Emmanuelle Nuncq

Romancière à deux visages, couturière rêveuse et plein d'autres choses encore.

Mot-clé - Navet

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J'assume!

Il y a près d’une semaine, j’ai créé un tumblr pour pouvoir me défouler de mes états d’âme de pauvre auteur maudit. Parce que oui, quand on écrit, on court souvent après la publication, mais une fois que c’est fait, ben c’est encore pire, du moins pour moi qui suis une grosse angoissée de la vie, et des états d’âme, j’en ai, et je crois que j’y ai droit, même si je suis publiée :) On ne te dit jamais que le premier roman, t’as toute ta vie pour l’écrire, mais que pour le suivant, on t’attend au tournant, et que tu vas te manger des tas de trucs pourris dans la gueule! Si j’avais su, jamais j’aurai signé ce contrat, parce que pour moi, il y a plus d’inconvénients que d’avantage à ce que mon livre soit diffusé.

Avec ce tumblr, tout s’est bien passé pendant deux jours, j’allais un peu mieux niveau angoisses, ça me faisait marrer d’être anonyme, jusqu’à ce qu’un autre tumblr s’empare d’un de mes posts et que ça dégénère. J’aime pas qu’on me tape dessus et qu’on déforme mes propos, mais bon, je l’avais cherché, je n’aurais pas dû oublier qu’Internet, c’est le maaal et qu’on te retrouve toujours :D  Quelqu’un a publié une charade prouvant qu’il (ou plutôt elle?) savait qui j’étais, et j’ai eu tellement la trouille que j’ai supprimé mon tumblr sur le champ! (D’ailleurs c’est qui? Si cette personne me lit, elle pourrait venir discuter avec moi, je ne suis pas méchante :),) J’avais pas franchement envie qu’Éditeur apprenne comme ça tous les sales trucs que je pensais :)

Et puis j’ai réfléchi. Je me suis dit que j’assumais totalement ce que j’ai posté. Après tout, mon héros c’est Cyrano de Bergerac, et j’ai toujours admiré sa façon de dire ce qu’il pense. Je m’en fous de ma réputation, je n’en ai pas, et les gens trouveront toujours que j’ai l’air d’une pédante petite je-sais-tout, ça a toujours été mon lot quotidien depuis les bancs de la maternelle.

J’ai quand même eu envie de reprendre certains points avant d’un jour me les prendre dans la figure totalement déformés:

D’abord, je n’ai jamais dit que seules les personnes qui ont fait des études de lettres pouvaient se permettre de faire des critiques de bouquin. On seraient bien dans la merde, nous pauvres auteurs de genre, si c’était le cas! Parce que oui, on ne trouvera jamais les auteurs de fantasy, fantastique ou SF dans des magazines comme “Lire” ou le “Magazine Littéraire”. Il faut s’appeler Robert Jordan ou Bernard Werber pour ça, et encore, même Werber n’est pas pris au sérieux par les “élites”. Mon problème, c’est qu’il n’y a quasiment plus que des blogs littéraires pour faire notre carrière, pour parler de nos livres, et qu’il y a une sacrée différence entre une analyse critique et un avis subjectif. Pour reprendre mon exemple sur Emma Bovary, je m’explique:

Une analyse un tant soit peu correcte pour moi, c’est:

On fait une mini-bio de l’auteur, on replace le livre dans son époque et dans son contexte, on explique ce que sont le réalisme et le naturalisme (en tout cas le genre dans lequel se place l’auteur), ce que sont les lectures d’Emma, la place de la femme de la société, puis on peut s’attaquer à une sociocritique, à une étude du style, à des extraits de ses passages préférés, ce genre de truc…et seulement finir par une petite note perso :)

Le souci, c’est qu’on a majoritairement droit à la note perso, sans le reste, du genre:

“Ouais Emma Bovary c’est trop chiant, il ne se passe rien, si moi j’étais Emma je me bougerais le cul et je divorcerais de ce con de Charles!”

C’est bien joli ce genre de propos, c’est marrant, mais pour moi c’est typiquement la réflexion qu’on s’échange entre copines autour d’un verre. Parce que oui, mes potes qui ont fait des études ou qui se penchent un minimum sur la Littérature, ils savent que le divorce n’existait pas en 1857, qu’à cette époque le but pour un auteur ce n’était pas franchement d’avoir une intrigue où il se passe dix mille trucs à la minute avec des rebondissements à la fin de chaque chapitre, et que si une femme du XIX ème quittait son mari dans la fiction, ça donnerait plutôt Anna Karénine qu’un mauvais Harlequin…. A quoi ça sert de lire dix critiques du même acabit? Je pense sincèrement que ce genre de petite phrase doit rester du domaine de la private joke, seulement, la plupart du temps, c’est un premier degré qui ne creuse pas très loin, et que son auteur pense réellement. (Par exemple, j’ai aussi lu que les personnages de Raison et sentiments étaient des clichés, faut en vouloir pour sortir un truc pareil!). Chaque ressenti personnel est différent et moi, en tant qu’auteur, ça ne me sert à rien.

Si on me dit que j’ai des problèmes de style en me les prouvant, ok, je pourrais m’améliorer et faire un meilleur bouquin la prochaine fois. (J’ai pu corriger certains défauts de Bordemarge dans Novalys comme ça). Mais si on me sort que Violette est une sale tête-à-claques, qu’est-ce que j’y peux, moi? C’est mon personnage, elle est comme ça et ça plaira à certains et pas à d’autres. Si en plus je lis que je suis une sale pimbêche désagréable (oui, ça m’est arrivé), alors là… Je me retrouve juste avec le moral à zéro et ça ne change rien au bouquin. A quoi ça sert d’attaquer l’auteur? C’est pas le roman qui est important? (Et sérieusement, une personne qui me connait un tant soit peu saura que je suis une stressée notoire et que ma poker face c’est “je tire la tronche”^^)

Ce que j’aimerai, c’est un peu plus de critiques professionnelles, car oui, ça me fait chier que ma carrière se soit retrouvée entre les mains de personnes qui ne connaissent pas grand-chose à la Littérature… Parce que moi, j’ai eu de la chance, j’ai lu beaucoup de choses chouettes sur Bordemarge, mais combien de mes potes qui font de la high fantasy ou de la Sci-Fi un peu pointue ne pourront jamais prétendre à une carrière digne de l’auteur de “50 nuances de Grey”, (ce qui n’est pas mon cas non plus faut pas se leurrer) parce que leurs intrigues ne sont pas formatées, que leurs personnages ne sont pas calibrés, que leurs descriptions sont un peu trop longues, leurs intrigues sur plusieurs niveaux ou que leurs dialogues sont très travaillés? Alors non, je ne suis pas jalouse de E.L. James, (bon de ses droits d’auteur, si un peu^^) mais pas franchement de ce qu’elle écrit, et je trouve ça lamentable qu’à chaque fois qu’une personne en critique une autre, on lui dise: “C’est parce que t’es jaloux/se”. Non, c’est juste parce que c’est mauvais, et que des milliers de personnes vont lire un truc atroce… Et que sur ces milliers de personnes, seule une poignée saura faire la part des choses et avoir du recul.

Si Flaubert présentait “L’Éducation sentimentale” à un éditeur d’aujourd’hui, on lui dirait: “c’est bien joli coco, mais un type qui court pendant 400 pages après une nana sans jamais se la faire, ça ne marchera jamais! Raccourcis tes phrases, élague tes descriptions, tes passages introspectifs ne servent à rien, “Show don’t tell”, rajoute de l’action, fais-moi une intrigue policière ou rajoute-moi des scènes de cul, mais fais de Frédéric un vrai héros!” 

Alors du coup, les romans qui se vendent bien aujourd’hui se ressemblent tous… Et j’ai bien peur que jamais plus on n’ait droit à des romans comme ceux qui m’ont transportée ado… Et tant de bons auteurs ne seront jamais publiés pour d’autres qui feront des best-sellers à partir de conneries !

Oui, je critique “Twilight”, “Fifty shades of Grey”, Musso ou Lévy, mais je les ai lus. Et oui, en tant que bibliothécaire, en tant que lectrice et auteur curieuse, fallait bien que je puisse parler de ces best-sellers à mes usagers, et comprendre ce qui faisait leurs succès :) Jamais je ne me permettrais de dire du mal d’un livre que je n’ai pas ouvert :) En trouvant ces livres nuls, je ne conspue pas tout un genre: il y a des choses géniales en roman érotique comme en romance fantastique, et ce n’est vraiment pas moi qui vais mettre des étiquettes sur des bouquins, parce que j’ai suffisamment été confrontée au problème. Quand j’étais à la fac, j’aurai bien aimé étudier Jane Austen ou Edgar Allan Poe, mais non, comprenez-vous, c’est du sous-genre, on fait pas ça à l’Université mâdâme, si vous les lisez, ne le criez pas sur tous les toits!! Je vous assure, quand j’ai fais mon mémoire sur Edgar Allan Poe, j’ai bataillé pour trouver une tutrice, et j’en ai entendu des vertes et des pas mûres… Le clivage entre littérature “sérieuse” et “de divertissement” est encore loin de disparaître, surtout en France… Tout livre doit rentrer dans des cases et viser un public spécifique!

Pour Bordemarge, il fallait dès les premières questions dans les interviews que je sache dire précisément si c’était pour la jeunesse ou les adultes, et si c’était de la fantasy, du fantastique ou du cape et d’épée. J’ai dû m’excuser à chaque fois parce que, pauvre de moi, c’était tout ça à la fois, et que ça s’inscrivait pas dans LE genre du moment, à savoir la dystopie… Et je vois pas pourquoi je devrais m’excuser de pas rentrer dans les cases, ni de faire comme tout le monde.

Je ne rentrerai jamais dans une case, et si ce que je viens d’écrire ne vous plaît pas, et bien tant pis. Je passerai une semaine horrible avec des nœuds dans le ventre, mais j’assume!

Jeu de rôle débile entièrement créé par moi


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 Ce jeu de rôle, je l’ai écrit juste après avoir vu Donjons et Dragons, incroyable navet même si y a Jeremy Irons (mais il joue comme un pied). C’est de là que vient le nom du méchant Néofion, rapport à Profion, (parce que c’est quand même trop classe comme nom!). C’est une version simplifiée de ces livres dont vous êtes le héros auxquels je jouais beaucoup quand j’étais gamine!

Il est rempli de vertus, de morts à tous les étages, de belles princesses, de chèvres et il y a même de vrais morceaux de dragons dedans.

 

Jeu drôle

 

Ce jeu est très simple : ici, c’est un livre dont vous êtes le héros. La scène se situe dans un Moyen-Âge peuplé de méchants, de magie, de dragons, de fées et de lutins. Au fur et à mesure de l’histoire vous aurez à choisir entre trois propositions pour continuer votre chemin : la proposition Cliché: celle-ci ci résoudra tous vos problèmes, car bien entendu, dans une histoire digne de ce nom, tout finit bien. La proposition Originale : celle-ci sort tout droit de l’imagination débridée de l’auteur, autrement dit Ouam, génie, et enfin, la proposition Normale : si vous choisissez celle-ci, tout ce passera comme dans « la vrai vie ».

 

Commençons le jeu :

 

Vous êtes Ar’copahl, un héros sans peur et sans reproches, juste, courageux et bien sûr, beau. Votre mission -si vous l’acceptez-, sera de trouver la Pierre de Fides afin de terrasser l’infâme Neofion, le traître bras droit du roi, qui veut comploter contre celui-ci afin de prendre sa place et par la même occasion l’honneur de la princesse. (tant qu’à faire…)

 

 L’histoire débute : vous êtes un modeste gardien de chèvres, un peu exclu par vos camarades. Vous décidez d’aller composer des poèmes dans la forêt tout en gardant vos animaux, mais vous vous endormez au pied d’un arbre. En rêve, un vieil homme vous dit que vous êtes l’Elu de l’espèce humaine, et que vous devez tuer l’infâme Neofion afin de rendre l’honneur à votre cher royaume. Vous vous réveillez. Comment réagissez-vous ? Si vous choisissez la solution Cliché, allez en 1, la solution Originale, allez en 2, et si vous optez pour la solution Normale, allez en 3

 

1 : Très impressionné par ce rêve, comprenant enfin pourquoi vous êtes si différent des autres,  vous décidez de vous rendre au château du roi. Quel moyen de locomotion choisissez-vous ? Cliché, allez en 4, Originale, allez en 5, et Normale, allez en 6

 

2 : Vous vous dites que vous n’auriez pas du fumer cette herbe des druides, que vous faites des drôles de rêves. Vous, un Elu? Si on vous déteste, c’est juste que vous entez la chèvre. Votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 1 (solution Cliché).

 

3 : En vous réveillant, vous ne vous souvenez plus de ce rêve, vous avez un peu faim, alors vous allez manger chez vous en ramenant vos chèvres à l’étable. Votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 1 (solution Cliché) ou 2 (solution Originale)

 

 

4 : Vous êtes un pauvre paysan. Mais votre père est bon, alors il vous prête son unique cheval. Votre mère vous prépare amoureusement des vivres, et vous arrivez harassé, fier de votre mission, au château du roi. Vous vous présentez au roi et à Neofion. Que lui dites-vous ? Solution Cliché, allez en 7, solution Originale, allez en 8, et solution Normale, allez en 9

 

5 : Un dragon-taxi avec des rastas qui passait (par hasard) par là vous prend en vitesse et vous arrivez au château du roi. Vous vous présentez au roi et à Neofion. Que lui dites-vous ? Solution Cliché, allez en 7, solution Originale, allez en 8, et solution Normale, allez en 9

  

6 : Vous êtes tellement pauvre qu’il vous faut vous y rendre à pied. Au bout d’une semaine de marche (parce qu’en plus vous vous êtes perdu, les cartes routières ça n’existe pas encore) vous arrivez au château. Vous vous présentez au roi et à Neofion. Que lui dites-vous ? Solution Cliché, allez en 7, solution Originale, allez en 8, et solution Normale, allez en 9

 

7 : Vous lui racontez votre rêve. Neofion  a reconnu immédiatement en vous l’Elu de l’espèce humaine et comme il prend peur, il vous jette en prison. Et la suite ? Solution Cliché, allez en 10, solution Originale, allez en 11, et solution Normale, allez en 12

 

8 : Vous dites : Salut Neofion, ça gaze ? Tu sais que t’as un nom à coucher dehors ? Je viens là pour te péter la gueule, vu que le vieux m’a dit que t’étais qu’un traître… » Comme vous n’avez pas la pierre de Fides, ni arme, ni rien du tout d’ailleurs, vous n’avez pas le temps de finir votre phrase. L’infâââme Neofion claque des doigts et des méchants gardes vous jettent en prison. Et la suite ? Solution Cliché, allez en 10, solution Originale, allez en 11, et solution Normale, allez en 12.

 

9 : Vous lui racontez votre rêve. Le roi vous prend pour un fou. Comme vous l’importunez, et que vous n’êtes qu’un manant, il vous jette en prison. Et la suite ? Solution Cliché, allez en 10, solution Originale, allez en 11, et solution Normale, allez en 12

 

10 : La fille du roi, qui vous a trouvé tellement beau, est tombée amoureuse de vous et vient vous délivrer en cachette de son père. Elle a cru votre rêve, et sait où se trouve la pierre de Fides. Elle vous amène à l’entrée d’une grotte gardée par un dragon féroce. Vous décidez de le combattre. Que faites-vous ? Solution Cliché, allez en 13, solution Originale, allez en 14, et solution Normale, allez en 15

 

11 : Un tremblement de terre inopiné fissure la porte de votre cellule, et un dragon sympa avec des rastas vous raconte qu’en réalité c’est un de ses potes qui garde l’entrée de la grotte qui mène à la pierre de Fides. Il dit qu’il ne vous raconte tout ça que parce que vous avez une bonne tête, mais que son pote, lui, ne risque pas d’être aussi sympa. Néanmoins il vous amène à la grotte. Vous décidez de le combattre. Que faites-vous ? Solution Cliché, allez en 13, solution Originale, allez en 14, et solution Normale, allez en 15

 

12 : Comme vous n’avez ni armes, ni ami qui puisse vous sortir de là, vous croupissez en prison jusqu’à la fin de votre vie. Votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 10 (solution Cliché) ou 11 (solution Originale)

 

13 : Une gentille fée vous indique dans une fontaine l’emplacement d’une épée magique. Au bout d’un combat acharné contre le dragon géant, tel Saint Michel, vous le terrassez, et rentrez dans la grotte. Vous vous rendez compte que c’est en réalité un labyrinthe. Vous entrez. Un long couloir se profile devant vous. A peine y avez-vous posé un pied que des hallebardes géantes qui pendent au plafond se mettent en mouvement. Que faites-vous pour passer ?  Solution Cliché, allez en 16, solution Originale, allez en 17, et solution Normale, allez en 18

 

14 : Vous attrapez Sigmund Freud qui passait par là par hasard, et le faites discuter avec le dragon. Ce dernier, très intéressé par l’interprétation des rêves et par le complexe oedipien, ne vous vois pas passer et entrer dans la grotte. Vous vous rendez compte que c’est en réalité un labyrinthe. Vous entrez. Un long couloir se profile devant vous. A peine y avez-vous posé un pied que des hallebardes géantes qui pendent au plafond se mettent en mouvement. Que faites-vous pour passer ?  Solution Cliché, allez en 16, solution Originale, allez en 17, et solution Normale, allez en 18

 

15 : Comme vous n’avez toujours pas d’armes, à peine faites-vous un pas que le dragon géant vous souffle du feu dessus et se sert de vous comme casse-croûte. Votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 13 (solution Cliché) ou 14 (solution Originale)

 

16 : Comme vous êtes intelligent, vous sautez sur les hallebardes et passez sans encombres (en tout cas, même si ce n’est pas en sautant, vous avez trouvé un moyen héroïque) Vous arrivez dans la salle suivante. Allez en 19

 

17 : Des martiens qui passaient par là par hasard vous communiquent par télépathie la formule magique pour arrêter les hallebardes. Vous les prononcez, et passez dans la salle suivante. Allez en 19

 

18 : Pour une fois, vous ne mourrez pas: vous vous êtes rendus compte que les constructeurs de cette épreuve n’avaient pas pensé à ce que les hallebardes touchent le sol. Vous êtes assez maigre (et oui, ça fait plus d’une semaine que vous n’avez pas mangé) pour passer. Vous arrivez dans la salle suivante. Allez en 19

 

19 : Cette salle est ronde. La porte se referme derrière vous. Par terre il y a des milliers de clefs, et de l’autre côté, une serrure. Malheureusement, le plafond pourvu de piques en fer s’abaisse dangereusement vers vous. Que faites-vous pour passer?  Solution Cliché, allez en 20, solution Originale, allez en 21, et solution Normale, allez en 22

 

20 : Maître de vos peurs, vous cherchez les clefs le plus vite possible et trouvez la bonne au dernier moment (suspens !!!) passez en 23

 

21 : Cela fait tellement longtemps que personne n’est venu ici que le système est tout rouillé. Il se bloque donc, et vous pouvez chercher la bonne clef tranquillement. Passez en 23 

 

22 : Vous êtes tellement stressé que vous ne trouvez pas la clef, et vous vous faites embrocher comme une saucisse. Votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 20 (solution Cliché) ou 21 (solution Originale)

 

23 : Dans cette nouvelle salle, une femme trône au milieu : elle vous dit  « Je vais te poser trois questions, si tu sais y répondre, je te donnerais la clef de la salle de la pierre de Fides. Si tu ne sais pas y répondre, je te tuerais. » Que faites-vous ? Solution Cliché, allez en 24, solution Originale, allez en 25, et solution Normale, allez en 26.

 

24 : Vous acceptez le défi. Elle vous pose les trois questions et vous savez y répondre. De rage elle vous donne la clef de la dernière salle et se tue. Allez en 27 

 

25 : Vous acceptez le défi. Comme vous avez pris soin de donner un talkie-walkie à Freud, votre grand copain, vous l’appelez et il vous donne toutes les réponses. Les énigmes de Sphinx, il connaît bien. La femme vous donne la clef. Allez en 27

 

26 : Soit vous acceptez le défi, et alors ses questions sont si tordues qu’elle vous tue, soit vous y renoncez. D’une manière comme une autre, votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 24 (solution Cliché) ou 25 (solution Originale).

 

27 : Dans cette dernière salle trône la pierre de Fides. Au moment où vous la soulevez, vous vous rendez compte qu’un mécanisme fait que si on l’enlève, les murs se rétractent et vous écrabouillent. Que faites-vous ? Solution Cliché, allez en 28, solution Originale, allez en 29, et solution Normale, allez en 30.

 

28 : Comme de par hasard, vous trouvez par terre une pierre qui a exactement le même poids. Vous la substituez à l’autre et sortez de la salle. Vous vous rendez au château, et voulez affronter l’infâme Neofion. Allez en 31

 

29 : Un petit nain qui passe par là vous accoste. Vous lui expliquez votre problème inextricable et comme il est cool, il se met à la place de la pierre. Et comme il sait grandir, il trouve le poids idéal pour ne pas que vous vous fassiez écrabouiller. Vous sortez de la salle. Vous vous rendez au château, et voulez affronter l’infâme Neofion. Allez en 31

 

30 : Vous ne savez pas comment faire. Alors soit vous enlevez la pierre mais vous vous faites écrabouiller, soit vous restez à moisir ici. D’une manière comme une autre, votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 28 (solution Cliché) ou 29 (solution Originale).

 

31 : Vous voilà devant l’infâme Neofion. Vous décidez de l’affronter en combat singulier. Comment vous y prenez-vous ? Solution Cliché, allez en 32, solution Originale, allez en 33, et solution Normale, allez en 34.

 

32 : Avec la pierre de Fides et l’épée que vous a donné la fée, et au bout d’innombrables péripéties, (combat dans les escaliers, jetés de statues, renversements de situations…) vous arrivez à le vaincre. On raconte votre exploit au roi et vous vous retrouvez devant lui. Allez en 35.

 

33 : Neofion glisse sur une peau de banane (qui se trouvait là par hasard) et se casse la figure dans les escaliers. Il est mort. On raconte votre exploit au roi et vous vous retrouvez devant lui. Allez en 35.

 

34 : La pierre de Fides ne marche pas (forcément, la magie ça n’existe pas, et comme vous n’avez pas d’armes et que Neofion est quand même plus fort que vous, (et oui, le bien ne gagne pas toujours…) vous vous faites trucider vite fait. Votre histoire se finit ici. Si vous voulez recommencer, allez en 32 (solution Cliché) ou 33 (solution Originale).

 

35 : Le roi vous reçoit. La princesse est à côté de lui. Et la suite ? Solution Cliché, allez en 36, solution Original, allez en 37, et solution Normale, allez en 38.

 

36 : La princesse, si jolie, a le coup de foudre pour vous, qui êtes un  beau, jeune héros sans peur et sans reproches. On vous fait chevalier et vous vous mariez avec elle. Le roi meurt et vous prenez sa place, vous fûtes heureux, et eûtes beaucoup d’enfants. (Fin de l’histoire)

 

37 : Vous n’aviez jamais vu la princesse, quel dommage !!! C’est une barrique ostrogothe avec des macarons sur les oreilles. Vous ne voulez absolument pas vivre avec elle, et encore moins devenir roi. Vous vous dites « Tout ça pour ça ? J’aurais mieux fait de garder mes chèvres ! » Et vous y allez. (Fin de l’histoire)

 

38 : La princesse en vous voyant, a un mouvement de dégoût. En effet, cela fait deux semaines que vous ne vous êtes pas lavé, que tout le monde vous tape dessus, et que vous n’avez rien mangé. Elle vous dit « Vous auriez pu au moins faire un effort, et puis, qu’est-ce qui vous dit que je veuille épouser quelqu’un que je ne connais même pas ? En plus la seule chose que vous savez faire c’est tuer, je ne fais pas l’apologie de la violence, moi, je suis une femme libérée !!! Retournez garder vos chèvres. » Et c’est ce que vous faites. (Fin de l’histoire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'année 2010 en cinéma

L'année 2010 commence en fanfare avec Avatar! mais cette année, comme je ne vais pas avoir trop les moyens d'aller au ciné, je vais également mettre les autres films que je vois et qui me semblent intéressants. Toujours le même système de couleurs.

Avatar : J’en sors tout juste (j'y ai mis le temps) et j'aurais mieux fait de m'abstenir: je ne vais pas rebondir sur toutes les critiques très bien faites produites avant moi pour lesquelles je suis plutôt d’accord, comme quoi par exemple ce film est bien en-dessous de ce que j’en espérais, je vais juste dire que ça m'énerve profondément parce que les seules idées que je trouvais cool dans mon roman en cours (genre les schtroumpfs à oreilles pointus qui se battent avec des arcs, les plantes lumineuses, les loups décharnés, la forêt-refuge-paradis et la parabole écolo....) je les retrouve dans ce film! Si cet olibrius de réalisateur ne s'appelait pas JC je lui taperai dessus: bref, je vais devoir une énième fois tout recommencer... J’en ai vraiment marre d’avoir des idées cool qui sortent en livre ou en film des mois après… même si vous me direz que des créatures à peau bleue et oreilles pointues, ça fait longtemps que ça existe…

Metropolis: C'était une projection de la version restaurée sur ARTE. Pour avoir vécu une expérience un peu similaire avec une projection des "Lumières de la ville", je me dis que ça devait être merveilleux d'être dans la salle.Revoir ce film restauré avec ces scènes retrouvées est un vrai plaisir, mais s'il est un peu trop empreint de religion pour moi. Et j'adore les grimaces de l'actrice qui joue Maria quand elle est méchante^^

Sur la route de Madison: (passait sur la 3). D'ordinaire il y a toujours un décalage dans les vieux films "classiques" qui me dérange, mais là, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu d'histoire d'amour aussi poignante. Le jeu des acteurs y est pour beaucoup, et je suis encore plus fan, si c'est possible, de Meryl Streep. J'adore la finesse et la justesse avec lesquels sont traités les sentiments, c'est tellement réaliste... Bref, j'ai versé ma petite larme à la fin^^

Singing in the rain: (passait sur TCM) (en ce moment je revois ma culture cinématographique) Franchement je comprends pourquoi c'est devenu la comédie musicale préférée des américains. C'est vraiment drôle, touchant et paradoxalement (alors que ça parle du passage du film muet au parlant) assez moderne, même dans les chorégraphies. j'adore les personnages de Don Lockwood et de kathy.

2001 l'odyssée de l'espace (passait sur TCM) Comme on m'en a beaucoup parlé comme d'un classique, j'ai décidé de le regarder. Eh bien, je ne comprends pas pourquoi ce film que l'on peut résumer à des vaisseaux qui dansent sur des valses viennoises et des filles habillées à la Courrèges avec des pots de chambre sur la tête a eu autant de succès.
Au bout d'une heure, les hiiiiii de la musique (si on peut appeler ça comme ça) étaient si stridents que j'ai coupé en plein milieu. ça ne m'était pas arrivé depuis.... en fait ça ne m'était jamais arrivé de ne pas suivre un film jusqu'au bout. C'est dire si j'ai aimé...

Diamants sur canapé: Outre le charme indéniable d'Audrey Hepburn, je trouve que ce film manque un peu de rythme et de poésie. J'ai bien aimé deux passages, celui où le héros emmène l’héroïne à la bibliothèque pour lui montrer qu'ils possèdent son livre, et la fin, avec le discours sur la liberté et le "personne n'appartient à personne";)

Je viens de me faire à la suite les deux versions de Sabrina: celle avec Audrey Hepburn et celle avec Harrison Ford.
Dans l'idée c'est l'histoire d'une fille qui tombe amoureuse de David Larrabee, part à Paris pour l'oublier, revient des années plus tard complètement transformée, et comme elle compromet une fusion et un mariage entre David et une riche héritière, se fait manipuler par Linus/Laurent Larrabee afin de ne plus gêner. Sauf que ce dernier en tombe amoureux...
Les deux versions sont extrêmement proches, mais je crois bien que je préfères la seconde, même s'il y a Bogart dans la première, parce qu'elle est bien plus fraîche et Ford, qu'est-ce qu'il joue bien... Je la préfère aussi parce que quand Sabrina va en France, on retrouve Fanny Ardant, Valérie Lemercier (créditée au générique Valeria, ce qu'ils sont nuls ces amerloques) et Patriiiiick Bruel! Du coup, la vision de la France n'est pas aussi cliché que dans la première version: à la base, elle partait en France pour devenir cuisinière quand même...
Bref, c'est vraiment une jolie histoire que je vous recommande, quelle qu'en soit la version, (les deux films ou la pièce de théâtre originelle) l'idéal étant pour moi de faire jouer Audrey Hepburn face à Harisson Ford^^

Je viens de voir le Pianiste et j'en suis encore toute retournée... Sur 144 minutes de film, j'ai du pleurer à peu près 140 minutes, ce qui fait que je bats mes records de larmes obtenus avec The duchess et Sam je suis Sam. C'était comment dire... bouleversant. C'est un film que tout le monde devrait voir. On devrait l'imposer dans les collèges avec La liste de Schindler, enfin, ce n'est que mon humble avis^^ Normal que tout le monde en parle les larmes aux yeux, parce que sérieusement, si quelqu'un le regarde sans verser la moinde larmichette, c'est qu'il a fait don de son coeur de son vivant. j'avais l'estomac en vrac tout du long, il y a des scènes particulièrement choquantes. Je crois que je vais faire des cauchemars toutes les nuits avec celle avec le papy en fauteuil roulant. Remarque, déjà que je rêve de camps de concentration toutes les nuits, ça va pas changer grand'chose, juste rendre ça encore plus réaliste et encore plus horrible.

L'arnacoeur avec un quatuor d'acteurs assez bons: Romain Duris, Julie Ferrier, Vanessa Paradis et François Damiens. La fin est téléphonée, mais les moyens d'y arriver ne le sont pas. il y a quelques scènes assez chouettes, notamment celle où le couple refait la chorégraphie de Dirty Dancing. A croquer! Je voudrais bien être arnaquée comme ça

Shutter island. Mouais je sais pas si j'ai trop regardé de films avec des twists finaux, mais là, je n'ai absolument pas trouvé que la fin était originale... j'ai trouvé ça un peu glauque, mais très prenant. Et bizarrement, le mossieur à côté de moi m'a regardé d'un air bizarre quand je lui ai dit que je trouvais certaines scènes très belles: celles avec les enfants noyés, celles avec les corps à Dachau sous la neige, celle avec la fausse Rachel et ses trois enfants en sang à ses pieds et celle avec Rachel et Dolorès en "souvenir" qui se font happer par l'explosion de la voiture. Je les trouvais esthétiquement très réussies, limite destinées à faire des tableaux. Bref, lui avait envie de vomir, et moi j'avais envie de peindre... je suis vraiment pas normale.

Alice au pays des merveilles
Mon impression générale est que malgré les sublimes costumes (quelles robes, je n’en reviens toujours pas !), les magnifiques décors, l’histoire de base que j’adore et les acteurs tous géniaux, il n’y avait rien de bien merveilleux là-dedans… Je n’ai ressenti aucune émotion (excepté les scènes entre Alice et Hatter qui auraient mérité d’être plus développées), j’avais l’impression de voir un joli livre d’images.
Commençons par le début et son introduction : j’ai trouvé Alice petite très laide avec ses cheveux décolorés, rendre les filles blondes, OK, mais fait pas exagérer. C’est comme la reine blanche, c’est quoi ce maquillage ?? Les scènes dans le monde réel me plaisent beaucoup, je les trouve très jolies, avec tous ces habits blancs. Par contre, pourquoi le futur ex-mari d’Alice est roux ? Qu’est-ce qu’il a contre les roux Burton ?
C'est quoi ce chapelier? Mais il n'est pas assez toqué! ce n'est pas parce qu'on se contente de changer d'accent et de rire toutes le cinq minutes qu'on est fou. D'ailleurs, pourquoi il change d'accent tout le temps Depp? Et pourquoi il joue aussi mal?
La descente dans le terrier et tous les effets spéciaux en fait me paraissent assez cheap, par exemple quand le valet de cœur monte sur son cheval, je trouve ça très laid.
Je n’aime pas cette façon de rationaliser les personnages et de donner une logique à l’histoire d’Alice : ce qui était une histoire barrée sans queue ni tête devient un scénar de fantasy miteux. La fin me déçoit beaucoup à ce titre, c’est quoi ces éclairs violets de fantasy merdique qu’il crache, le monstre ? Et c’est quoi ce combat final digne d’un mauvais Eragon ??
J’aime beaucoup le chapelier qui giguendélire, on dirait du Michael jackson, quand j’ai vu ça, j’ai crié « noooooon » tout fort, genre « ils ont pas osé quand même^^ »
Pour conclure, je dirais que si j’avais une question à poser à Tim, je lui demanderai s’il n’aurait pas bien besoin d’un jabberwocky à combattre, histoire de retrouver sa plussoyance !

Je viens de voir "L'Imaginarium du Dr Parnassus" mais en fait je ne comprends pas trop certains avis... Je ne l'ai pas trouvé du tout barré, fou, psychédélique, délirant ou je ne sais quoi. Je veux dire, le scénario est quand même très compréhensible, voire linéaire et basique.
J'ai eu l'impression que Gilliam avait scanné mon cerveau d'un certain côté, alors c'est peut-être normal, vu que c'est mon univers, non en fait, c'est Moi tout simplement. Ça m'avait fait ça qu'une fois auparavant, cette impression de voir ses pensées en 3D, et ben c'était avec les premiers Burton que j'ai vus. Et là c'est encore plus, par exemple, les personnages de Valentina, d'Anton et de Parnassus, ben, c'est les miens quoi... Ce n’est pas pour être prétentieuse que je dis ça bien sûr, mais bon… Du coup je n’ai pas été surprise ou eu de réaction extrêmes comme certains…
Je trouve que Heath ledger me faisait penser à mort à Johnny Depp, à tel point que je n’ai reconnu celui-ci (qui est vraiment présent) que quand il a ouvert la bouche. Il était d’ailleurs à croquer, dommage qu’on en ait pas eu plus. Je suis fan de Lily Cole, même amoureuse quoi. Je savais qu’elle était belle, mais qu’en plus elle sache bien jouer, ça… En fait j’adore tous les personnages, vu que comme je l’ai dit plus haut, ce sont les miens. Bon, mon prochain film, ça sera un machin comme ça :p
Il y a un truc qui me parait évident, c'est que Parnassus, c'est Dieu. ça se voit par plein de détails trop longs à expliquer, et je trouverais ça logique, si Dieu existait, qu'il aime tant les humains qu'il soit redescendu sur terre pour être mortel. Du coup ça expliquerait que le Diable soit le seul gagnant de l'histoire et que notre monde court à la catastrophe (cela dit, si le diable c'est Waits, moi, je me laisse tenter)

Les films les plus nuls

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Steak

M.A.L.: Mutants aquatiques en liberté

Microcosmos

Le temps retrouvé

Le Libertin

Blanche

La Panthère rose

A boire

Donjons et Dragons

Sweet November

The Postman

D’Artagnan

Les Scary Movie

Jeanne d’Arc

Et puis tous les films de l’aprèm’ sur M6, ils sont assez doués en films complètement pourris^^ Surtout Ruby, Chante!  Et  Plus belle la vie, c’est dommage que ça soit des séries mais de toute façon c’est déjà du hors-concours…

D’où l’on conclut que les bons acteurs ne font pas forcément les bons films et que Vincent Perez et Emmanuelle Béart aiment bien jouer dans des films de daube, alors qu’il y a eu respectivement Cyrano de Bergerac, La reine Margot, Le Bossu ou Manon des Sources.

Remarquez, j’ai hésité à mettre Fanfan La Tulipe dans mon classement… Mais y a de bonnes choses dedans quand même et l’avant-première en présence de l’équipe du film est un très bon souvenir!