Emmanuelle Nuncq

Romancière à deux visages, couturière rêveuse et plein d'autres choses encore.

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Les Chercheurs du Temps

21 octobre 2015 :

J'ai la grande joie de vous annoncer que parait sur Amazon mon roman "Les Chercheurs du Temps", dont les onze épisodes constituent la préquelle de Bordemarge! Pour le trouver c'est très simple, on se rend sur Amazon :D C'est donc une version numérique, en attendant, un jour, peut-être qu'il y aura une version papier! Ce qui est sûr, c'est que je suis très heureuse de le partager enfin, car cela fait près de cinq ans que j'ai commencé à l'écrire!

1er mai 2017 :

Honte sur moi, je n'ai plus mis grand chose à jour sur ce blog côté écriture. Pourtant j'ai plein de nouvelles, dont une super, à savoir que "Les Chercheurs du Temps" vont être publiés chez SEMA ! Dans une vraie maison d'édition, et avec un épisode inédit ;)

L'Onyreïdée - Nuciger/Novalys


Lundi 26 octobre 2015:

Après avoir laissé reposer ce roman dans mes tiroirs de nombreux mois (voire en fait deux années), je l'ai repris récemment en même temps que les Chercheurs du Temps afin de le transformer en e-book. La genèse de cette suite de Bordemarge aura été longue et compliquée, mais avec le temps et de nombreuses corrections je trouve ce roman plutôt réjouissant. Certes, il n'est pas parfait, mais j'ai bien plus confiance en moins qu'autrefois, et avec le recul je sais reconnaître qu'il a aussi des qualités. Comme il ne convenait pas à Castelmore, il sortira donc en e-book pour Halloween sur Amazon, et j'ai hâte que des gens le lisent !


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Mardi 22 janvier 2013:

Toujours pas de réponse. La semaine dernière je n'ai pas pu m'empêcher de le relire, résultat j'ai passé trois chapitres à la première personne, corrigé plein de fautes et rajouté deux scènes :) . Avec le recul je me dis que ce roman est pas si génial. Comme me l'a fait remarqué Lilla My, à la fin ça va trop vite et ça demande à être étoffé. Je n'ai pas l'impression que ce roman est vraiment à moi. Si je l'ai écrit en fait c'est parce qu'à tous les salons et interviews données au moment de la sortie de Bordemarge, on m'a posé plein de questions et fait plein de critiques. En fait ça a commencé quand on m'a demandé si j'écrirai la suite. Je sais pas pourquoi j'ai répondu que oui, et à partir de là j'ai brodé autour des remarques des gens! On m'a demandé: ça sera la suite? Est-ce que ça va parler de Jane Austen? De belles robes? D'un voyage dans le temps? Du XIX ème? On reverra Angus? A chaque fois j'ai répondu oui. On m'a dit: y a trop de personnages, alors dans la suite y en a que trois qui sont importants. On m'a demandé une histoire d'amour, je l'ai mise. Un mec beau et classe, il y est :) On m'a dit que le steampunk était pas assez développé, j'en ai mis plus, que le décor était pas assez bien planté, je l'ai décrit plus en finesse, que le coup des références et des clichés c'était cool, je m'en suis servie, que les règles qui régissaient les Personnages étaient pas nettes, je les ai définies, et ainsi de suite... Drôle de cheminement, en fin de compte. Pour le prochain roman. Je veux que tout soit absolument MOI. Bien sûr, tout ce que je viens de citer, c'est quand même moi, mais il n'empêche que ;)

Vendredi 23 novembre:

J'ai terminé Novalys! Je l'ai relu trois fois, corrigé, remanié, et l'ai envoyé hier soir à mon éditrice. Il fait 118 pages, presque 150 avec les bonus! Maintenant je n'ai plus qu'à croiser les doigts et espérer que ça lui plaise :)

Mardi 6 novembre:

J'ai repris ce roman après les retours de BBL et l'ai entièrement remanié. Le début que vous lisez tout en bas n'apparaît plus dans mon texte! Je suis à la fin d'une grosse semaine entièrement consacrée à l'écriture de ce bouquin: j'ai scindé la structures en fichiers/chapitres et peut ainsi mieux l'organiser. J'ai traité 24 chapitres sur 38!

26 août 2012:

A priori, j'ai trouvé un nouveau nom, ce sera Novalys. J'aime les Y, ça évoque le poète allemand mais également un système de données pour les bibliothèques, donc c'est parfait :) J'ai écrit près de 60 pages et j'ai laissé reposer depuis que j'ai eu les retours... pas trop mauvais, pour la plupart, je les avais prévus. Seulement, j'ai eu un vieux blocage, comme d’habitude. Aucune envie de tout reprendre à zéro pendant une semaine, mais ça me revient lentement. Je crois avoir compris ce qu'il fallait faire pour rendre mes deux héros attachants :) On verra bien ce que ça donnera  et si j'y arriverai. je n'ai pas franchement l'impression d'être un écrivain, et ça ne me quittera jamais, cette sensation. Raconter, imaginer des histoires, j'adore, mais les écrire, c'est déjà plus difficile, et les écrire bien, là, c'est carrément autre chose. je ne suis pas une styliste. J'ai l'impression qu'à chaque fois que j'écris une phrase, elle a déjà été écrite auparavant par d'autres, alors je ne cherche pas à faire original, mais juste à faire comprendre au lecteur ce que j'ai comme images dans la tête... Du coup, moi qui voulais faire un beau roman avec Novalys, je me retrouve comme avec Bordemarge, avec une gentillette histoire pour gamins... Quand est-ce que j'arriverai à allier forme et fond?  On m'a dit que Porcelaines était bien mieux écrit, mais pour le coup, l'histoire n'avait rien d'original. Je ne sais pas pourquoi, mais il faut absolument que je retrouve ça... Porcelaines, je l'avais écrit sans imaginer de lecteurs derrière, je voulais faire le roman d'amour que je voulais lire. Peut-être que je devrai recommencer avec Novalys, ne pas avoir peur de mettre des louches de sentiments et de description lyriques, et tant pis pour les lecteurs qui trouveront ça ridicule^^


27 juin 2012:

Après avoir fait Étonnants voyageurs et les Imaginales, je suis ressortie pleine d'idées et de motivations. C'est vraiment jouissif de rencontrer ses lecteurs, et j'ai envie de ne pas les décevoir! j'ai donc totalement repris Nuxiger en rentrant et j'ai écrit la 40ème page ce matin! J'ai eu un vieux blocage après la sortie de Bordemarge, je n'ai plus rien écrit depuis mon déménagement à part une petite nouvelle et la suite des Chercheurs (pas encore publiée sur ce blog) mais là c'est enfin revenu, et ça fait du bien!

Par contre, je déteste ce nom maintenant (comme dirait Pierre Pevel, on dirait le nom d'un laxatif^^), et ça fait bien un mois que j'en cherche un autre, et que je ne trouve pas. Pas évidement d’inventer un nom qui soit joli, qui représente bien la ville de fiction que j'ai créée, et qui en plus ai autant la pêche que celui de Bordemarge! Du coup je cherche, et en attendant, Nuxiger restera le nom de code ;)


24 avril 2012:

Nuxiger, c'est provisoirement le titre de mon prochain roman :) C'est une sorte de suite à Bordemarge, avec Emily comme héroïne!

Je me suis amusée à faire la couverture en la calquant sur celle de Bordemarge^^

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Samedi 19 novembre:

J'ai abandonné. Peut-être que je reprendrai plus tard mais j'ai, après le Souffleur, encore commencé un nouveau truc. Après Bordemarge, quel gros projet pourrais-je bien entreprendre? Quelle idée choisir?? Pfff ça va faire depuis août que j'ai pas trouvé LE truc à écrire parmi toutes les idées qui tournent dans ma tête et me rendent dingue.

Mardi 18 octobre:

J'ai commencé un nouveau roman! J'espère que je pourrais le continuer après Bordemarge, parce que j'y tiens beaucoup... Il se passe dans l'Onyreïdée, et il se trouve même si à l'origine j'avais quelques réticences avec ça, c'est la suite de Bordemarge!
16 ans après cela dit, et avec de nouveaux personnages, donc c'est quelque peu éloigné, mais je n'avais pas dit tout ce que j'avais à dire sur ce monde-là, et je suis bien contente de le développer encore un peu :)

Voilà le début (et il y a des chances que tout change) :

 

L'Onyreïdée

TOME II - NUCIGER

 

*

 

       Et si Réalité et Fiction se mêlaient?

 

 

Scène I

Bellefontaine, 18 octobre 2011

 

            A 4h20  du matin, heure locale, Bill Sartings, habitant de Bellefontaine, près de Colombus dans l’Ohio, fut pris d’une soudaine envie de soulager sa vessie. Il sortit de son lit et, tout à fait par hasard, regarda par la fenêtre ouverte de son salon. Dans son jardin, il croisa le regard d’un nain à bonnet rouge, tout à fait vivant, qui lui fit un clin d’œil et s’enfuit en courant. Bill mit cette rencontre étrange sur le compte des trois bières qu’il avait sifflées la veille au soir, et qui d’ailleurs, étaient à l’origine de sa petite virée nocturne. Il se recoucha, et le lendemain matin, il avait tout oublié.

 

Scène II

Merdrignac, 19 octobre 2011

 

A Merdignac, petit village à proximité de la forêt de Hardouinais, vestige de la fameuse forêt de Brocéliande, un garde-forestier du nom de Brabant prit son 4x4 pour commencer son tour d’inspection. Il était presque cinq heures du matin quand il arriva au lac, et le soleil levant faisait naître une brume opaque aux abords de l’eau. Une licorne à la robe immaculée s’abreuvait là. Les pas lourds du garde forestier effrayèrent l’animal, qui le regarda un instant, et disparut dans son monde. Brabant, les yeux baissés vers ses bottes, ne la vit pas, et ne sut jamais qu’elle avait existé.

 

Scène III

Tessalit, 19 octobre 2011

 

L’aéroport de Tessalit, situé au beau milieu du Sahara, n’était pas particulièrement fourmillant d’activité ce jour-là, jusqu’à ce qu’à 16h21, Ismaël Traoré, bagagiste de son état, aperçoive un vaisseau spatial au-dessus de lui. Il rameuta tous ses collègues et ensemble, ils admirèrent les voltes gracieuses, le fuselage sorti tout droit d’un Star Wars, les lasers verts assourdissants et le petit droïde au sommet de l’extraordinaire appareil. Nulle part ailleurs, les médias ne relayèrent la nouvelle, et Ismaël Traoré en conclut qu’un tournage de film devait avoir eu lieu pas loin.

Scène IV

Terre, 20 octobre 2011

 

Partout dans le monde, au même moment, des portails s’ouvrirent, et des créatures et des machines qui n’avaient jamais existé que dans l’imagination des humains firent leur apparition sur la Terre. Parallèlement, quelques humains se perdirent de l’autre côté, et découvrirent ce qu’était l’Onyreïdée.

Parmi eux, deux frères, peut-être parce qu’ils étaient plus ouverts d’esprit que d’autres, crurent à ce qu’ils virent, et surtout, évaluèrent tout l’argent qu’ils pouvaient tirer d’une découverte pareille. Les autres crurent à un rêve, à une hallucination, ou a des drogues, mais n’en parlèrent pas. Quant à Nick et James Sanderson, en quelques heures, ils comprirent les règles de l’Onyreidée et montèrent une entreprise qu’ils nommèrent “Dream On Corp.” En deux jours, ils réussirent à revendre la “Dream On Corp.” à l’une des plus grosses maisons de production cinématographique américaine: la Black Stars inc. Ils en restèrent les adjoints, selon leurs conditions.

A partir du moment où John Hammer, directeur de la Black Stars inc., eut signé le contrat, s’en était fini. Le destin de l’Onyreidée était tout tracé: elle allait mourir.

 

Scène V

Paris,  31 octobre 2011

 

Lucille Khaltourine avait un sérieux problème. Au début, elle avait mis du temps à comprendre ce qui lui arrivait, mais maintenant, elle en était sûre: des ailes lui poussaient dans le dos. C’était des ailes étranges, en forme de feuilles, comme des membranes de peau très pâle, sur lesquelles son sang écrivait ses émotions. On pouvait voir, à travers le fin réseau des veines, se dessiner des mots. Chaque matin, elles avaient disparu, comme rétractées pour la journée, et chaque soir, elles poussaient plus grandes encore.

Lucille , en se regardant ce jour-là une millième fois dans la glace, en conclut que leur taille était arrivée à leur maximum. Elles pouvaient l’envelopper comme une cape quand elle les laissaient tomber, maintenant. Passés les premiers moments de terreur, où ses ailes pulsaient de rouge intense, la jeune fille en était arrivée à se poser la question suivante: comment annoncer ça à son père?

Si elle était tombée enceinte, ça aurait été bien plus simple. Un papa, surtout le sien, peut comprendre çà et aider sa fille, mais des ailes? Jamais elle n’oserait aborder ce sujet-là. Sa mère était morte quand elle était jeune, et Lucille  en parlerait encore moins aux gens autour d’elle: déjà que depuis toute petite tout le monde la prenait pour une folle, qu’allaient-ils dire s’ils croyaient qu’elle se prenait pour une fée?

            Lucille soupira, et ses ailes frissonnèrent, parcourues d’un sang plus calme. Le mot “Respire...” s’écrivit dessus, et disparut pour laisser place à une légère ombre bleutée.

On toqua à la porte de la salle de bain:

— Lucille , sort de là! Cria son père avec son accent russe qui roulait les “R”. On va être en retard!

            Lucille sursauta et tenta de se calmer. Quand elle était stressée, elle n’arrivait pas à faire disparaître ses ailes. Mais elle eut beau respirer et fermer les yeux, rien n’y fit, alors, paniquée, elle enfila un peignoir par-dessus sa robe de soirée au dos nu et ouvrit:

— Désolée, p’pa.

Angus avisa le peignoir:

— Quoi, ça fait une heure que t’es là-dedans et t’es pas encore prête? Grouille-toi!

Il la poussa de force jusqu’à sa chambre, lui fourrant sa trousse à maquillage entre les mains. Lucille tomba sur son lit, au bord des larmes: en la poussant, son père lui avait froissé ses ailes. Ces trucs étaient plus sensibles que n’importe quelle autre partie du corps, elle l’avait bien compris la semaine passée quand elle avait voulu les couper au rasoir. Et malheureusement, elle avait souffert le martyre toute la nuit pour rien, puisque le lendemain soir, elles étaient revenues plus fortes et plus grandes encore que la veille.

Son père était scénariste, et ce soir, c’était l’avant-première de son premier long-métrage, un polar intimiste nommé “Un mensonge ancien”.  Ça faisait plus d’un mois qu’il tournait dans l’appartement comme un lion en cage, pendu au téléphone à longueur de journée. Un mois qu’il ne s’occupait que de lui, et ça arrangeait bien la jeune fille. Mais ce soir, il la voulait auprès d’elle, pour ce si grand événement.

Ce n’était vraiment, mais vraiment pas le bon moment.

 

Scène VI

Paris,  31 octobre 2011

Un point lumineux se mit à grossir dans le ciel. Avec la pollution, on ne put voir tout de suite qu’il s’agissait d’une étoile, et que celle-ci se dirigeait tout droit vers la capitale.

 

 

Captain Tangara

Pour information, le tangara ou calliste, c'est cet oiseau-là:

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Après quelques recherches j'ai trouvé que c'était l'oiseau qui ressemblait le plus à mon projet, d'où ce titre d'article^^ En fait, pour le second jour des Imaginales, je vais me concocter un costume de pirate noir et turquoise plein de plumes. A vrai dire je vais plutôt être un mélange de Roxane et Angus, mes personnages dans Bordemarge :)

Voilà l'esquisse et les tissus que je vais utiliser:

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8 avril:

Voilà, j'ai fait la chemise du dessous!

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Elle est ouverte sur les côtés à partir de la taille pour que je puisse bouger. Sinon, je me suis rendue compte ce matin que j'avais ce corset-là qui est exactement dans le même tissu que la doublure et qui ira très bien avec ! Alors du coup je ne vais pas faire le corset que j'avais prévu :)

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9 avril:

J'ai passé un temps fou à faire une saleté de corsaire! Rien ne se mettait comme il fallait, j'ai du faire des tonnes de retouches, le tissu accroche... Bref, le pantalon est fini, mais je ne continue pas la couture aujourd’hui! Greu :P

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10 avril:

Décidément, chaque pièce de ce costume va me prendre beaucoup de temps on dirait :) J'ai mis toute la matinée à faire le chapeau!

J'ai recouvert un chapeau de paille du même cuir noir que les hauts-de-chausses et la future redingote. Pour ça, j'ai coupé deux ronds pour les bords, un plus petit pour le dessus et une bande pour le tour. Chaque pièce est entoilée puis amidonnée pour être plus rigide.

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Au final je ne sais pas si c'était une si bonne idée que ça (à part le carton pour le fond) de tout renforcer parce que c'était très difficile à poser et que j'ai du retoucher au marqueur toutes les bords blancs qui se voient. L'avantage c'est qu'on voit moins la paille que si j'avais posé directement le tissu dessus, et que ça fait presque vrai!

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Bon il est loin d'être parfait mais si on le regarde de loin il fait illusion!

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14 mai:

J'ai encore changé d'avis! Je me suis dit qu'avec la chemise en synthétique, le corset et la redingote j'allais mourir de chaud, alors j'ai remplacé le haut par la chemise de Darcy que j'ai cousue la semaine dernière et ai eu l'idée d'ajouter un beau gilet turquoise tout brodé. Il sera un mélange (harmonieux, on espère) entre ce modèle-là que j'ai trouvé au hasard du net:

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Et ce modèle-là qui est dans mon livre "Bêtes de scènes" que la bmi m'a offert en cadeau de départ. Je l'adore ce bouquin, mais jusqu'à présent c'était juste pour le plaisir des yeux et pas spécialement pour l'inspiration :) Espérons que j'arrive à faire aussi joli avec les plumes !

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J'ai coupé les pièces d'après le patron d'un gilet de mec piqué à mon ex, que j'ai rallongées en fonction de la coupe du gilet rose :

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L'extérieur est en turquoise dans le même tissu que la bande du chapeau et l'intérieur dans une doublure verte. Pour l'instant, j'ai cousu ensemble le haut des pièces.

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Sinon, ce matin, j'en ai profité pour refaire le corsaire de partout, maintenant il me va parfaitement ! Bon par contre, j'ai remplacé les boutons par des élastiques :P

15 mai:

Voilà les boutonnières :

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16 mai:

J'ai brodé un bouton avec un plume de paon pour voir, et je trouve que ça rend bien comme ça, aussi je vais faire les 10 pareils :)

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J'ai épinglé des plumes pour voir ce que ça va donner.

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19 mai:

J'ai encore changé d'avis et j'ai finalement brodé des poches à la place^^

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22 mai:

J'ai cousu des liens derrière pour pouvoir l'ajuster:

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Ce qui rend ça vachement plus classe^^ (Et j'ai donc cousu les boutons, terminé les finitions)

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Et j'ai re-encore-changé d'avis en trouvant que finalement, c'était pas si mal les plumes en bas, mais juste sous les poches^^ Ma mère doit en avoir marre à force parce que vous ne savez pas, c'est que j'ai du lui envoyer une dizaine de photos avec des essais pour qu'elle me donne son avis :D

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Bon, ça m'a l'air fini tout ça, hormis le jabot que je vais changer :)

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Il est minuiiiiiiit, l'heure du crime, de mes yeux comme des tournedos au poivre et de mes doigts comme des saucisses piquées sur un grill!! Il est minuit, donc, et je viens de terminer un jabot et une pochette assortie à mon gilet pour y glisser mes cartes de visite !

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25 mai:

Après avoir inauguré mon costume pour une partie des Lames du Cardinal avant-hier soir, je me suis rendue compte que mes bas glissaient alors j'ai fait des jarretières! Et sinon, les bas, c'est moi qui les ai faits aussi^^

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Mes cheveux et autres considérations de la plus haute importance

28 juin 2011:

Aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, je vais poster un billet au contenu un poil plus personnel, digne d’un magazine de mode neuneu.

Je tiens en effet à partager avec le monde entier le fait que je me suis coupé les cheveux! C’est de la plus haute importance, vous en conviendrez. Ceux (et surtout celles) qui me connaissent savent peut-être que j’ai un gros problème amour/haine avec mes cheveux et que je clame haut et fort depuis plusieurs années que je rêve d’un truc comme ça sur mon humble citron:

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                            (Moi en actrice romantique: admirez l’air profond, mystérieux et passionné que j’arbore)


Mais depuis octobre que je tente le coup (de ciseau, warf) j’ai tellement enchaîné colorations, décolorations et autres permanentes que mes cheveux n’avaient plus rien de cheveux, ressemblaient plus à un champ de paille fourchue qu’autre chose et faisaient fuir tous les ciseaux des coiffeurs (ils fuyaient, apeurés, en criant kaï kaï kaï). Donc, par ce qui peut sembler un coup de tête à certains, mais qui n’en est absolument pas un, je suis passée chez la ratiboiseuse. (Une coiffeuse gentille comme tout qui me fait toujours mieux que ce que j’imaginais). Et donc ça donne ça:

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                                                                            (Moi en … euh… attendez voir…)


Je ne vais maintenant ne plus y toucher jusqu’à ce que mort s’ensuive (vous avez intérêt à me soutenir :P ) et ne m’accorder que des colorations passagères le temps que les racines ne se voient plus. Et quand enfin j’aurai du cheveu sain à la longueur adéquate (et non pas a des couettes, quoi que les couettes, ça me va bien) je passerai à un magnifique roux que je pourrais entretenir chez le coiffeur sans bousiller tout ça. Oui car quand j’aurai les cheveux jusqu’aux fesses, je serai riche (et célèbre) et pourrais me le permettre. Même que j’aurai une coiffeuse personnelle qui aura inventé le célèbre “roux flamboyant nuncquin” à la nuance si particulière que tout le monde s’arrachera.

En attendant, j’adore ma tête qui reflète bien plus ma personnalité que tout ce que j’ai pu avoir sur le caillou par le passé, cette coupe si malléable et pratique, qui peut me permettre de faire à la fois le petit garçon manqué, la Roxane de Bordemarge après incarcération, ou la pixie juliarobertsienne!


14 novembre 2012:

Plus d’un an après, j’ai réussi à tenir le coup! J’ai coloré mes cheveux avec parcimonie et n’ai fait coupé que le minimum pour avoir toujours une coupe décente (Certaines étapes ont été douloureuses pour mon ego :p ). Je suis restée rousse (dans diverses nuances, je l’admets, le cuivré c’est délicat à garder) et aujourd’hui, j’ai fait une permanente. Encore un an comme ça et je m’approcherai de ce qu’à Kate Winslet!

Enfin, presque, parce que la coiffeuse, en voyant la photo, m’a expliqué que les boucles dont je rêve, on ne peut les avoir qu’au fer à friser… Je ne vais donc pas passer une demi-heure tous les matins dans la salle de bain!

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                                                       (Moi en actrice des années 50, admirez le cardigan)


26 février:

J’ai réussi, après être passée par du brun moche, à avoir enfin la couleur de mes rêves, et avec une bête boîte du commerce en plus. La nuance c’est «Nectarine» chez Nutrisse, mais je fais pas dans le facile parce qu’on la trouve pas partout. Je suis pas embauchée en CDI mais j’ai enfin l’argent, alors j’ai décidé de sauter le pas et de passer aux extensions. Ma coiffeuse préférée en fait avec des cheveux naturels (kératine à chaud) et j’ai posé suffisamment de questions pour savoir qu’elle fait partie des «sérieuses» et que j’aurai du beau travail sur ma caboche. En plus, deux de ses coiffeuses en portaient donc j’ai pu voir ce que ça donnait vraiment, et le prix a carrément baissé depuis que je me suis penchée sur la question, à savoir dès mes seize ans^^ De 1000 euros que ça coûtait, là c’est passé à 180/240 euros selon le nombre de mèches qu’il me faudra. Alors, vous aurez bientôt de mes nouvelles, et aux Imaginales, je serai une princesse :)

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Une petite photo de ma tronche (floue) juste histoire de montrer à quoi mes cheveux ressemblent aujourd’hui. Dans quatre jours, vous aurez des photos avec les extensions! Ah au fait, la boîte, c’était pas une superbe idée en fin de compte, je ne sais pas ce qu’il s’est passé mais la couleur dégorge vachement et seulement sur les longueurs, ce qui fait que j’ai les racines et les pointes rouges et les longueurs orange T-T Je n’y touche plus jusqu’à vendredi, histoire que ma coiffeuse arrange ça :)

8 mars 2013:

Je suis trop frustrée, en arrivant chez ma coiffeuse, elle me dit qu’elle allait justement me téléphoner parce que les mèches ont été livrées dans le mauvais salon T-T. Elle va les chercher lundi, et je passe aux extensions jeudi… si je ne suis pas obligée de rester au taf parce que c’est justement ce jour-là qu’on doit changer les nouvelles étagères :((( M’en fous si je peux pas, je prends congé mardi aprèm’ :P

10 mars:

Je suis obligée de rester jusqu’à vingt heures au boulot jeudi et je suis trop vénèr. Mardi matin est le seul jour de la semaine où je pouvais passer chez la coiffeuse, mais c’est pile le jour où je dois faire un test de dépistage de la tuberculose obligatoire (oui, l’administration belge est un peu bizarre) et ma coiffeuse me répond pas au téléphone. Comme j’aurais bien aimé avoir un peu plus d’une semaine et du temps de libre pour un autre rendez-vous avant le Salon du Livre à Paris, histoire de m’habituer aux extensions ou de me retourner si c’est vraiment moche, j’ai décidé d’attendre début avril… Et c’est très dur (oui parce que le dernier WE de mars, je vais à Trolls et Légendes et là on s’en fout si mes cheveux sont moches, je porterai des perruques parce que je serai déguisée :D ). Je ferai une coloration juste avant de partir, comme ça la couleur n’aura pas dégorgé (ma fameuse couleur “Nectarine” de chez Nutrisse^^), ainsi qu’une méga soin histoire de pas avoir mon crin sur la tête^^

10 avril:

Soit pile un mois plus tard, j’ai passé ma frustration et je reviens ici pour expliquer mes aventures rocambolesques aux rares qui me lisent^^.(Avant de commencer je tiens à signaler que la différence de couleur est due à la permanente: le cheveu permanenté prend moins bien le pigment que la repousse, mais j’ai réussi à pallier le problème en appliquant un soin coloré juste sur les longueurs. (C’était fort intéressant, vous en conviendrez.) En fait le mercredi, veille du jeudi où j’étais sensée rester jusqu’à vingt heures au boulot pour déménager les meubles, j’avais un dépistage de la tuberculose à faire pour le boulot. (Oui je sais a priori là vous vous dites: où est le rapport? J’y viens^^). Ce matin-là une grosse tempête de neige s’est déclarée. Je m’habille en conséquence et me lève à 6h du mat’ pour pouvoir y aller le plus tôt possible et espérer ne pas arriver trop tard au taf. Trois trams loupés et un métro en retard plus tard, j’arrive sur mon lieu de travail. Le lieu du dépistage est à vingt minutes de là, mais pas un seul bus ne circule et je décide donc, en bonne petite employée consciencieuse, d’y aller à pied. (On se demande pourquoi hein parce que personnellement la tuberculose, je ne suis pas persuadée que ça me concerne :P ). C’est bien sûr le moment qu’à choisi la neige pour tomber encore plus violemment! Emmitouflée façon John Snow dans mes couches de laine, je marche bravement jusqu’au camion de dépistage… qui n’est pas là. Évidemment, avec la neige, il a annulé. Sur place, on m’engueule à moitié parce que j’aurai dû m’en douter et quoi?? On a envoyé un mail y a une heure, vous l’avez pas lu? Bah non j’avais mieux à faire, me transformer en bonhomme de neige bien sûr…

Passablement énervée, je marche une heure en sens inverse pour retourner à la bibli, où on m’annonce en rigolant que le type qui doit livrer les meubles a reporté d’une semaine et que j’aurai tout aussi bien fait de rester chez moi. Faisant contre fortune bon cœur, je me dis que je vais pouvoir finalement aller chez ma coiffeuse le lendemain!! Mais comme j’avais annulé le rendez-vous, elle n’avait plus de place avant mardi. Bon soit, me dis-je. J’essaie d’encaisser la nouvelle (j’aime pas que mes attentes soient reportées: je suis un peu gamine capricieuse parfois^^) sauf que là, on vient m’annoncer que le type que je remplace revient et que moi, je dégage… Du coup, bah… j’ai retourné le problème dans tous les sens, mais bon, fallait être raisonnable, j’allais pas dépenser 300 euros comme ça pour me retrouver au chômage deux semaines après… Donc j’ai RE-téléphoné à ma coiffeuse que je n’ose pas retourner voir, elle doit me détester maintenant :p pour annuler définitivement. Bref, ce fut une très mauvaise journée, et la première fois où j’ai fait la gueule à mes collègues de ma vie :) (J’ai recommencé à leur faire la gueule la semaine d’après, mais là c’était pour une toute autre raison ;) ) Donc bah voilà, je suis au chômage et j’ai pas mes nouveaux cheveux, youpi :D !

21 mai:

Je suis passée chez le coiffeur aujourd’hui et je n’ai pas pu résister à me prendre en photo: je trouve que le brushing qu’on m’a fait est trop beau :D J’ai fait couper les pointes pour un beau carré, ce qui donne l’impression qu’ils sont plus courts. J’ai toujours le même problème de dégorgement de la couleur à cause de la permanente, ce qui fait que les boîtes maison je peux oublier, mais là qu’on en est à la quatrième ou cinquième colo depuis, ça s’estompe un peu… De plus j’ai trouvé un super truc: c’est un pigment temporaire fait normalement pour les cheveux décolorés à blanc. Avec un pot j’en suis à 8 utilisations: j’applique ça uniquement sur les longueurs et ça tient trois shampoings à peu près:) En regardant les photos je me rends compte que c’est de plus en plus rouge, cette couleur^^

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29 mai:

Je sais, ça ne fait qu’une semaine, mais sérieusement, je n’en peux plus, alors aujourd’hui je retourne chez le coiffeur. Cette fois-ci c’est un coloriste paraît-il super doué que m’a conseillé une copine. Quand je vois le superbe roux qu’elle a (et qui tient) ainsi que le beau ombré hair qu’il a fait sur une autre de nos potes, je me dis qu’il y a du potentiel et qu’il saura peut-être me sauver mes cheveux. Bon d’habitude je poste jamais de photos de ma gueule en mode moche mais là… Mon copain m’a appelé grizzli ensanglanté hier, c’est dire les dégâts :D Je me suis dit que ça serait sympa de voir l’évolution, je remettrais des photos cet après-midi^^. Il faut savoir que les quatre photos que je vais poster en dessous, c’est ce que j’ai sur le crâne la majorité du temps, même avec tous les masques, les huiles, les shampoings et après-shampoings spéciaux que j’utilise. Le flash rend la couleur plus jolie et uniforme qu’elle n’est en réalité et on a l’impression qu’ils sont plus brillants aussi: en vrai ça fait comme quand j’étais blonde et que je me tenais en rouge avec des colorations passagères, un espèce de rouge moche délavé paillasse, sauf sur les racines évidemment, mais là c’est trop rouge! Mes cheveux sont beaux quand ils sont encore humides, quand je les coiffe avec mon rajout ou que je les lisse au fer, en dehors de ça c’est mort: or vous vous doutez bien que le fer, c’est pas très bon, et j’ai la flemme de me faire des coiffures alambiquées tous les jours :P.

Là j’ai fait seulement deux shampoings et ça a déjà dégorgé un max, même avec le soin colorant que j’ai posé avec le deuxième shampoing: vous voyez l’horreur? Alors si ce monsieur n’arrive pas à me régler mon problème, moi, c’est décidé, je repasse au henné. J’en faisais ado avant de passer aux colorations chimiques, et c’était parfait. En plus, ça me les réparera. (J’ai lu plein d’articles là-dessus, c’est tout à fait possible) Mais qu’est-ce qu’il m’a pris moi de vouloir être noire en fac? Oui c’était ma période gothique, et en plus ça m’allait pas!!  J’aurais dû rester rousse tout le temps, ne jamais faire de permanente qui ne marche même pas et jamais je n’aurais eu de problème T-T

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EDIT: pendant que j’écrivais cet article le coiffeur m’a appelé pour me dire que son collègue était malade et on a repoussé le rendez-vous à demain. Avec ma superstition débile je me dis que c’est un signe et que peut-être vaudrait mieux repasser direct au henné sans passer par la case 150 euros :P Z’en pensez quoi? De toute façon ça sera pas avant quelques mois et pas avant le salon de ce week-end, mais je peux décemment pas y aller comme ça^^ Pendant les vacances on s’en fout j’ai pas de salon, alors je peux ne plus y toucher au moins jusqu’à septembre!

30 mai:

Verdict au sortir du coiffeur: moyennement concluant. Mais bonne nouvelle, j’ai payé “que” 70 euros, beaucoup moins que ce que j’avais imaginé. La seule solution pour sauver mes cheveux a été de foncer la repousse pour atténuer le rouge et d’allonger la couleur une mèche sur deux sur les longueurs. Je ne blâme pas les coiffeurs parce qu’ils ont fait du mieux qu’ils pouvaient (ils étaient trois sur ma tête, quand même^^), mais je trouve ça super moche. Bien sûr ça l’est moins que ce que j’avais avant, mais je ne suis plus franchement rousse, et j’ai l’impression d’avoir perdu toute ma personnalité. J’ai pris un autre rendez-vous chez ces coiffeurs-là dans un mois et je n’ai plus le droit d’y toucher jusque-là (enfin si, mais je suis une grande fille, je je vais pas faire de conneries^^). Si jamais je gagne le prix révélation jeunesse aux Futuriales le 8, en plus d’être morte de trouille, je vais être morte de honte, et faut vraiment que je trouve un moyen d’arranger ça pour pouvoir monter sur scène :D Je sais que ça peut paraître complètement con, mais imaginons que je gagne ce prix, et que ça soit le seul de ma vie: je n’arriverai pas à me dire que toute ma vie, mon seul moment de gloire, on gardera de moi cette image d’un épouvantail aux cheveux de paille^^ Comme je pense mettre ma robe turquoise à fleurs, qui est peut-être ce que j’ai fait de plus joli jusque-là, je pense à un bandeau à fleurs genre années 20 (en plus c’est la mode en ce moment), histoire de cacher la misère^^ En plus, elle a un beau décolleté alors peut-être que ça détournera l’attention :D

Voilà comme promis le résultat en photo, sans toucher à leur supeeeerbe séchage, une avec et une sans flash^^ Comme pour plus haut, la photo arrange la couleur!

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Finalement ça a de bons côtés cette couleur et je commence à m’y habituer. D’abord, j’ai l’air encore plus pâle avec, ensuite, quand mes cheveux sont sales ça se voit beaucoup moins qu’avec le roux. Cette couleur bizarre se marie étrangement mieux avec mon rajout qu’avec ma couleur précédente (je n’aurais pas cru…) et je peux me faire la coiffure de Mrs Lovett :D Du coup je vais aborder les Futuriales sans crainte^^

La preuve là:

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17 juin:

Je sais, je sais, ça fait à peine plus de quinze jours que je suis passée chez le coiffeur et je reviens déjà poster dans ce billet! Mais cet après-midi, en revenant de mon deuxième cours de chant (c’est trop biiiiien), je suis passée dans un boutique de produits bio où ils vendaient… du henné! La boîte est un peu chère (pas plus que le prix d’une coloration chimique dans le commerce, cela dit, 12 euros), mais elle se présente bien, avec notice détaillée, gants et mélange de couleurs/poudre déjà fait, contrairement à ce que que j’ai lu sur les forums dédiés au henné, je croyais qu’il fallait acheter plein de produits séparément. Et oui, je ne connaissais pas les colorations naturelles^^ J’ai pris un cuivré, et y a notamment du curcuma dans mon mélange^^ Comme je suis impatiente mais pas non plus débile, j’ai fait un test sur une mèche, qui est justement en train de poser! Je montrerai des photos plus tard. Si la mèche c’est bien, ce soir je fais toute la tête et enfin, finiiiis mes problèmes de racines, de couleur qui dégorge, d’ammoniaque qui nique tout, de 70 euros dépensés par mois! j’aurai toujours un beau roux, puisque ça tient bien le henné, et je pourrais laisser pousser mes cheveux^^

Deux heures plus tard…

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Voilà le résultat sur la mèche, qui est au milieu, plus lisse et plus… propre :P (Histoire qu’on la reconnaisse^^). On peut voir aussi que ma couleur a éclairci en quinze jours.

Comme ça n’est pas devenu vert ou affreusement hideux (en même temps y avait pas de sels métalliques dedans, j’ai bien regardé), j’ai décidé de faire toute la tête! Et oui j’ai sauté le pas :) Comme j’hésitai, c’est mon copain qui a trouvé l’argument ultime en me disant que de toute façon je sortais pas, donc que je pouvais bien les avoir bleus, mes cheveux, qu’on s’en foutait :P

Je ne décommanderai pas mon rendez-vous de la fin du mois chez le coiffeur hype de la dernière fois, il a de supers produits que je vais lui rafler, et faut que je refasse mon dégradé.

Y a un côté un peu jaune fluo que j’aime pas trop (à cause du curcuma j’imagine), mais comme c’est ce qui s’enlève le plus au rinçage et que la couleur va oxyder avec la lumière, je pense que ça va passer avec le temps. Et si ça passe pas, au pire, à mon prochain cours de chant lundi prochain, je reprends un boîte (peut-être du rouge, tiens^^) et hop!! Moi qui adoooore refaire des colorations, ça me plait trop que le henné soit un soin :D Comme ça fonctionne comme une patine ça s’arrangera au fur et à mesure des applications! Je vais faire des photos à chaque fois, des fois que ça intéresse mes lecteurs^^ Et si ça vous intéresse pas, je verrais moi mon évolution! D’ailleurs, ça fait presque deux ans maintenant que j’ai coupé mes cheveux tout courts ;)

Allez, on croise les doigts pour que ça ressorte bien :D


18 juin:
Et voilà ce que ça donne ce matin! Le reflet est sympa, ça a plus pris sur les longueurs que la partie non permanentée, mais ça me plaît! Ce n’est pas parfait, mais la semaine prochaine, je pense faire un henné plus rouge (uniquement sur les longueurs?) pour harmoniser un peu tout ça et enlever ce drôle de reflet jaune/vert fluo (dû au curcuma) que je n’aime pas trop. Là ce matin j’ai mis en place ma super technique de la mort pour avoir de belles boucles: séchage/froissage la nuit sur l’oreiller + reprise au fer à friser des boucles qu’ont une sale gueule. Je ne sais pas si c’est du au henné ou au masque que j’ai fait après le rinçage, mais mes cheveux sont déjà en meilleure santé :) Bientôt la tignasse de Merida :D ?

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21 juin:
Avant de me lancer dans le henné, j’avais lu plusieurs articles, notamment celui de Skulls and Polish, (“Comment le henné a sauvé ma tignasse”) et posé quelques questions à la tenancière du bar blog pour savoir si c’était adapté à mon cas. Comme je suis trop impatiente j’ai pas attendu qu’elle me réponde pour me lancer, mais ce n’était pas peine perdue, parce que lorsqu’elle m’a répondu j’ai découvert une fille super sympa avec qui j’ai pas mal de points communs, et qui m’a donné l’adresse de Henné et soins d’ailleurs, qui livre en Belgique! Les frais de port étaient de seize euros mais j’ai reçu le paquet en deux jours, et j’ai donc reçu ce matin ma commande, avec laquelle j’ai de quoi m’occuper de mes cheveux pendant minimum six mois, et pour moitié moins cher qu’une seul passage chez le coiffeur (frais de port et compléments alimentaires compris :P)! Après avoir passé la journée avec une copine (en parlant cheveux, j’ai d’ailleurs acheté un super soin chez Wakko, le coiffeur chez qui on ira toutes les deux la semaine prochaine, le fameux super doué :) ), je suis rentrée et j’ai immédiatement préparé ma tambouille pour tester tout ça^^ Alors là sur la tête j’ai une mixture de henné Tazarine, de poudre de quinquina rouge, et de jus d’orange (si si^^). J’espère que le rouge et la “couche” de plus de henné vont réussir à foncer mes longueurs et faire disparaître la démarcation… Comme la dernière fois ma pâte était trop épaisse, cette fois-ci j’ai mis plus d’eau, et en fait, trop… Du coup ça coulait et je vous raconte pas la galère à appliquer! Mais je vais bientôt chopper le coup de main :D Résultat de l’opération demain :D !

22 juin:
Voilà la photo ce matin, à la même place, histoire de pouvoir comparer avec la semaine passée. Bon j’avoue que c’est pas très flagrant là à la photo, mais moi je sais que c’est pas pareil^^ Déjà, je n’ai plus les vieux reflets jeune-vert fluo du curcuma (on les voyait pas sur la photo^^) et avec le super soin que j’ai acheté, mes cheveux sont en bien meilleure forme! Là j’ai pas fait les retouches avec le fer à friser alors ça fait des vieilles ondulations moches, mais je ne vais pas le faire tout le temps vu que j’ai décidé de chouchouter mes cheveux^^ On voit moins la démarcation longueurs/racines qu’avant, et je suis persuadée qu’à force de faire des hennés, j’arriverai enfin à mon but!!

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25 juin:
Ouais ouais, j’en ai fait un déjà y a même pas cinq jours, de henné, mais puisqu’on peut abuser, je vais pas m’en priver :D Avec les colos chimiques si c’était si peu cher et que ça n’abîmait pas les cheveux, j’aurais aussi été chez le coiffeur toutes les semaines^^ C’est trop rigolo de faire des tambouilles de sorcière! Bon alors, cette fois, c’est une coloration Logona Acajou, un mélange de henné, d’un peu d’indigo et de brou de noix, qui pose sur mes longueurs (et uniquement^^). Je n’ai pas trop peur du résultat, étant donné que les racines n’ont pas bougé de couleur, ça devrait, si mes calculs sont exacts, rattraper enfin ma différence de ton. L’application a été plus facile: j’ai su trouver la bonne consistance, et même si j’avais gardé un peu de poudre en rab’, vu ce qui restait la première fois de ma boîte Logona, y en avait encore de trop! L’odeur n’est plus celle du curcuma comme la première fois, ni de la poudre de quinquina et jus d’orange de la seconde. Vu que c’est carrément épinards, quand j’en referai la prochaine fois, je mettrais de la cannelle ou du gingembre dans mon mélange de henné! (Et oui, on peut faire ça, ça ne change rien à la couleur, juste l’odeur :) ) Résultats! Bon alors, le lumière est pas la même que pour les autres photos, mais je trouve que ça donne un bon aperçu! C’est un poil plus rouge, ou foncé je sais pas, mais bon, pas vraiment flagrant… Va vraiment falloir en faire des tonnes de hennés, mais surtout, acheter brou de noix et indigo chez Hennés et soins d’ailleurs :) Là le séchage c’est au diffuseur (esthétiquement ça change que dalle au séchage sur l’oreiller) et comme j’ai mis mon nouveau super soin, mes cheveux ont jamais été plus doux :) (Et soit-dit en passant, avec un démêlant, c’est super simple pour retirer le henné et ça n’altère pas la couleur.) Je crois que les prochaines fois, je me ferai pas chier à faire méticuleusement que les longueurs, hop, tout sur la tignasse et massage, ça sera plus simple :D Mais ça sera pas avant quelques temps, je vais laisser le henné s’oxyder à l’air libre pour voir si ça fonce vraiment la couleur!


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28 juin:

Hier, j’ai fait refaire mon dégradé chez Wakko. Il y est allé un peu fort je trouve, quand je me suis lavé les cheveux en rentrant j’avais l’impression que la queue de cheval était devenu une queue de rat :) Mais bon, ça fait plus de volume, et ça m’a enlevé pas mal de mes pointes abimées. C’est vrai que c’est plus joli! La coupe, plus le henné, plus les produits (je leur ai acheté le reste de la gamme), et mes cheveux sont presque parfaits! Ce matin, reprise des boucles moches au fer. La lumière est la même que celle du 22 juin, et donc, on peut bien voir les couleurs et la différence de tons. La prochaine fois, je fais un henné avec du jus de citron et pleiiiin de rouge :D Alors ça donne ça:


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30 juin:
Quatrième henné. Le mélange du jour se compose du reste de la coloration acajou Logona de la dernière fois, d’un peu de henné Tazarine de la fois d’avant, de cannelle (ça ne change pas grand chose à l’odeur, en fait), de jus de citron, d’un peu d’eau chaude et de la moitié du sachet de poudre garance. C’était assez granuleux et donc chiant à poser. Cette fois-ci, en regardant la couleur de la pâte et des taches que j’ai fait partout, j’ai la nette sensation que ce sera vraiment différent, et bien plus rouge. 2h plus tard: J’ai réussi! Je ne sais pas si c’est le jus de citron ou la moitié du paquet de Garance, mais mes longueurs sont rouges et tout est uniforme :D Maintenant, reste plus qu’à espérer que le rouge ne dégorge pas, et à attendre que ça pousse :D (Me reste plus qu’une bonne trentaine de centimètres à avoir, c’est boooon, dans dix ans je l’aurai ma tignasse de Rose :p ) Je vais pouvoir espacer les hennés, j’aurai juste à en refaire pour les racines! Avec les soins que j’ai achetés, ils vont être parfaits, enfin…

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6 juillet:
Non, je n’ai pas refait de henné :) (A ce propos la couleur n’a pas bougé et j’aime mes cheveuuuux :D) C’est juste une petite photo pour montrer ce que donne la technique de bouclage que m’a filée le coiffeur la dernière fois. On enroule les mèches mouillées au doigt, on les plaque sur la tête avec des pinces plates, et on dort dessus^^ Alors ça fait de superbes boucles, c’est la technique la plus chouette que j’ai testée, (en tout cas plus pratique et moins dangereux que le fer) mais comme mes cheveux sont encore trop courts ça me fait une espèce de coupe années 20, assez sympa mais un peu trop remontée pour que je l’assume au quotidien ^^ Du coup j’en ai fait deux couettes et j’ai juste gardé les mèches devant! Mes cheveux brillent, sont de la même couleur que mon rajout (et que Rose) et sont douuuux :D


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Samedi 13 juillet:
Hum hum, j’ai légèrement craqué :) Je suis passé à Matongé (quartier africain de Bruxelles) et une fille m’a abordé en me demandant: “Toi, hey, tu veux des rajouts?”. J’ai dit oui, et voilà que j’ai été embarquée (pas tout à fait) malgré moi dans un aventure capillaire dans laquelle on parle de tissage et d’un salon de coiffure comme au Mali :D Voilà ce que ça donnait en sortant, avec et sans les pinces pour les attacher:

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J’aimais pas trop parce que y avait pas de dégradé et que la miss m’a mis des cheveux lisses alors que je voulais des bouclés, (je ne sais jamais m’imposer face aux coiffeuses T-T), et que mes vrais cheveux sont très secs, mais armée d’un peigne-rasoir et des conseils que j’ai glanés un peu partout lors que mes nombreuses autres expériences cheveutales, j’ai coupé là-dedans, mis du produit et hop, voilà la différence:

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Je mettrais des photos la prochaine fois que je me laverai les cheveux, parce que je compte tester de-nouveau la technique du bouclage au doigt! Là c’est trop lisse pour moi. Comme ce sont des rajouts naturels je peux en faire ce que je veux et refaire du henné par-dessus! (Aieuuuuh, j’ai mal à la tête, ça me tire :D )

Lundi 15:
Lavage, froissage, soignage au karité(ça déchire!!), recoupage et ferfrisage des cheveux plus tard, voilà ce que ça donne! Aujourd’hui, vous ne m’entendrez pas me plaindre que je suis trop moche :P L’avantage des rajouts, c’est que je peux les friser tous les jours, je m’en fiche si ça les abîme :D Comme je trouve que je ressemble enfin à Rose (même s’il me faudrait encore bien 50 cm de plus, elle a une tignasse de fou), j’ai poussé le vice jusqu’à me maquiller comme elle! Bon pour sortir, je vais virer le rouge à lèvres hein :D (C’est moi ou bien mes cheveux ont vachement foncé depuis le 30 juin? )

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Aprèm: En regardant Titanic une trouzmillième fois ce midi, arrivée à la scène du bisou, je me suis dit que j’avais le peigne papillon de Rose, pourquoi l’avais-je oublié?! Et donc, armée de mon rajout (la queue de cheval que j’utilise pour mes coiffures historiques, pas le tissage qui s’en va pas) et de pinces, je me suis fait la même coiffure :D De dos, de face et de côté, bien malin qui saura démêler les vrais cheveux des faux^^. C’est la première fois de ma vie que j’en suis fière, de mes cheveux, et je voudrais qu’ils soient tout le temps comme ça (enfin, sans rajouts et tissage, ça serait mieux :P)

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15 juillet:
Bon, les vieilles queues de rat et les dégradés maouss’, c’est vraiment pas pour moi, aussi hier soir après mon shampoing j’ai coupé bien cinq centimètres de cheveux. Je ne pourrais plus faire la coiffure de Titanic, mais c’est plus naturel et moins lourd! Sur cette photo, je n’ai absolument rien fait, ni produit, ni bouclage. (Ni maquillage non plus :P)


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23 juillet:

J'ai fait enlever mes extensions hier matin. Je n'en pouvais plus, trois jours de migraines et puis ensuite des démangeaisons à cause de la chaleur, je vous raconte pas :P Mais comme je n'abandonne pas l'idée d'avoir des cheveux longs, je suis donc retournée au salon où j'avais acheté mes premières mèches, et j'en ai acheté un paquet de bouclées, plus une vingtaine de mini-clips. Je me suis donc fait 20 euros en économisant sur la façon, parce que j'ai cousu moi-même une dizaine d'extensions à la main :D (On va pas me dire que je suis pas capable de faire ça quand même^^)


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Après avoir vu ci-dessus à quoi ça ressemble, vous pouvez voir en-dessous la moitié de ma tête^^ Alors franchement c'est génial, c'est pas lourd, ça se pose en dix minutes et ça s'enlève en cinq!

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Comme c'est bouclé, on voit moins la différence entre mes vrais et mes faux cheveux, le dégradé choque moins et je peux les arranger comme je veux :)

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Bon par contre je les ai enlevées direct après l'essai photo, il fait trop chaud aujourd'hui :D

25 juillet:


Aujourd'hui on devait aller avec des copines à un stage de contredanse anglaise. Il a été annulé, mais on a décidé de sortir quand même habillée Regency :) Du coup, je n'ai pas pu résister à vous montrer ma coiffure de ce matin, faite avec un crépon pour le chignon, mon rajout pour la nattes, et deux extensions à clips pour les boucles :)

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(Et en prime une superbe photo prise par Gasparde)


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13 août:


Je n'ai pas fait de henné depuis le 30 juin :D
C'est la première fois que j'arrive à rester aussi longtemps sans rien leur faire, à mes cheveux :) Mais là j'ai des racines alors donc, henné! J'espère que ça ne va pas trop changer la couleur que j'aime beaucoup, du moins, trop la foncer. Si c'est un poil plus rouge, ce n'est pas grave, mais il faut que ça reste assorti à mes rajouts!
Cette fois-ci j'ai mélangé henné d’Égypte, jus de citron, poudre de quinquina et paprika. C'était affreux à poser. Sur le coup la consistance était parfaite et puis ça c'est mis à faire des petits paquets, je vous raconte pas le bordel, une multitude de petits cacas s'explosant partout dès que je bougeais la tête! J'ai fixé tout ça par une charlotte, mais j'ai assez peur parce que j'ai pas réussi à étaler la pâte uniformément. Je vais le laisser moins longtemps!

Avant:

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(Bon évidemment on ne voit pas les racines ici, et à la lumière du soleil c'est plus beau qu'en vrai)

Après:


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Ils sont un peu plus volumineux parce que je les ai séchés au sèche-cheveux et que j'y ai mis un coup de ma nouvelle super-laque :) Cela dit, on dirait toujours de la paille. J'avais l'impression qu'ils étaient plus clairs, ce qui à priori est pas possible vu que le henné ne peut que foncer la chevelure, mais en fait, en mettant mes rajouts à côté, si, c'est plus orange! (On peut aussi comparer avec la photo du 15 juillet, c'est flagrant!) Et ce n'est pas moi que ça va dé(o)ranger^^

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1er septembre:

Plus de deux semaines sans toucher à mes cheveux :D Les racines se voyaient pas mal et j'avais peur que ça ne marche pas très bien comme la dernière fois, mais en fait c'est parfait! C'est devenu bien plus orange qu'avant, et alors que je pensais que c'était une illusion comme la dernière fois, et bien en mettant mes rajouts à côté il se trouve que non! C'est effectivement pas mal plus clair. Cela dit j'aime bien ;) Alors le mélange qui a si bien marché c'était: henné tazarine en quantité, jus de citron en veux-tu en voilà, eau froide, un peu de henné châtain et un cuillère à soupe de poudre de garance. Ces derniers temps ça virait un peu à l'acajou bizarre, mais là je suis rousse-rousse même à l'ombre et c'est chouette! (On voit bien la différence avec la photo façon "Jane Austen")

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30 septembre:

A force de faire des dégradés de dégradés, mes cheveux faisaient des petites mèches moches, et je déteste ça, alors ce matin, après avoir essayé sans succès de me les couper moi-même, je suis passée chez le coiffeur pour retrouver le carré de mes douze ans :)
Quant à a couleur, je n'y ai donc pas touché depuis 15 jours (oui, j'ai eu la flemme de montrer des photos y a deux semaines, ça ne changeait pas grand chose). Et j'ai remis les lunettes que mossieur mon ex détestait :P

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1er janvier 2014:


(BONNE ANNÉE!!)

Je n'ai pas coupé mes cheveux depuis fin septembre et je peux donc dire qu'ils poussent d'1 cm par mois, bref ça va pas péter loin :D
Trois mois sans faire de conneries, c'était vraiment trop :p Il a fallu que je trouve une de mes anciennes boites de colo dans mes cartons de déménagement et que je me la foute sur la tête :D Alors c'était super beau, ça n'a pas abîmé mes cheveux, sauf que c'était trop rouge, alors pour ne pas persister dans mes démarches capillaires idiotes, je suis allée chez le coiffeur le 20 décembre. C'était là aussi très joli, mais trop foncé par rapport à mes rajouts. Comme je veux pouvoir encore les utiliser il me faut donc éclaircir de quelques tons... Mais la décoloration, pas question! Je suis idiote mais faut pas exagérer :D J'ai lavé mes cheveux plusieurs fois avec du shampoing anti-pelliculaire, ce qui a un peu adouci la couleur, mais ce n'était pas encore ça. Après des recherches sur le net, j'ai trouvé ce site qui explique comment les éclaircir avec du miel: au pire ça ne fait rien, au mieux ça marche sans les abîmer, alors en ce moment, ça pose :) Comme mon masque était à l'origine à la lavande, je vous raconte pas, lavande et miel, comme ça sent bon! Résultats dans une heure^^

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Plomplomplom deux heures plus tard...

(Ouais paskyavait la Soupe aux Choux à la télé :D)

Alors, c'est très très discret, mais ça a marché! Et comme mes cheveux sont super beaux, je vais recommencer, puisqu'on peut en abuser!

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3 janvier:

Deuxième masque avec un miel d'eucalyptus, sensé être plus oxydant. Personnellement je vois pas la différence...

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5 janvier:

Troisième masque, j'y arrive très doucement

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6 janvier:

Si une de mes bonnes résolutions de cette année devait être d'être plus patiente et d'arrêter les conneries avec mes cheveux, c'est raté! J'aurais tenu deux bonnes semaines :) J'ai acheté il y a trois jours une boîte de SOS colour remover, un produit démaquillant sans ammoniaque ni agent d'oxydation sensé enlever les dernières colorations sans abîmer les cheveux. Aujourd'hui, en passant dans la salle de bain, j'ai tenté :D Alors ça pue grave sa mère, mais déjà au bout de quelques minutes j'ai pu voir que mes racines redevenaient blondes, enfin de mon blond naturel. Je ne sais pas trop ce que ça va donner sur les longueurs, parait que ça ne va rien faire là où j'ai appliqué du henné, mais sur deux blogs différents j'ai eu des avis de nanas qui disaient que ça enlevait aussi le henné, et que ça pouvait donner une couleur orange. C'est pas plus mal, dans un cas comme dans l'autre j'aurais des cheveux clairs, à force de colorations ils sont devenus de plus en plus foncés et ça ne va plus très bien avec ma carnation.
Résultats dans une heure!


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Alors alors:
Les racines blondes, c'est à cause de mes deux dernières colorations. Le reste est un poil plus foncé parce que ce sont des cheveux teints au henné, mais ils sont tout de même beaucoup plus clairs qu'avant! Ce qui est cool, c'est que ça a enlevé le rouge :) Je sais, c'est pas parfait, mais toujours mieux qu'avant (enfin je préfère) et donc, je peux refaire quelque chose d'impeccable à partir de ça :) Mais là, je ne vais pas aller chez le coiffeur: je vais m'en occuper moi-même, je sais d'avance que le résultat me plaira plus :D

6 janvier, aprèm':

J'ai décidé que mon nouvel objectif capillaire serait de retrouver ma vraie couleur de cheveux. Ensuite, je les laisserais pousser, et quand ils seront bien longs et en bonne santé, j'aviserai pour redevenir rousse. Parce que là franchement, j'en ai marre, ça fait bien dix ans que je passe par toutes les couleurs :P Après une discussion de douzmilnutes avec la coiffeuse/vendeuse qui connaissait bien son sujet (et aussi le colour remover), j'ai donc acheté une boîte de blond foncé temporaire, histoire de commencer en douceur. (Mais je le ferais que demain ;) )

8 janvier:

J'ai encore changé d'avis, et je ne toucherai pas à mes cheveux, parce que pendant la nuit un miracle s'est produit! (Enfin, je crois plutôt que je n'ai pas remarqué hier en rentrant que j'avais changé de tête.) En effet, mes cheveux ont foncé et j'ai retrouvé la couleur rousse et naturelle que j'avais avant! (Enfin pas aux racines, mais comme du coup ce blond foncé se rapproche assez de ma vraie couleur, c'est tout benef' !)  Je suppose que c'est dû à l'oxydation du henné à la lumière du jour. Heureusement que je n'ai pas coloré mes cheveux comme prévu, par contre, j'espère que ça ne foncera pas plus, et si vous voulez une boite de Casting nuance "cappuccino", je vous l'offre avec plaisir!


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9 janvier:
J'ai fait un soin colorant que j'ai laissé posé cinq minutes ce matin, c'est un poil trop rouge, mais pas mal!

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8 mars:

J'ai fait deux colorations depuis un mois, et j'ai enfin retrouvé ma couleur rousse (ouais je sais, j'ai ENCORE changé d'avis, mais bon, il faut bien que je me serve de mes rajouts, c'est que je commence à avoir un sacré matos de coiffure^^). La prochaine fois, je me remets au henné! En attendant, voici des photos de ma coiffure d'aujourd'hui :) Gasparde m'a fait découvrir un superbe petit café d'esprit un peu Marie-Antoinette, alors du coup il fallait que j'étrenne ma robe verte^^ On s'est bien amusées en tout cas!


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3 avril:

Chaque fois que je prends le tram, je me vois dans le reflet des vitres et suis toujours énervée par mon grand front :) Pas qu'il soit moche, mais il prend quand même une sacré place :D Fut un temps je me faisais toujours des franges, ça m'allait très bien, seulement c'est chiant pour la repousse et l'entretien, et ça ne convient pas vraiment pour les coiffures historiques que je souhaite faire. Alors j'ai trouvé un compromis: j'ai coupé une frange de biais, et tellement longue que je pourrais l'attacher ou la friser pour mes coiffures. En même temps je montre ma couleur, que j'ai réussi à avoir un peu plus claire :) Y a un petit côté fée Clochette qui n'est pas pour me déplaire^^


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3 mai:

Je suis passée chez le coiffeur refaire mon dégradé, et j'en ai profité pour me faire boucler les cheveux! On peut admirer mes nouvelles lunettes par la même occasion :)


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BORDEMARGE

Mercredi 27 juin:

Finalement, j’aime toujours autant mon roman, malgré toutes les critiques mitigées que j’ai pu en lire! J’en ai lu des très bien qui m’ont rendue fière de moi, et toutes ces chroniques, qu’elles soient bonnes ou mauvaises (mais pas trop, personne ne m’a descendue en flèche :) ), ont finalement fait en sorte de me faire me poser les bonnes questions. J’ai retiré ce qu’il en fallait pour la suite de Bordemarge, que je suis en train d’écrire, et suffisamment de motivation pour continuer un bon bout de temps ;) Je compte faire de Nuxiger (titre très provisoire, c’est affreux ce nom) un roman encore bien meilleur :)



Mardi 15 mai:


Voilà un mois que Bordemarge est sorti, et en réalité, ça ne me fait pas autant d’effet que j’aurai cru; certes j’ai lu quelques critiques, c’est très agréable parce que le livre semble plaire, et que ça me fait toujours plaisir de lire des jolies choses; j’étais très fébrile la première semaine de sortie, mais maintenant cette fébrilité est retombée, et je n’en ai plus rien à faire. Comme si ça y est, le bouquin est sorti de moi, alors je ne m’en occupe plus. Je me demande ce que ça va donner la semaine prochaine, à Étonnants Voyageurs. Je crois que je me souviendrai plus de l’histoire, que je serai pas fichue de la défendre… et que si jamais on me pose des questions, je serai pas fichue non plus de répondre. Déjà rien que qu’une semaine avant qu’il ne sorte, je ne me souvenais plus que j’avais changé le nom du personnage de Clarence en Christian :) On dirait bien que ça va faire comme Porcelaines… dans une semaine je n’aurai retenu que les chose à améliorer, et dans un mois, je soutiendrai mordicus que c’est la pire daube que j’ai jamais écrite et j’en aurai honte :)
En ce moment je suis complètement vide, j’ai des tonnes d’idées dans la tête mais rien du tout qui ne me donne envie d’écrire. J’ai même abandonné les Chercheurs du Temps, alors que l’épisode 8 est presque fini et qu’il ne me reste presque plus rien! J’aimerai vraiment, mais vraiment retrouver ma motivation…



Lundi 16 avril:

Bordemarge est sorti! je n’ai pas dormi pendant une semaine, mais ça ne servait à rien, vraiment :) Jusque-là j’ai eu que des bonnes critiques, à part une mais son auteur semblait ne pas m’aimer moi plutôt que mon bouquin^^ et puis je m’en fiche, il en faut aussi :D Après les critiques des blogueurs, j’attends désormais les avis des lecteurs :)
Et sinon, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le tour de toutes les librairies pour le voir :D

L’avancement du costume de Roxane pour les Imaginales


Dimanche 1er avril:


C’est pas une blague, Bordemarge sort le vendredi 13 avril! J’ai super super hâte :D
Mercredi 4 (le jour de la ortie de Titanic en 3D, moi je dis c’est un signe ;) ) j’ai rendez-vous à paris pour parle à des journalistes! j’ai déjà reçu la couverture et on peut voir une page facebook consacrée au roman ici

Je présenterai ce livre aux Imaginales, où je serai déguisée en Roxane :)


Mercredi 18 janvier:

J’ai terminé hier de corriger mon texte, et j’y ai ajouté exactement 30 pages (pas fait exprès :) )
D’ici mi-février je devrai avoir la première maquette, j’ai hâte!!! :D

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Samedi 10 décembre:

Cela fait trois jours que j’ai reçu les notes pour les corrections, et je travaille, je travaille! J’espère pouvoir rendre la nouvelle version pour qu’il soit bien publié en mars/avril, comme prévu au départ! Mais comme en trois jours j’ai corrigé 16 pages, si je continue sur ce rythme-là, ça fait 20 jours de travail, soit en gros un mois vu qu’il y aura les vacances de Noël entre temps, donc, je le rendrai logiquement début janvier.

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Le 4 mars, j’écrivais le texte ci-dessous, dans lequel j’expliquai que j’étais sur un nouveau roman. Et bien je l’ai terminé ! Le 15 août tout pile, soit deux jours avant mon anniversaire, ce qui fait six mois pour l’écrire! (Bien plus rapide que Malemort que je n’ai même pas terminé). Pour ce faire j’ai passé deux jours dessus avec le soutien de mon zamoureux-que-je-remercie-comme-aux-césars, et le voilà, tout beau, tout neuf ! Pour l’instant, il s’appelle

liste des choses à faire avant de mourir, et je suis trop heureuse de la viiiiiiiiiie !!

            Alors il y a deux héroïnes, l’une c’est Roxane de Bordemarge, et l’autre Violette Linzen (qu’on peut retrouver dans bon nombre de mes nouvelles) et les deux sont vraiment différentes l’une de l’autre. Disons que l’une c’est mon côté Cyrano, et l’autre, mon côté Edgar Poe ;) . Il y a aussi tout un tas de personnages, dont plusieurs sont repris d’autres de mes nouvelles/écrits, et je les aime tous! Parmi eux, il en y a surtout quatre que je chéris particulièrement, parce que j’en ai fais des hommages à mes amis-que-j’aime, comme dirait Edward :)

            Il y a dedans, entre autres choses, un vaisseau pirate avec des pattes d’araignée, un capitaine russe que j’ai repris de Roman, un petit vieux en fauteuil roulant, des belles robes, des mains coupées, des inventions bizarres telles que le svadilfari, des hommages en veux-tu en voilà, des ch’tits n’orphelins, des capes, et pis aussi des épées !

            Bientôt, je posterai ici des illustrations de ce monde-là, parce que j’en ai tout plein de faites, et tout plein dans ma tête !

Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre les retours de mon éditeur, et même si c’est stressant, ça l’est beaucoup moins que de me lever tous les matins en me disant: “j’ai un roman à finiiiiiiiiiiir!”

            Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas ;)

 

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Voici les trois premiers chapitres du roman que je suis en train d’écrire. Il me plait, il me plait, il me plait! Je me suis jamais autant amusée à écrire que pour ce truc. Il n’a pas de titre, les intrigues ne sont pas encore toutes très claires, y a plein de fautes d’orthographe et de grammaire, mais je m’en fiche: je visualise les personnages et vis avec eux pour la première fois depuis que j’ai écrit “Roman”… mon premier roman. Est-ce un signe ? Tout ce que j’aime (personnages, intrigues, époques, détails stupides, références littéraires)  s’imbrique ici d’une façon affreusement évidente, comme si c’était ça que je portais en moi et cherchais  écrire depuis le début ; c’est une vraie révélation et même s’il n’est jamais publié, je crois que je ne remercierai jamais assez mon éditeur de m’avoir fait ce cadeau-là.

Ne vous êtes vous jamais demandé ce que faisaient les héros de vos romans préférés, une fois que vous aviez tourné la dernière page et refermé le livre? Bordemarge est votre réponse.

 

 

 

Allancourt, août 1984

 

            Une discrète lumière bleue éclaira un instant les vitres de la salle des archives de la bibliothèque d’Allancourt, y dessina deux silhouettes, et s’éteignit, plongeant de nouveau la pièce dans le noir. Au milieu des cartons d’ouvrages qu’on était en train de trier cet été-là, entre deux immenses étagères vides, un homme et une femme enceinte, visiblement à terme tellement son ventre était énorme, parlaient tout bas.

— Je t’en prie mon amour! N’y va pas! Disait Marius en lui prenant les mains.

C’était un beau brun habillé comme un dandy du XIX ème siècle, portant des moustaches soignées et une montre à gousset à son gilet.

— Regarde-moi enfin! Reprit-il en lui montrant ses doigts qui se parsemaient de petites taches. Je me décrépis à vue d’œil! Il t’arrivera la même chose!

Eléonore, elle vêtue d’une robe blanche qu’elle avait voulue intemporelle, le prit dans ses bras avec douceur et passa ses doigts dans ses cheveux, qui se couvrirent de fils d’argent.

— Peut-être pas aussi rapidement, reprit-il avec tendresse, car tu as passé bien moins de temps que moi là-bas, mais dans dix, vingt ans tout au plus, tu mourras! Tu ne le verras même pas grandir, ajouta-t-il en posant sa main sur son ventre arrondi. Eléonore s’approcha de son amant qui déjà se courbait un peu plus, et posa sa main sur son visage:

— Dépêche-toi de passer le portail, alors. Je me suis déjà expliquée sur ce sujet tant de fois… Sa voix se brisa dans un sanglot. Je ne veux pas que notre enfant grandisse dans un monde de chimères.

Sous sa main, elle sentit les rides se creuser. Sa peau devenait moins ferme et ses yeux bordés de rouge.

— Allez te dis-je! Et puis tu reviendras me voir, n’est-ce pas? Il embrassa ses mains, qu’il tenait toujours dans les deux siennes, glissa une mèche de ses longs cheveux noirs derrière son oreille, et murmura, au bord du désespoir, la voix cassée:

— Éléonore, je te le jure. Je ferai tout pour trouver un moyen d’empêcher ce beau visage de se faner, ajouta-t-il en lui caressant la joue. Mais réfléchis encore! Ce monde-là a évolué sans nous!  On ne sait même pas en quelle année on est ! Comment est-ce que tu vas faire?

— Comme durant toute ma vie: je vais faire preuve d’imagination. Elle eut un sourire fugace. Ça ne nous a pas trop mal réussi jusque-là. Je le sais, ce sera une merveilleuse aventure.

Une quinte de toux, mêlée de larmes, plia Marius en deux. Il était proche du vieillard maintenant. Il savait qu’il n’en avait plus pour longtemps, s’il restait encore ici. Résigné par le sort qui l’attendait, il jeta un regard derrière lui, passa sa main dans ses cheveux devenus blancs, resserra sa lavallière anis dans un serrement désespéré et se traîna jusqu’au fond de la pièce, où il disparut. Éléonore fondit en larmes, puis sortit.

 

            Le lendemain matin, une bibliothécaire retrouva décroché le portrait du premier conservateur d’Allancourt, qu’elle trouva singulièrement vieilli. Avait-il toujours eu cette apparence-là ? Comme, cette année-là, on refaisait tout, depuis le désherbage jusqu’à la décoration, elle voulut le déplacer à l’étage, bien en vu dans le secteur adultes. Elle se dit que ça ajouterait une touche de charme, que ce vieux monsieur en gilet rayé, dont les yeux d’azur délavé  semblaient veiller sur eux.

Et le portrait n’a plus bougé depuis.

 

Chapitre

— Si on te le demande, gamin, tu diras que c’est La Plume qui t’a tiré de ce mauvais pas ! La pomme roula, brillante et rouge, jusqu’au coude du jeune homme, habillé d’un pourpoint tout aussi rouge brodé de petites plumes d’or, décrivit un arc de cercle dans les airs et atterrit dans les mains du gamin, qui acquiesça, un sourire jusqu’aux oreilles. Quant à toi, claironna le nommé La Plume en se tournant vers l’aubergiste à ses côtés, si tu recommences, gros homme, je serai obligé de te fesser les deux joues !

L’aubergiste, une espèce de créature qui tenait plus du cochon que de l’humain, baissa les yeux vers la garde de l’épée que le jeune homme portait à sa ceinture, -du beau travail, espagnol assurément- et grogna. C’était sa façon de répondre oui, qu’à l’avenir, il éviterait de traiter son fils comme un domestique et de lui administrer des taloches pour un rien. Le gosse, plutôt enrobé et petit, était en effet couvert de bleus, et tentait, sans succès, de cacher une cicatrice à l’arcade sous ses cheveux bruns coupés courts. Ils ne semblaient pas avoir connu l’usage du peigne depuis longtemps et rebiquaient en épis.

— Bien, continua La Plume, maintenant, je veux de quoi boire et manger, et je ne me lèverai pas tant que je ne serai pas rassasié !

Une bourse tinta sur le comptoir, et l’aubergiste descendit chercher sa meilleure bouteille de vin, non sans râler après cet insolent qui venait lui donner des cours d’éducation, qu’il s’empresserait d’oublier une fois qu’il serait parti. C’était son fils et il le traiterait comme il l’avait toujours fait. La Plume s’assit donc et son compagnon de voyage, un gringalet avec un long manteau brun qui semblait avoir copié sa coupe de cheveux sur celle du fils de l’aubergiste, se pencha vers lui en enlevant son foulard blanc de son cou :

— Pourquoi faut-il que tu prennes ainsi un malin plaisir à te faire remarquer ? L’insolent rit aux éclats, et la plume de son feutre, énorme et blanche, frissonna:

— Je n’en sais rien, peut-être pour t’embêter ? J’adore te voir avec ces joues toutes rouges.

Seamus baissa la tête comme une jeune fille pudique, et reporta son regard sur la cheminée qui flambait joyeusement. L’aubergiste s’approcha d’eux avec deux bouteilles de vin et autant de verres dans les mains, qu’il posa avec violence sur leur table.

— Ces messieurs voudront peut-être une chambre pour la nuit ? Demanda-t-il avec tout le mépris dont il était capable.

— Non, nous ne resterons pas ! répondit La Plume, qui n’avait pas pris la peine d’enlever son pourpoint, ni son foulard noir, ni son impressionnant feutre. Contentez-vous de soigner nos chevaux. Du mieux que vous pouvez, ajouta-t-il, c’est-à-dire mieux que le garnement que vous employez. La plume fit un signe vers l’enfant : approche-toi d’ailleurs. Ton nom ?

— Peter, répondit-il en s’approchant, guettant d’un œil la réaction de son père.

— Et bien Peter, tu vas manger avec nous. A cette heure, un gamin comme toi a mieux à faire que de servir tous ces clients avinés, dit-il en faisant un grand geste pour montrer les hommes attablés dans l’auberge. Le père tenta de s’interposer :

— Il a encore ses tâches à accomplir ce soir ! La cuisine ne va pas se nettoyer toute seule ! Le jeune homme se leva, soudain devenu grave :

— Monsieur aubergiste père, vous avez des mains non ? Et à la vue des taloches que vous lui avez données, je gage que vous savez les utiliser. Alors servez-vous en pour faire votre ménage vous-même, ou mieux encore, servez-vous de tout l’argent que vous avez assurément économisé sur son dos pour payer des gens qui vous aideront, et l’envoyer à l’école. Un silence accueillit cette phrase, et l’aubergiste se mit à rougir de colère. Seamus posa une main sur le bras de son compagnon, qui se calma et se rassit.

            Dehors, par les fenêtres ouvertes, La Plume vit les derniers rayons du soleil se mourir derrière les collines de Bordemarge, et avec eux, apparaître dans un vrombissement effrayant les silhouettes d’énormes libellules métalliques. Il se raidit sur sa chaise, abaissa le bord de son feutre sur ses yeux comme s’ils pouvaient le voir d’ici, et chuchota à l’oreille de Seamus :

— Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Ils ont des odonates maintenant ? Seamus se retourna pour les voir, discerna dans le couchant des hommes en noir montés sur leurs machines volantes, et blêmit :

— Il faut croire. Allons-nous-en.

— Très finement réfléchi ! La Plume se leva brusquement, jeta sa bourse sur le comptoir pour dédommager l’aubergiste et se précipita vers les écuries, Seamus sur ses talons. Mais leurs chevaux étaient loin d’être prêts à endurer une course, ils venaient juste d’arriver ! La Plume sangla les sacoches sur les deux destriers qui lui semblaient les plus frais :

— Arrête, c’est du vol ! Cria Seamus.

— Où tu vois du vol ? A la place de ses bidets je lui laisse deux puissantes bêtes dressées et nourries au château ! Qu’il vienne seulement se plaindre, ce verrat ! Seamus haussa les épaules et l’aida à finir d’harnacher. Après tout…. De toute façon, il n’avait jamais réussi à raisonner cet énergumène.

            Ils enfourchèrent leurs nouvelles montures et se dirigèrent vers le sud. Derrière eux, les pirates de Khaltourine, montés sur les odonates, n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres de l’auberge.

— Attendez-moi ! Cria une voix derrière eux. Quand il se retourna, Seamus aperçut Peter, monté sur un de leurs chevaux, qui leur filait le train.

 

 

Allancourt, de nos jours

 

 

— Trois heures, encore trois horribles heures à tenir ! pensa Violette, complètement abattue. L’ennui lui faisait comme un manteau lourd sur les épaules, et ses cheveux, longs et fins, pendaient lamentablement, comme deux ailes de cygne noir, autour de son visage. A la voir ainsi, les paupières lourdes, les lèvres blanches, le visage émacié et pâle d’un cadavre, on aurait dit une héroïne tragique jouée par Isabelle Adjani, ou une de ces images gothiques de vamps à moitiés nues dans la neige qu’on trouve au détour d’Internet.

 A cette heure-ci, la bibliothèque n’était peuplée que de ses collègues et de quelques rares usagers habitués, qui ne viendraient certainement pas lui demander quoi que ce soit. Elle bougea la souris pour que l’écran sorte de sa veille et consulta sa messagerie pour la cinquième fois depuis le début de l’après-midi. A part quelques publicités pour la St-Valentin qu’elle s’empressa de supprimer, il n’y avait rien. Ces mails-là l’énervaient au plus haut point. Et dire que chaque année c’était la même chose ! Pourquoi fallait-il que tout et tout le monde lui rappelle qu’elle était célibataire ? Comme si c’était essentiel de finir sa vie en couple ! Alors que finir sa vie tout court était la seule chose importante pour elle ici-bas.

La seule carte qu’elle avait reçue depuis que cette stupide fête était en mesure de l’intéresser, c’était celle de son voisin de classe en cinquième, un crétin boutonneux qui croyait que les petits chats avec des nœuds roses la feraient forcément fondre. Or Violette n’aimait pas les nœuds roses, les petits cœurs et le chocolat. Elle n’aimait pas grand’chose en fait, et le seul chat qu’elle supportait, c’était le sien, un vieux matou noir avec un sale caractère qui s’appelait Edgar, et lui rapportait plutôt des oiseaux morts que des petits cœurs en sucre.

Cela faisait maintenant deux ans qu’elle travaillait dans cette bibliothèque et chaque jour elle détestait son métier encore plus. Au début, elle avait cru qu’elle parlerait littérature avec ses lecteurs. Ça n’avait jamais été le cas, parce que la seule chose sur laquelle elle les renseignait, c’était la direction des toilettes. Elle soupira et regarda par la fenêtre les nuages gris qui s’étiraient sur le ciel bas et lourd d’Allancourt. Dans un quart d’heure, tout au plus, la nuit serait tombée et la journée s’achèverait comme elle avait commencée : dans l’ennui, la brume et la dépression la plus totale.

            Un bruit de plastique la sortit de ses noires pensées.

— Regarde-moi ça, cria un jeune homme en entrant dans la pièce et sortant une chemise rose tout juste achetée de son sac d’emballage. Je l’ai eue à -70%, la classe non? Violette avisa la chemise à laquelle pendait un paquet d’étiquettes rouges, et fit une grimace.

— Tu peux pas être plus discret? Clarence lui lança un éclatant sourire, qui trancha sur sa peau noire, à la manière du chat de Cheshire, et regarda à la ronde. Il n’y avait que deux personnes sur la longue rangée d’ordinateurs, et elles n’avaient pas bougé à la vue de sa splendide chemise.

— Qui tu veux que ça dérange? Ceux-là sont trop absorbés à mater des filles sur facebook. Et lui collant sa chemise sous le nez: alors?

— Une horreur. Le sourire de Clarence disparut aussi vite qu’il était apparu.

— Tu crois?

— C’est pour la fille de 15h? Clarence acquiesça.

— Une blonde pareille n’est pas du genre à considérer comme toi les chemises roses comme le summum du fashion et de la virilité. Mets du noir, bon sang, c’est classe et t’es sûr de pas faire d’impair.

— Pour qu’on me voit plus ? Violette esquissa un sourire.

— Bon, du blanc alors. Elle frissonna. Clarence retrouva sa bonne humeur et rangea sa chemise rose dans son sac.

— Et toi les amours, comment ça va ? Violette leva les yeux au ciel. Clarence aimait l’emmerder, il savait pertinemment qu’elle détestait cette question, digne de l’interrogatoire d’une mamie gâteuse.

— Oh moi tu sais, j’en suis toujours au même point avec Marius, dit-elle en montrant derrière elle le portrait du premier conservateur des lieux, un vieil homme à l’air peu amène, portant  bacchantes blanches, gilet, lorgnons  et montre à gousset. Il est pas très causant.

— Si tu enlevais de ta tête ce panneau « Attention Violette méchante, ne pas toucher » peut-être  que… Violette l’interrompit :

— Hey ! Traite-moi de coincée aussi !

— Coincée, non ! Mais par contre… Violette lui donna un coup de poing à chaque insulte : cynique, désagréable, fausse rebelle, dépressive, fêlée, asociale, anarchiste et provocatrice, ça oui !

— Mais t’as fini ? Elle se rembrunit : et je suis pas dépressive. Clarence leva un sourcil sceptique :

— Autant que moi je suis diplômé en physique nucléaire. C’était une blague entre eux : Clarence était effectivement diplômé, et il n’avait jamais voulu dire comment il en était arrivé ici, en secteur jeunesse, à faire des animations déguisé en pirate pour les gamins de trois ans. Au fait, qu’est-ce qu’il devient, reprit-il, le pauvre type qui t’a laissé le cœur en miettes ?

— Ben, hésita Violette, il empoisonne les limbes de ce qui me reste de mon pauvre cerveau fêlé ? Il souffre atrocement dans la prison de souvenirs et de remords que j’ai construite pour lui ? Clarence éclata de rire, et chuchota en voyant les deux usagers se tourner vers eux, visiblement revenus à la vie :

— T’as le sens de la formule toi. T’aurais pas été poète maudit par hasard ? Que de points communs avec ce cher vieux Marius, décidément…

— Quand t’auras fini de dire des conneries tu pourrais peut-être me laisser bosser ?

— Bosser, quel grand mot ! Et dans une révérence, il quitta les lieux avec son sac plastique, sa bonne humeur et sa chemise rose.

            Les deux heures qui suivirent parurent encore plus longues à Violette, qui maintenant regrettait d’avoir fait partir Clarence, pensait à William, dont le souvenir douloureux avait été réactivé par sa question. Non, elle ne savait pas ce qu’il devenait, mais contrairement à ce qu’elle avait laissé entendre, elle ne s’en fichait pas du tout. Aux dernières nouvelles, il était en Californie, mais depuis, peut-être était-il revenu en France ? Est-ce qu’il pensait à elle, parfois ? Certainement pas autant qu’elle pensait à lui. En se levant brusquement de son bureau, elle tenta de chasser cette idée en alignant encore les livres avec le bord de l’étagère. On vint lui demander les toilettes quatre fois, elle consulta sa messagerie encore trois, puis elle chassa les deux scotchés de leurs ordinateurs, rangea le dernier chariot, et quitta le bâtiment.