Emmanuelle Nuncq

Romancière à deux visages, couturière rêveuse et plein d'autres choses encore.

Mot-clé - Steampunk

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Palimpsestes

1er février 2014:

J'ai terminé Palimpsestes il y a deux semaines, largement à temps pour la Foire du livre de Bruxelles, et suffisamment en avance aussi pour pouvoir avoir des retours :) J'en ai eu trois, globalement bons, et les défauts que mes amies ont relevés m'ont aidée à l'améliorer! J'espère vraiment qu'il sera publié, j'en suis fière, et j’aimerais vraiment pourvoir en discuter avec des lecteurs :) Parfois le soir, je m'imagine en conférence, et invente les questions que l'on pourrait me poser... Mais maintenant je me sens toute vide, ça me fait comme avant Novalys, cette impression d'avoir mille idées mais qu'aucune ne s'accorde avec une autre, et ne serait suffisamment intéressante pour faire un roman. J'ai l'impression, depuis Bordemarge, d'avoir été prise dans un engrenage, et de ne plus pouvoir vivre sans un gros roman sur le feu! C'est très bizarre, d'autant que quand j'en ai un, je n'ai qu'une hâte, l'avoir terminé :)

25 août 2016 :

Le premier tome de "Palimpsestes" est paru en février de l'année dernière, pile un an après l'avoir terminé ! Je l'ai présenté principalement à la Foire du Livre de Bruxelles et au Salon du Livre à Paris, où il a plutôt bien marché :) Je n'ai pas eu beaucoup de retours mais globalement, ils étaient tous bons, voire très bons, j'ai même été le coup de cœur de De fil en Histoire ! Aujourd'hui c'est la dernière limite pour terminer le tome II, que je dois envoyer à la fin du mois. J'avoue que ça me stresse beaucoup parce que pour la première fois, je n'ai pas du tout envie de m'y mettre. Ce n'est pas que je n'aime pas écrire cette histoire, bien au contraire, c'est surtout que depuis presque un an je vis avec un monsieur formidable qui me donne envie de faire un millier d'autres choses. Avant, j'écrivais surtout pour pallier à ma déprime, et étant seule, j'avais largement le temps d'écrire, en plus de mes autres activités, notamment la couture. Maintenant, il me faut faire des choix, et il m'est arrivé quelques fois cet été de préférer créer des costumes que de me remettre aux corrections ! Mais bon, j'ai un week-end qui se profile à l'horizon, je peux le faire, je vais le faire !!!

28 mai 2017 :

Le second tome de Palimpsestes est sorti en février dernier (désolée du retard^^) et en est à sa seconde critique, également de "De fil en histoire"! Je suis en train d'écrire le tome III, mais j'avoue que je n'avance pas très vite :)

Ensemble de promenade 1898

Je me rends compte que je mets de plus en plus de temps à poster les photos de ce que je couds ! Je crois que c'est à la fois parce que je réalise entièrement l'ensemble ci-dessous à la main, ce qui prend plus de temps, et aussi au fait que j'aime de moins en moins traîner sur Internet (ce que je fais immanquablement quand je viens écrire des articles ici !) C'est tout particulièrement circonscrit à Facebook, où je trouve que les gens ont la fâcheuse tendance à se plaindre à tout va.

1er janvier 2017 :

J'ai écrit une liste de tous les costumes que je dois réaliser cette année, en essayant d'utiliser plusieurs fois les mêmes ou de reprendre mes anciens. Parmi ces costumes, j'ai besoin d'un ensemble 1900 pour deux occasions: la foire du Livre à Bruxelles et un spectacle de danse. Il doit donc être simple et pratique, c'est-à-dire pouvoir se porter avec ou sans corset et en plusieurs morceaux que je puisse enlever si j'ai trop chaud. Celui que j'ai choisi ci-dessous dans le recueil de 1898 est en trois pièces, (jupe, chemise et veste), est parfait !

Ma maman m'a offert à Noël dernier deux Fémina, années 1898 et 1899. L'ensemble de promenade ci-dessous date de septembre 1898 :

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8 janvier :

J'ai passé près de trois heures à réaliser le patron, en commençant avec du papier brouillon que j'ai essayé sur mon mannequin, puis en le reportant sur du papier plastique.

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Tout tombe parfaitement juste excepté les manches. Elles sont beaucoup trop grandes!

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Je les ai recoupées plusieurs fois et maintenant elles tombent assez bien ! Il y a de la mousse dedans pour la photo.

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La jupe est formée de deux quarts de cercle rétrécis en haut à la forme de mes hanches et d'une ceinture à agrafes. Pour l'instant il n'y a qu'un seul réglage, je dois encore essayer cette jupe avec un serre-taille pour le réglage plus serré, et voir si ça rend bien dans le dos.

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9 janvier :

Voilà la jupe avec trois rubans noirs en bas (c'était l'étape la plus longue, je crois! J'ai profité d'un voyage en train pour le faire), et la veste, sans doublure, avec les manches montées.

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Pour les poignets, j'ai fabriqué une passementerie avec une petite corde pour border l'ourlet. Bon là, pas repassé, ça ne ressemble à rien^^

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Pour les décorations de la veste malheureusement je devais les réaliser directement sur le vêtement cousu, alors je n'ai pas pu faire quelque chose de terrible avec ma machine. Ce sont des fleurs turquoise avec des feuilles noires. Je vais monter toute la veste, et une fois celle-ci terminée, je verrais si je rajoute quelque chose !

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2 février:

Voilà la veste avec les broderies, et le col juste épinglé. Je me rends compte en postant cette photo que la ceinture de la jupe doit être noire! En effet dans le même tissu on ne fait aucune différence entre le haut et le bas. Voilà qui tombe bien: du coup je vais mettre un gros nœud noir derrière, ça cachera les dégâts du système de fermeture !

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10 février :

Prendre des photos de mon travail en cours de création permet parfois de me rendre compte de certains détails qui clochent. Sur la photo ci-dessus, on voit bien que le col est beaucoup trop grand! Alors je l'ai repris, coupé au milieu et raccourci. De plus, j'ai cousu un ruban noir perlé sur tous les bords.

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Voilà la doublure en soie !

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Ensuite, j'ai cousu pour la déco six petits boutons trouvés en soldes chez Veritas, et un ruban pour fermer au niveau du col. La veste est terminée !

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Voilà le devant de la ceinture :

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Le dos, avec un ruban qui cache l'ouverture :

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Et le dos ouvert, avec une agrafe et deux boutons pression pour être sûre que ça ne lâche pas !

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La chemise 1900 que je possède a, pour la fermer aux poignets, besoin de boutons de manchettes. Comme je n'en avais pas, j'ai cousu deux boutons entre eux par un élastique !

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Comme je n'avais pas envie de l'abîmer, j'ai cousu deux poignets volantés amovibles (élastique toujours) et un plastron fixé à gros points.

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Pas mal non :D ? Et en plus, pas besoin de corset ! Par contre je pense que je vais me trouver un camé ou une broche pour porter cette tenue sans veste, j'ai l'impression que ça manque.

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Et voilà la tenue finie !

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Et bientôt, si j'ai le temps, je ferais des photos de la robe portée, ainsi qu'un chapeau pour aller avec !

14 mars :

Mon amoureux avait pris quelques photos avant que je ne parte à la Foire du livre, les voilà !

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11 mai 2017 :

Après avoir donné le baptême du feu à mon costume dimanche dernier, je me suis rendue compte que ma jupe et mon jupon étaient trop longs, et que l'ampleur de la jupe n'était pas assez importante. J'ai donc changé ça !

J'ai commencé par couper la jupe derrière :

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Puis j'ai ajouté un triangle de tissu, et reposé les rubans en piquant celui du bas pour compléter les trous. Je n'ai pas le temps d'en mettre trois, mais plus tard ce sera fait !

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J'ai eu très peur d'avoir tout gâché parce que c'était vraiment moche et que le système de fermeture est bidouillé du coup, mais une fois repassé et mis sur le jupon lui aussi raccourci, c'est très correct !

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23 mai 2017 :

Je l'ai porté de nouveau pour les Imaginales ! Cette fois avec un chapeau et le col rabaissé. Il n'y a pas de grand changement ;) La prochaine fois, je me ferai une chemise noire pour aller avec !

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Les Chercheurs du Temps

21 octobre 2015 :

J'ai la grande joie de vous annoncer que parait sur Amazon mon roman "Les Chercheurs du Temps", dont les onze épisodes constituent la préquelle de Bordemarge! Pour le trouver c'est très simple, on se rend sur Amazon :D C'est donc une version numérique, en attendant, un jour, peut-être qu'il y aura une version papier! Ce qui est sûr, c'est que je suis très heureuse de le partager enfin, car cela fait près de cinq ans que j'ai commencé à l'écrire!

1er mai 2017 :

Honte sur moi, je n'ai plus mis grand chose à jour sur ce blog côté écriture. Pourtant j'ai plein de nouvelles, dont une super, à savoir que "Les Chercheurs du Temps" vont être publiés chez SEMA ! Dans une vraie maison d'édition, et avec un épisode inédit ;)

Robe bleue 1894

9 décembre:

Je sais, je sais, je ne couds plus depuis longtemps, mais j'ai deux bonnes raisons : la première, c'est que mon matériel était chez moi alors que je vis depuis quelques temps chez mon amoureux (mais on a déménagé tout ça récemment, j'ai une place de fou dans le garage^^), et la seconde est que côté écriture, j'ai un boulot de dingue! Je ne me plains pas, je n'ai jamais eu autant de projets et c'est très enthousiasmant, mais ça ne me laisse plus trop de temps pour mes autres innombrables activités^^

J'ai vu récemment Crimson Peak et même si la fin, cliché à souhait, m'a beaucoup déçue, il n'en reste pas moins que la première moitié m'a subjuguée et que j'ai eu les images dans la tête pendant très longtemps. Ce film a réussi quelque chose d'incroyable, à savoir me faire aimer la mode des années 1890! Il faut dire que les costumes de Mia étaient superbes... Aussi, comme mon roman Palimpsestes se déroule en 1894, j'ai décidé de me réaliser une robe de cette époque pour aller en salon. J'ai fait des recherches pendant plusieurs jours, ai fait le tri dans plus d'une centaine de modèles, ai mis les quatre derniers en noir et blanc pour pouvoir imaginer la couleur parfaite et j'ai laissé le choix final à mon chéri, parce que je n'arrivais plus à me décider. Je vais donc réaliser ce costume-là ! Un sacré défi :D !

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J'ai, aussi pour la première fois, essayé de m'organiser niveau matériel. Il faut dire que cette robe demande des tissus très précis et si nombreux que je sais qu'en arrivant au magasin, je me perdrai dans les métrages et les couleurs. Du coup, j'ai pu trouver un velours et des galons dans mes affaires, et dépenser un peu moins :)

15 décembre:

J'ai coupé les manches dans le velours bleu, mais une fois plissées autour de mes bras, ce n'était pas assez grand. J'ai réfléchi à une solution et ai trouvé un autre bout de velours bleu dans mes affaires: j'ai donc coupé des bandes que j'ai intercalées pour agrandir mes pièces, et j'aurais donc des manches à rayures :)

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16 décembre:

Hier je suis allée acheter les tissus pour ma robe ! Il y avait beaucoup de choix mais pourtant j'ai vraiment eu du mal à trouver le tissu à motifs pour la jupe et les manches. J'ai choisi ce tissu gris clair à fleurs gris foncé, et si au début j'ai eu peur de ce que ça pourrait donner, je me dis que finalement c'était encore le meilleur choix. Pour avoir un aperçu de ma robe j'ai plié les tissus pour leur donner à peu près la forme finale, et voilà ce que ça pourrait donner:

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(Désolée pour la piètre qualité des photos, je travaille avec mon téléphone portable...) C'est plus contrasté que le modèle initial, mais je préfère les fleurs aux rayures et j'ai hâte de commencer ! Oh mais dis donc ça tombe bien, je ne travaille pas aujourd'hui :D

16h:

J'ai finalement commencé plus tard que prévu parce que j'avais quelques modifications à faire sur palimpsestes avant que mon éditeur ne fasse la maquette! Le roman avance bien, il sera magnifique et je suis très impatiente^^

J'ai monté le bas des manches:

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J'ai dessiné un patron et ai coupé les pièces :

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Puis j'ai cousu le tout :

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Et j'ai fait des pinces à la partie "corset" pour l'ajuster correctement :

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Je crois que ça ne sera pas très solide alors j'ai coupé une doublure dans le même tissu que la future chemise et je poserai des baleines, si j'en trouve des petites.

18 décembre :

Hier j'ai cousu la partie ceinture au bustier, puis j'ai posé la doublure des manches (c'est tout doux, huuum^^) et j'ai eu l'idée de coudre un serre-taille dans la robe pour qu'elle soit bien ajustée. Comme ça en plus, je n'aurais même pas besoin de porter de corset avec ! J'ai fait tout ça à la main devant Star Wars III, même que c'était tupurri comme film :P

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Aujourd'hui j'ai cousu à la main la doublure intérieure, c'était long !

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J'ai ensuite coupé la jupe du dessus dans le même tissu que les manches:

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Puis je l'ai cousue, et ai coupé la jupe grise du dessous !

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29 décembre:

Je viens de rentrer de chez mes parents et m'y suis remise hier. Ce fut un très beau Noël! Il a été placé sous le signe de la mode historique parce qu'on m'a notamment offert trois années de "La Mode Illustrée" reliées, à savoir 1898, 1899 et 1884 ! Ma maman en voyant mon projet m'a conseillé de ne pas faire une chemise entière mais plutôt un plastron, ce que j'ai fait! J'ai donc commencé par coudre un col:

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Puis j'y ai cousu une bande de tissu plissé:

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Il a fallu pour continuer que je couse la doublure, donc j'ai ajouté une bande en bas,

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4 janvier:

Hier, je suis restée à la maison et ai cousu à la main pratiquement toute la journée. Ce fut donc assez long mais je suis fière du résultat, notamment parce qu'ainsi la bordure que j'ai posée ne se voit pas à l'intérieur! J'ai également fait l'ourlet de la doublure intérieure et le ruban de fermeture:

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De l'extérieur, sans la chemise, ça donne ceci:

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Et avec le plastron, ça commence à avoir de la gueule! Sur le mannequin le système de fermeture sert beaucoup mais c'est que je ne peux pas descendre la taille en dessous de 80: sur moi c'est parfait !

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Hier également, par hasard, j'ai trouvé sur tumblr d'autres photos de ma robe! Du coup, même si je n'ai pas fait la même forme de jupe, je vais pouvoir m'en inspirer pour le dos, et j'ai été contente de voir que la décoration que j'ai improvisé dans le cou est la même !

14 janvier:

Je mets un temps fou à terminer cette robe! Mais c'est que je couds tout à la main :) L'étape suivante a été de coudre des bordures de ruban bleu sur la taille, puis de les recouvrir d'une décoration de noël que j'ai trouvée pour 69 centimes^^

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Ensuite j'ai cousu des épaulettes que j'ai remplies de ouate, on peut bien voir la différence entre les deux manches, et sur la robe portée c'est plus flagrant.

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Enfin j'ai ajouté un plastron de dentelle. Comme ça je ne suis pas forcément satisfaite mais quand je porte la robe ça rend plutôt bien ! J'ai également cousu un petit nœud dans le dos, un autre sur l'attache de devant, et suis en train d'ajouter une seconde ligne de déco en dessous du buste. Après ça il me reste les finitions de la jupe qui est en cours, et je pense que ce sera fini!

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28 janvier:

Voilà la jupe. Elle est un peu bizarre parce que comme je n'avais pas assez de tissu, je suis allée en racheter un mètre et donc la moitié de devant est une jupe-cercle:

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Et celle de derrière est une jupe où les plis sont en haut :)

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Voilà donc ma robe terminée!

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Et j'ai même fait un chapeau en bombant un canotier beige en noir et en le décorant avec des éléments de la robe, mais finalement je ne suis pas sûre de le mettre le jour J^^

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L'Onyreïdée - Nuciger/Novalys


Lundi 26 octobre 2015:

Après avoir laissé reposer ce roman dans mes tiroirs de nombreux mois (voire en fait deux années), je l'ai repris récemment en même temps que les Chercheurs du Temps afin de le transformer en e-book. La genèse de cette suite de Bordemarge aura été longue et compliquée, mais avec le temps et de nombreuses corrections je trouve ce roman plutôt réjouissant. Certes, il n'est pas parfait, mais j'ai bien plus confiance en moins qu'autrefois, et avec le recul je sais reconnaître qu'il a aussi des qualités. Comme il ne convenait pas à Castelmore, il sortira donc en e-book pour Halloween sur Amazon, et j'ai hâte que des gens le lisent !


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Mardi 22 janvier 2013:

Toujours pas de réponse. La semaine dernière je n'ai pas pu m'empêcher de le relire, résultat j'ai passé trois chapitres à la première personne, corrigé plein de fautes et rajouté deux scènes :) . Avec le recul je me dis que ce roman est pas si génial. Comme me l'a fait remarqué Lilla My, à la fin ça va trop vite et ça demande à être étoffé. Je n'ai pas l'impression que ce roman est vraiment à moi. Si je l'ai écrit en fait c'est parce qu'à tous les salons et interviews données au moment de la sortie de Bordemarge, on m'a posé plein de questions et fait plein de critiques. En fait ça a commencé quand on m'a demandé si j'écrirai la suite. Je sais pas pourquoi j'ai répondu que oui, et à partir de là j'ai brodé autour des remarques des gens! On m'a demandé: ça sera la suite? Est-ce que ça va parler de Jane Austen? De belles robes? D'un voyage dans le temps? Du XIX ème? On reverra Angus? A chaque fois j'ai répondu oui. On m'a dit: y a trop de personnages, alors dans la suite y en a que trois qui sont importants. On m'a demandé une histoire d'amour, je l'ai mise. Un mec beau et classe, il y est :) On m'a dit que le steampunk était pas assez développé, j'en ai mis plus, que le décor était pas assez bien planté, je l'ai décrit plus en finesse, que le coup des références et des clichés c'était cool, je m'en suis servie, que les règles qui régissaient les Personnages étaient pas nettes, je les ai définies, et ainsi de suite... Drôle de cheminement, en fin de compte. Pour le prochain roman. Je veux que tout soit absolument MOI. Bien sûr, tout ce que je viens de citer, c'est quand même moi, mais il n'empêche que ;)

Vendredi 23 novembre:

J'ai terminé Novalys! Je l'ai relu trois fois, corrigé, remanié, et l'ai envoyé hier soir à mon éditrice. Il fait 118 pages, presque 150 avec les bonus! Maintenant je n'ai plus qu'à croiser les doigts et espérer que ça lui plaise :)

Mardi 6 novembre:

J'ai repris ce roman après les retours de BBL et l'ai entièrement remanié. Le début que vous lisez tout en bas n'apparaît plus dans mon texte! Je suis à la fin d'une grosse semaine entièrement consacrée à l'écriture de ce bouquin: j'ai scindé la structures en fichiers/chapitres et peut ainsi mieux l'organiser. J'ai traité 24 chapitres sur 38!

26 août 2012:

A priori, j'ai trouvé un nouveau nom, ce sera Novalys. J'aime les Y, ça évoque le poète allemand mais également un système de données pour les bibliothèques, donc c'est parfait :) J'ai écrit près de 60 pages et j'ai laissé reposer depuis que j'ai eu les retours... pas trop mauvais, pour la plupart, je les avais prévus. Seulement, j'ai eu un vieux blocage, comme d’habitude. Aucune envie de tout reprendre à zéro pendant une semaine, mais ça me revient lentement. Je crois avoir compris ce qu'il fallait faire pour rendre mes deux héros attachants :) On verra bien ce que ça donnera  et si j'y arriverai. je n'ai pas franchement l'impression d'être un écrivain, et ça ne me quittera jamais, cette sensation. Raconter, imaginer des histoires, j'adore, mais les écrire, c'est déjà plus difficile, et les écrire bien, là, c'est carrément autre chose. je ne suis pas une styliste. J'ai l'impression qu'à chaque fois que j'écris une phrase, elle a déjà été écrite auparavant par d'autres, alors je ne cherche pas à faire original, mais juste à faire comprendre au lecteur ce que j'ai comme images dans la tête... Du coup, moi qui voulais faire un beau roman avec Novalys, je me retrouve comme avec Bordemarge, avec une gentillette histoire pour gamins... Quand est-ce que j'arriverai à allier forme et fond?  On m'a dit que Porcelaines était bien mieux écrit, mais pour le coup, l'histoire n'avait rien d'original. Je ne sais pas pourquoi, mais il faut absolument que je retrouve ça... Porcelaines, je l'avais écrit sans imaginer de lecteurs derrière, je voulais faire le roman d'amour que je voulais lire. Peut-être que je devrai recommencer avec Novalys, ne pas avoir peur de mettre des louches de sentiments et de description lyriques, et tant pis pour les lecteurs qui trouveront ça ridicule^^


27 juin 2012:

Après avoir fait Étonnants voyageurs et les Imaginales, je suis ressortie pleine d'idées et de motivations. C'est vraiment jouissif de rencontrer ses lecteurs, et j'ai envie de ne pas les décevoir! j'ai donc totalement repris Nuxiger en rentrant et j'ai écrit la 40ème page ce matin! J'ai eu un vieux blocage après la sortie de Bordemarge, je n'ai plus rien écrit depuis mon déménagement à part une petite nouvelle et la suite des Chercheurs (pas encore publiée sur ce blog) mais là c'est enfin revenu, et ça fait du bien!

Par contre, je déteste ce nom maintenant (comme dirait Pierre Pevel, on dirait le nom d'un laxatif^^), et ça fait bien un mois que j'en cherche un autre, et que je ne trouve pas. Pas évidement d’inventer un nom qui soit joli, qui représente bien la ville de fiction que j'ai créée, et qui en plus ai autant la pêche que celui de Bordemarge! Du coup je cherche, et en attendant, Nuxiger restera le nom de code ;)


24 avril 2012:

Nuxiger, c'est provisoirement le titre de mon prochain roman :) C'est une sorte de suite à Bordemarge, avec Emily comme héroïne!

Je me suis amusée à faire la couverture en la calquant sur celle de Bordemarge^^

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Samedi 19 novembre:

J'ai abandonné. Peut-être que je reprendrai plus tard mais j'ai, après le Souffleur, encore commencé un nouveau truc. Après Bordemarge, quel gros projet pourrais-je bien entreprendre? Quelle idée choisir?? Pfff ça va faire depuis août que j'ai pas trouvé LE truc à écrire parmi toutes les idées qui tournent dans ma tête et me rendent dingue.

Mardi 18 octobre:

J'ai commencé un nouveau roman! J'espère que je pourrais le continuer après Bordemarge, parce que j'y tiens beaucoup... Il se passe dans l'Onyreïdée, et il se trouve même si à l'origine j'avais quelques réticences avec ça, c'est la suite de Bordemarge!
16 ans après cela dit, et avec de nouveaux personnages, donc c'est quelque peu éloigné, mais je n'avais pas dit tout ce que j'avais à dire sur ce monde-là, et je suis bien contente de le développer encore un peu :)

Voilà le début (et il y a des chances que tout change) :

 

L'Onyreïdée

TOME II - NUCIGER

 

*

 

       Et si Réalité et Fiction se mêlaient?

 

 

Scène I

Bellefontaine, 18 octobre 2011

 

            A 4h20  du matin, heure locale, Bill Sartings, habitant de Bellefontaine, près de Colombus dans l’Ohio, fut pris d’une soudaine envie de soulager sa vessie. Il sortit de son lit et, tout à fait par hasard, regarda par la fenêtre ouverte de son salon. Dans son jardin, il croisa le regard d’un nain à bonnet rouge, tout à fait vivant, qui lui fit un clin d’œil et s’enfuit en courant. Bill mit cette rencontre étrange sur le compte des trois bières qu’il avait sifflées la veille au soir, et qui d’ailleurs, étaient à l’origine de sa petite virée nocturne. Il se recoucha, et le lendemain matin, il avait tout oublié.

 

Scène II

Merdrignac, 19 octobre 2011

 

A Merdignac, petit village à proximité de la forêt de Hardouinais, vestige de la fameuse forêt de Brocéliande, un garde-forestier du nom de Brabant prit son 4x4 pour commencer son tour d’inspection. Il était presque cinq heures du matin quand il arriva au lac, et le soleil levant faisait naître une brume opaque aux abords de l’eau. Une licorne à la robe immaculée s’abreuvait là. Les pas lourds du garde forestier effrayèrent l’animal, qui le regarda un instant, et disparut dans son monde. Brabant, les yeux baissés vers ses bottes, ne la vit pas, et ne sut jamais qu’elle avait existé.

 

Scène III

Tessalit, 19 octobre 2011

 

L’aéroport de Tessalit, situé au beau milieu du Sahara, n’était pas particulièrement fourmillant d’activité ce jour-là, jusqu’à ce qu’à 16h21, Ismaël Traoré, bagagiste de son état, aperçoive un vaisseau spatial au-dessus de lui. Il rameuta tous ses collègues et ensemble, ils admirèrent les voltes gracieuses, le fuselage sorti tout droit d’un Star Wars, les lasers verts assourdissants et le petit droïde au sommet de l’extraordinaire appareil. Nulle part ailleurs, les médias ne relayèrent la nouvelle, et Ismaël Traoré en conclut qu’un tournage de film devait avoir eu lieu pas loin.

Scène IV

Terre, 20 octobre 2011

 

Partout dans le monde, au même moment, des portails s’ouvrirent, et des créatures et des machines qui n’avaient jamais existé que dans l’imagination des humains firent leur apparition sur la Terre. Parallèlement, quelques humains se perdirent de l’autre côté, et découvrirent ce qu’était l’Onyreïdée.

Parmi eux, deux frères, peut-être parce qu’ils étaient plus ouverts d’esprit que d’autres, crurent à ce qu’ils virent, et surtout, évaluèrent tout l’argent qu’ils pouvaient tirer d’une découverte pareille. Les autres crurent à un rêve, à une hallucination, ou a des drogues, mais n’en parlèrent pas. Quant à Nick et James Sanderson, en quelques heures, ils comprirent les règles de l’Onyreidée et montèrent une entreprise qu’ils nommèrent “Dream On Corp.” En deux jours, ils réussirent à revendre la “Dream On Corp.” à l’une des plus grosses maisons de production cinématographique américaine: la Black Stars inc. Ils en restèrent les adjoints, selon leurs conditions.

A partir du moment où John Hammer, directeur de la Black Stars inc., eut signé le contrat, s’en était fini. Le destin de l’Onyreidée était tout tracé: elle allait mourir.

 

Scène V

Paris,  31 octobre 2011

 

Lucille Khaltourine avait un sérieux problème. Au début, elle avait mis du temps à comprendre ce qui lui arrivait, mais maintenant, elle en était sûre: des ailes lui poussaient dans le dos. C’était des ailes étranges, en forme de feuilles, comme des membranes de peau très pâle, sur lesquelles son sang écrivait ses émotions. On pouvait voir, à travers le fin réseau des veines, se dessiner des mots. Chaque matin, elles avaient disparu, comme rétractées pour la journée, et chaque soir, elles poussaient plus grandes encore.

Lucille , en se regardant ce jour-là une millième fois dans la glace, en conclut que leur taille était arrivée à leur maximum. Elles pouvaient l’envelopper comme une cape quand elle les laissaient tomber, maintenant. Passés les premiers moments de terreur, où ses ailes pulsaient de rouge intense, la jeune fille en était arrivée à se poser la question suivante: comment annoncer ça à son père?

Si elle était tombée enceinte, ça aurait été bien plus simple. Un papa, surtout le sien, peut comprendre çà et aider sa fille, mais des ailes? Jamais elle n’oserait aborder ce sujet-là. Sa mère était morte quand elle était jeune, et Lucille  en parlerait encore moins aux gens autour d’elle: déjà que depuis toute petite tout le monde la prenait pour une folle, qu’allaient-ils dire s’ils croyaient qu’elle se prenait pour une fée?

            Lucille soupira, et ses ailes frissonnèrent, parcourues d’un sang plus calme. Le mot “Respire...” s’écrivit dessus, et disparut pour laisser place à une légère ombre bleutée.

On toqua à la porte de la salle de bain:

— Lucille , sort de là! Cria son père avec son accent russe qui roulait les “R”. On va être en retard!

            Lucille sursauta et tenta de se calmer. Quand elle était stressée, elle n’arrivait pas à faire disparaître ses ailes. Mais elle eut beau respirer et fermer les yeux, rien n’y fit, alors, paniquée, elle enfila un peignoir par-dessus sa robe de soirée au dos nu et ouvrit:

— Désolée, p’pa.

Angus avisa le peignoir:

— Quoi, ça fait une heure que t’es là-dedans et t’es pas encore prête? Grouille-toi!

Il la poussa de force jusqu’à sa chambre, lui fourrant sa trousse à maquillage entre les mains. Lucille tomba sur son lit, au bord des larmes: en la poussant, son père lui avait froissé ses ailes. Ces trucs étaient plus sensibles que n’importe quelle autre partie du corps, elle l’avait bien compris la semaine passée quand elle avait voulu les couper au rasoir. Et malheureusement, elle avait souffert le martyre toute la nuit pour rien, puisque le lendemain soir, elles étaient revenues plus fortes et plus grandes encore que la veille.

Son père était scénariste, et ce soir, c’était l’avant-première de son premier long-métrage, un polar intimiste nommé “Un mensonge ancien”.  Ça faisait plus d’un mois qu’il tournait dans l’appartement comme un lion en cage, pendu au téléphone à longueur de journée. Un mois qu’il ne s’occupait que de lui, et ça arrangeait bien la jeune fille. Mais ce soir, il la voulait auprès d’elle, pour ce si grand événement.

Ce n’était vraiment, mais vraiment pas le bon moment.

 

Scène VI

Paris,  31 octobre 2011

Un point lumineux se mit à grossir dans le ciel. Avec la pollution, on ne put voir tout de suite qu’il s’agissait d’une étoile, et que celle-ci se dirigeait tout droit vers la capitale.

 

 

Bal Steampunk

Quand j'irai à des salons pour signer ma romance, qui se passe en 1884, j'ai prévu d'y aller en belle robe d'époque. Hier en regardant une énième fois toute ma documentation pour m'inspirer et en rangeant mon armoire à tissus (j'en ai jeté trois sacs poubelle et remonté deux de la cave), j'ai pensé que j'avais deux beaux tissus qui allaient bien ensemble pour me faire une robe de bal classe, dont un offert par Gasparde (encore elle^^. Décidément, si on compte le nombre de choses qu'elle m'a offertes, elle détient la palme (après mes parents mais y a du passif :D )) . J'ai mélangé dans un croquis deux formes que j'aime bien. Tout d'abord le décolleté carré bordé de dentelles de celle-ci:

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Ensuite le corsage en V et le tablier d'une seule pièce de celle-là:

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J'y ai mis un faux cul (la perspective est bizarre, c'est parce que j'ai mis la face et le profil en même temps sur la jupe), deux trois détails que je voulais et hop, voilà mon croquis!

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Ce n'est pas une pure robe historique, parce qu'elle s'inspire d'un modèle 1900 et d'un autre 1880 et parce que les couleurs sont un peu anachroniques, c'est pourquoi j'ai mis cette robe dans ma partie "créations". Mais dans l'idée, elle se veut pure robe du XIX ème, en quelque sorte ma vision du siècle résumée en couture !

4 décembre:

J'ai commencé par vouloir utiliser une crinoline que j'ai achetée il y a un bail, mais qui ne m'a jamais servie. J'ai enlevé le tulle devant pour le mettre à l'arrière, mais le devant n'est pas assez plat pour ce que je veux faire, donc au final elle ne me servira encore pas.

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J'ai coupé deux grandes pièces pour le devant en improvisant pour le bas

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Mais quand je les mets sur mon mannequin, elles sont trop courtes! Suis-je intelligente... Du coup ça ne ressemblera pas à mon modèle, et à partir de maintenant je ne vais faire qu'improviser.

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Voilà le dos, avec un autre jupon en dessous :

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Un essai avec le tissu d'Alice pour le bustier :

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Des manches:

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Et une pièce sur le devant que j'ai rajoutée pour avoir mon cœur croisé :

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7 décembre :

J'ai coupé la pièce devant ainsi que les pans du tabliers, puis ai cousu un mancheron de tissu vert:

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Mais c'était moche alors je les ai cousus au-dessus plutôt qu'en dessous:

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En voulant choisir un tissu dans mon étagère j'ai retrouvé un bustier pas fini que j'avais prévu pour une robe de Cranach que je ne terminerai finalement pas, et je ne sais pas pourquoi, je l'ai essayé dessus. Et bizarrement, alors que je n'associe jamais du vert et du rouge normalement (Jingle Bells, c'est Noël :P ), je trouve que ça fait très chouette:

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Du coup j'ai cousu les manches, mis un peu de vlieseline pour faire tenir le col, et cousu des restes de franges de mon châle Titanic sur le bas. C'est en train de vraiment s'éloigner du croquis cette robe, mais je trouve ça sympa^^ (alors que bizarrement ça fait assez 1890, années où la monde est pour moi la plus immonde)

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22 janvier:

Je ne sais pas pourquoi, il m'arrive d'avoir parfois des passages à vide et pas envie de continuer la couture, et c'est ce qu'il s'est passé avec cette création-là. C'est peut-être un mieux parce que ça me permet de réfléchir et vous verrez en-dessous que le résultat est beau, même si ce n'est pas encore terminé! En fait, entre temps, j'ai eu une idée pour porter cette robe et surtout quoi en faire et qui cosplayer avec aux Imaginales, si j'ai la chance de pouvoir y aller: bref la perspective d'un beau projet raccord avec ce salon m'a donné un regain de motivation! Je ne peux pas trop expliquer de quoi il s'agit en public, mais si vous êtes curieux, vous pouvez toujours me demander en privé^^

Pour continuer j'ai laissé tombé l'idée du haut rouge, j'ai cousu une traîne et une jupe:

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J'ai fait une autre jupe en organdi vert à reflets rouges:

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J'ai bordé d'un biais marron:

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Puis d'une dentelle que j'ai teinte en bleu canard :

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J'ai décoré l'épaule gauche avec une application en dentelle que j'ai bombée en doré, par-dessus un ruban d'organdi beige et doré:

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Puis j'ai cousu une application sur le devant que j'ai également bombée (espérons que ça ne déteigne pas, ou pas en moche, parce que ce n'est pas fait pour le tissu à la base), ainsi qu'un galon doré et un autre marron par-dessus sur la pièce d'estomac:

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Voilà, je reprends mon projet aujourd'hui!

23 janvier:

J'ai fait l'épaule droite:

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J'ai décoré une épingle à chapeau qui me permettra de fermer la robe en haut:

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Qui s'insère dans la décoration!

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Voilà les deux épaules avec un peu plus de déco:

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Le dos, avec encore des applications de dentelle bombée:

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Une seconde épingle à chapeau pour fermer le côté:

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Des petites fleurs sur les pointes, des ourlets des jupes et des basques, des fleurs violettes dans la déco, des plumes de paon plus tard, et voilà, c'est terminé!

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Elle est beeelle hein? Et en plus elle sera confortable, je n'ai pas trop de trucs à porter dessous! Je la mettrai avec un diadème Art Nouveau que m'a offert Gasparde, ainsi qu'une décoration de cheveux que j'ai fabriquée qui reprend les principaux éléments de la robe. Là je suis trop fatiguée, alors je ferai les photos maquillée et coiffée dimanche! Finalement, ça ne fait pas vraiment historique, et les grosses manches rapprochent plus cette robe de la décennie que je déteste le plus, à savoir les années 1890, mais bon...

Aujourd'hui, j'aurai regardé J. Edgar et Blanche-Neige (celui avec Julia Roberts, dont les costumes sont trop beaux) et écouté au moins quatre podcasts de l'émission d'Europe 1 Au cœur de l'Histoire que Jérémie m'a fait découvrir. Il n'aurait peut-être pas du, maintenant, je suis accro^^ (Ça m'a donné une superbe idée de romance historique, d'ailleurs). Bref, j'ai passé la journée entière à coudre! Enfin, à décorer, et c'était un beau foutoir chez moi, parce que pour mieux voir ce que j'avais, j'ai déballé mes six caisses de trucs et mon salon était jonché, je voyais plus mes pieds... (Nus bien sûr, j'aime travailler comme ça, mais mes pieds eux n'aiment guère les perles, les bijoux et les épingles ;) ) Oui, parce que j'ai deux caisses spéciales "Trucs bizarres", une de dentelle, une de rubans, une de plumes, une de fleurs, et une petite rien que pour les bijoux^^ Entre ça et mes étagères rien que pour les tissus, je commence à avoir trop de matos :D Mais en même temps j'adore ça, et ça me rend plus créative :)

Sinon, je me suis amusée en même temps à décorer un petit pot de crème hydratante :) A la base, c'est un pot Yves Rocher dont j'ai enlevé les étiquettes:

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J'ai modelé dessus une forme avec de la pâte bi-composant:

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Et je l'ai bombé en doré, du coup ça s'insère à peu près dans mon étagère de salle de bain "ancienne"^^ A peu près, parce que ça se voit vraiment que c'est artisanal, et on devine encore la marque sur le bord :D

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24 janvier:

Ayé, zé fait les photos de la robe portée!

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Voilà le dos:

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Je n'ai pas pu résister à l'envie de montrer le dessous:

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En l'enlevant j'ai découvert qu'en remontant les jupes et attachant de façon différentes, on pouvait créer d'autres effets avec cette robe: il y a un petit côté Mucha qui n'est pas pour me déplaire^^

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D'ailleurs, j'ai bricolé un portrait "à la manière de"

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Robe steampunk

J'ai trouvé ce que je vais mettre pour les Imaginales :) Et en plus j'y suis invitée pour signer, j'ai appris ça aujourdhui :D Ce sera une robe de ma création, d'aucune époque, entre steampunk et féérique! Avec tout ce que je préfère sur une robe, et évidemment, pas de corset^^

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Voilà le croquis, c'est un mélange entre 1910 et 1810 je dirais, avec des tissus modernes :)

03 avril:

On voit le bordel que ça met^^

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J'ai commencé par le bustier:

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Voilà la sous-jupe, que comme une quiche j'ai cousue sur l'envers sur les côtés, mais je changerai pas, ça se voit pas :P

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Là la sur-jupe:

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Là les manches juste épinglées:

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Là les manches cousues, et la sur-jupe que j'ai changé de sens pour qu'on voit mieux les broderies.

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5 avril:

J'ai posé une pièce au milieu pour cacher mon décolleté:

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Puis en revoyant des images de "Vanity Fair" ça m'a donné envie de rajouter des petites feuilles. Ce n'était pas prévu sur le croquis mais en le réalisant j'ai trouvé que le bustier était trop nu. Bon là avec le flash ça rend l'organza cuivre carrément orange, mais en réalité c'est pas si moche... Ce sont de drôles de couleurs, que je n'ai pas l'habitude de travailler :)

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Sur cette dernière photo on voit un peu mieux les véritables couleurs, mais pour une fois, c'est plus joli en vrai qu'en photo :) En plus quand je porte la robe, ça fait de moins grosses épaules puisque mes bras remplissent les manches^^ Je me suis amusée à tout poser à la main en regardant "Northanger Abbey" puis "Mansfield Park" à la suite, histoire de me remonter le moral parce que ma chaudière est en panne et que c'est vraiment pas le moment... (Et ça a très bien marché!) J'ai aussi posé une bande à paillettes sur un des côtés, j'aime bien l'asymétrique :) (Au point de couper une des manches?) Les photos demain!

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6 avril:

J'ai passé quasiment toute la journée à broder cette robe, ce qui est long quand on voit que j'ai posé juste quelques perles et sequins sur le décolleté:

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Et que j'ai mis plus de deux heures (visionnage de Downton Abbey et de Dracula^^) pour poser des sequins sur le bas de la robe, et que je n'ai pas encore fini!

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La robe est désormais trop petite pour rentrer sur mon mannequin (je dois me contorsionner pour la mettre, mais la taille est impeccable) alors j'ai pris une photo de haut pour la voir en entier. Le flash de mon appareil ne rend vraiment pas les couleurs, là j'ai l'impression qu'elle est verte et orange alors qu'en réalité elle est bleu canard et cuivre :)

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Je pense qu'elle est finie, on verra demain si j'ai d'autre idées pour la décorer! Et il faudra aussi que je me fasse une coiffure pour aller avec :)

8 avril:

J'ai fabriqué ce machin-là, qui, comme on ne le voit pas de suite, est en fait un serre-tête sur lequel j'ai entremêlé des cheveux et des décorations. Là ça fait un peu bizarre, mais bien arrangé sur mon crâne avec mes rajouts, ça fait superbe, et très 1820^^ Vous ne me verrez pas de suite dans la robe, ce sera aux Imaginales :D (Enfin, il se peut que je fasse un test de coiffure ;) )

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12 avril:

J'ai rajouté trois petites chaines sur le devant (j'aurais bien aimé en mettre plus mais je n'ai plus de perles) et j'ai enfin fait des photos!

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Robe de bal de Clara Clayton dans Retour vers le Futur III

Depuis le temps qu'elle attend, celle-là... Car oui, ça va faire hum... depuis la première fois que j'ai vu le film que je veux faire cette robe, et deux ans que le matos traîne chez moi :) Et bien je l'ai enfin commencée!

A titre d'info, j'avais déjà fait une des robes de Clara Clayton, mais je m'en suis séparée, snif...

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Le modèle:

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Dimanche 9 octobre 2011 :

Je sens qu'elle va être plutôt compliquée, (surtout les smocks et la tonne de volants) mais pour l'instant, ça va! Les petites pièces du corsage, j'ai maîtrisé, et je suis très fière de mes basques :)

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Mardi:

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Je ne sais pas si vous arrivez à voir la petite broche qu'elle a au cou, mais ce bijou, on le retrouve sur toutes ses tenues, dont la robe de bal, agrémentée de petites fleurs violettes. Et ben vous savez quoi? J'ai enchéri sur ça sur ebay:


                 

Vous trouvez pas ça dingue, cette ressemblance? je veux dire, c'est pas comme si c'était un objet qu'on trouvait tous les jours sous le sabot d'un cheval! J'espère vraiment que je l'aurai, et si oui, que je serai la seule enchérisseuse dessus!

Mercredi matin:

J'ai posé la dentelle et les rubans sur les manches et le devant du corsage.

Je trouve ça mignon tout plein! Sauf que comme sur le patron les manches étaient trop courtes, j'ai agrandi avec une pièce qui, posée, donne l'impression que j'ai monté les manches à l'envers. Ce soir, il va falloir que je découse tout ça et que je le repose dans le bon sens!

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Lundi 17:

J'ai presque fini le haut, manque plus que les finitions! Je le porte avec un corset, c'est ce qui fait la silhouette!

Et vous savez quoi? J'ai la broooooooche!

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Vendredi 21 octobre:

J'ai commencé à monter la jupe et j'ai reçu aujourd'hui un bouquet de fausses lavandes qui est quasi-pareil que celui de Clara! Malheureusement vous n'aurez pas de photos parce qu'hier matin, j'ai cassé mon appareil. Dans la mesure où remplacer tout le bloc optique coûterait plus cher que d'acheter un appareil neuf, et que j'ai pas un rond, vous imaginez bien quelle a été ma décision... On attendra, mais ça me fait ****** D'ici là, z'aurez peut-être des photos de très mauvaise qualité prise avec mon téléphone... mais ce soir, je suis vraiment découragée.

Bon... Finalement, j'ai rangé ma fierté dans ma poche, et je me suis occupée de deux trois trucs.

Deux vues générales de la robe pas finie

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Et la perruque :D

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Mercredi 26 octobre:

Tadiiiiiiin :D

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Lundi 14 novembre:

J'ai finiiiii!!! :D (Youpi danse de la joie)

Ce fut long... Et fastidieux. je déteste faire les volants. 2 heures pour les poser, et au moins une pour les repasser! Mais bon, c'est ce qui fait toute la robe^^ Désolée pour la mauvais qualité de la photo, j'ai pas pu faire mieux! Cliquez pour la voir en grand.

Alors alors, verdict?

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Bon, sur ce, moi, je vais danser!!

30 septembre 2013:

Je suis allée à une nuit Retour vers le Futur, et je ne pouvais pas faire autrement que de me déguiser en Clara :D

Sur la photo ci-dessus J'ai du reprendre le haut parce que j'ai pas mal maigri depuis deux ans que j'ai fait cette robe (ça ne se voit pas parce que j'utilisais déjà Photoshop :p ) et j'ai de belles bottines blanches de chez American Duchess!

J'ai pas mis de corset alors la silhouette est mauvaise, mais j'allais pas supporter ça jusque 3h du matin!!

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Manteau de Jenny dans Dr Who

Il y a quelques temps, j’ai fait le chapeau noir de Jenny dans “The Crimson Horror”, un épisode de Doctor Who que j’aime beaucoup. Et puis j’ai eu envie de faire le manteau qui allait avec! Dans ma petite boutique préférée, j’ai trouvé une superbe laine à 10 euros le mètre, et une bonne vingtaine de boutons (enfin, le patron m’en a offert une dizaine d’autres :D )

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Je trouve la coupe de ce manteau parfaite, et comme il est sobre, je peux même le mettre tous les jours! C’est d’ailleurs ce qui m’a poussé à le faire, parce que j’en ai marre de mes projets couture extravagants que je remise au grenier.

Comme je déménage, j’ai mis un temps fou, petit à petit tous les soirs, à le terminer. Ces dernières semaines ont été agitées, mais en gros, ça fait bien un mois que je l’ai commencé!

Ce qui a été le plus long, c’était surtout de trouver la bonne coupe (je l’ai inventée d’après mon patron de robe 1880) puis l’épinglage des pièces, parce que je voulais quelque chose de parfait.

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Les manches, puis le col cousu:

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Je n’aime pas trop les manches, les poches et le col en noir, alors j’ai fait le col en gris, et pour le reste, je ne les ai pas mis! Un jour peut-être, si je dois faire un cosplay Dr Who exact, je changerais ça :)

Là tout est terminé, et j’ai repris les hanches pour qu’il soit bien moulant et s’ajuste sur le faux-cul. Quand je l’enlève, c’est pas moche, ça fait juste un peu plus long derrière au lieu d’être droit!

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Bon, un jour faudra quand même que je me fasse une tournure! Surtout que je sais comment c’est fait, vu qu’avec une amie on est allées voir “La mécanique du dessous”, une superbe expo sur les extravagances de la lingerie au Arts Déco :) Sur la photo dessous, que l’on ne voit pas bien, c’est avec les 17 boutons :) Je ne comprends pas pourquoi ça vrille sur le côté, donc je ne sais pas régler ce problème. C’est dommage, vu que je voulais un manteau parfait… Et sinon, j’avais prévu une doublure, mais je ne l’ai pas mise. Je ne suis pas sûre que ça soit nécessaire…

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Le manteau porté, encore sur mon lit! Il fait super moche dehors et je n’ai pas eu vraiment le temps ni l’envie de faire des photos mieux :) Quand j’aurais mon nouvel appart’, peut-être :D Dans ce cas ça sera avec corset et robe appropriée :)

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30 septembre:

Une photo avant de partir à la nuit Retour vers le Futur :)

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Chapeau de Jenny dans Doctor Who

Je me suis refait les six saisons de la nouvelle série de Doctor Who histoire de découvrir la septième dans les meilleurs conditions, et je dois dire que je l’aime beaucoup :D Seul bémol, je l’ai terminée….. Snif :’( Je n’ai plus rien à me mettre sous la dent pour me remonter le moral, damned! Un de mes épisodes préférés est “The Crimson Horror” (Londres 1893, rien que ces deux mots disent tout ;) ) et alors que je le découvrais et que j’admirais les costumes (parce que pour une fois, y a pas d’anachronisme de ce côté-là, ce qui est chouette (oui parce que Rose dans les premières saisons se baladait tout le temps en salopette-jean, même devant la Reine Victoria  :P )) qui sont vraiment sublimes, je me suis dit en regardant Jenny: “Ah mais, j’ai tout ce qu’il me faut pour me faire son petit chapeau!”.

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(Regardez comme il est mignon!! Le chapeau, pas le docteur^^)

Et hop, c’était parti :) Le soir même, j’ai mouillé une base qui a pris forme toute la nuit sur ma boîte à gâteau :) Aujourd’hui, c’était parfait!

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(Bon je vous l’accorde, on voit rien sur cette photo^^)

Ce qui a été le plus long, c’était de coudre la dentelle, parce que je l’ai fait à la main:

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J’ai ensuite cousu trois rubans, deux pour l’attache et un pour le tour. C’est moins beau que sur le chapeau original. Je ne sais pas où ils trouvent leurs matos dans les films, mais un beau ruban moiré comme ça, c’est pas chez Veritas :D

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Puis j’ai tout posé au au pistolet à colle (mon nouvel amiiii :D) et ça m’a pas pris plus de dix minutes :)

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Pour le dos, c’est pas comme ça mais j’ai mis une rosette pour cacher :

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Un jour si j’y pense je ferais une photo avec le chapeau sur ma tête, mais pas ce soir parce que je ressemble à rien^^ En tout cas il est très rigolo ce petit chapeau, et vraiment, j’adoooore faire ça :D Il ne me manque que l’épingle, mais je devrait pouvoir trouver ça, c’est juste une perle, c’est tout simple!

15 août:

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Et voilà! Ce qu’il y a de marrant avec ce chapeau, c’est que quand on se fait le bon chignon qui va avec, et bien il tient tout seul!

Les photos sont agrandissables. C’est marrant, on dirait une criminelle :)

Bonnet d'aviateur

Aux Imaginales, une de mes copines en portait un, et quand j’ai vu la Momie hier soir (revu pour la trouzmillième fois plutôt, je suis amoureuse de Rachel Weisz elle est trop bien), j’ai su qu’il me fallait absolument un bonnet d’aviatrice! Comment, je n’en avais pas encore dans ma grande collection de chapeau pourtant agrandie par l’apport de celle de mon amoureux??? Honte à moi! Voilà qui est réparé :D

J’ai voulu faire les choses bien, en ce moment question couture je change ma façon de travailler, je prends mon temps, j’essaie de calmer ma frénésie habituelle, puisque j’ai pu remarquer pour mes derniers projets que c’était vachement plus beau quand on essayait pas de boucler une robe en trois heures :D Alors ce bonnet-là j’ai mis bien toute une matinée^^

Par contre j’ai pris qu’une photo en cours de réalisation, désolée…

Voilà les deux pièces du côté, avec des petites poches qui ferment vraiment :D (Oui depuis que j’ai découvert la joie d’un boutonnière bien faite, j’en fous partout :p ) Je n’avais pas de cuir alors c’est de la suédine (mais je trouve que ça le fait, même si en cas d’attaque de tempête de momie je ne risque pas d’être très bien protégée^^), et pour la doublure, ce n’est pas du mouton, mais un gros coton avec la trame apparente.

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Par rapport à l’image du dessus on peut voir que j’ai raccourci les pattes, mis une sangle (j’avais boucles et œillets d’avance, ça c’est cool^^), fait une petite visière et cousu le bord du bonnet en beige parce que je trouvais ça joli :) (Bon là en fait on voit rien :p) Une de mes copines pense que les coutures apparentes c’est moche, mais là ça se pose d’office non? ^^ Les lunettes ne sont pas des lunettes de pilote mais de cheminot, alors bon ça fait pas très réaliste, mais y a de l’idée :D

Et si ma main est bleue, c’est parce que j’ai peint des chaussures hier et que ça ne s’en va pas :D

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Et comme j’aime tout autant la Momie que le personnage d’Amy Addams dans la Nuit au Musée 2 (cette coupe de cheveux bon sang!!!) je n’ai pas pu résister à me la jouer Amelia Earhart :D C’est du costume placard hein, mais du placard de qualité, j’avais quand même deux trois trucs classes qui rendent bien, genre mes bottes dont je suis fan^^

Vous vous rendez compte que je n’ai absolument rien retouché sur la photo en pied? Pour moi, c’est un miracle :D Ou alors ça veut peut-être dire que je m’aime enfin comme je suis :P Faut dire que depuis mon adolescence j’ai perdu 22 kg maintenant et je n’ai enfin plus besoin de retoucher mes rondeurs avec photoshop! Voilà à presque 30 ans je suis raccord avec l’image de moi qui me trotte dans la tête depuis gamine… Et maintenant que c’est enfin le cas j’en ai pas pour longtemps à en profiter, puisque je vais vieillir ouiiiiin :’(

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Sous le bonnet je me suis fait la coiffure d’Evelyne Carnahan, et suis allée pêché mes anciennes toutes pitites lunettes cuivre dans ma collection de lunettes (oui je fais collection de lunettes et de chapeau ;) ): je sens que je vais me trimballer toute la journée en brillante bibliothécaire de 1923 :D

Dessin: Ariel Steampunk

Voilà une éternité que je n’avais pas dessiné: mais je suis tombé sur un concours où il fallait dessiner un personnage de Disney façon steampunk. Je m’en fiche de gagner mais sérieusement, l’idée me plait beaucoup, alors j’ai tenté le coup :)

Mon personnage préféré de Disney c’est Belle, mais je me suis dit que des versions steampunk de la miss, y en avait déjà des tonnes, alors comme j’aime bien aussi Ariel, et que sa queue se prêtait bien à la steampunkisation, voilà:

Il y a le dessin original, à la plume et au crayon de papier, et celui, retouché sur photoshop, que j’ai envoyé au concours (oui quand même, maintenant qu’il est fait, autant participer même si j’ai aucune chance^^). On peut cliquer dessus pour les voir en grand.

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Robe de Mary Kelly dans From Hell

Pour mon prochain costume (enfin il se peut que j’en finisse d’autres entre le début et la fin de celui-là parce que j’en ai pas mal en cours) j’ai choisi de refaire dans la reproduction de costume de film, ce que j’adore, quand The Costumer’s Guide (mon site chouchou) a mis en ligne une galerie et que je suis tombée sur ça:

OUAHHHBONSANGMAISC’ESTBIENSUR!! ai-je crié (intérieurement). 

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C’est pour moi LE costume parfait parce que j’aime ce film et ce personnage, parce qu’il est beau, parce que j’aurai pas besoin de me taper une perruque (à quelques centimètres près), que je sais déjà qu’il m’ira bien parce que j’ai même coupe/couleur de cheveux que la madame, parce que j’ai pas forcément besoin de mettre un corset (même si Heather Graham en a un il n’est pas franchement visible parce que la robe est froissée, que la coupe à des pinces sous la poitrine et que l’actrice se tient pas droite), parce que pitèt’ mon amoureux fera l’autre moitié du couple et qu’on auraient la classe, et surtout parce qu’il représente un super défi, et que je kiffe ça!

Voilà depuis hier que je cherche LE tissu pour aller bien et comme aux tissus de Chien Vert il n’y avait rien, (pauvre Gasparde, désolée d’avoir été de mauvais poil) j’ai décidé de le faire imprimer sur Spoonflower. (Il n’y a de toute façon JAMAIS rien de ce que je veux dans les magasins, où sont les rayures et les indiennes XVIIIème :D ???) C’est un peu cher mais pas le plaisir d’avoir exactement le bon tissu, ça ne se refuse pas…

Voilà donc mon premier essai d’image, qui est tout moche mais c’est un essai donc, que j’ai bricolé pour voir si avec l’outil google recherches d’images il n’existait pas le même genre de tissu quelque part. Comme ce tissu n’existe pas du tout (c’est un coton brodé à la main, je pense que c’est une pièce unique faite pour le film), je ferai une image parfaite sur adobe dans les jours qui viennent.

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J’ai acheté un velours bleu nuit pour faire la jupe, et là encore je suis happy, parce que ce costume est tout froissé et que je n’aurai pas besoi de me faire chier à amener mon fer à repasser sur les salons comme je l’avais fait avec Trolls et Légendes (et oui, je suis, comme me le dit ma copine Gasparde, une Sheldon du costume T-T). En plus si je perds des boutons, bah ça ira avec le film :D

Pour la bourse, ça sera simple. Pour les gants, je les ai déjà (Youpi!). Pour l’écharpe par contre je me demande si je vais pas demander à une coupine tricoteuse :D (parce que le temps que je finisse mon écharpe pour récupérer mes aiguilles on n’est pas rendue :) ), et pour les chaussures, si celles-ci sont rouges et noires, (et non des escarpins noirs sur des bas rouges comme je le croyais au début) je pense que juste mes bottines noires avec un ruban bordeaux ça peut faire l’affaire. Ce sera le seul détail qui ne sera pas exactement pareil (avec le corset rouge que je vais pas forcément mettre) mais trouver des chaussures identiques c’est autrement plus compliqué que de reproduire la robe.  

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8 avril:


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J’y ai mis le temps, mais j’ai commandé le tissu! Ce fut long, pas tant pour créer le motif que pour faire en sorte qu’il se raccorde une fois multiplié. C’est mieux que le caca au-dessus hein :D ? J’espère que la 3D des roses rendra bien, parce que sur Spoonflower on ne pouvait pas faire de zooms et la définition était pas terrible. En tout cas l’image était taille réelle, je peux pas faire mieux :D Si vous le voulez, je l’ai mis dans la galerie!

J’en ai pour 64 euros, ça peut paraître un peu cher mais si à l’arrivée il est exactement comme je le souhaite, ça sera finalement pas si catastrophique. Frais de port compris, ça me revient à 16 euros le mètre pour de la popeline (j’ai pas osé la soie, on verra plus tard si cet essai me satisfait^^) et c’est deux fois moins cher que de la soie brodée. Plus que deux semaines à attendre, j’ai hâte! 

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Sinon, il faudra aussi que je fasse le manteau, mais ça, ça sera plus tard; si j’ai le temps avant les Imaginales, si j’ai les sous et l’envie!

9 avril:

Finalement, j’ai décidé de faire l’écharpe moi-même. J’ai acheté des pelotes de vert anis et de jaune, comme il n’y avait pas de vert foncé je teindrai le châle à l’acrylique et ça fera l’effet délavé en prime. Comme je ne maîtrise que le point mousse et que je voyais vraiment pas comment faire un dégradé sur la longueur, je vais coudre ensemble deux écharpes de couleur différentes. Si c’est moche je m’en tape, le modèle d’origine est tout destroy et j’ai pas le temps d’apprendre de nouvelles techniques, déjà rien que le tuto pour apprendre à monter les mailles (j’avais oublié) ça m’a pris un bon quart d’heure:) Pour faire des gros trous j’ai pris des aiguilles de 6, ça se monte assez vite mais c’est pas encore assez “filet” à mon goût. Tant pis, de toute façon à la vitesse où je vais si je recommence j’aurai pas fini à temps pour fin mai :)

Voilà ce que j’ai fait hier soir et ce midi devant la fin de la saison 3 de Dr Who^^:

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11 avril:

J’ai mis quatre jour pour finir la première pelote verte! Avec les pompons que je vais mettre au bout, ça aura pile la bonne taille! Finalement j’aurai le temps de la faire avant les Imaginales, on dirait^^

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17 avril:

Aujourd’hui j’ai reçu par la poste le velours de la jupe, il est chouette et a l’air de la même couleur que celui du film! Je vais pouvoir avancer :) J’ai trop peur pour l’imprimé, pourvu que ça soit beau!

La principale avancée d’aujourd’hui c’est surtout que j’ai trouvé des chaussures ce week-end! Bon ce n’est pas exactement les mêmes mais je les adore! Dans la friperie de la rue Saint-Martin, où je les ai trouvées par le plus grand des hasards, j’étais comme une folle: déjà rien qu’en les voyant j’ai poussé un cri de joie qui ressemblait assez à gniii :D. En les retournant je vois que la semelle est en cuir, toute neuve, et qu’il y a marqué 27. Moi comme je savais pas quelle taille c’était 27, je me suis dit essayons-les à tout hasard. Et bien 27 c’est synonyme de parfaites! On croirait que ces chaussures n’attendaient que moi… (J’ai eu très peur un moment parce que le vendeur ne trouvait pas la seconde)dire que sur mon site adoré American Duchess un modèle vintage comme ça c’est plus de 150 dollars et que je les ai eues à 25! Une paire toute neuve! C’est la deuxième fois que ça m’arrive, déjà chez un antiquaire à Épinal j’étais tombée sur une paire de godillots 1900 toute neuve, je n’ai eu qu’à les graisser et les ressemeler. Là je pense que je vais aussi les faire ressemeler, rien qu’en marchant deux jours avec elles se sont bien usées. Bon après les avoir encensées durant trois paragraphes faut bien que je vous les montre^^ Les voici avec des bas rouges et le velours bleu monté juste pour voir, et une p’tite Bistouille dans le coin:

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18 avril:

Hier soir j’ai terminé mon écharpe verte! J’ai réussi toute seule à stopper les mailles (bon avec un tuto sur le net hein mais je suis fière^^), ce qui fait à peu près 32h de travail. Et dans la foulée j’ai commencé l’écharpe jaune, qui se monte beaucoup plus vite:

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19 avril:

Je suis allée chercher mes chaussures ressemelées et c’est magnifique, même plus beau qu’avant!

Ce soir, j’ai fait la bourse de la madame. Comme on le voit (très mal) sur la photo, c’est un coton vert brodé de fleurs et décoloré en bas.

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J’ai trouvé un coton à fleurs (je ne sais pas broder) imprimées qui n’était ni vert ni jaune, mais bleu pâle.

D’abord j’ai fait un rond, on voit là que la couture est digne des premiers trucs que je faisais quand j’avais dix ans tellement c’est mal fait :P. Puis j’ai mis un cordon, plus bête à faire tu meurs^^

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Le plus chiant en fait c’était la couleur. J’ai essayé de la javel pour décolorer le bas du tissu mais ça n’a rien fait, ou à peine. J’ai teint le bas de la bourse avec une solution de curcuma, puis le haut avec de la peinture acrylique verte bien diluée.Ensuite j’ai frotté le fond avec une pierre ponce pour l’user et fait sécher avec du poids pour que ça prenne une bonne forme. Voilà ce que ça donne, ce que je trouve plutôt ressemblant (ou au moins ça fait tout vieux):

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20 avril:

En tricotant devant Le Bal des Vampires puis Dr Who j’ai terminé mon écharpe! J’ai cousu les deux parties, rajouté des bidules pompons au bout, puis l’ai teinte, et tââdââ me voilà détentrice de l’écharpe la plus moche au monde :D ! (Mais qu’est-ce que j’adore ça vieillir et abîmer les costumes, je m’éclate autant que quand il a fallu détruire mes robes d’Emily et de Josette :D )

Là elle sèche le vert en bas histoire que la peinture s’accumule et que le dégradé soit plus prononcé.

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Mercredi 24 avril:

J’ai reçu mon tissu ce matin! Il est un poil plus clair que ce que j’avais prévu mais c’est pas grave, je le trouve superbe quand même! J’avais un rendez-vous cet après-midi alors je n’ai pu commencer ma robe qu’à 16h… Imaginez la frustration! Par contre je suis super dégoûtée parce que j’ai dû payer 27 euros de frais de douane! Moi qui trouvais mon tissu raisonnable je me retrouve avec du 25 euros le mètre :(

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Avec un tissu pareil, je voulais faire les choses bien, donc j’ai fait ça en plusieurs étapes. D’abord, j’ai repris le patron de ma robe de Pirates des Caraïbes qui était le plus proche. Je l’ai modifié sur du papier de découpe qu’un collègue m’a offert, puis je l’ai reporté sur des chutes de coton bleu, que j’ai montées et rectifiées. Y en a qu’une moitié, je peux même pas en faire la doublure :(

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Enfin, j’ai reporté ça de nouveau sur mon patron de papier, que j’ai changé encore, et j’ai enfin osé couper les pièces :) J’ai eu presque autant de mal qu’avec la soie de maman :p

On peut voir que j’ai coupé la pièce du devant en deux pour respecter le modèle:

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J’ai cousu toutes les pièces à la machine, après avoir compris (enfin) que si elle ne fonctionnait pas c’est que l’aiguille était trop grosse T-T Je suis bête parfois j’aurai dû m’en douter dès le début.

Là on voit que j’ai changé la forme des hanches et de dessous le bras par rapport à la toile. j’ai repassé pour aplatir les coutures. Sur mon mannquin ça fait pas terrible mais sur moi ça tombe plutôt bien! De toute façon comme je l’ai dit plus haut on s’en fiche s’il y a des plis de partout, je vais encore froisser, salir et décolorer tout ça^^

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Là j’ai monté les manches, prises sur un patron Burda 1888 dont je me suis déjà servie pour faire la robe de Clara Clayton, et les ai épinglées sur le bustier:

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Mon amoureux m’a proposé de regarder le film alors j’ai pu faire quelques ajustements juste après :)

Comme j’aime ce film! Je ne sais pas vraiment pourquoi, l’ambiance est glauque et le scénario est relativement basique (on devine à la moitié qui est le tueur, y a même pas vraiment de fausse piste), mais y a un certain charme… Et le plus chouette baiser de cinéma :P

J’ai rectifié la forme de la pointe, le décolleté, et les basques.

(Le collier c’est la réplique de celui d’Olympia que j’ai acheté au musée d’Orsay).

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En une fin d’après-midi ça avance déjà bien non :D ? Le plaisir d’avoir de nouveau ma machine et du bon matériel n’a pas de prix^^ J’aurais très certainement fini demain, sauf si j’arrive à me calmer, là tout ce soir, même au moment où j’écris, j’ai qu’une envie c’est d’y retourner, mais je me connais suffisamment pour savoir que si je fais tout en un jour ça va être raté :)

25 avril:

Mary Kelly a un corset rouge brodé, et j’ai trouvé sur ebay un truc qui approchait, mais en le recevant je me suis rendue compte qu’en réalité il est à reflets verts et rouges, ce qui ne se voit pas quand on le prend en photo (comme chez moi tiens). Du coup pour le rendre un peu plus rouge, comme je ne peux pas le teinter, j’ai changé le biais pour du satin rouge, ainsi que le cordon.

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Pour le bustier, j’ai pratiquement tout terminé sauf l’ourlet du décolleté et les boutons, donc je vais m’occuper demain (grrr je déteste les boutonnières T-T)

J’ai fait des essais ce soir et je vous livre les photos, mais elles sont vraiment de mauvaise qualité. On voit que j’ai essayé ça avec une jupe que j’ai achetée à “Trolls et Légendes”, et que j’ai les cheveux rouges et lisses (enfin, si on voit quelque chose :P)

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(Bustier ouvert et fermé)

26 avril:

J’ai terminé le bustier à la main devant mes deux versions de Raison et Sentiments. Je préfère de loin celle d’Ang Lee, peut-être parce que ça a été un coup de cœur d’ado, ou bien parce que les acteurs sont plus chouettes :) Kate Winslet est phénoménale, elle arrive à mettre une émotion de ouf dans la moindre ligne de ses dialogues. (Et puis elle est trop belle :P) Quand je serai grande je veux être elle! Le seul truc que j’aime vraiment dans l’autre adaptation, c’est qu’elle est en trois épisodes alors y a plus long à regarder et plus de robes aussi :D (‘Tin je me rends compte que c’est mon 34ème billet avec comme tag “Jane Austen”, y a vraiment quelque chose à creuser là :D )

J’ai recouvert les boutons, il ne me reste plus que les boutonnières! (Argh)

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J’ai fait les boutonnières et j’en suis trop fière!! Elles sont réalisées à la machine et en moins d’un quart d’heure en plus! J’avais tellement peur de tout gâcher que j’ai fait des tests avant, ce que je ne fais jamais, et hop, miracle! C’est ça la clef, faire preuve de patience, ce qui n’est pas du tout dans mon caractère^^ Du coup le bustier est fait du début à la fin impeccablement, et pour une fois les finitions sont belles! J’ai peint les boutons avec un peu de vert transparent, c’est ce que je vois sur les photos, mais les détails sont tellement difficiles à capter dans ce film que je n’en suis pas sûre… Porté avec un corset (finalement je vais être obligée), ça donne ça:

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Ensuite j’ai fait la partie du devant (je ne sais pas comme ça s’appelle ça non plus, et sur le mannequin ça donne ça:

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J’adore la forme du décolleté, je crois que je vais me faire des fringues comme ça!

Comme c’est trop neuf par rapport au modèle, j’ai teinté le tissu avec du bleu setacolor pour foncer certains endroits, et de l’acrylique blanc frotté à la brosse à dents sur les parties décolorées. Mouillé ça faisait vachement bien mais j’ai vu en passant dans la cuisine dtaleur, alors que ça avait commencé à sécher, que ça se voyait pas tant que ça. Demain je repasse le tout, je le monte sur le mannequin et je verrais si y a une différence en comparant les photos.

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27 avril:

J’ai terminé! (Enfin presque, en réalité elle a des jupons rouges mais on les fera pas hein :p)

Et je suis trop fière! Bon finalement on voit pas vraiment les différences de coloration du costume mais c’est pas grave, à l’usage peut-être que ça se fera :) Voilà une photo avec la version du film et une autre avec le collier du “Bal au Moulin de la Galette” acheté à Orsay, et les cheveux attachés, que je trouve plus chouette en fait :) Vous pouvez cliquer pour les voir en plus grand. (Et j’aime vraiment bien ma couleur, la coiffeuse a réussi à enlever les différences qu’il y avait avant! J’espère que ça décolorera pas trop… Par contre, ils sont vraiment pas assez longs pour le costume, quand est-ce que j’aurai des souuus pour me faire mes rajouuuuts ??)

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PS: Une petite photo retouchée pour la forme^^

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30 avril:

Merci, merci Gasparde! Grâce à toi j’ai trouvé exactement les gants de Mary!! Regardez comme c’est beau! (Bon là c’est essayé sur un reste de tissu parce que le costume est déjà rangé dans la valise des Imaginales maçonniques^^)

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Vous serez immortelle

Pour mon 200ème billet, j’offre gracieusement à mes si nombreux lecteurs ( :p ) la première partie de “Vous serez Immortelle”, nouvelle qui sera publiée dans l’Anthologie de Trolls et Légendes 2013! Le thème en est le semi-homme, et si je ne suis pas hors-sujet, je me suis quand même pas mal éloignée du hobbit auquel j’ai évidemment immédiatement pensé^^ J’ai écrit cette nouvelle environ une semaine avant la date limite… Cétait comme une dissertation, j’ai séché sur une copie blanche, attendu le dernier moment et tout m’est venu tout seul :) Je n’avais pas prévu de réutiliser le thème que l’on trouve dans “Porcelaines”, mais je crois qu’il me tient à cœur ;) On m’a fait remarquer que je faisais encore référence à Tim Burton, notamment à Edward aux mains d’argent, ainsi qu’au XIX ème siècle… et que j’utilisais encore une fois Sarah Bernhardt comme personnage (là il faut me connaître depuis longtemps pour savoir dans quoi ;) ) C’est vrai. Je crois que ce sont des thèmes qui sont en moi et que, comme pour Bordemarge, mes références débordent quand je me mets à écrire sans forcément me demander “est-ce que je l’ai déjà fait?”  ou “Est-ce que c’est original ” :) Le sujet ne l’est peut-être pas, mais la forme, oui: je n’avais encore jamais écrit au présent! Et je me suis vraiment amusée, je crois que c’est surtout ça qui compte :D



Vous serez immortelle

- Paris, 44 rue des Dames, 24 décembre 1887 -


Vu de l’extérieur, avec ses deux pans de carreaux sales enchâssés dans un bois déverni par la pluie, « L’Atelier Merveilleux » semble minuscule et sombre, mais dès qu’il en pousse la porte, le client se retrouve dans un tout autre monde, beaucoup plus grand, plus riche, chargé de promesses. Aujourd’hui, le client est une cliente, et elle sourit en refermant la porte, si basse qu’elle a dû se pencher pour ne pas abîmer son chapeau.

La clochette de l’entrée tinte doucement, un bruit de porcelaine cassée se fait entendre dans le fond. Sarah sait pourtant ce qu’elle va trouver à l’intérieur de la boutique, mais cela continue de l’étonner. Elle observe le mur de gauche, couvert de cadavres de poupées à qui il manque toujours quelque chose : œil, dents, bras, ou même tout le corps. Elle est habituée à ce que ces centaines d’yeux la fixent, et cela fait longtemps qu’elle ne se sent plus mal à l’aise. Il s’est passé dans cette boutique des choses bien plus étranges. Elle serre pourtant le paquet qu’elle apporte contre son ventre, peut-être pour qu’il la protège, ou tout simplement parce qu’il est précieux.

Le mur de gauche est caché par un rideau de velours qui, autrefois, a dû être rouge. Aujourd’hui, il tire plutôt vers le marron sale, tant il est vieux et décoloré par le soleil. À sa barre sont pendues, par leurs fils, des marionnettes. Il n’y a que deux personnes ici, et pourtant elle a la sensation qu’ils sont toute une salle de spectacle. Il faut passer des amoncellements de jouets cassés et des piles de livres pour atteindre l’autre côté de la boutique.

Derrière un grand bureau acajou, dont le pan externe était autrefois le mur d’une roulotte, et sur lequel on peut encore lire « E. Werner, marchand ambulant, jouets de première qualité », se trouve le propriétaire des lieux, monsieur Edgar Werner en personne. Il a levé sa tête dégarnie quand il a entendu la clochette de la porte d’entrée, et sourit en voyant la femme qui s’avance vers lui. Ses moustaches grises, qu’il a imposantes et cirées, se soulèvent jusqu’à ses yeux et se confondent un instant avec le cerclage de ses lunettes. Sa cliente avance entre les obstacles, manque de faire tomber un arrivage tout neuf de Jules Verne avec sa tournure, et se penche au-dessus du bureau pour embrasser son vieil ami. Monsieur Werner a les oreilles qui rosissent, et remonte d’un geste sec ses lunettes rondes sur son nez :

— Bonjour, ma divine, la salue-t-il. Qu’est-ce qui vous amène ?

— J’ai un bras cassé, dit-elle en serrant le petit paquet sur son estomac.

Le restaurateur de jouets se lève et fait difficilement le tour de son bureau. C’est qu’il a un ventre proéminent, qu’on ne remarque guère quand il est assis. Il va jusqu’à la porte, sans toucher le moindre objet, et tourne la pancarte pour qu’elle affiche « Fermé » aux éventuels clients, même s’il paraît évident qu’il n’y en aura aucun. Il est midi, et ils ne sont jamais vraiment nombreux, ceux qui veulent faire réparer leurs jouets à la veille de Noël.

Monsieur Werner retourne à son bureau aussi élégamment qu’il en est parti, tel un danseur, évitant les murs de bimbeloteries comme s’il s’agissait de fleurs précieuses à ne pas écraser. Mademoiselle Sarah n’a pas bougé, elle se contente de tourner une boucle d’un auburn profond autour de son doigt. La boutique de monsieur Werner est le seul endroit où elle sait être patiente. C’est peut-être parce que le calme et la sérénité du vieil homme se diffusent en elle. Ou parce qu’il a toujours trouvé des solutions à ses problèmes.

Le restaurateur ramasse la tête qu’il a fait tomber par surprise au moment où sa cliente préférée est entrée. Elle est brisée en trois morceaux, qu’il tient en coupe entre ses mains potelées comme s’il s’agissait d’un oiseau blessé. Il écarte le rideau rouge en gardant les mains tendues devant lui, et tous deux, sous la sarabande des pieds des marionnettes qui s’entrechoquent, entrent dans une pièce qui n’a rien à voir avec celle que l’on peut distinguer depuis la rue. Ici, tout est propre, les murs sont d’un bleu lavande immaculé, et au milieu de ce qui semble être un laboratoire, trône une paillasse en carrelage blanc, aux extrémités couvertes d’instruments de chimie. Quand monsieur Werner pose la tête en porcelaine entre les flacons de verre, celle-ci est intacte. Sarah dépose avec précaution son paquet sur la paillasse et se débarrasse de son grand manteau noir, ainsi que de son chapeau, qu’elle laisse par terre, à l’endroit même où elle se déshabille. Il n’y a pas de chaise ni de porte-manteau ici, et elle a pris l’habitude qu’une domestique empressée devance toutes ses demandes. Monsieur Werner la regarde et la trouve très jolie dans sa robe de soie rose. Sans le bras gauche qui lui manque, elle serait parfaite. Il ajuste ses lunettes et veut regarder la blessure de plus près :

— Je peux ? demande-t-il poliment en faisant mine de défaire sa manche en dentelle.

— Je vous en prie.

De son bras valide, Sarah délace habilement sa robe, tire sur le tissu pour dégager ses épaules et laisse tomber le bustier, montrant son corset sans aucune pudeur. Monsieur Werner l’a déjà vue nue. Il suit du doigt une couture, le long de son épaule en chevreau blanc, aussi douce que de la peau humaine. La fixation est toujours bien en place, mais elle ne soutient plus le bras, juste quelques tessons de porcelaine.

— Comment vous êtes-vous fait ça ? Demande-t-il.

— En sautant du parapet dans Tosca hier soir, explique-t-elle.

Monsieur Werner se recule, surpris :

— Sur scène ?

— Personne n’a rien vu, le rassure-t-elle. J’avais de longues manches serrées, et c’était le final. Je suis rentrée directement, et j’ai filé chez vous à la première heure.

Monsieur Werner sourit :

— Il est l’heure du déjeuner.

Elle fait une moue :

— C’est la première heure… de l’après-midi.

— Allongez-vous, lui ordonne-t-il.

Sarah maugrée :

— Quand installerez-vous quelque chose de plus confortable ?

— Je ne travaillerais pas bien si vous étiez allongée dans un de vos cercueils, plaisante-t-il.

— C’est très froid.

— Pourquoi me faire remarquer cela, puisque vous ne ressentez rien ?

Elle sourit et répond, évasive :

— Je ne sais pas, pour paraître vivante ? J’ai pris l’habitude de feindre ce genre de choses.

Mais quand elle s’allonge enfin, ses formes ne s’écrasent pas sous son poids. Elle reste une statue en cuir et en porcelaine, très droite, qui n’a rien d’humain. Ses yeux se ferment mécaniquement.

— Ce n’est pas très beau, ce que vous avez fait là, constate-t-il en déballant le bras de son paquet, prenant les morceaux entre ses doigts.

À l’exception de l’attache qui est brisée, c’est un bras magnifique, à la main finement ciselée, mais malheureusement inerte. Il se dit qu’il a vraiment exécuté du beau travail, autrefois, et que c’est dommage qu’elle n’y prête pas plus attention.

— Je suis désolée, s’excuse-t-elle, comme si elle lisait dans ses pensées.

Il explique :

— Il y a plusieurs gros morceaux. Il vaudrait mieux que je refasse un bras neuf… Seulement…

Elle tourne son visage pâle et parfait vers le sien, les yeux toujours fermés :

— Seulement ?

— Eh bien…

— N’hésitez pas !

Il baisse la tête, honteux :

— J’ai eu une inondation dernièrement. Les moules d’origine ont pris l’eau.

Elle se relève, horrifiée, et ses yeux se rouvrent. Son mouvement est abrupt, digne de celui d’un vampire sortant de sa tombe :

— Pardon ? Ce n’est pas possible ! N’y a-t-il aucun moyen de les refaire ?

Il soupire :

— Mademoiselle Sarah Bernhardt, vous êtes ma plus belle création. J’ai travaillé plus de dix ans entre votre conception et le premier vers que vous avez prononcé. Est-ce que vous voulez vraiment mettre votre carrière entre parenthèses maintenant, et pendant tout ce temps ? Ne saurez-vous vous contenter d’une réparation sommaire ? Nous savions tous les deux que ce moment allait arriver.

Sarah détourne la tête et regarde dans le vide. Son beau profil, que monsieur Werner a modelé d’après des statues grecques, se découpe comme un camée sur le mur bleu.

— Non, je ne le savais pas. Disons que… J’avais oublié, et que je ne tenais pas particulièrement à ce que vous me le rappeliez. Pas maintenant, en tout cas. Vous m’aviez promis que je serais immortelle.

— Vous le serez. Seulement, ce n’est pas mon cas.

Elle le regarde tristement. Pour un peu, il croirait voir apparaître des larmes dans ses yeux de cristal :

— Je ne veux pas disparaître comme ça. Je ne suis pas destinée à tomber en morceaux.

— Je peux tenter une réparation. Vous devrez rester toute la nuit chez moi.

— Cela, je suis prête à le faire.

— Mais elle se verra. Cela fera un bourrelet plus épais. Comme un bracelet égyptien, mais en bandelette de momie, tente-t-il d’expliquer à sa manière.

Il se gratte la tête, se demandant si elle a compris, et si elle va accepter d’être déformée. Il connaît son narcissisme. Contre toute attente, elle éclate de rire en serrant son bras cassé contre sa poitrine :

— Alors, je mettrai les grandes manches bouffantes à la mode !

Elle se rallonge, ferme les yeux, et monsieur Werner prépare ses instruments. Par la fenêtre de « L’Atelier Merveilleux », il voit les premiers flocons de neige de l’année tomber, et dans le laboratoire silencieux, le rire de l’actrice résonne encore dans son esprit comme un grelot.

Robe Libellule

Cet après-midi, en rentrant du boulot, alors que je devais écrire, j’ai encore été prise d’une frénésie de coudre et d’un coup, j’en ai eu assez de ne faire que des robes tirées de trucs déjà existants. Après tout, à force de copier robes historiques et de cinéma, j’ai appris pas mal de trucs, je sais ce qui me va et ce que j’aime faire. J’ai donc décidé de coudre une robe entièrement d’après mon imagination. J’avais déjà en tête une silhouette longue, avec des manches courtes et un corset amovible en dessous. Pour le reste, j’ai improvisé :)

18 octobre:

D’abord, j’ai fait un bustier (pas corset, parce qu’il n’a pas de baleines) avec un tissu libellule que j’ai trouvé hier dans un super chouette magasin que m’a fait découvrir une amie:

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(Dos et devant)

Je ne sais pas encore comment je vais attacher ça derrière, mais à mon avis, mes petits amis les œillets vont revenir…

Ensuite, j’ai pris la base du patron de robe XVIII ème, mais les deux pièces de devant, je les ai rallongées pour pouvoir les couper n’importe comment. J’aime bien l’asymétrique, je voulais que ça soit une peu barré, et que ça mélange taille Empire et Lumières. J’ai donc fait des essais devant la glace jusqu’à ce que j’obtienne un truc joli à l’œil:

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(On remarquera que je sors de chez le coiffeur, ouh les jolies anglaises :D )

Puis j’ai fait une jupe. C’est un simple tube resserré par un élastique, mais ça fait l’affaire. Sur le mannequin, les hanches sont super minces, mais c’est parce que j’ai du les réduire pour mettre le corset, sinon ça ne fonctionne pas. En vrai, ça fait moins “poupée Barbie” :)

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Voilà les manches, longues avec les poignets qui s’élargissent; ainsi qu’une traîne cousue au bustier. Là, elle n’est pas coupée, je trouvais marrant la longueur du tissu à prendre en photo :)

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Demain, il faudra que je couse tout ce qui n’est épinglé, que je fasse les finitions de la traîne, que je décore un peu tout ça, que je ferme le corset, et que je crée des accessoires. Je vois bien un serre-tête à l’antique bleu, un gros turban à fleurs, ou des nœuds pour mes chaussures Pompadour. J’ai même assez de tissu pour faire une mantille, ou une jupe courte, mais ça risque de faire too much… Wait and see :)

J’aime bien ce costume. Comme je l’ai fait pour Bordemarge, je vais créer les costumes de Novalys; Cette robe sera pour Emily!

24 octobre:

La robe est terminée! J’ai réussi tant bien que mal à faire deux photos, l’une de face et l’autre de profil, qui peuvent être agrandies.

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Et voilà deux essais coiffure avec un espèce de chouchou géant et un postiche :)

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BORDEMARGE

Mercredi 27 juin:

Finalement, j’aime toujours autant mon roman, malgré toutes les critiques mitigées que j’ai pu en lire! J’en ai lu des très bien qui m’ont rendue fière de moi, et toutes ces chroniques, qu’elles soient bonnes ou mauvaises (mais pas trop, personne ne m’a descendue en flèche :) ), ont finalement fait en sorte de me faire me poser les bonnes questions. J’ai retiré ce qu’il en fallait pour la suite de Bordemarge, que je suis en train d’écrire, et suffisamment de motivation pour continuer un bon bout de temps ;) Je compte faire de Nuxiger (titre très provisoire, c’est affreux ce nom) un roman encore bien meilleur :)



Mardi 15 mai:


Voilà un mois que Bordemarge est sorti, et en réalité, ça ne me fait pas autant d’effet que j’aurai cru; certes j’ai lu quelques critiques, c’est très agréable parce que le livre semble plaire, et que ça me fait toujours plaisir de lire des jolies choses; j’étais très fébrile la première semaine de sortie, mais maintenant cette fébrilité est retombée, et je n’en ai plus rien à faire. Comme si ça y est, le bouquin est sorti de moi, alors je ne m’en occupe plus. Je me demande ce que ça va donner la semaine prochaine, à Étonnants Voyageurs. Je crois que je me souviendrai plus de l’histoire, que je serai pas fichue de la défendre… et que si jamais on me pose des questions, je serai pas fichue non plus de répondre. Déjà rien que qu’une semaine avant qu’il ne sorte, je ne me souvenais plus que j’avais changé le nom du personnage de Clarence en Christian :) On dirait bien que ça va faire comme Porcelaines… dans une semaine je n’aurai retenu que les chose à améliorer, et dans un mois, je soutiendrai mordicus que c’est la pire daube que j’ai jamais écrite et j’en aurai honte :)
En ce moment je suis complètement vide, j’ai des tonnes d’idées dans la tête mais rien du tout qui ne me donne envie d’écrire. J’ai même abandonné les Chercheurs du Temps, alors que l’épisode 8 est presque fini et qu’il ne me reste presque plus rien! J’aimerai vraiment, mais vraiment retrouver ma motivation…



Lundi 16 avril:

Bordemarge est sorti! je n’ai pas dormi pendant une semaine, mais ça ne servait à rien, vraiment :) Jusque-là j’ai eu que des bonnes critiques, à part une mais son auteur semblait ne pas m’aimer moi plutôt que mon bouquin^^ et puis je m’en fiche, il en faut aussi :D Après les critiques des blogueurs, j’attends désormais les avis des lecteurs :)
Et sinon, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le tour de toutes les librairies pour le voir :D

L’avancement du costume de Roxane pour les Imaginales


Dimanche 1er avril:


C’est pas une blague, Bordemarge sort le vendredi 13 avril! J’ai super super hâte :D
Mercredi 4 (le jour de la ortie de Titanic en 3D, moi je dis c’est un signe ;) ) j’ai rendez-vous à paris pour parle à des journalistes! j’ai déjà reçu la couverture et on peut voir une page facebook consacrée au roman ici

Je présenterai ce livre aux Imaginales, où je serai déguisée en Roxane :)


Mercredi 18 janvier:

J’ai terminé hier de corriger mon texte, et j’y ai ajouté exactement 30 pages (pas fait exprès :) )
D’ici mi-février je devrai avoir la première maquette, j’ai hâte!!! :D

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Samedi 10 décembre:

Cela fait trois jours que j’ai reçu les notes pour les corrections, et je travaille, je travaille! J’espère pouvoir rendre la nouvelle version pour qu’il soit bien publié en mars/avril, comme prévu au départ! Mais comme en trois jours j’ai corrigé 16 pages, si je continue sur ce rythme-là, ça fait 20 jours de travail, soit en gros un mois vu qu’il y aura les vacances de Noël entre temps, donc, je le rendrai logiquement début janvier.

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Le 4 mars, j’écrivais le texte ci-dessous, dans lequel j’expliquai que j’étais sur un nouveau roman. Et bien je l’ai terminé ! Le 15 août tout pile, soit deux jours avant mon anniversaire, ce qui fait six mois pour l’écrire! (Bien plus rapide que Malemort que je n’ai même pas terminé). Pour ce faire j’ai passé deux jours dessus avec le soutien de mon zamoureux-que-je-remercie-comme-aux-césars, et le voilà, tout beau, tout neuf ! Pour l’instant, il s’appelle

liste des choses à faire avant de mourir, et je suis trop heureuse de la viiiiiiiiiie !!

            Alors il y a deux héroïnes, l’une c’est Roxane de Bordemarge, et l’autre Violette Linzen (qu’on peut retrouver dans bon nombre de mes nouvelles) et les deux sont vraiment différentes l’une de l’autre. Disons que l’une c’est mon côté Cyrano, et l’autre, mon côté Edgar Poe ;) . Il y a aussi tout un tas de personnages, dont plusieurs sont repris d’autres de mes nouvelles/écrits, et je les aime tous! Parmi eux, il en y a surtout quatre que je chéris particulièrement, parce que j’en ai fais des hommages à mes amis-que-j’aime, comme dirait Edward :)

            Il y a dedans, entre autres choses, un vaisseau pirate avec des pattes d’araignée, un capitaine russe que j’ai repris de Roman, un petit vieux en fauteuil roulant, des belles robes, des mains coupées, des inventions bizarres telles que le svadilfari, des hommages en veux-tu en voilà, des ch’tits n’orphelins, des capes, et pis aussi des épées !

            Bientôt, je posterai ici des illustrations de ce monde-là, parce que j’en ai tout plein de faites, et tout plein dans ma tête !

Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre les retours de mon éditeur, et même si c’est stressant, ça l’est beaucoup moins que de me lever tous les matins en me disant: “j’ai un roman à finiiiiiiiiiiir!”

            Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas ;)

 

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Voici les trois premiers chapitres du roman que je suis en train d’écrire. Il me plait, il me plait, il me plait! Je me suis jamais autant amusée à écrire que pour ce truc. Il n’a pas de titre, les intrigues ne sont pas encore toutes très claires, y a plein de fautes d’orthographe et de grammaire, mais je m’en fiche: je visualise les personnages et vis avec eux pour la première fois depuis que j’ai écrit “Roman”… mon premier roman. Est-ce un signe ? Tout ce que j’aime (personnages, intrigues, époques, détails stupides, références littéraires)  s’imbrique ici d’une façon affreusement évidente, comme si c’était ça que je portais en moi et cherchais  écrire depuis le début ; c’est une vraie révélation et même s’il n’est jamais publié, je crois que je ne remercierai jamais assez mon éditeur de m’avoir fait ce cadeau-là.

Ne vous êtes vous jamais demandé ce que faisaient les héros de vos romans préférés, une fois que vous aviez tourné la dernière page et refermé le livre? Bordemarge est votre réponse.

 

 

 

Allancourt, août 1984

 

            Une discrète lumière bleue éclaira un instant les vitres de la salle des archives de la bibliothèque d’Allancourt, y dessina deux silhouettes, et s’éteignit, plongeant de nouveau la pièce dans le noir. Au milieu des cartons d’ouvrages qu’on était en train de trier cet été-là, entre deux immenses étagères vides, un homme et une femme enceinte, visiblement à terme tellement son ventre était énorme, parlaient tout bas.

— Je t’en prie mon amour! N’y va pas! Disait Marius en lui prenant les mains.

C’était un beau brun habillé comme un dandy du XIX ème siècle, portant des moustaches soignées et une montre à gousset à son gilet.

— Regarde-moi enfin! Reprit-il en lui montrant ses doigts qui se parsemaient de petites taches. Je me décrépis à vue d’œil! Il t’arrivera la même chose!

Eléonore, elle vêtue d’une robe blanche qu’elle avait voulue intemporelle, le prit dans ses bras avec douceur et passa ses doigts dans ses cheveux, qui se couvrirent de fils d’argent.

— Peut-être pas aussi rapidement, reprit-il avec tendresse, car tu as passé bien moins de temps que moi là-bas, mais dans dix, vingt ans tout au plus, tu mourras! Tu ne le verras même pas grandir, ajouta-t-il en posant sa main sur son ventre arrondi. Eléonore s’approcha de son amant qui déjà se courbait un peu plus, et posa sa main sur son visage:

— Dépêche-toi de passer le portail, alors. Je me suis déjà expliquée sur ce sujet tant de fois… Sa voix se brisa dans un sanglot. Je ne veux pas que notre enfant grandisse dans un monde de chimères.

Sous sa main, elle sentit les rides se creuser. Sa peau devenait moins ferme et ses yeux bordés de rouge.

— Allez te dis-je! Et puis tu reviendras me voir, n’est-ce pas? Il embrassa ses mains, qu’il tenait toujours dans les deux siennes, glissa une mèche de ses longs cheveux noirs derrière son oreille, et murmura, au bord du désespoir, la voix cassée:

— Éléonore, je te le jure. Je ferai tout pour trouver un moyen d’empêcher ce beau visage de se faner, ajouta-t-il en lui caressant la joue. Mais réfléchis encore! Ce monde-là a évolué sans nous!  On ne sait même pas en quelle année on est ! Comment est-ce que tu vas faire?

— Comme durant toute ma vie: je vais faire preuve d’imagination. Elle eut un sourire fugace. Ça ne nous a pas trop mal réussi jusque-là. Je le sais, ce sera une merveilleuse aventure.

Une quinte de toux, mêlée de larmes, plia Marius en deux. Il était proche du vieillard maintenant. Il savait qu’il n’en avait plus pour longtemps, s’il restait encore ici. Résigné par le sort qui l’attendait, il jeta un regard derrière lui, passa sa main dans ses cheveux devenus blancs, resserra sa lavallière anis dans un serrement désespéré et se traîna jusqu’au fond de la pièce, où il disparut. Éléonore fondit en larmes, puis sortit.

 

            Le lendemain matin, une bibliothécaire retrouva décroché le portrait du premier conservateur d’Allancourt, qu’elle trouva singulièrement vieilli. Avait-il toujours eu cette apparence-là ? Comme, cette année-là, on refaisait tout, depuis le désherbage jusqu’à la décoration, elle voulut le déplacer à l’étage, bien en vu dans le secteur adultes. Elle se dit que ça ajouterait une touche de charme, que ce vieux monsieur en gilet rayé, dont les yeux d’azur délavé  semblaient veiller sur eux.

Et le portrait n’a plus bougé depuis.

 

Chapitre

— Si on te le demande, gamin, tu diras que c’est La Plume qui t’a tiré de ce mauvais pas ! La pomme roula, brillante et rouge, jusqu’au coude du jeune homme, habillé d’un pourpoint tout aussi rouge brodé de petites plumes d’or, décrivit un arc de cercle dans les airs et atterrit dans les mains du gamin, qui acquiesça, un sourire jusqu’aux oreilles. Quant à toi, claironna le nommé La Plume en se tournant vers l’aubergiste à ses côtés, si tu recommences, gros homme, je serai obligé de te fesser les deux joues !

L’aubergiste, une espèce de créature qui tenait plus du cochon que de l’humain, baissa les yeux vers la garde de l’épée que le jeune homme portait à sa ceinture, -du beau travail, espagnol assurément- et grogna. C’était sa façon de répondre oui, qu’à l’avenir, il éviterait de traiter son fils comme un domestique et de lui administrer des taloches pour un rien. Le gosse, plutôt enrobé et petit, était en effet couvert de bleus, et tentait, sans succès, de cacher une cicatrice à l’arcade sous ses cheveux bruns coupés courts. Ils ne semblaient pas avoir connu l’usage du peigne depuis longtemps et rebiquaient en épis.

— Bien, continua La Plume, maintenant, je veux de quoi boire et manger, et je ne me lèverai pas tant que je ne serai pas rassasié !

Une bourse tinta sur le comptoir, et l’aubergiste descendit chercher sa meilleure bouteille de vin, non sans râler après cet insolent qui venait lui donner des cours d’éducation, qu’il s’empresserait d’oublier une fois qu’il serait parti. C’était son fils et il le traiterait comme il l’avait toujours fait. La Plume s’assit donc et son compagnon de voyage, un gringalet avec un long manteau brun qui semblait avoir copié sa coupe de cheveux sur celle du fils de l’aubergiste, se pencha vers lui en enlevant son foulard blanc de son cou :

— Pourquoi faut-il que tu prennes ainsi un malin plaisir à te faire remarquer ? L’insolent rit aux éclats, et la plume de son feutre, énorme et blanche, frissonna:

— Je n’en sais rien, peut-être pour t’embêter ? J’adore te voir avec ces joues toutes rouges.

Seamus baissa la tête comme une jeune fille pudique, et reporta son regard sur la cheminée qui flambait joyeusement. L’aubergiste s’approcha d’eux avec deux bouteilles de vin et autant de verres dans les mains, qu’il posa avec violence sur leur table.

— Ces messieurs voudront peut-être une chambre pour la nuit ? Demanda-t-il avec tout le mépris dont il était capable.

— Non, nous ne resterons pas ! répondit La Plume, qui n’avait pas pris la peine d’enlever son pourpoint, ni son foulard noir, ni son impressionnant feutre. Contentez-vous de soigner nos chevaux. Du mieux que vous pouvez, ajouta-t-il, c’est-à-dire mieux que le garnement que vous employez. La plume fit un signe vers l’enfant : approche-toi d’ailleurs. Ton nom ?

— Peter, répondit-il en s’approchant, guettant d’un œil la réaction de son père.

— Et bien Peter, tu vas manger avec nous. A cette heure, un gamin comme toi a mieux à faire que de servir tous ces clients avinés, dit-il en faisant un grand geste pour montrer les hommes attablés dans l’auberge. Le père tenta de s’interposer :

— Il a encore ses tâches à accomplir ce soir ! La cuisine ne va pas se nettoyer toute seule ! Le jeune homme se leva, soudain devenu grave :

— Monsieur aubergiste père, vous avez des mains non ? Et à la vue des taloches que vous lui avez données, je gage que vous savez les utiliser. Alors servez-vous en pour faire votre ménage vous-même, ou mieux encore, servez-vous de tout l’argent que vous avez assurément économisé sur son dos pour payer des gens qui vous aideront, et l’envoyer à l’école. Un silence accueillit cette phrase, et l’aubergiste se mit à rougir de colère. Seamus posa une main sur le bras de son compagnon, qui se calma et se rassit.

            Dehors, par les fenêtres ouvertes, La Plume vit les derniers rayons du soleil se mourir derrière les collines de Bordemarge, et avec eux, apparaître dans un vrombissement effrayant les silhouettes d’énormes libellules métalliques. Il se raidit sur sa chaise, abaissa le bord de son feutre sur ses yeux comme s’ils pouvaient le voir d’ici, et chuchota à l’oreille de Seamus :

— Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Ils ont des odonates maintenant ? Seamus se retourna pour les voir, discerna dans le couchant des hommes en noir montés sur leurs machines volantes, et blêmit :

— Il faut croire. Allons-nous-en.

— Très finement réfléchi ! La Plume se leva brusquement, jeta sa bourse sur le comptoir pour dédommager l’aubergiste et se précipita vers les écuries, Seamus sur ses talons. Mais leurs chevaux étaient loin d’être prêts à endurer une course, ils venaient juste d’arriver ! La Plume sangla les sacoches sur les deux destriers qui lui semblaient les plus frais :

— Arrête, c’est du vol ! Cria Seamus.

— Où tu vois du vol ? A la place de ses bidets je lui laisse deux puissantes bêtes dressées et nourries au château ! Qu’il vienne seulement se plaindre, ce verrat ! Seamus haussa les épaules et l’aida à finir d’harnacher. Après tout…. De toute façon, il n’avait jamais réussi à raisonner cet énergumène.

            Ils enfourchèrent leurs nouvelles montures et se dirigèrent vers le sud. Derrière eux, les pirates de Khaltourine, montés sur les odonates, n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres de l’auberge.

— Attendez-moi ! Cria une voix derrière eux. Quand il se retourna, Seamus aperçut Peter, monté sur un de leurs chevaux, qui leur filait le train.

 

 

Allancourt, de nos jours

 

 

— Trois heures, encore trois horribles heures à tenir ! pensa Violette, complètement abattue. L’ennui lui faisait comme un manteau lourd sur les épaules, et ses cheveux, longs et fins, pendaient lamentablement, comme deux ailes de cygne noir, autour de son visage. A la voir ainsi, les paupières lourdes, les lèvres blanches, le visage émacié et pâle d’un cadavre, on aurait dit une héroïne tragique jouée par Isabelle Adjani, ou une de ces images gothiques de vamps à moitiés nues dans la neige qu’on trouve au détour d’Internet.

 A cette heure-ci, la bibliothèque n’était peuplée que de ses collègues et de quelques rares usagers habitués, qui ne viendraient certainement pas lui demander quoi que ce soit. Elle bougea la souris pour que l’écran sorte de sa veille et consulta sa messagerie pour la cinquième fois depuis le début de l’après-midi. A part quelques publicités pour la St-Valentin qu’elle s’empressa de supprimer, il n’y avait rien. Ces mails-là l’énervaient au plus haut point. Et dire que chaque année c’était la même chose ! Pourquoi fallait-il que tout et tout le monde lui rappelle qu’elle était célibataire ? Comme si c’était essentiel de finir sa vie en couple ! Alors que finir sa vie tout court était la seule chose importante pour elle ici-bas.

La seule carte qu’elle avait reçue depuis que cette stupide fête était en mesure de l’intéresser, c’était celle de son voisin de classe en cinquième, un crétin boutonneux qui croyait que les petits chats avec des nœuds roses la feraient forcément fondre. Or Violette n’aimait pas les nœuds roses, les petits cœurs et le chocolat. Elle n’aimait pas grand’chose en fait, et le seul chat qu’elle supportait, c’était le sien, un vieux matou noir avec un sale caractère qui s’appelait Edgar, et lui rapportait plutôt des oiseaux morts que des petits cœurs en sucre.

Cela faisait maintenant deux ans qu’elle travaillait dans cette bibliothèque et chaque jour elle détestait son métier encore plus. Au début, elle avait cru qu’elle parlerait littérature avec ses lecteurs. Ça n’avait jamais été le cas, parce que la seule chose sur laquelle elle les renseignait, c’était la direction des toilettes. Elle soupira et regarda par la fenêtre les nuages gris qui s’étiraient sur le ciel bas et lourd d’Allancourt. Dans un quart d’heure, tout au plus, la nuit serait tombée et la journée s’achèverait comme elle avait commencée : dans l’ennui, la brume et la dépression la plus totale.

            Un bruit de plastique la sortit de ses noires pensées.

— Regarde-moi ça, cria un jeune homme en entrant dans la pièce et sortant une chemise rose tout juste achetée de son sac d’emballage. Je l’ai eue à -70%, la classe non? Violette avisa la chemise à laquelle pendait un paquet d’étiquettes rouges, et fit une grimace.

— Tu peux pas être plus discret? Clarence lui lança un éclatant sourire, qui trancha sur sa peau noire, à la manière du chat de Cheshire, et regarda à la ronde. Il n’y avait que deux personnes sur la longue rangée d’ordinateurs, et elles n’avaient pas bougé à la vue de sa splendide chemise.

— Qui tu veux que ça dérange? Ceux-là sont trop absorbés à mater des filles sur facebook. Et lui collant sa chemise sous le nez: alors?

— Une horreur. Le sourire de Clarence disparut aussi vite qu’il était apparu.

— Tu crois?

— C’est pour la fille de 15h? Clarence acquiesça.

— Une blonde pareille n’est pas du genre à considérer comme toi les chemises roses comme le summum du fashion et de la virilité. Mets du noir, bon sang, c’est classe et t’es sûr de pas faire d’impair.

— Pour qu’on me voit plus ? Violette esquissa un sourire.

— Bon, du blanc alors. Elle frissonna. Clarence retrouva sa bonne humeur et rangea sa chemise rose dans son sac.

— Et toi les amours, comment ça va ? Violette leva les yeux au ciel. Clarence aimait l’emmerder, il savait pertinemment qu’elle détestait cette question, digne de l’interrogatoire d’une mamie gâteuse.

— Oh moi tu sais, j’en suis toujours au même point avec Marius, dit-elle en montrant derrière elle le portrait du premier conservateur des lieux, un vieil homme à l’air peu amène, portant  bacchantes blanches, gilet, lorgnons  et montre à gousset. Il est pas très causant.

— Si tu enlevais de ta tête ce panneau « Attention Violette méchante, ne pas toucher » peut-être  que… Violette l’interrompit :

— Hey ! Traite-moi de coincée aussi !

— Coincée, non ! Mais par contre… Violette lui donna un coup de poing à chaque insulte : cynique, désagréable, fausse rebelle, dépressive, fêlée, asociale, anarchiste et provocatrice, ça oui !

— Mais t’as fini ? Elle se rembrunit : et je suis pas dépressive. Clarence leva un sourcil sceptique :

— Autant que moi je suis diplômé en physique nucléaire. C’était une blague entre eux : Clarence était effectivement diplômé, et il n’avait jamais voulu dire comment il en était arrivé ici, en secteur jeunesse, à faire des animations déguisé en pirate pour les gamins de trois ans. Au fait, qu’est-ce qu’il devient, reprit-il, le pauvre type qui t’a laissé le cœur en miettes ?

— Ben, hésita Violette, il empoisonne les limbes de ce qui me reste de mon pauvre cerveau fêlé ? Il souffre atrocement dans la prison de souvenirs et de remords que j’ai construite pour lui ? Clarence éclata de rire, et chuchota en voyant les deux usagers se tourner vers eux, visiblement revenus à la vie :

— T’as le sens de la formule toi. T’aurais pas été poète maudit par hasard ? Que de points communs avec ce cher vieux Marius, décidément…

— Quand t’auras fini de dire des conneries tu pourrais peut-être me laisser bosser ?

— Bosser, quel grand mot ! Et dans une révérence, il quitta les lieux avec son sac plastique, sa bonne humeur et sa chemise rose.

            Les deux heures qui suivirent parurent encore plus longues à Violette, qui maintenant regrettait d’avoir fait partir Clarence, pensait à William, dont le souvenir douloureux avait été réactivé par sa question. Non, elle ne savait pas ce qu’il devenait, mais contrairement à ce qu’elle avait laissé entendre, elle ne s’en fichait pas du tout. Aux dernières nouvelles, il était en Californie, mais depuis, peut-être était-il revenu en France ? Est-ce qu’il pensait à elle, parfois ? Certainement pas autant qu’elle pensait à lui. En se levant brusquement de son bureau, elle tenta de chasser cette idée en alignant encore les livres avec le bord de l’étagère. On vint lui demander les toilettes quatre fois, elle consulta sa messagerie encore trois, puis elle chassa les deux scotchés de leurs ordinateurs, rangea le dernier chariot, et quitta le bâtiment.

Robe "Le bar des Folies-Bergères" de Manet

20 janvier:

Je SAIS que je devrais être en train de faire mon déménagement, mais j’ai craqué. Il FALLAIT que je couse.

Hier soir ça m’a pris comme une envie de me gratter, j’ai fouillé dans mes cartons de tissus, sorti du velours noir et de la dentelle blanche, et hop, à coup de ciseaux comme Edward aux mains d’argent, j’ai taillé dans le tas pour faire le haut de ce tableau:

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Comme je n’ai toujours pas d’appareil photo, bah, ça viendra après.

Pour l’instant il est terminé et je le porte au boulot sur une jupe courte crème. Il faudra encore que je pose la dentelle sur les manches, que je trouve la broche de fleurs, et que je fasse la jupe!

24 janvier:

Photo! Bon elle craint, je peux pas mieux pour l’instant :)

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Jeudi 26 janvier:

Alleluiaaaaaaah!

Mon appareil photo est open!!

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C’est tout de suite mieux comme ça hein^^?

"Roman", mon premier roman

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Voici le premier chapitre d’une histoire que j’ai commencée à dix-sept ans. Je sais bien qu’il y a, avec le recul, un milliard de défauts mais j’y ai un attachement tout particulier, car Roman (prononcez comme le prénom) est mon premier roman! Enfin, le premier truc avec un début, un milieu et une fin dépassant les cinquante pages… Et il y a pas mal d’idées que par la suite j’ai retrouvées dans des films tels que Pirates des caraïbes, les Noces funèbres ou un livre comme la Nuit dernière au XVème  siècle.

Ce syndrome, je l’ai appelé le Syndrome du génie

 

 

Roman

 

 

  ”Enigme ténébreuse à jamais solitaire, il se tenait, de corps comme d’esprit, à l’écart de ses hommes »  

James Matthew Barrie, Peter Pan


I

 

            C’était le mois d’avril. Les cerisiers étaient alors en pleine floraison et parfumaient l’air doux de ce début de printemps, faisant danser leurs légers pétales roses au gré des brises, tels des papillons. Je venais à peine d’emménager à Combe Hill : ce château aux allures gothiques bordait la côte sud-est de l’Angleterre et était le seul domaine visible à des lieux à la ronde. Combe Hill me plaisait en tous points : ses escaliers tortueux, ses plafonds aux allures de nef et ses couloirs étroits menant à des pièces inconnues convenaient à mon esprit avide d’aventures et de romanesque. Des armures couvertes de poussière attendaient dans les coins que quelqu’un vienne les réveiller, des tableaux à la peinture assombrie par les ans ornaient les murs, et leurs portraits semblaient fixer l’au-delà de leurs yeux éteints depuis une éternité.

            Derrière cet immense manoir s’étendait un vaste jardin sur lequel, visiblement, la nature avait repris ses droits depuis longtemps. Les allées étaient recouvertes de mousse et de mauvaises herbes, les buissons croissaient dans toutes les directions, et le lierre grimpait le long de la façade pour recouvrir les fenêtres, grands vitraux en forme de longs arcs cintrés. Des sculptures torturées entouraient la lourde porte d’entrée en bois de chêne, au milieu de laquelle on pouvait voir un heurtoir en argent en forme de diable.

Le fait que ce château soit au bord d’une falaise, comme prêt de tomber, ajoutait à ses multiples charmes. Les planchers craquaient, le vent s’engouffrait en sifflant, et chacun de ces bruits rendait la maison vivante, comme peuplée par les fantômes des gens qui l’avaient habitée auparavant. J’avais déjà visité les moindres recoins, monté les longues tours noires avant même de me consacrer aux choses les plus essentielles de mon installation.

            Quelques mois auparavant, au cours d’un voyage, j’étais tombée en admiration devant la façade de cet imposant château, décorée de balcons et de sculptures d’un style qui n’était ni tout à fait celui du Moyen Age, ni tout à fait celui de la Renaissance. En voyant ce chef d’œuvre, je me suis dit alors que j’avais enfin trouvé la demeure qui hantait mes rêves, et je décidai sur-le-champ de changer complètement de vie afin de venir vivre en Angleterre. Je n’aurais pu nulle part trouver un château semblable, et j’aurai vendu tout ce que je possédais pour l’obtenir. Étrangement, il n’appartenait à personne et le pays me l’avait presque donné. On aurait dit que c’était un soulagement pour les habitants de la région.

             Après m’être installée, je m’aperçus après quelques jours, à force de parcourir en tous sens cette maison où je me sentais enfin chez moi, ne trouvant mes racines nulle part, que quelque chose n’était pas normal dans cette demeure : la chambre qui, au troisième étage, aurait dû logiquement faire la même taille que la pièce qui se trouvait juste en dessous d’elle, n’en faisait que la moitié. Par curiosité, je tapai contre la cloison la plus au nord.

            Comme je l’avais espéré, celle-ci sonnait creux. Une autre pièce se trouvait donc derrière. Je dévalai les escaliers à la recherche de mes outils, et remontai totalement essoufflée. J’observai le mur. Visiblement, il y avait eu là auparavant une porte qu’on avait décidé de condamner. A grands coups de marteau, j’entrepris d’abattre le mur, pleine d’espérance. En délogeant les briques au fur et à mesure,  je réussis enfin à percer un trou. Derrière,  je vis là la plus belle chose dont j’aurai jamais pu rêver : cette pièce était une bibliothèque. Etant amoureuse des livres depuis ma plus tendre enfance, vivant par et pour eux, rien n’aurait su me procurer plus de plaisir. La pièce était meublée dans un style hétéroclite : chaque pièce du mobilier appartenait à une époque différente, et pourtant tout s’accordait admirablement, comme si le temps s’était chargé d’arranger les choses. Je restai étourdie pendant quelques secondes, humant l’odeur de poussière et de vieux livres humides.  

            Le petit voltaire en velours rouge et or, usé jusqu’à la trame, semblait avoir été fait pour le bureau en acajou placé devant lui. Sur celui-ci était posé un encrier et des plumes encore tâchées, comme si on venait juste de s’en servir. Les rideaux cramoisis cachant à moitié les fenêtres étaient lourds de poussière, mais ce qui était le plus impressionnant, pour moi, c’était les murs remplis de rangées d’étagères en bois sombre. Remplie d’excitation, je m’acharnai sur le mur afin de pouvoir rentrer dans cette pièce au plus vite.

            Je vis étalés là sous mes yeux plus de trésors que je n’en avais jamais vus de ma vie.  Il y avait des milliers de livres de toutes tailles et de toutes sortes, mais, chose étrange, tous étaient, après examen rapide, antérieurs à la fin du XIX ème siècle. Je conçus alors l’idée de les lire tous, l’un après l’autre, dans l’ordre où ils avaient été déposés par la main de leur ancien propriétaire. Il y avait des éditions extrêmement rares, et même plusieurs incunables que je n’osais pas seulement effleurer de mes doigts indignes. Aucun classement n’ordonnait ces livres, on aurait dit que leur dernier lecteur les avait placés là au fil des ans, du hasard et des occasions.

            Je me mis alors, à partir de ce jour, à dévorer des dizaines d’essais, de romans, de biographies écrites en anglais, souvent en français, espagnol ou italien. Mon lecteur avait bon goût. On ne trouvait dans sa bibliothèque que des grands noms et des livres de tous horizons, de toutes langues.

            Un jour, dans le tiroir du bureau que je n’avais pas encore osé ouvrir, je  trouvai un énorme paquet de feuillets grossièrement taillés intitulé en anglais : « Mémoires de l’infortuné capitaine Roman Sellington ». Il avait été déposé avec un volume de poésie d’Alfred de Vigny, visiblement maintes fois consulté. J’ouvris le premier, connaissant par cœur le second, qui faisait partie de mes nombreux livres de chevet,  et fus très étonnée de découvrir que l’écriture en était manuscrite. C’était un journal de bord tenu avec soin, dont les lignes étaient tracées d’une écriture fine, longue et racée. J’en déduisis en l’étudiant que l’auteur devait être un homme, et qui plus est un homme anglais  des plus cultivés. Je l’ouvris au hasard, prise de cette même ferveur qui devait posséder les archéologues fouillant les tombeaux égyptiens, et lu le premier passage qui me tombait sous les yeux :

            « Il me semble que cela fait des siècles que nous errons sur les mers. Nous avons parcouru tous les océans de ce globe, visité des milliers de villes, et pourtant mon cœur est toujours rempli d’une langueur et d’un vide que toutes ces découvertes et ces voyages ne pourront jamais combler. Mon équipage cherche des consolations dans tout ce qu’il peut : l’alcool, les richesses, les femmes ; mais moi, je n’ai que faire des richesses, l’alcool ne me fait rien oublier, et les bras d’une femme ne pourront jamais me consoler de la perte de ma chère Lisa. Nous sommes maudits par ma faute, et par ma faute nous sommes condamnés à errer éternellement. Jamais nous ne trouverons le repos. »

            Le journal, après un bref examen, était tout rempli de ces mêmes pensées. Le capitaine semblait éternellement malheureux, il n’y avait pas un jour où un événement soit venu le distraire de sa fatale mélancolie. Il y avait parfois, jetés là comme pour s’en souvenir, des bribes de textes ou de poèmes, dont un, à la dernière page, en français, que je me mis à lire :

 « Il s’est trouvé parfois, comme pour faire voir
 Que du bonheur en nous est encore le pouvoir
 Deux âmes, s’élevant sur les plaines du monde
 Toujours l’une pour l’autre existence féconde,
 Puissantes à sentir avec un feu pareil
 Double et brûlant rayon né d’un même soleil
 Semblables dans leur vol aux deux ailes d’un ange,
Ou, tels que des nuits les jumeaux radieux
D’un fraternel éclat illumine les cieux.
Si l’homme a séparé leur Ardeur mutuelle,
C’est alors que l’on voit et rapide et fidèle
Chacune, de la foule écartant l’épaisseur,
Traverser l’univers et voler à sa sœur. »

            Au dessous de ce poème, que je reconnaissais être un extrait du recueil de poésie de Vigny joint avec le manuscrit, était inscrit ce passage, tâché par les larmes : « Ce poème aurait pu être ton préféré, ma douce Lisa, comme il fait partie des miens. Tu étais cet ange pour moi. Mais ce n’est pas l’homme qui nous a séparés, ce sont  la mort et la malédiction ; et, malgré tous mes efforts, jamais je ne pourrai te rejoindre, car je t’ai perdue pour toujours… »

            Je m’installai confortablement dans le voltaire, et commençai de reprendre le journal depuis le début, mais je ne trouvai pas une seule explication au sujet de ce que le capitaine Sellington appelait « la Malédiction ». Au fur et à mesure des pages, je m’attachais à ce capitaine, apprenait à le connaître. Je ne comprenais pas ce qui était arrivé à l’équipage du navire « La Plume », si ce n’est que son capitaine semblait s’accuser sans cesse d’être à l’origine d’un malheur extrême. A la fin du journal, je trouvai un marque- page orné d’un ruban d’où pendait un anneau doré. Je supposai que celui-ci était celui du capitaine, ou de sa défunte femme. Je ne pus m’empêcher de le détacher, et de le passer à mon doigt. Il m’alla parfaitement. Sur le marque-page cartonné était inscrit une nouvelle fois l’extrait du poème, le seul morceau de tout ce journal qui ait une note d’espoir. J’eus envie, le trouvant beau, de le répéter à haute voix et d’en faire résonner les vers au milieu de ces livres muets depuis trop d’années.

BE Ψυχή Corp.©

20 janvier 2006

Petit bilan Ecritures de 2011

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Comme je commence un nouveau site et que j’ai supprimé les anciens (cinq ans de bons et loyaux services pour mon vieux blog mellemars, et je n’ai même pas versé une larme !), il a fallu un minimum d’organisation et de nettoyage. Je me suis rendue compte en faisant cela que le point sur mes projets d’écriture n’avait jamais été fait et que certains d’entre vous (combien, ça, c’est une autre question) pouvaient être un peu perdus.

Alors voilà : depuis que j’ai découvert l’écriture grâce à Marie (elle se reconnaîtra) quand j’avais 17 ans, j’ai écrit une cinquantaine de nouvelles, à peu près autant de poèmes, une bonne vingtaine de scenarii (films et théâtre), commencé un millions de projets, noté tout autant d’idées et gagné deux concours de poésie, jusqu’à ce qu’en août dernier, je publie Porcelaines, mon premier roman (officiel on va dire.)

Aux Imaginales 2009 j’ai participé à un speed-dating auteurs/éditeurs (expérience géniale) où j’ai eu la grande chance d’être repérée par quelqu’un de tout aussi génial. Je n’en parlerai pas plus jusqu’à ce que ça se fasse vraiment (j’ai toujours peur d’avoir la shkoumoune) mais j’ai travaillé depuis cette date-là sur un roman de fantasy qui s’est provisoirement appelé Malemort.

Pour une bonne dizaine de raisons que je ne vous exposerai pas, j’ai abandonné Malemort, avec force scrupules, mais c’était pour mieux rebondir, toujours avec la même maison d’édition, sur un roman… impossible à résumer rapidement mais qui me galvanise plus que tout ce que j’ai pu faire ces derniers temps ! J’espère avoir toujours la foi et mener ce projet à bout !

Corset Steampunk

 

 

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C’est un corset en cuir souple entièrement fait à la main, tellement souple d’ailleurs qu’on pourrait le qualifier de bustier :) Y a plein de pendeloques dessus dont une montre à gousset qui se remonte à la main, et il se ferme avec des rubans derrière. Au cas où, il est à vendre :)