Couture

Marie-Christine d’Autriche

(Une des onze Marie-Machine)

Toi aussi, tu as repéré la couronne rose en pâte d’amande ?

Quand j’étais petite, j’étais très originale, je voulais être une princesse ! Je voulais vivre dans un château, porter de belles robes, et ne rien faire de la journée. En grandissant, j’ai appris l’Histoire, et je ne veux plus être une princesse ! Oui parce que c’est vraiment super chouette de devoir représenter la couronne en étant parfaite, d’avoir comme unique responsabilité de pondre un héritier mâle, d’être critiquée quoi qu’on fasse par les courtisans comme le peuple, de ne pas pouvoir étudier ni avoir un métier, de voir sa vie réglée par le protocole, de ne pas avoir d’intimité, d’argent à toi, de temps, de choix, de libertés !

Aujourd’hui, le seul truc qui me reste de cette fantaisie, c’est mon amour des belles choses. Mais les beaux châteaux, je préfère les visiter que les entretenir, et les belles robes, je préfère les fabriquer que les porter ! (Rien faire, ça j’avoue, ça me reprend de temps en temps, mais ça ne dure pas la journée).

Or donc, mon amour pour les robes de princesses a ressurgi violemment quand j’ai vu ce portrait de la princesse Marie-Christine de Habsbourg-Lorraine (fille de Marie-Thérèse d’Autriche et sœur de Marie-Antoinette, une des onze filles dont le prénom commençait par Marie, car leur mère était bigrement originale, elle aussi). Du rose, des dentelles, des perles, des diamaaaaants ! N’en jetez plus, j’ai bavé des litres. Et j’ai bavé davantage en me rendant compte que j’avais tout à la maison pour la réaliser ! (Avec des perles en plastique et de la dentelle en nylon, évidemment, étant donné que je ne m’appelle pas Marie-Emmanuelle).

Et ce qui est bien, c’est que je pourrais la mettre même quand je serai vieille et moche, parce que les princesses jeunes et belles, il y en avait beaucoup moins !

En réalité, Marie-Christine semble avoir été une des rares princesses à former un mariage heureux ; elle a pu également donner libre cours à sa passion pour le dessin, et puis elle et son mari ont construit le château de Laeken devant lequel je passe tous les jours ! Quitte à être une princesse, pourquoi pas elle ?

8 avril 2021 :

Il y a deux ou trois ans, j’ai cousu un corset XVIIIè qui commence à s’user quelque peu. Comme j’en ai cousus deux autres entre temps, et qu’il me reste également des mètres de ce même tissu, j’ai eu l’idée de transformer le corset en robe baleinée. En plus je m’économise quelques couches de tissus et les problèmes d’ajustement ! Oui, c’est un peu de la triche, mais c’est pas pour rien qu’ils font comme ça au cinéma !

J’ai commencé par ce qui me plaisait le plus, histoire de me mettre en train : la pièce d’estomac ! Pour cela, j’ai décalqué la forme sur mon tissu et commencé à coudre, coudre, coudre… D’abord deux applications de broderie redécoupées, puis des rubans attachés par des perles, et enfin des rosettes perlées.

Sur le corset, j’ai cousu deux pièces rectangulaires pour cacher les œillets, qu’on aurait vus au travers de la dentelle.

9 avril :

J’ai passé toute la journée uniquement sur les manches, depuis 7h30 ce matin ! Ce n’est pas difficile, mais qu’est-ce que c’est long…

Il y a trois volants de dentelle plissée, décorés de rangs de perles. Je les ai mal posés au départ donc j’ai recommencé !

Voilà les manches cousues au bustier, auquel j’ai rajouté des perles pour délimiter la pièce d’estomac. Alors, ça a de la gueule, non ?

10 avril :

J’ai passé presque six heures à fixer la dentelle du décolleté :

Et trois autres heures juste pour les nœuds :

Et encore, au début, je voulais border les nœuds de perles comme sur le portrait ; au bout de 20 minutes, j’avais fait cinq centimètres, alors j’ai laissé tombé ! En plus, j’aime finalement mieux sans perles aux bords, cela met mieux en valeur le velours. Ma robe n’est pas tout à fait rose, mais je préfère, c’est un peu comme si elle avait vieilli et s’était décolorée !

Pour le bustier, il ne me reste plus qu’à arranger le dos avec une modestie, et pourquoi pas de la dentelle encore.

Ensuite, la jupe, mais ça ce sera plus tard !

Ecriture

Beveridge manor

Beveridge Manor est mon dixième roman publié, et le premier publié par mes soins.

Vous pouvez le trouver en version numérique sur Amazon, il suffit de cliquer ici !

Vous pouvez également le trouver en version papier. La première façon est de me le demander directement ! Je me ferai une joie de vous l’envoyer dédicacé ! La seconde façon est de le trouver dans une librairie partenaire. Pour l’instant, elles sont :

Résumé :

Jeune restauratrice de tableaux, Clémence Rosier vient de décrocher un contrat en or : la propriétaire d’une vieille demeure anglaise l’a contactée pour travailler dans la galerie des portraits de ses ancêtres ! Mieux encore, la demeure en question n’est autre que « Beveridge manor », un prestigieux manoir du 16e siècle où ont été tournés plusieurs films historiques, dont quelques adaptations des romans de Jane Austen, un auteur que Clémence affectionne tout particulièrement. Bref, un job de rêve !
Le rêve tourne à l’hallucination lorsque Clémence, décrochant du mur le portrait d’Arthur Wallingford, maître des lieux au début du 19e siècle, découvre, cachée derrière, une étrange porte très ancienne à laquelle personne ne semble avoir touché depuis des lustres. Impossible de résister… En poussant la porte, Clémence pénètre dans un passage qui la mène tout droit dans le Beveridge manor de 1804 !
La surprise passée, Clémence se rend vite compte que la réalité peut s’éloigner assez fort de ce que les romans de Jane Austen lui ont laissé imaginer. Il lui faudra user d’astuce et de toute sa connaissance des mœurs de la Régence anglaise pour s’intégrer dans la famille Wallingford et, qui sait, infléchir heureusement le cours de leur existence… et de la sienne !