Comme d’habitude, j’ai plein de projets plus urgents, mais je me lance dans un autre qui s’ajoute en dernière minute ! En avril je participe à un événement costumé 1910 pour lequel il me faut une tenue de jour populaire : croyez-le ou non, je n’ai rien!
16 mars 2022 :
Comme je n’ai pas trop de temps non plus, j’ai cherché dans mes affaires ce qui pourrait correspondre pour me donner le moins de travail possible. J’ai trouvé une veste cousue pour la conférence « My Fair Lady » mais jamais mise, ainsi qu’une chemise 1900, alors il me fallait ajouter une jupe !
Je me suis très fort inspirée de la jupe que porte Rose (dans « Titanic » bien sûr) quand elle monte sur le paquebot. Comme ce tailleur est prévu (Falang m’a offert le tissu^^), ça me fera un entraînement !
La coupe est simple mais le patron pas du tout ! J’ai un peu eu du mal à comprendre comment couper les pièces, surtout que j’en voulais le moins possible.
18 mars :
Deux jours plus tard, j’ai terminé la jupe ! Je lui ai ajouté une boucle et des boutons identiques à ceux de la chemise, mais en voyant la photo je me demande si je ne vais pas les enlever…
Finalement pour la veste j’ai eu une illumination et me suis souvenue du premier de mes costumes, à savoir un manteau que ma maman m’avait cousu d’après celui de Rose dans Titanic, justement ! A l’époque je n’assumais pas vraiment la couleur et je lui avais demandé de le faire en gris… Aujourd’hui, je le porterais volontiers en rose !
Somme toute, il va très bien avec ma tenue. La soutache noire du col et des poignets a quand même bien vécue, alors je l’ai retapée au marqueur :
Il me reste encore les accessoires à trouver : quelque chose au col, un peu de déco éventuellement sur le chapeau, et un sac !
28 septembre 2023 :
Quelques mois plus tard, voilà enfin une photo ! Entre temps j’avais cousu une blouse sur laquelle je n’avais même pas fait d’article
Cette année je deviens lente dans mes costumes et je tricote beaucoup plus, ce qui me prend du temps ! Et comme je ne prends pas en photo mes tricots, ce site n’est pas très actualisé^^
J’ai eu envie d’un vêtement facile à coudre et que je pourrais mettre au quotidien. Je n’ai rien dessiné, j’ai juste laissé parler mon inspiration avec des tissus que j’avais dans mes affaires et les coupes que j’aime le plus porter !
La jupe est faite de 7 pans du tissu de mes deux jupes « Brueghel » et dans un coupon Ikea dont je me suis servie pour faire un tablier XVIIIè, un peu à la manière du réticule « Jane Austenpunk » que je me suis tellement amusée à coudre !
Elle a quatre poches, des applications de dentelle (celle de ma robe « L’âge de l’Innocence »), et des pressions aux bretelles et sur les côtés. Plus tard, quand j’aurais le temps et l’envie, j’ajouterai sûrement des applications et des broderies !
En 2017, j’ai réalisé ce costume tiré de la « Mode illustrée » du mois d’avril 1898. C’est peut-être un de ceux que j’ai mis le plus souvent, parce qu’il est pratique, confortable et qu’il me va très bien ! Je l’ai pas mal transformé depuis toutes ces années : j’ai raccourci la jupe et l’ai agrandie dans le dos, j’ai cousu un jupon et deux chemises, et j’ai réalisé deux chapeaux, un 1900 décoré en vitesse avant les Imaginales et un autre, la copie de celui de Mary Poppins, pour un spectacle de danse.
Dimanche nous allons visiter la maison Horta et j’ai décidé de le ressortir, notamment car la maison a été construite en 1898 ! Pour le réviser, j’ai décidé de me rapprocher au plus près de la gravure. J’ai réparé les agrafes de la jupe, ajouté un troisième ruban au bas, et cousu de la dentelle aux poignets et au col de la chemise.
J’ai surtout réalisé un nouveau chapeau que j’adore ! Je voulais la copie parfaite de la gravure mais impossible parce que je trouvais qu’aucune fleur ne s’harmonisait avec ce bleu canard et ce noir. Donc, j’ai commencé par respecter la silhouette du chapeau puis j’ai improvisé avec ce que j’avais de joli sous la main !
L’année dernière, en septembre, « Gabriele » fermait ses portes. « Gabriele », c’est une boutique de vêtements et accessoires de seconde main : mais attention, de la seconde main de luxe ! Des pièces vintage magnifiques dont les plus anciennes, à vue d’œil, remontaient aux années 1850. Je n’ai jamais rien osé m’offrir excepté quelques petites pièces ou accessoires, surtout pour Mr Perfect car c’est la seule boutique que je connaisse qui vend des vêtements vintage pour homme ! Il possède ainsi quelques nœuds papillon, cols et gilets.
Je n’ai jamais rien osé m’offrir, mais il faut dire que je n’ai jamais rien trouvé à ma taille : plus on remonte dans le temps et plus les femmes étaient petites. Leurs chaussures par exemple sont généralement en 36, alors avec mon 41…
Quand j’ai su que la boutique allait fermer, on y a passé des heures, j’ai tout regardé histoire d’être sûre de ne rien louper ! Et j’ai déniché une robe que je n’aurais à priori pas remarquée si je n’y avais pas mis autant d’attention, notamment parce qu’elle est noire et de coupe assez sobre.
Je pense que cette merveille date de la fin des années 1910. Évidemment je ne peux être sûre, mais la silhouette correspond tout à fait à la période de transition entre la mode des années 1910 et celle des années 1920 ! Plus je m’en occupe et plus je l’aime ! Elle nécessite par contre un gros travail de réparations et d’entretien. Elle se compose d’un fond de robe, d’un dessus de robe en tulle perlé et d’une ceinture.
La première chose que j’ai faite a été de démonter les manches et de les laver (à la main, évidemment^^). Je les ai gardées précieusement mais ne les ai pas remontées car le crêpe est vraiment trop fragile et que j’ai envie de porter ma robe au quotidien. Oui, ça a beau être une pièce ancienne, il faut que ça serve !
Ensuite j’ai démonté les deux pièces qui étaient cousues par le col ainsi que la ceinture, puis j’ai lavé le fond de robe. Comme j’avais déjà fait le test sur les manches, les choses se sont bien passées ! Je ne laverai pas la robe en dentelle perlée en revanche, elle est vraiment trop fragile.
Depuis décembre je suis occupée sur la partie en tulle : je répare les trous, renforce les coutures, et surtout je remets des perles aux endroits où il en manque (principalement aux épaules, là où ça frotte), le tout dans le respect de ce qui a été cousu. C’est très long, je m’y mets par intermittence pour ne pas m’abîmer les yeux et le dos, mais c’est très agréable, je me prends à imaginer la vie des femmes qui ont porté cette robe avant moi ! Il y en a eu deux au moins, ou bien c’est la même femme qui a grossi puis maigri, parce qu’il y a plusieurs pinces défaites, des agrandissements au niveau des manches, et des altérations au niveau des systèmes de fermeture (plusieurs agrafes devenues inutiles). Était-ce une robe de deuil, une robe de soirée, de jour ? Les trois sont envisageables, puisque le noir était depuis quelques années entré dans les garde-robes quotidiennes.
En redessinant le motif des perles, j’ai pris conscience que dans une autre vie, j’aurais pu avoir des enfants maintenant âgés de 20 ans… Et que la femme qui a porté cette robe a peut-être eu un fils, un fiancé, un père mort pendant la première guerre mondiale. Est-ce qu’on revêt la vie des fantômes en revêtant leurs vêtements ?
3 février 2023 :
Aujourd’hui j’ai réalisé un chapeau pour aller avec cette robe. Il est inspiré de plusieurs gravures dénichées ça et là sur le net (je n’ai rien ou pas grand chose sur cette mode fugace dans mes bouquins).
J’ai entièrement démonté un chapeau, l’ai reformé (il fallait un bord ovale et non rond), agrandi, ourlé de fil de fer, puis recouvert de jersey.
Ensuite je l’ai décoré d’une bande de tulle perlé (pas celui de la robe mais de mon costume de Titanic) et de quatre gros nœuds de velours noirs copiés sur celui de la ceinture.