pour me simplifier la vie et mettre les broderies en valeur :

J’ai juste plié et épinglé le tissu pour me donner une idée, je vais me laisser quelques temps pour voir si une meilleure inspiration ne viendrait pas.

Pour la veste, j’avais mis une doublure en satin qui n’a pas tenu le coup, et que je remplace par une plus solide en laine. Je trouve que c’est assez difficile à faire, je préfèrerais en coudre une nouvelle ! Mais je n’ai pas le budget pour acheter de la laine.

11 février :

J’ai terminé ce matin ! Ce fut long, j’ai dû faire le « raccrochage » entièrement à la main. L’avantage de cette nouvelle doublure c’est que la veste ne lui glisse plus des épaules. J’ai même ajouté une petite poche !

13 mars :

Ma robe est finie ! J’ai choisi une forme simple pour le haut, un mélange de la robe de Mrs Hurst dans « Pride and Prejudice » mais aussi de style asiatique et de modernité.

Les manches et le corsage sont coupé d’un seul tenant. J’ai rebrodé les mêmes motifs que ceux de la jupe sur les manches :

22 juin 2022 :

J’ai mis un peu de temps, mais voici quelques images de nous au bal de Zeist !

(Téma mes collants :D)

Couture

Costume tailleur steampunk

25 avril 2022 :

J’ai accepté une commande super intéressante, à savoir un costume pour un spectacle de la compagnie « Al Kymia » ! Viviane et moi avons dessiné un tailleur de ville inspiré d’une gravure de 1898, mais modifié selon ses souhaits et quelques conseils pratiques de ma part. (Pour l’avoir expérimenté, je lui ai notamment suggéré d’avoir un costume en plusieurs pièces afin de pouvoir enlever ou remettre des couches ou le laver plus facilement.)

Voici la toile de la veste en coton épais marron, histoire de ne pas faire de bêtises, ainsi que celles de la blouse et de la jupe ! Tout est épinglé et/ou bâti, j’attends mon modèle pour les essayages^^

20 mai :

Je n’ai pas tenu un compte-rendu de mon avancement ces derniers jours car je n’ai pas fait des choses très intéressantes à prendre en photo. Viviane est venue pour un essayage et j’ai pu retoucher toute les pièces directement sur elle, c’était très pratique ! J’ai donc cousu le principal de la blouse, surjeté les pièces de la jupe et reporté celles de la veste.

Je lui ai aussi cousu un petit faux-cul pour que la jupe ait la bonne silhouette :

Dans le même tissu que la chemise 🙂

J’ai cousu la jupe ce matin !

Elle a encore besoin d’un bon repassage, d’une ceinture et d’un ourlet !

7 juin :

Ces derniers jours j’ai donné un grand coup histoire de parvenir, dans l’idéal, à terminer ce costume dans la semaine. J’ai terminé la jupe et ai ajouté une encolure avec de la dentelle sur la blouse.

J’ai réparé et décoré un chapeau que Viviane m’a passé. Il était tout cabossé, et maintenant il semble neuf ! J’aime bien la décoration du gros nœud faite avec ma machine à coudre 🙂

Voilà pour l’instant !
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Lorraine Baines dans « Retour vers le Futur »

Février 2022 :

Ce n’est un secret pour personne qui ne me connaisse un peu, je suis une très GRANDE fan de « Retour vers le Futur » ! Voilà des années que je reproduis les costumes de la trilogie, il y en a même un que j’ai fait deux fois (la robe de bal couleur pêche de Lorraine) et un que je prévois de refaire (mais j’ai pas le temps), la robe de bal de Clara Clayton dans le troisième.

(Edition : en fait, depuis le moi de février, j’ai eu le temps de faire le costume ! Il se trouve ici ! Robe de bal de Clara Clayton)

Maintenant que je sais un peu tricoter correctement je me suis lancée dans une autre reproduction, celle de ce costume :

J’ai mis longtemps pour le gilet car celui que j’ai voulu faire avec de la laine filée main est quelque peu raté, notamment car je n’avais pas assez de laine :

La construction de ce gilet est expliquée sur mon compte Ravelry ! (On trouve tous mes autres projets tricots)

11 avril 2022 :

J’ai terminé un deuxième essai du gilet qui cette fois est réussi !

Les boutons sont recouverts d’un tissu fabriqué main avec mon métier à tisser :

Finalement à force de petits détails changés par-ci par-là (il y a plus de boutons, ils sont plus gros, la laine est plus épaisse, je n’ai pas réalisé les broderies…), le gilet n’est pas une copie exact, mais il me plaît beaucoup ! Le col est fait avec des mailles reprises dans le gilet. Du coup c’est super épais, mais je ne vois pas trop d’autres solutions.

J’ai posé le tissu de la future jupe sur le mannequin, ça donne bien !

21 avril 2022 :

Je rentre de vacances au début desquelles je me suis fait voler mon sac à dos, dans lequel il y avait les pièces de la jupe de Lorraine que je comptais coudre à la main dans le train. J’ai voulu recommander du tissu mais il est en rupture de stock… Du coup j’abandonne ce projet, et je le reprendrai peut-être un jour, quand je serai moins dégoûtée !

11 mai 2022 :

Finalement, j’ai repris ce projet et l’ai terminé ce matin avec une séance photo ! En allant dans mon magasin de tissus préféré à Saint-Gilles, j’ai trouvé un coton bleu à motifs blancs. Il ressemble un peu moins à l’original que le précédent, mais qui fait tout de même l’affaire. Comme il était trop fin je l’ai doublé en refaisant les mêmes pièces en roses, et en cousant un bouton des deux côtés de la ceinture, j’ai désormais une jupe réversible ! Il y a même une poche 🙂

A noter que j’ai refait le col trois fois car il rebiquait. La dernière version est un peu trop grande mais tant pis^^

Voilà trois jolies photos :

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Perruque (1740-1760)

Depuis que j’ai les cheveux courts, je porte des perruques aux événements costumés. J’en ai plusieurs dont une que j’ai faite faire, un genre de chignon flou roux qui couvre plusieurs décennies (jamais parfaitement, mais je me trouve bien avec !) Malheureusement pour le XVIIIè siècle et les tenues de la noblesse, je n’ai rien et préparer mes cheveux moi-même est vraiment trop compliqué : j’ai d’abord voulu en acheter une chez « Hair Club », là où j’ai fait faire la rousse, mais c’est vraiment cher, et comme j’avais une perruque grise dans mes affaires, je me suis dit, allons-y, transformons-la ! Au pire c’est raté 😀

1er avril 2022 :

Je souhaite une coiffure qui convienne avant tout pour ma robe de Marie-Christine d’Autriche, mais un peu moins haute et sans les rouleaux sur les côtés, car je trouve que c’est ridicule. Ce sera plus comme le tableau de droite, mais sans les grosses boucles derrière. Si j’y parviens je ferai une natte pour délimiter la partie chignon !

La perruque que j’ai a les cheveux implantés dans le sens contraire que celui nécessaire, aussi j’ai commencé par tout démonter ! J’ai aussi agrandi ma tête en polystyrène en la coiffant d’un bonnet rembourré de ouate.

2 avril 2022 :

J’ai peint les bords avec de l’acrylique grise pour que la jonction se voit moins, puis ai réalisé des tests pour les boucles (histoire de ne pas me retrouver avec toute une perruque brûlée après des heures de travail^^)

Les boucles prennent bien !

Puis j’ai commencé à coudre les mèches en partant des bords et en progressant vers le centre, pour ne pas me retrouver avec des trous !

Comme j’ai une plus grosse tête que la taille standard, il reste une partie au centre qui n’est pas couverte de cheveux : ce n’est pas grave car une fois le chignon fait, on ne la voit plus.

5 avril :

Et c’est parti pour les bigoudis !

Gorgone Power !

6 avril :

Les cheveux sont secs, c’est parti pour la mise en forme ! Cela a été plus simple que je l’aurais imaginé, finalement la partie la plus compliquée aura été de coudre les bandes de cheveux.

Pour combler la calvitie j’ai cousu un filet puis posé un chignon en laine grise cardée. Devant, pour qu’il y ait ce petit « pouf » à la Pompadour, j’ai glissé une boule de cheveux que j’ai gardé de ce qui tombait des mèches.

A coup de brosse, d’élastiques, d’épingles et de points de couture, voilà le résultat !

Je suis super fière de moi, elle est trop belle ma première perruque !!! Du coup, j’ai envie d’en faire d’autres T-T

Couture

Jupe écossaise (1930)

Je suis en quarantaine à la maison… Censée rien faire mais je n’y arrive pas ! J’ai eu une idée de jupe, mon cerveau ne sait pas se reposer 🙂

16 février 2022 :

J’ai donc commencé ce matin ! Elle est basée sur le patron de la jupe que j’avais réalisée pour un costume de Miss Lemon, mais plus longue et plus large.

J’ai ENFIN osé utiliser ma surjeteuse ! Oui car ça doit faire bien un an qu’elle est sur mon bureau et que je me demande si je vais un jour m’y mettre 🙂 Il faut dire aussi que ce n’est pas adapté aux costumes historiques… Seulement pour le coup, je compte bien mettre cette jupe régulièrement ! Et comme le tissu s’effiloche un peu, c’était la bonne occasion.

Hé ben j’adore ! Du coup je compte bien l’utiliser régulièrement^^

Oui, elle est orange, à carreaux, et elle fait mémère, tout ce que je détestais il y a encore quelques années… Je suis bizarre ! Je crois que mon intérêt nouveau pour la mode de cette décennie vient surtout du fait qu’on peut tricoter des tas de mignons petits cardigans que j’aurais été incapable de faire avant^^ Et que j’ai une coupe de cheveux qui s’y prête bien !

17 février :

Hier devant Matrix III (On s’est refait la trilogie pour aller voir le IV, et on n’ira pas voir le IV), j’ai brodé ce petit oiseau dans les couleurs d’une tenue composée pour cette jupe. J’en ai fait une broche !

Aujourd’hui j’ai terminé la jupe ! Après un bon repassage, me voilà annéestrentièmisée 🙂

Couture

Une pauvre filandière (XIIIè-XVè siècles)

En avril recommence la saison des événements historiques, et cette année si tout se passe bien je vais devenir l’assistante d’un filandier ! Nous couvririons l’Antiquité (période gauloise et gallo-romaine) ainsi que tout le Moyen-âge, pour faire des démonstrations et expliquer le travail du fil. J’ai déjà deux costumes de gauloise, parfait, mais en revanche côté médiéval je n’ai qu’une tenue historique, qui est celle d’une noble. Je vais donc me faire un costume qui conviendra mieux à une filandière.

02 02 2022 :

J’ai trouvé ce livre en Allemagne, et j’ai acheté également la version pour les hommes : ils sont vraiment super ! Les différentes classes sociales sont couvertes,les patrons sont clairs et il y a beaucoup d’explications sur comment faire des bas, des chaussures, des coiffes ou des boutons.

Le choix de ce costume plus pauvre est tout simplement parti d’une erreur : j’ai teint du lin couleur indigo (ce qui suggère une femme riche), mais je ne l’ai pas bien lavé avant et il a fait d’affreuses taches. J’étais super déçue de moi, jusqu’à ce que je revois le costume de la couverture ! C’est parfait, il est tout taché, on n’aura qu’à dire que c’est ma maîtresse qui m’a filé le tissu 🙂 Je sens que ça va être rigolo à faire ! J’adore tacher et salir les vêtements, et si le costume morfle en animation, ce ne sera pas grave du tout 🙂

2 février:

J’ai commencé par la chemise (le genre de vêtement qui sert pour tout). Elle est en coton blanc, oui je sais ça n’existait pas, mais je ne suis pas parvenue à trouver du lin. M’en fiche, c’est dessous, et un jour je la remplacerai !

Ensuite j’ai commencé la robe d’après les patrons du bouquin. C’est vraiment hyper simple, maintenant la question qui se pose : est-ce que je fais tout à la main, ou bien je me simplifie la vie avec les coutures intérieures à la machine ?

5 février 2022 :

J’aurai finalement passé les coutures intérieures à la machine ainsi que l’ourlet du bas, et j’ai cousu ceux des manches et du décolleté à la main.

La ceinture, le couteau et la bourse viennent de mon costume gaulois ; quant au tablier, je l’ai fabriqué à partir d’une doublure d’une vieille jupe (acheté pour le mariage de ma tante quand j’avais 16 ans)

J’adore ce costume, il est même plus confortable que mon pyjama !

7 février :

Hier j’ai cousu un capuchon du XVème siècle ! Toujours selon le patron de mon bouquin :

Ainsi je vais pouvoir ressembler à cette enluminure :

Actualités, Couture

L’année 2021 en costumes

Voici un petit article sur les costumes que j’ai cousus l’an dernier, mais pour la première fois, j’écris ce récapitulatif sur mon nouveau site ! (Nous ne sommes toujours pas parvenus à mettre en ligne l’ancien, faut dire aussi qu’on a un peu laissé tomber…)

1er janvier 2022 :

En 2019 j’ai cousu :

  • 1 corset
  • 3 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise et trois médiévales)
  • 2 costumes pour Hervé (sans compter les gilets que je change à chaque fois)
  • 7 vêtements de tous les jours
  • 6 chapeaux ou coiffes
  • et un nombre conséquent d’accessoires.

Soit 21 costumes neufs

En 2020 j’ai cousu :

  • 14 costumes pour moi (dont cinq robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 2 vêtements de tous les jours
  • 1 chapeau
  • et un nombre important d’accessoires.

Soit 19 costumes neufs

Cette année j’ai cousu :

  • 9 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise)
  • 3 costumes pour Hervé
  • 3 costumes pour des amis
  • J’ai aussi révisé 18 costumes

Soit 15 costumes neufs

Quand je dis « révisé », ça peut être simplement laver et remettre en forme, mais ça peut être également recoudre, réparer, teindre, changer les systèmes de fermeture, les accessoires, ou en créer de nouveaux… J’ai ainsi porté plusieurs fois mes tenues « Wessex » et « Edith Wharton ».

Cette année, j’ai clairement moins réalisé de nouvelles pièces, et il y a plusieurs raisons à cela :

La première, et la plus évidente, a été la crise sanitaire. Près d’une vingtaine d’événements ont été annulés, et je n’avais pas franchement envie de me lancer dans des projets compliqués que je ne pourrais porter qu’une fois (genre une patineuse olympique de 1900, si si^^), donc j’ai misé sur des costumes que j’étais sûre de pouvoir remettre quand il a fallu en faire de nouveaux. Parmi eux il y a :

  • Mes costumes de gauloise : ceux-là, il est clair que je vais les remettre régulièrement !
  • Une robe 1800 classique et passe-partout : en noir et blanc et pleine d’élastiques, le costume qui va me durer des années
  • Une robe 1800 noire et rouge : elle me servira également dans les bals costumés et m’a permis de mélanger des techniques : applications, broderies, dentelles et perles
  • Une robe 1899 que m’a cousue Falang : une merveille qui couvre une décennie pour laquelle je n’ai qu’une robe de jour

Une exception à ces nouveaux costumes « utiles » est ma robe « Art contemporain« . Celle-là, je ne sais pas du tout quand ni comment j’arriverai à la replacer, mais je me suis vraiment amusée à la peindre !

Une autre raison pour laquelle j’ai moins cousu est que je suis devenue artisan à l’archéosite d’Aubechies depuis le mois d’avril : je m’y suis beaucoup consacrée, et évidemment, mon temps n’étant pas extensible, j’ai pris sur celui des costumes. J’ai donc appris à carder, peigner la laine, à la filer au fuseau et au rouet, à la tisser et la teindre ! Cela m’offre beaucoup de possibilités mais l’exploration et l’expérimentation prennent du temps. Voici un aperçu de mes projets depuis un an :

Il y a trois costumes que j’ai terminés pour la Journée Grand-siècle de Vaux-le-Vicomte qui n’a pas eu lieu :

L’agneau n’apparait pas sur le site, de même qu’un costume de mousquetaire : tous les deux sont des commandes. Si tout se passe bien, nous serons huit personnages des Fables de la Fontaine lors de la journée 2022 !

Comme j’avais moins de projets à terminer pour des événements précis, je me suis permise de coudre trois costumes juste pour le plaisir :

Au départ, j’ai choisi de reproduire la robe de Demelza simplement à cause du tissu ressemblant que j’avais dans mon stock: j’ai du coup un costume de servante XVIIIè qui vient compléter ma garde-robe. De même, celui de « Cranford » a été l’occasion d’explorer une nouvelle période pour laquelle je n’avais rien. Côté XVIIIè, j’ai déjà plusieurs robes de la haute société, mais jamais encore une pour laquelle il a fallu tant travailler, ni avec ce type de manches et de décorations. C’était une envie de robe de « princesse » qui ne se révèle pas si superficielle que cela, car maintenant j’ai une robe qui me va parfaitement bien (les autres sont devenues trop petites) et me permet de montrer ce que je sais faire de mieux pour le moment !

La dernière raison pour laquelle j’ai beaucoup moins cousu cette année est qu’en septembre, on a appris qu’Hervé avait un cancer. Comme il est à la maison depuis lors, je passe plus de temps avec lui et moins dans mon atelier ! Pour les fois où nous sommes sortis costumés ensemble, j’ai préféré qu’il soit à son avantage et j’ai donc créé un costume de gaulois, et repris deux de ses plus beaux ensembles pour les compléter et les améliorer. Il y a les « cosplay » de :

Beaucoup moins de costumes, mais plus de sérénité ! Je me rends compte que ça m’a fait beaucoup de bien de ne plus coudre frénétiquement et d’apprendre de nouvelles choses. Avec le temps, ma garde-robe est plutôt conséquente et il est assez agréable d’utiliser ce que j’ai et de ne coudre seulement que des pièces incontournables, très bien taillées et finies, ou de simplement les réviser ou les compléter avec des accessoires. C’est une tendance qui s’amorçait déjà un peu mais qui a vraiment été visible cette année, et que je vais continuer de suivre !

Bonne année à tous !

Couture

Robe « En rouge et noir » (1805)

Ces derniers temps, je reste à la maison une semaine sur deux pour être avec Hervé. Du coup, j’ai pu boucler pas mal de projets de mon planning, et j’ai un peu de temps pour un projet non prévu ! J’ai eu envie d’une robe regency rouge, car j’en avais deux, mais j’en ai donnée une et vendue l’autre. Je souhaite improviser la décoration et laisser aller mon imagination, aussi il n’y a pas de croquis préparatoire. Je compte également utiliser ce que j’ai sous la main et ne rien dépenser !

27 octobre 2021 :

J’ai commencé par les manches : je veux mêler toutes les techniques que je maîtrise : application, broderie, perlage… Ce qui est bien avec les robes 1800, c’est que je peux me concentrer uniquement sur le bustier et les manches, qui sont de petites pièces. La même chose sur une robe XVIIIè et j’y passerais le triple d’heures !

1er décembre 2021 :

J’ai terminé la broderie des manches ! Je pense que ce sera la robe 1800 qui me prendra le plus de temps 🙂

J’ai bordé les manches en cousant un passepoil noir, puis je les ai rembourrées d’un peu de ouate pour leur donner de la tenue.

Puis j’ai commencé à décorer le bustier :

11 décembre :

Les parties sont terminées, maintenant il faut assembler le tout !

18 décembre :

J’ai enfin terminé d’assembler les quatre parties (après avoir passé une bonne partie de mon temps libre ces derniers jours à la chasse aux cadeaux). J’ai passé un élastique à la ceinture et un autre sur le décolleté pour que tout s’ajuste bien.

J’ai ajouté une ceinture et remanié un turban. Il me reste l’ourlet de la jupe à coudre et à sans doute décorer : mais je me laisse quelques jours à passer devant pour trouver l’idée idéale !

21 décembre :

Depuis dimanche, je suis occupée à décorer le bas de ma jupe ! C’est quelque chose que je ne fais jamais car j’ai toujours peur de le salir ou de l’abimer, mais je me suis dit tant pis, si c’est abîmé je réparerai !

J’ai ajouté trois rangs droits de dentelles noires, un rang en motif « antique » et trente cercles au milieu de ce motif

À la main devant Star Trek, ça passe vite ! Puis j’ai rempli ces cercles avec des perles, et c’était fini !

Je me suis amusée à créer un premier reel pour Instagram, voilà le résultat ! Il faut l’imaginer sur la musique irlandaise de Titanic, puisque je parodie Rose à qui je trouve que je ressemble un peu 🙂

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Fred Astaire dans « Top Hat »

18 novembre 2021 :

Samedi prochain nous allons à un bal qui devait avoir lieu l’an dernier et a été repoussé, donc ça fait longtemps que je pouvais prévoir, et bien sûr c’est seulement trois jours avant que je m’occupe de la tenue de monsieur ! Il sera vêtu comme en 1900, ou plus précisément en 1899, puisque c’est la date de ma robe. Pour une fois, ce n’est pas moi qui l’ai cousue mais Falang, à qui j’ai passé une commande. C’était une réel plaisir d’avoir une création sur-mesure ! C’est donc pour ça qu’il n’y aura pas d’article dessus. Il y aura peut-être quelques photos de nous après le bal 😉

Quelle élégance !

Il se trouve qu’en fait, une fois le costume presque terminé, j’ai trouvé qu’il ressemblait beaucoup à celui de Fred Astaire dans « Top Hat », ce qui tombe très bien puisque mon amoureux est fan ! Bon, le film date de 1935, mais franchement il n’y a pas grand-chose qui change entre 1880 et 1935 dans les tenues de soirée de ces messieurs :

Cette illustration date des années 1880

En fait de costume, il avait déjà le pantalon, la veste queue de pie et la chemise au col cassé. Je me suis contentée de réaliser deux accessoires et un nouveau gilet. Celui-ci est (une fois n’est pas coutume) réalisé d’après un patron. Je n’ai pas fait les poches parce que je n’avais pas le temps et que ce n’est qu’un costume ! </p

J’ai donc cousu un nœud papillon blanc. Cette petite chose n’a l’air de rien mais pourtant j’ai mis une heure à la réaliser ! C’est que je voulais quelque chose de parfait ! Ensuite, j’ai fabriqué une fleur artificielle. Je voulais un œillet comme Fred Astaire, mais en revanche il est doré pour être assorti à ma robe. J’ai trouvé la technique pour le réaliser dans mon livre « Ornements et détails couture » dont je ne peux plus me passer !

Mon mannequin étant pourvu de nichons je ne peux pas fermer le gilet, alors je prendrais de belles photos avec monsieur dedans !

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Pourquoi j’aime prêter mes costumes

11 octobre 2021 :

Il y a plus de trois ans, j’ai créé un groupe pour faire vivre le costume. Nous nous réunissons tous les mois autour d’un thème différent. La création de ce cercle était, au départ, surtout un moyen de m’amuser et d’utiliser mes costumes, qui sont nombreux aujourd’hui. J’aurais pu intégrer un groupe de reconstitution historique, mais j’aime trop d’époques différentes pour me spécialiser dans une seule. J’aurais aussi pu me contenter des bals, mais le côté souvent prétentieux de ces soirées m’agace, et puis si je voulais tous les faire, il me faudrait beaucoup d’argent que je n’ai pas : le déplacement, le logement, la nourriture, les matériaux coûtent cher.

Je préfère prendre le costume du côté bon enfant, sans prise de tête. Par conséquent, ayant entraîné dans mon délire des amis qui, au départ, ne le partageaient pas forcément, je leur prête beaucoup mes costumes pour qu’ils m’accompagnent ! Au tout début, j’étais un peu réticente, parce que j’avais peur qu’ils ne les abîment (ce qui est arrivé), mais avec le temps je me suis rendu compte que j’adorais ça ! Pourquoi ?

Parce que je les révise

Prêter mes costumes me permet de les éprouver. Je les couds avant tout pour qu’ils soient portés ! Ce ne sont pas des œuvres d’art intouchables, et j’ai bien conscience qu’ils peuvent être abîmés. Quand d’autres personnes les mettent, je peux voir ce qui ne va pas, à l’habillage par exemple, ou pour les systèmes de fermeture, la qualité du tissu… Quand on me les rend, je les révise pour les améliorer. Les laver et les entretenir me permet également de me les réapproprier, de faire un retour sur mon travail et, dans un cycle vertueux, d’améliorer les costumes à venir ! De plus, ils vont s’user et obtenir une « patine » qui les rendra plus réalistes : je préfère qu’ils se rapprochent d’un vrai vêtement du passé que d’un déguisement flambant neuf.

Parce que je les vois d’un autre œil

Quand on porte un costume soi-même, c’est bête à dire, mais on ne se voit pas de dos. Quand je le prête, je peux mieux me rendre compte de ce qu’il donne sous tous les angles, de son mouvement, de sa praticité… Depuis quelques années, comme j’ai eu tendance à grossir/maigrir, j’ai cousu des costumes « adaptables » avec des élastiques, des laçages ou des boutonnages qui me permettent de jouer sur une dizaine de centimètres au niveau de la taille et de la poitrine. Je peux ainsi aider des amies qui font du 40 au 44 environ. De toute façon, même si on fait la même taille, comme personne n’est fichu pareil, c’est toujours intéressant de voir ce que couleurs, formes et matières donnent sur quelqu’un d’autre. Dernièrement, on a fait un essayage avec une amie, et c’était enrichissant de voir qu’un de mes premiers choix pour elle ne lui allait pas vraiment, mais qu’au contraire une autre robe que je trouvais fade sur moi la mettait bien en valeur.

Parce que c’est drôle

Les essayages sont toujours des moments très drôles, tout particulièrement les essayages de perruques ! On se découvre une nouvelle tête, on s’amuse comme des gamins ouvrant un coffre au grenier : finalement, les gens de ce milieu s’offusquent quand on dit « déguisement », mais il y a quand même un peu de ça. Quand je me costume, je ressens souvent la même impression que quand j’avais quatre ans et mettais une robe de « princesse » ! D’ailleurs, les petits enfants qui me croisent dans mes grandes robes dans la rue m’appellent comme ça, c’est dire…

Parce que je fais plaisir

À moi, comme à mes amis ! À eux, parce que je leur simplifie la vie et qu’ils se découvrent une nouvelle image dans la glace.

À nous, parce qu’il y a davantage de cohérence dans nos sorties costumées : quand mes amis n’ont rien, ils ne se costument pas, alors autant leur prêter !

À moi, parce que mes costumes vivent et que je suis contente de les utiliser. Je ne vois pas l’intérêt de ne porter qu’une ou deux fois une tenue pour la laisser ensuite dans mon placard… Lors d’un bal « record », il y avait sept de mes robes, et deux de mes gilets ! Il faut dire que j’ai cousu une garde-robe pour Mr Perfect (loin d’être aussi considérable que la mienne^^) et que je peux parfois prêter également aux messieurs. Depuis que je couds, j’ai dû fabriquer près de 400 pièces (sans compter chapeaux, gants et autres accessoires), aussi je me fais plaisir en les vendant (rarement) ou en les donnant (plus souvent) : c’est vrai que les plus anciens ne me plaisent souvent plus, soit parce que je les ai trop vus, soit parce que je m’améliore (j’ai encore en tête un de mes premiers costumes, à savoir la robe « rideau » d’Autant en emporte le vent… avec une fermeture éclair mal posée dans le dos T-T). Les donner me permet aussi de faire de la place dans mes placards, mais il me reste tout de même une centaine de costumes (dont une vingtaine pour mon chéri) !

Aujourd’hui je me rends compte que prêter mes costumes m’a permis de faire évoluer le cercle d’une manière qui me ressemble : amicale, solidaire et amusante. Je me demande à quoi il ressemblerait si je ne l’avais pas fait !