En avril recommence la saison des événements historiques, et cette année si tout se passe bien je vais devenir l’assistante d’un filandier ! Nous couvririons l’Antiquité (période gauloise et gallo-romaine) ainsi que tout le Moyen-âge, pour faire des démonstrations et expliquer le travail du fil. J’ai déjà deux costumes de gauloise, parfait, mais en revanche côté médiéval je n’ai qu’une tenue historique, qui est celle d’une noble. Je vais donc me faire un costume qui conviendra mieux à une filandière.
02 02 2022 :
J’ai trouvé ce livre en Allemagne, et j’ai acheté également la version pour les hommes : ils sont vraiment super ! Les différentes classes sociales sont couvertes,les patrons sont clairs et il y a beaucoup d’explications sur comment faire des bas, des chaussures, des coiffes ou des boutons.
Le choix de ce costume plus pauvre est tout simplement parti d’une erreur : j’ai teint du lin couleur indigo (ce qui suggère une femme riche), mais je ne l’ai pas bien lavé avant et il a fait d’affreuses taches. J’étais super déçue de moi, jusqu’à ce que je revois le costume de la couverture ! C’est parfait, il est tout taché, on n’aura qu’à dire que c’est ma maîtresse qui m’a filé le tissu 🙂 Je sens que ça va être rigolo à faire ! J’adore tacher et salir les vêtements, et si le costume morfle en animation, ce ne sera pas grave du tout 🙂
Ce sera finalement le dos !
2 février:
J’ai commencé par la chemise (le genre de vêtement qui sert pour tout). Elle est en coton blanc, oui je sais ça n’existait pas, mais je ne suis pas parvenue à trouver du lin. M’en fiche, c’est dessous, et un jour je la remplacerai !
Ensuite j’ai commencé la robe d’après les patrons du bouquin. C’est vraiment hyper simple, maintenant la question qui se pose : est-ce que je fais tout à la main, ou bien je me simplifie la vie avec les coutures intérieures à la machine ?
5 février 2022 :
J’aurai finalement passé les coutures intérieures à la machine ainsi que l’ourlet du bas, et j’ai cousu ceux des manches et du décolleté à la main.
La ceinture, le couteau et la bourse viennent de mon costume gaulois ; quant au tablier, je l’ai fabriqué à partir d’une doublure d’une vieille jupe (acheté pour le mariage de ma tante quand j’avais 16 ans)
J’adore ce costume, il est même plus confortable que mon pyjama !
7 février :
Hier j’ai cousu un capuchon du XVème siècle ! Toujours selon le patron de mon bouquin :
Ainsi je vais pouvoir ressembler à cette enluminure :
Voici un petit article sur les costumes que j’ai cousus l’an dernier, mais pour la première fois, j’écris ce récapitulatif sur mon nouveau site ! (Nous ne sommes toujours pas parvenus à mettre en ligne l’ancien, faut dire aussi qu’on a un peu laissé tomber…)
1er janvier 2022 :
En 2019 j’ai cousu :
1 corset
3 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise et trois médiévales)
2 costumes pour Hervé (sans compter les gilets que je change à chaque fois)
7 vêtements de tous les jours
6 chapeaux ou coiffes
et un nombre conséquent d’accessoires.
Soit 21 costumes neufs
En 2020 j’ai cousu :
14 costumes pour moi (dont cinq robes Régence anglaise)
3 costumes pour Hervé
2 vêtements de tous les jours
1 chapeau
et un nombre important d’accessoires.
Soit 19 costumes neufs
Cette année j’ai cousu :
9 costumes pour moi (dont deux robes Régence anglaise)
3 costumes pour Hervé
3 costumes pour des amis
J’ai aussi révisé 18 costumes
Soit 15 costumes neufs
Quand je dis « révisé », ça peut être simplement laver et remettre en forme, mais ça peut être également recoudre, réparer, teindre, changer les systèmes de fermeture, les accessoires, ou en créer de nouveaux… J’ai ainsi porté plusieurs fois mes tenues « Wessex » et « Edith Wharton ».
Cette année, j’ai clairement moins réalisé de nouvelles pièces, et il y a plusieurs raisons à cela :
La première, et la plus évidente, a été la crise sanitaire. Près d’une vingtaine d’événements ont été annulés, et je n’avais pas franchement envie de me lancer dans des projets compliqués que je ne pourrais porter qu’une fois (genre une patineuse olympique de 1900, si si^^), donc j’ai misé sur des costumes que j’étais sûre de pouvoir remettre quand il a fallu en faire de nouveaux. Parmi eux il y a :
Mes costumes de gauloise : ceux-là, il est clair que je vais les remettre régulièrement !
Une robe 1800 classique et passe-partout : en noir et blanc et pleine d’élastiques, le costume qui va me durer des années
Une robe 1800 noire et rouge : elle me servira également dans les bals costumés et m’a permis de mélanger des techniques : applications, broderies, dentelles et perles
Une robe 1899 que m’a cousue Falang : une merveille qui couvre une décennie pour laquelle je n’ai qu’une robe de jour
On fait un saut de 25 siècles dans le temps
Une exception à ces nouveaux costumes « utiles » est ma robe « Art contemporain« . Celle-là, je ne sais pas du tout quand ni comment j’arriverai à la replacer, mais je me suis vraiment amusée à la peindre !
Une autre raison pour laquelle j’ai moins cousu est que je suis devenue artisan à l’archéosite d’Aubechies depuis le mois d’avril : je m’y suis beaucoup consacrée, et évidemment, mon temps n’étant pas extensible, j’ai pris sur celui des costumes. J’ai donc appris à carder, peigner la laine, à la filer au fuseau et au rouet, à la tisser et la teindre ! Cela m’offre beaucoup de possibilités mais l’exploration et l’expérimentation prennent du temps. Voici un aperçu de mes projets depuis un an :
All-focus
Il y a trois costumes que j’ai terminés pour la Journée Grand-siècle de Vaux-le-Vicomte qui n’a pas eu lieu :
L’agneau n’apparait pas sur le site, de même qu’un costume de mousquetaire : tous les deux sont des commandes. Si tout se passe bien, nous serons huit personnages des Fables de la Fontaine lors de la journée 2022 !
Comme j’avais moins de projets à terminer pour des événements précis, je me suis permise de coudre trois costumes juste pour le plaisir :
Au départ, j’ai choisi de reproduire la robe de Demelza simplement à cause du tissu ressemblant que j’avais dans mon stock: j’ai du coup un costume de servante XVIIIè qui vient compléter ma garde-robe. De même, celui de « Cranford » a été l’occasion d’explorer une nouvelle période pour laquelle je n’avais rien.
Côté XVIIIè, j’ai déjà plusieurs robes de la haute société, mais jamais encore une pour laquelle il a fallu tant travailler, ni avec ce type de manches et de décorations. C’était une envie de robe de « princesse » qui ne se révèle pas si superficielle que cela, car maintenant j’ai une robe qui me va parfaitement bien (les autres sont devenues trop petites) et me permet de montrer ce que je sais faire de mieux pour le moment !
La dernière raison pour laquelle j’ai beaucoup moins cousu cette année est qu’en septembre, on a appris qu’Hervé avait un cancer. Comme il est à la maison depuis lors, je passe plus de temps avec lui et moins dans mon atelier ! Pour les fois où nous sommes sortis costumés ensemble, j’ai préféré qu’il soit à son avantage et j’ai donc créé un costume de gaulois, et repris deux de ses plus beaux ensembles pour les compléter et les améliorer. Il y a les « cosplay » de :
Beaucoup moins de costumes, mais plus de sérénité ! Je me rends compte que ça m’a fait beaucoup de bien de ne plus coudre frénétiquement et d’apprendre de nouvelles choses. Avec le temps, ma garde-robe est plutôt conséquente et il est assez agréable d’utiliser ce que j’ai et de ne coudre seulement que des pièces incontournables, très bien taillées et finies, ou de simplement les réviser ou les compléter avec des accessoires. C’est une tendance qui s’amorçait déjà un peu mais qui a vraiment été visible cette année, et que je vais continuer de suivre !
Ces derniers temps, je reste à la maison une semaine sur deux pour être avec Hervé. Du coup, j’ai pu boucler pas mal de projets de mon planning, et j’ai un peu de temps pour un projet non prévu ! J’ai eu envie d’une robe regency rouge, car j’en avais deux, mais j’en ai donnée une et vendue l’autre. Je souhaite improviser la décoration et laisser aller mon imagination, aussi il n’y a pas de croquis préparatoire. Je compte également utiliser ce que j’ai sous la main et ne rien dépenser !
27 octobre 2021 :
J’ai commencé par les manches : je veux mêler toutes les techniques que je maîtrise : application, broderie, perlage… Ce qui est bien avec les robes 1800, c’est que je peux me concentrer uniquement sur le bustier et les manches, qui sont de petites pièces. La même chose sur une robe XVIIIè et j’y passerais le triple d’heures !
1er décembre 2021 :
J’ai terminé la broderie des manches ! Je pense que ce sera la robe 1800 qui me prendra le plus de temps 🙂
J’ai bordé les manches en cousant un passepoil noir, puis je les ai rembourrées d’un peu de ouate pour leur donner de la tenue.
Puis j’ai commencé à décorer le bustier :
11 décembre :
Les parties sont terminées, maintenant il faut assembler le tout !
18 décembre :
J’ai enfin terminé d’assembler les quatre parties (après avoir passé une bonne partie de mon temps libre ces derniers jours à la chasse aux cadeaux). J’ai passé un élastique à la ceinture et un autre sur le décolleté pour que tout s’ajuste bien.
J’ai ajouté une ceinture et remanié un turban. Il me reste l’ourlet de la jupe à coudre et à sans doute décorer : mais je me laisse quelques jours à passer devant pour trouver l’idée idéale !
21 décembre :
Depuis dimanche, je suis occupée à décorer le bas de ma jupe ! C’est quelque chose que je ne fais jamais car j’ai toujours peur de le salir ou de l’abimer, mais je me suis dit tant pis, si c’est abîmé je réparerai !
J’ai ajouté trois rangs droits de dentelles noires, un rang en motif « antique » et trente cercles au milieu de ce motif
À la main devant Star Trek, ça passe vite ! Puis j’ai rempli ces cercles avec des perles, et c’était fini !
Je me suis amusée à créer un premier reel pour Instagram, voilà le résultat ! Il faut l’imaginer sur la musique irlandaise de Titanic, puisque je parodie Rose à qui je trouve que je ressemble un peu 🙂
Samedi prochain nous allons à un bal qui devait avoir lieu l’an dernier et a été repoussé, donc ça fait longtemps que je pouvais prévoir, et bien sûr c’est seulement trois jours avant que je m’occupe de la tenue de monsieur ! Il sera vêtu comme en 1900, ou plus précisément en 1899, puisque c’est la date de ma robe. Pour une fois, ce n’est pas moi qui l’ai cousue mais Falang, à qui j’ai passé une commande. C’était une réel plaisir d’avoir une création sur-mesure ! C’est donc pour ça qu’il n’y aura pas d’article dessus. Il y aura peut-être quelques photos de nous après le bal 😉
Quelle élégance !
Il se trouve qu’en fait, une fois le costume presque terminé, j’ai trouvé qu’il ressemblait beaucoup à celui de Fred Astaire dans « Top Hat », ce qui tombe très bien puisque mon amoureux est fan ! Bon, le film date de 1935, mais franchement il n’y a pas grand-chose qui change entre 1880 et 1935 dans les tenues de soirée de ces messieurs :
Cette illustration date des années 1880
En fait de costume, il avait déjà le pantalon, la veste queue de pie et la chemise au col cassé. Je me suis contentée de réaliser deux accessoires et un nouveau gilet. Celui-ci est (une fois n’est pas coutume) réalisé d’après un patron. Je n’ai pas fait les poches parce que je n’avais pas le temps et que ce n’est qu’un costume ! </p
J’ai donc cousu un nœud papillon blanc. Cette petite chose n’a l’air de rien mais pourtant j’ai mis une heure à la réaliser ! C’est que je voulais quelque chose de parfait !
Ensuite, j’ai fabriqué une fleur artificielle. Je voulais un œillet comme Fred Astaire, mais en revanche il est doré pour être assorti à ma robe. J’ai trouvé la technique pour le réaliser dans mon livre « Ornements et détails couture » dont je ne peux plus me passer !
Mon mannequin étant pourvu de nichons je ne peux pas fermer le gilet, alors je prendrais de belles photos avec monsieur dedans !
Il y a plus de trois ans, j’ai créé un groupe pour faire vivre le costume. Nous nous réunissons tous les mois autour d’un thème différent. La création de ce cercle était, au départ, surtout un moyen de m’amuser et d’utiliser mes costumes, qui sont nombreux aujourd’hui. J’aurais pu intégrer un groupe de reconstitution historique, mais j’aime trop d’époques différentes pour me spécialiser dans une seule. J’aurais aussi pu me contenter des bals, mais le côté souvent prétentieux de ces soirées m’agace, et puis si je voulais tous les faire, il me faudrait beaucoup d’argent que je n’ai pas : le déplacement, le logement, la nourriture, les matériaux coûtent cher.
Je préfère prendre le costume du côté bon enfant, sans prise de tête. Par conséquent, ayant entraîné dans mon délire des amis qui, au départ, ne le partageaient pas forcément, je leur prête beaucoup mes costumes pour qu’ils m’accompagnent ! Au tout début, j’étais un peu réticente, parce que j’avais peur qu’ils ne les abîment (ce qui est arrivé), mais avec le temps je me suis rendu compte que j’adorais ça ! Pourquoi ?
Parce que je les révise
Prêter mes costumes me permet de les éprouver. Je les couds avant tout pour qu’ils soient portés ! Ce ne sont pas des œuvres d’art intouchables, et j’ai bien conscience qu’ils peuvent être abîmés. Quand d’autres personnes les mettent, je peux voir ce qui ne va pas, à l’habillage par exemple, ou pour les systèmes de fermeture, la qualité du tissu… Quand on me les rend, je les révise pour les améliorer. Les laver et les entretenir me permet également de me les réapproprier, de faire un retour sur mon travail et, dans un cycle vertueux, d’améliorer les costumes à venir ! De plus, ils vont s’user et obtenir une « patine » qui les rendra plus réalistes : je préfère qu’ils se rapprochent d’un vrai vêtement du passé que d’un déguisement flambant neuf.
Parce que je les vois d’un autre œil
Quand on porte un costume soi-même, c’est bête à dire, mais on ne se voit pas de dos. Quand je le prête, je peux mieux me rendre compte de ce qu’il donne sous tous les angles, de son mouvement, de sa praticité… Depuis quelques années, comme j’ai eu tendance à grossir/maigrir, j’ai cousu des costumes « adaptables » avec des élastiques, des laçages ou des boutonnages qui me permettent de jouer sur une dizaine de centimètres au niveau de la taille et de la poitrine. Je peux ainsi aider des amies qui font du 40 au 44 environ. De toute façon, même si on fait la même taille, comme personne n’est fichu pareil, c’est toujours intéressant de voir ce que couleurs, formes et matières donnent sur quelqu’un d’autre. Dernièrement, on a fait un essayage avec une amie, et c’était enrichissant de voir qu’un de mes premiers choix pour elle ne lui allait pas vraiment, mais qu’au contraire une autre robe que je trouvais fade sur moi la mettait bien en valeur.
Parce que c’est drôle
Les essayages sont toujours des moments très drôles, tout particulièrement les essayages de perruques ! On se découvre une nouvelle tête, on s’amuse comme des gamins ouvrant un coffre au grenier : finalement, les gens de ce milieu s’offusquent quand on dit « déguisement », mais il y a quand même un peu de ça. Quand je me costume, je ressens souvent la même impression que quand j’avais quatre ans et mettais une robe de « princesse » ! D’ailleurs, les petits enfants qui me croisent dans mes grandes robes dans la rue m’appellent comme ça, c’est dire…
Parce que je fais plaisir
À moi, comme à mes amis ! À eux, parce que je leur simplifie la vie et qu’ils se découvrent une nouvelle image dans la glace.
À nous, parce qu’il y a davantage de cohérence dans nos sorties costumées : quand mes amis n’ont rien, ils ne se costument pas, alors autant leur prêter !
À moi, parce que mes costumes vivent et que je suis contente de les utiliser. Je ne vois pas l’intérêt de ne porter qu’une ou deux fois une tenue pour la laisser ensuite dans mon placard… Lors d’un bal « record », il y avait sept de mes robes, et deux de mes gilets ! Il faut dire que j’ai cousu une garde-robe pour Mr Perfect (loin d’être aussi considérable que la mienne^^) et que je peux parfois prêter également aux messieurs. Depuis que je couds, j’ai dû fabriquer près de 400 pièces (sans compter chapeaux, gants et autres accessoires), aussi je me fais plaisir en les vendant (rarement) ou en les donnant (plus souvent) : c’est vrai que les plus anciens ne me plaisent souvent plus, soit parce que je les ai trop vus, soit parce que je m’améliore (j’ai encore en tête un de mes premiers costumes, à savoir la robe « rideau » d’Autant en emporte le vent… avec une fermeture éclair mal posée dans le dos T-T). Les donner me permet aussi de faire de la place dans mes placards, mais il me reste tout de même une centaine de costumes (dont une vingtaine pour mon chéri) !
Aujourd’hui je me rends compte que prêter mes costumes m’a permis de faire évoluer le cercle d’une manière qui me ressemble : amicale, solidaire et amusante. Je me demande à quoi il ressemblerait si je ne l’avais pas fait !
Grande maison gauloise (2e Âge du Fer). Photo de l’archéosite.
Tout est parti d’une sortie du CDCD (mon Cercle de costumés) lors de laquelle nous sommes allés visiter l’archéosite d’Aubechies-Beloeil, en costumes, puisque c’est la spécificité de notre groupe d’amis (un évènement costumé par mois). Comme je l’ai déjà raconté au jour le jour (ou presque) dans l’article consacré aux premiers costumes que j’ai réalisés, j’ai été acceptée parmi leur groupe d’artisans !
J’apprendrai tout ce qui touche au costume depuis la création du fil et de l’outillage jusqu’au vêtement fini, puis le montrerai en action.
J’ai eu envie de tenir ici un petit journal pour rendre compte de cette expérience. Ce ne sera pas forcément un compte-rendu hebdomadaire, mais j’essaierai de me tenir à une certaine régularité !
22 avril 2021 :
Pour l’instant, je possède deux costumes « gaulois » mais pas tout à fait : les coutures intérieures sont réalisées à la machine, les tissus ne sont pas fait main, et les accessoires non plus. Petit à petit, je compte avoir deux costumes pour moi (plus tard pour Hervé éventuellement) qui soient, le plus possible, historiquement irréprochables : un d’hiver et un d’été. Ils seront réalisés dans les couleurs, matières et techniques de couture les plus historiques possibles. Les coutures à la main ne me font pas peur, et à cette époque-là, les points sont assez simples à réaliser !
Comme matériel, pour l’instant, j’ai un fuseau, une bobine de laine blanche filée main, et une aiguille en os. Je ne vais pas aller bien loin avec ça 😀 ! D’autant que l’aiguille est super large, je ne suis pas sûre de pouvoir coudre avec : je crois qu’elle est plutôt faite pour le cuir, une fois qu’on a percé les trous, ou pour les ouvrages tissés en laine épaisse.
J’ai acheté un petit métier à tisser pour apprendre chez moi, comprendre le mécanisme et progresser sans devoir recourir aux métiers très lourds qui sont sur le site. À l’avenir, je rêve de me fabriquer une saie à carreaux là-bas ! J’ai également acheté 300g de lin non blanchi, qu’il faut que j’apprenne à filer ; apparemment ça ne se pratique pas de la même manière que la laine, il faut se mouiller les mains !
29 avril 2021 :
J’ai reçu le métier à tisser le week-end dernier mais je n’ai pu l’utiliser qu’hier. J’ai commencé par un tout petit projet histoire de comprendre le principe de base et de ne pas me dégoûter. C’est avec des carreaux ! Je l’ai transformé en pochette pour que ça me serve 🙂
4 mai :
J’ai tissé et cousu deux autres pochettes entre temps : la première avec des couleurs plus appropriées et la seconde avec des fils créés sur mon fuseau « d’époque ». Je me suis rendue compte avec celle-là que mon peigne était trop large pour travailler des fils aussi fins, alors j’en ai commandé un autre plus dense !
Amélie, la fille du potier, a pris cette très jolie photo de moi dimanche dernier !
En pleine concentration
Les deux dimanches derniers, j’ai appris beaucoup de choses, dont une technique de tissage du néolithique avec des brins de lin et des cailloux comme poids, et une autre plus tardive pour tisser des bandes, avec comme seul matériel un poteau et ma ceinture !
J’ai aussi modelé des fusaïoles ; malheureusement, sur toute la cuisson des potiers, seule une petite partie a été préservée… dont deux fusaïoles modelées par le potier (les miennes ont éclaté).
Du coup, je viens de terminer mon premier fuseau : il fonctionne bien et je peux faire un fil assez fin. Bon par contre le bâton est un peu tordu alors ça ne tourne pas parfaitement : je vais le remplacer dès que j’en trouve un mieux ! Et ce n’est pas si simple que ça, de trouver un bâton bien droit^^
Mon premier fuseau
Je commence donc tout doucement à constituer mon matériel « d’époque », dont la plus grande partie offerte par les autres généreux artisans. Je possède :
deux fuseaux
un « dé à coudre » en cuir
deux aiguilles en os
un gobelet !
Pour la laine, j’ai tout ce que je veux (merci Bernadette ! 🙂 ) et pour les tissus, j’essaie de trouver le plus adéquat : je viens de couper les pièces de ma future robe d’été dans un lin que j’ai teint en bleu-vert foncé. Je compte la coudre à la main là-bas. Le temps que ça prendra ne me fait pas peur, par contre, il va falloir que j’apprenne à travailler sans épingles ! Heureusement que le patron est plutôt simple.
17 mai :
Voici mon matériel qui s’agrandit : j’ai ajouté un couteau et un peigne dans des étuis que j’ai cousus (celui du couteau est trop fin, je vais le changer), ainsi qu’une aiguille en métal offerte par un des artisans !
J’ai appris une technique de tissage datant de l’antiquité : le sprang. C’est super simple, il suffit en gros de bâtons, et de croiser les fils avec les doigts. (Après, plus on est doué, plus on tisse d’ouvrages compliqués ; mon premier essai était très moche 😀 ). Cela donne un tissu très élastique avec des trous, un peu du type « filet à provision ». Ils s’en servaient notamment pour faire des résilles à cheveux, mais cette technique a été utilisée jusque tard et notamment par chez nous ! On peut en voir un très joli exemple ici :
Mitaine exécutée par une bourgeoise de Bruges entre 1797 et 1835. Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles (tiré du blog « la libellule s’évade)
19 mai :
Voici mon premier essai de métier chez moi :
Tout d’abord je l’avais placé à l’horizontale entre deux chaises, mais ce n’était vraiment pas pratique ! La position n’était pas idéale et surtout les aiguilles en métal glissaient, et j’ai dû tout recommencer plusieurs fois. Du coup je l’ai suspendu à un montant de mon étagère avec mon appareil photo comme poids ! Ben oui, chez moi, je n’ai pas de pesons^^ (NAMM : en fabriquer lors d’une prochain atelier ! )
Une fois suspendu, et avec des petites baguettes en bois (des piques à brochettes) à la place des aiguilles, c’est devenu plus simple : n’empêche que je me suis tout de même encore trompée ! Mais j’ai réussi à rattraper l’ouvrage sans qu’il ne se défasse : oui ce qui est chiant avec le sprang, c’est que si les baguettes se défont avant d’avoir consolidé et fixé le centre, tout se casse la figure !
Pour le milieu, j’ai pris un crochet et rabattu les boucles pour garder l’élasticité, selon une technique trouvé sur le blog Faire fil de tous poils (merci au cas où vous passeriez par ici^^). Pour fermer, j’ai cousu les lisières entre elles, et pour le haut, il a simplement suffi de passer une cordelette dans les boucles créées par les barres du métier.
Je voulais faire un filet à mes cheveux comme à la Renaissance, mais il est trop long et trop mince, alors j’ai mis mes pelotes réalisées au fuseau dedans ! Bon, le fil est synthétique, alors il faudra que j’en fasse un autre pour Aubechies avec des laines plus historiques : je vais essayer de mettre plusieurs couleurs dans celui-là !
24 mai :
Au quatrième essai, j’ai enfin réussi à obtenir ce que je voulais !
Voilà un filet assez grand pour ma tête et avec une couture plus régulière :
14 juin :
Hier, j’ai pu m’attaquer à un métier à tisser ! Il était monté depuis plusieurs mois, voire années, et les fils étaient abîmés et couverts d’une de ces couches de poussière… Les marrons foncés surtout avaient besoin d’être remplacés (peut-être qu’ils étaient plus naturels et moins résistants ? ). J’ai appris à les remplacer et également à tisser. J’ai avancé l’ouvrage d’un vingtaine de centimètres ! La prochaine étape sera de remonter l’ouvrage pour continuer à travailler et apprendre (on ne pourra pas faire grand-chose de correct avec cet ouvrage-là, un sac peut-être :D). Par la suite, je veux apprendre à ourdir un métier pour un travail perso : mais pour ça il faut que j’ai 5 km de fil ! Et ce n’est pas encore le cas^^
Depuis la dernière fois, j’ai également appris à peigner la laine avec deux peignes, et à créer une mèche plus facile à filer. Je vais avoir mes propres peignes ! J’adore cette technique et je compte l’utiliser désormais.
J’ai cousu une robe en lin pour cet été : le costume en laine commençait à être trop chaud ! C’est roulé sous les aiss… non, c’est entièrement réalisé à la main avec les techniques et le matos d’époque ! Y a juste le tissu que je n’ai pas fabriqué, mais qui sait, ça viendra !
Mon « matériel » (pour travailler mais aussi pour me costumer) devient plus conséquent et je le transporte désormais dans un panier en osier. Ce sont ajoutés deux aiguilles en os, une épingle à cheveux et un bracelet (tous des cadeaux, je suis gâtée !), un filet en sprang, un gobelet en argile, et surtout un étui pour mon couteau ! C’est le potier qui me les as fabriqués et offerts ! Encore des cadeaux, c’est trop biiiien 😀
En dessous on peut voir un essai que j’ai fabriqué dans un cuir assez épais cette fois, sauf que quand j’ai mis le couteau dedans, j’ai coupé tous les fils T-T. Bref j’ai pas encore acquis toutes les techniques, parce que celui de Jean est parfait 🙂
Et On
On peut voir sur le fuseau de gauche la mèche que j’ai préparée : mon travail est beaucoup plus régulier grâce à cette nouvelle technique !
A la maison, j’ai essayé de fabriquer un métier à tisser simple, en prenant pour base celui que j’avais bidouillé pour le sprang. Hier j’ai emprunté deux pesons du site, qui par hasard s’emboîtent bien dans mon aiguille à tricoter (au début j’avais mis mon appareil photo et un pot de perles pour les poids 😀 ). J’ai fabriqué aussi une barre de lice qui me permet déjà de glisser un fil sur deux facilement. Pour l’autre, je le passe avec une très longue aiguille de tapissier.
Mon projet en cours est une écharpe avec des pelotes solitaires ! Ainsi que quelques brins de mes premiers fils.
26 juin :
J’ai terminé l’écharpe ! Ce fut long, déjà à cause de la barre de lice manquante, et ensuite car j’avais d’autres choses à faire. Parfois, je passais dans l’atelier et glissais un fil ou trois entre deux autres projets. J’aime bien cette écharpe mais je n’utiliserai plus cette technique de nouveau. Elle m’a permis de comprendre un peu mieux comment marchent les métiers de l’archéosite, mais c’est très long ! Je pense tisser, avec le métier pro cette fois, deux mitaines assorties. Wait and see… or not.
2 août :
Avec les vacances, j’ai eu moins le temps de me rendre à l’archéosite, mais j’apprends toujours autant ! J’ai reçu mes peignes, et le filandier qui me les a fabriqués m’a également offert de la laine verte teinte avec des plantes, comme à l’époque. Voilà à quoi le fil ressemble :
Il est réalisé avec un mini-fuseau porte-clefs que j’ai acheté lors de ma première réunion de filandières : c’est très long puisque je tourne le fil à la main, mais j’en a fait presque 13 m, et c’est ce que j’ai fait de mieux pour l’instant !
Je parviens également à faire un fil très fin, beaucoup plus qu’au rouet (je n’ai pas pris de photo, ici, c’est un fil en taille 2-3) : du coup, je compte m’inscrire de nouveau l’an prochain au concours du fil le plus fin. Cette année, je suis arrivée treizième sur dix-sept, et j’étais assez fière puisque c’était mon premier essai : j’ai commencé en octobre dernier avec un fil taille 14 plein de bouloches et d’irrégularités, on part de loin !
J’adore mon porte-clef, je l’emporte en voiture ou bien je file devant la télé, j’ai fait bien 60m de fil en une semaine. Ce n’est pas très rapide comparé au fuseau, et encore moins au rouet, mais c’est très agréable d’avancer dans mon filage sur plusieurs supports.
Pour revenir à l’archéosite, je vous présente une pièce supplémentaire de mon outillage : une boîte à aiguilles en os sculpté et ses quatre aiguilles, le tout réalisé spécialement pour moi par le forgeron !
14 août :
J’ai amené mon mini-fuseau (ainsi qu’un fuseau de dentelle) en vacances, pendant lesquelles j’ai filé toute la laine que j’ai pu amener (c’est-à dire pas grand chose). Je l’ai mesurée en rentrant, et en une semaine, j’ai filé 27 m de vert et 27 m de violet !
30 août :
Photo de Marie-Christine
Voici une très jolie photo de moi prise par une des potières de l’archéosite. Je porte une coiffe que j’ai inventée : à l’usage, je me rends compte que c’est ce qu’il y a de plus pratique pour travailler sans que les cheveux ne me tombent sur la figure (bon, la frange, ça, c’est une lubie non archéo-compatible de samedi dernier 😀 ). J’ai également une nouvelle tunique et deux nouveaux colliers, un que j’ai créé d’après un modèle du musée, et un autre offert par Marie-Christine (la photographe) pour mon anniversaire.
6 octobre :
Dimanche dernier aura été ma dernière fois de l’année à l’archéosite. Je n’y suis pas allée toutes les semaines mais assez régulièrement pour apprendre beaucoup ! Le filandier auprès de qui j’étais « en formation » m’a appris à remonter un autre métier à tisser et j’ai commencer à travailler dessus. Les autres artisans ont promis de me le laisser pour l’année prochaine, ce que je trouve touchant, parce que j’ai l’impression d’avoir pris une place plus importante là-bas ! Mais on verra s’ils tiennent leur promesse, sachant qu’il y a toujours des démos auprès de classes durant la semaine 🙂
Voici deux bobines et quelques fusaïoles que j’ai modelées et qui ont été cuites dernièrement :
Il y avait deux fuseaux de plus, que j’ai offerts. Le potier les a forés parce que j’avais fait des trous trop petits… Je le saurai pour la prochaine fois !
Il m’a également offert une lampe à huile, pour laquelle j’ai filé une mèche en lin.
Je l’adore ! Elle éclaire plus longtemps qu’une bougie, le seul inconvénient c’est qu’elle fume davantage quand on l’éteint.
Voilà, c’était la fin de mes aventures gauloises pour cette année ! De retour l’an prochain pour une nouvelle saison je l’espère !
J’ai un planning de projets très rempli, que ce soit de la couture, du tricot, de l’écriture… Et régulièrement une envie subite vient le bouleverser. Hier, j’étais en train de tricoter un pull et je n’y arrivais pas avec les aiguilles circulaires (pas assez souples pour ma manche) alors je suis allée acheter une lot d’aiguilles à double pointe. Du coup, je me suis dit que j’avais tout de même pas mal d’aiguilles à tricoter maintenant, et que ça commençait à devenir le bazar…
26 septembre 2021 :
J’ai donc eu envie de coudre un étui pour mes aiguilles ! Je me suis basée sur un tuto, puis finalement j’ai fait ça à ma sauce. Quand je dis que je n’aime pas les patrons !
J’ai coupé des bandes pour faire le dos de l’étui : c’est tout ce qui me reste du tuto que j’ai suivi !
Le devant est consitué de deux couches de rangements, mais si j’avais su je n’en aurais fait qu’une. Pas grave, un jour j’aurais peut-être suffisamment d’aiguilles pour le remplir 🙂
Tous les tissus viennent de chez Ikéa, donc c’est la même base de coton épais : j’adore !
Voici l’étui terminé. Il se ferme simplement en le roulant et nouant des rubans. J’ai voulu l’épaissir avec une serviette éponge, du coup c’était pas facile à coudre et il est un peu de traviole^^
Le thème du mois de septembre est « art moderne », voire « art contemporain ». J’avoue que ce thème ne m’inspirait pas trop, mais je l’ai vu comme un défi, et j’ai réfléchi à plusieurs idées qui chaque fois honoraient un artiste précis.
Je me suis dit que n’en aimant pas un plus particulièrement qu’un autre, je n’avais pas à choisir, alors j’ai créé une robe qui les évoque tous ! La coupe est années 50, parce que je trouve que l’art contemporain n’a pas franchement évolué depuis, et chaque poche est comme une fenêtre sur un univers.
Voici le dessin de base, qui a évolué : d’abord la robe était toute blanche, puis le col a été « pollockisé », et j’ai ajouté des boules bleues sur l’épaule pour rappeler les « gazing balls » de Jeff Koons (comme ça, ce sera moi l’œuvre d’art :P) (finalement je pense que je n’en mettrais qu’une mais plus grosse).
Les artistes choisis sont :
Seurat
Van Gogh
Pollock
Koons
Murakami
Kusama
28 août 2021 :
Le patron de base est celui de ma robe 1830, mais entièrement remanié pour être porté avec un soutien-gorge et non un corset : bref, c’est presque un nouveau patron tellement je l’ai changé !
Bien sûr, les choses évoluent toujours entre le dessin et la réalisation. Par exemple, je n’ai pas la place de mettre autant de poches que je le souhaite, aussi Seurat passe à la trappe : ce n’est pas une question de préférence mais seulement de temps : le tableau pointilliste est celui que je risque de réussir le moins et sur lequel je passerai certainement le plus de temps 🙂
De même, comme je n’ai pas le temps et que je ne pense pas porter cette robe souvent, je zappe l’étape passepoil jaune. S’il me reste quelque jours, je peindrais peut-être les coutures ! Et comme je n’avais pas assez de tissu blanc, le col et les poches seront dans un gros coton beige.
Voilà les pièces coupées et posées :
J’ai commencé la peinture : le col et une poche façon « Pollock », et une poche façon « Nuit étoilée » de Van Gogh :
Je suis plutôt fière de moi, parce que j’avais franchement du matos pourri. Je ne crois pas l’avoir ressorti depuis au moins dix ans : les pinceaux tirent la tronche et j’ai dû courir aprés la peinture avec une pioche 😀 En tout cas, c’était super fun à faire (surtout Pollock), et ça me donné envie de me remettre à peindre !
Voici la robe blanche avec le col grossièrement cousu :
Et les six poches ! Finalement, j’en ai ajouté une avec le portrait de Nush Eluard par Picasso, je trouvais que ça s’intégrait bien (et qu’il fallait six poches pour équilibrer la jupe).
9 septembre 2021 :
Aujourd’hui nous fêtons les six ans de notre rencontre avec Hervé ! Et j’ai terminé ma robe 🙂 Je lui ai ajouté un ballon bleu pour rappeler les « gazing balls » de Jeff Koons, me transformant ainsi moi-même en Art contemporain !
En août 2020, j’ai cousu la redingote du colonel Brandon dans « Raison et sentiments », pour qu’Hervé la porte lors de la visite du mémorial de Waterloo (bon, et aussi pour rêver un peu, c’est un de mes héros austeniens préférés 😀 ❤ ). En décembre, j’ai fait la ceinture, et ce mois-ci, je couds enfin le pantalon ! C’est un pantalon historiquement juste qu’il pourra remettre assez souvent, notamment à la fin du mois, pour une murder-party dans laquelle il interprétera un capitaine anglais. Ce pantalon a une taille haute, et enfin on ne verra plus sa chemise lorsqu’il lèvera les bras (ou voudra défaire l’aigle napoléonienne^^) !
8 juin 2021 :
J’ai dessiné les pièces en mélangeant les observations que j’ai faites sur un pantalon qui lui va bien, et la documentation que j’ai trouvée sur la mode de l’époque. J’ai eu un peu de mal à comprendre comment les pattes de boutonnages fonctionnaient, mais après quelques essais, je suis parvenue à le reproduire ! Le pantalon est doublé pour qu’il soit plus solide et ne gratte pas.
Bientôt des photos de la tenue complète !
16 août 2021 :
Voilà !
(On fait les cons sur les 3/4 des photos, j’ai toujours du mal à en trouver de sérieuses^^)
« Wessex, mensonges et contredanses » est le nom d’une murder-party écrite par Ouam il y a quelques années, et que je rejoue demain. J’ai supprimé deux rôles, en ai fusionné deux, puis récrit tout le reste en fonction de mes nouveaux joueurs. Seule Gasparde aura joué deux fois cette murder, mais je lui donne un rôle différent et elle m’a dit qu’elle ne se souvenait de rien hormis avoir volé une lettre !
Pour l’occasion j’ai décidé de réaliser une tenue 1805, encore, comme si je n’en avais pas assez ! Je voulais utiliser un tissu que je conserve dans mon étagère depuis des années, et également avoir quelque chose d’un peu sérieux : je joue un rôle d’hôtesse gardienne des bonnes mœurs qui se marie difficilement avec toutes les robes roses, fleuries et colorées que je possède !
Une autre contrainte a été le confort et la rapidité d’exécution. Il me fallait quelque chose d’adaptable, donc j’ai mis des élastiques aux manches, à la taille et sur le décolleté, ainsi que de rapide à faire, aussi j’ai tout cousu à la machine excepté le placement des deux élastiques du décolleté. Du coup j’ai dû la coudre en cinq heures maximum.
8 mars 2021 :
Comme on le voit ci-dessus pour le haut, cette robe est transparente, alors j’ai cousu un jupon : avec la chemise que je porterai en dessous du corset, on ne verra plus rien. Le jupon est en coton blanc, il s’attache au corset par des crochets et se maintient par un lien serré dans le dos. Ce qui est très pratique, c’est que je n’aurais plus qu’à coudre des barres de crochets sur tous mes autres corsets ! En bas, il y a un petit volant pour donner du volume. Un de ces jours j’en ajouterai un autre et je mettrais un peu de dentelle, mais je n’ai pas eu le temps !
Enfin, j’ai ajouté un petit spencer noir sans manche. Il se ferme devant par des liens passés dans des œillets.
A force de passer devant tous les jours depuis une semaine, le spencer ne me plaît plus. Du coup j’ai mis un ruban et une broche à la place. Derrière, on peut voir la coiffure que j’ai prévue !
D’inspiration antique !
16 août 2021 :
J’ai reçu des photos de la murder ! Je suis très contente de ma tenue, mais suis un peu déçue de ma perruque : au soleil, c’est vraiment très orange… Chez moi elle avait l’air plus naturel.
Bah, les photos sont tellement jolies que ça compense^^