Emmanuelle Nuncq

Romancière à deux visages, couturière rêveuse et plein d'autres choses encore.

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Palimpsestes

1er février 2014:

J'ai terminé Palimpsestes il y a deux semaines, largement à temps pour la Foire du livre de Bruxelles, et suffisamment en avance aussi pour pouvoir avoir des retours :) J'en ai eu trois, globalement bons, et les défauts que mes amies ont relevés m'ont aidée à l'améliorer! J'espère vraiment qu'il sera publié, j'en suis fière, et j’aimerais vraiment pourvoir en discuter avec des lecteurs :) Parfois le soir, je m'imagine en conférence, et invente les questions que l'on pourrait me poser... Mais maintenant je me sens toute vide, ça me fait comme avant Novalys, cette impression d'avoir mille idées mais qu'aucune ne s'accorde avec une autre, et ne serait suffisamment intéressante pour faire un roman. J'ai l'impression, depuis Bordemarge, d'avoir été prise dans un engrenage, et de ne plus pouvoir vivre sans un gros roman sur le feu! C'est très bizarre, d'autant que quand j'en ai un, je n'ai qu'une hâte, l'avoir terminé :)

25 août 2016 :

Le premier tome de "Palimpsestes" est paru en février de l'année dernière, pile un an après l'avoir terminé ! Je l'ai présenté principalement à la Foire du Livre de Bruxelles et au Salon du Livre à Paris, où il a plutôt bien marché :) Je n'ai pas eu beaucoup de retours mais globalement, ils étaient tous bons, voire très bons, j'ai même été le coup de cœur de De fil en Histoire ! Aujourd'hui c'est la dernière limite pour terminer le tome II, que je dois envoyer à la fin du mois. J'avoue que ça me stresse beaucoup parce que pour la première fois, je n'ai pas du tout envie de m'y mettre. Ce n'est pas que je n'aime pas écrire cette histoire, bien au contraire, c'est surtout que depuis presque un an je vis avec un monsieur formidable qui me donne envie de faire un millier d'autres choses. Avant, j'écrivais surtout pour pallier à ma déprime, et étant seule, j'avais largement le temps d'écrire, en plus de mes autres activités, notamment la couture. Maintenant, il me faut faire des choix, et il m'est arrivé quelques fois cet été de préférer créer des costumes que de me remettre aux corrections ! Mais bon, j'ai un week-end qui se profile à l'horizon, je peux le faire, je vais le faire !!!

28 mai 2017 :

Le second tome de Palimpsestes est sorti en février dernier (désolée du retard^^) et en est à sa seconde critique, également de "De fil en histoire"! Je suis en train d'écrire le tome III, mais j'avoue que je n'avance pas très vite :)

Winifred Sanderson dans Hocus Pocus

A Trolls et Légendes dernier je me suis plainte auprès de Falang et de Mister H. que je voulais une nouvelle idée de costume, mais j'avais des critères super chiants: il fallait que ce soit confortable, spectaculaire, en couches, et que je n'aie pas besoin de porter de perruque. C'est Falang qui m'a finalement trouvée l'idée superbe : Winifred Sanderson dans Hocus Pocus ! Et en effet, quoi de mieux qu'une sorcière rousse et exubérante dans un de mes films chouchous des années 90 :D ? En plus, par chance, j'avais déjà presque tout: les chaussures, les cheveux, les boucles de ceinture dorée, la robe verte du dessous, et les tissus/rubans pour coudre tout le reste ! Je n'ai juste eu qu'à acheter un mètre de tissu violet pour le devant et des collants :)

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11 mai :

J'ai commencé par le bloomer ! Très logique me direz-vous, parce que bon, c'est pas la pièce indispensable, mais j'avais envie de quelque chose de simple et de rapide à faire pour me mettre dans le bain !

Ce sont les mêmes pièces que ma jupe-culotte :

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Mais elles sont bordées de dentelle rouge et resserrées en bas :

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Tremblez, vils mortels ! Je vais vous ensorceler avec mes dessous licencieux ! (Hey, mais c'est pas facile à dire ! :D )

12 mai :

Aujourd'hui j'ai fait les manches. Toutes les pièces seront amovibles pour pour voir récupérer ma robe comme elle est à l'origine ! Et d'ailleurs je me rends compte que je n'ai jamais fait d'article dessus...

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C'est une robe préraphaélite simple en velours vert foncé, que j'ai portée à un festival en février dernier. Pour les manches, j'ai fait des genres de mitaines dans trois rangs de dentelle.

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Je trouve que ça rend mieux sur moi !

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Ensuite j'ai fait des volants de dentelle élastiqués pour simuler celles de la robe, amovibles également, puis j'ai commencé le parement de devant en faisant une pièce de fond avec des petits passants.

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Dessus j'ai posé une longue bande de tissu violet froncée qui tombe jusqu'aux pieds. C'était prévu pour être seulement épinglé mais je me rends compte que ça fait dégueulasse, alors je le coudrais à gros points.

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15 mai :

J'ai cousu le parement, puis réalisé le manteau en deux jours. D'abord j'ai coupé des pièces un peu à l'arrache en me basant sur mon patron habituel:

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Puis j'ai fait des pinces rapides (tout doit être rapide, les Imaginales c'est dans trois jours et j'ai un millier d'autres trucs à faire !), un col et des manches.

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J'ai bordé le manteau et le col d'un ruban doré (le même que sur le parement de devant) :

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Et enfin j'ai peint le manteau. Là encore c'est à l'arrache, j'ai fait ça en une demie-heure, je n'ai vraiment pas le temps de reproduire à l'identique le manteau ! De toute façon, dès le départ les tissus n'étaient pas les bons :)

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Et voilà c'est fini ! Vous aurez les photos la semaine prochaine^^

23 mai 2017 :

Voilà, les Imaginales sont terminées, et comme promis, des photos de mon costume ! Je le trouve vachement mieux porté :)

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Les Chercheurs du Temps

21 octobre 2015 :

J'ai la grande joie de vous annoncer que parait sur Amazon mon roman "Les Chercheurs du Temps", dont les onze épisodes constituent la préquelle de Bordemarge! Pour le trouver c'est très simple, on se rend sur Amazon :D C'est donc une version numérique, en attendant, un jour, peut-être qu'il y aura une version papier! Ce qui est sûr, c'est que je suis très heureuse de le partager enfin, car cela fait près de cinq ans que j'ai commencé à l'écrire!

1er mai 2017 :

Honte sur moi, je n'ai plus mis grand chose à jour sur ce blog côté écriture. Pourtant j'ai plein de nouvelles, dont une super, à savoir que "Les Chercheurs du Temps" vont être publiés chez SEMA ! Dans une vraie maison d'édition, et avec un épisode inédit ;)

Gilet "Harry Potter"

Pour une soirée Harry Potter à la bibliothèque, je serai Mrs Trelawney et Hervé, lui, sera un nouveau professeur :) Comme les animateurs porteront tous des capes bleu nuit, j'ai souhaité lui réaliser un gilet assorti. Pour ça, j'ai coupé un col amovible et brodé des chauve-souris que j'ai cousus à gros points sur un gilet noir qu'il avait déjà !

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Au final, avec tous les changements que j'ai du faire et le tissu bleu qui ne se prêtait pas bien aux broderies, l'effet n'est pas terrible, mais je me dis qu'il ne va le porter qu'une fois et qu'avec tout le reste de son costume ça fera illusion ! Il devait être Lupin mais je n'ai pas le temps de faire un costume complet, je travaille activement sur sa veste de Darcy et c'est pas du gâteau !

Répliques cultes de films



Maman Grü: Et là, c'est quand il était tout beau dans ses habits du dimanche.
Margo: On dirait une fille.
Maman Grü: Oui c'est vrai. Et moche en plus.

Agnès: Oh, ça serait super chouette s'ils avaient une licorne apprivoisée! Moi, j'aimeuuuuh les licorneuuuuh

Agnès: Pourquoi t'es en pyjama?
Vector: C'est pas un pyjama, c'est un survêtement de sport.
Edith: Qu'est-ce que tu fais dans ton survêtement de sport?
Vector: Des trucs super cools, que tu comprendrais même pas.
Agnès: Comme dormir ?
Vector: C'est pas un pyjama!

Moi, moche et méchant




"- Si Dieu a besoin de pognon, il a qu'à écrire une autre bible, la première s'est bien vendue ! "

Les Simpsons




"- Oh mais c'est incroyable ça! Vous chieriez sur la table qu'elle dirait encore: "Oh dis donc elle a bien mangé!""

Prête-moi ta main




"- J'ai trouvé, c'est comme dans Retour vers le Futur!
- Le film?
- Naaan, le roman à l'eau de rose... Mais oui le film!"

Docteur Who





"Traître, Prêtre, ce sont des vocations... C'est amusant de trahir, c'est quand même autre chose que le ragoût quotidien, c 'est un jeu, on fait semblant ! Mais un Traître véritable, un traître de goût, un traître de sang, un traître gourmand de traîtrise... Voilà une chose merveilleuse... Hey, au fond, Judas, c'était un artiste !"

Le Bossu





"A mon âge, vous croyez qu'on peut faire des projets sur un aussi long terme? Je n'ose même plus acheter des bananes vertes!"

Indian Palace




- Mick, Mick, tu pourrais articuler!


- Terry, c'est moi ou il manque un morceau à votre robe?
- C'est les mîtes. Une espèce en mutation qui s'shoote aux paillettes!

Jumping Jack Flash


"Mais j'peux pas courir, j'ai des collants!

"Et moi un jean slim, c'est pareil!"

21 Jump street


(La scène: un remake de la scène du balcon de Cyrano)

Carole: "Qu'est-ce que vous dites?"

Michel: "Ton visage est pareil à la pâle lune d'automne! T'ES SOURDE?"

Une voisine: "Qu'est-ce qu'il dit?"

Un voisin qui ouvre: "Que t'as une face de lune!"

What's new Pussycat?


"Une bonne scène d'amour doit parler de tout, sauf d'amour. Exemple: je te découpe un pamplemousse et toi tu es assise là toute endormie. Et n'importe qui en nous voyant saurait que nous nous aimons."

Le Violent


"Laissez-moi vous émerveiller, et prendre mon envol, la fête va enfin commencer!"

Ratatouille




Pierre Richard : "Soyez un peu plus pro monsieur Deloux, si non moi j'envoie Jean Dujardin! Ah il vous fait peur hein Dujardin?"

Craps:
"C'est ça que tu veux, valse et choucroute, jusqu'à la fin des temps?"

Cinéman (qui par ailleurs est complètement nul et n'a que des répliques affligeantes)




Dimitri
: "Je t'ai acheté une robe"
Anastasia: "Tu m'as acheté... une tente?"
Dimitri: "De quoi? "
Anastasia: "Le cirque de Russie, j'ai entendu dire qu'il passait par là!"

Anastasia



Mike:
"Ouah, ce que t'es sexy..."
Susan: "Mais je suis en vieux pyjama... je sais bien que ça fait un mois que..."
Lui: "Un mois, 19 jours et huit heures."
Elle: "faut que je fasse attention à tout ce qui bouge de féminin?"
Lui: "Tu parles y a personne à des kilomètres à la ronde. La seule fille que j'ai vue c'est un caribou. J'ai même fait des nichons à un bonhomme de neige"
Elle: " Toi, t'as intérêt à revenir. Je te promets que quand tu reviendras tu oublieras ce bonhomme de neige."
Lui: " Elle s'appelle Carole."

Desperate Housewifes saison 7



"Personne ne va au cinéma pour y voir la réalité, à l'exception peut-être des français"

LOVE (et autres petits désastres)



"Multiplie ça par l'infini, ajoute la profondeur de l'éternité, tu auras beaucoup de mal à percevoir ce dont je te parle."

"Je suis à la recherche d'un tressaillement"

Rencontre avec Joe Black


- Est-ce que vous savez si Michael Vendetta va faire partie de la « Ferme Célébrité »?
- Qui cela?

- Michael Vendetta, l'inventeur de la bogossitude!

- Désolé, je ne connais pas ce jeune homme. Mais je peux peut-être me rattraper en vous parlant de Salinger.

- Qui ça?

- Jérôme David Salinger! L'auteur de ce roman mémorable qu'est « l'Attrape-Coeur. » Il est mort hier à l'âge de 99 ans.

- Ah c'est ballot.

- Oui, nous avons perdu une sommité de la littérature.

- Non je voulais dire, de mourir la veille du prime, il ne connaîtra pas le nom des célébrités!

 Les marionnettes de PPDA et Frédéric Mitterand.   



Rose: "Vous connaissez Freud, Monsieur Hismey? Ses écrits sur la préoccupation des hommes au sujet de la taille pourraient vous intéresser."
Hismey: "Ce Freud, qui est-ce, un passager?"

Fabrizio: "T'as plus de chance de te voir sortir des anges de ton trou de balle plutôt que de fréquenter une fille comme elle."

Titanic

Marty McFly : Mais merde, où sont-ils ?!
Emmett Brown : Tu devrais plutôt demander : « Mais merde, quand sont-ils ?! »

Marty McFly (En se sauvant des terroristes lybiens) : On va voir si ces fumiers s'accrochent encore à 90 !

Marty McFly : Hé, attendez un peu, Doc. Est-ce que j’ai bien entendu ? Vous dites que vous avez fabriqué une machine à voyager dans le temps… à partir d’une DeLorean ?
Emmett Brown : Faut voir grand dans la vie ! Quitte à voyager à travers le temps au volant d’une voiture, autant en choisir une qui ait de la gueule !

Emmett Brown : Nom de Zeus !

Marty McFly : Ça consomme de l’essence ordinaire ou du super ?
Emmett Brown de 1985 : Ni l’un ni l’autre ! Il faut un carburant qui ait plus de pêche : du plutonium !

Biff Tannen (tapant du poing sur la tête de George McFly) : Allô ? Allô ? Y’a personne au bout du fil ? Faut réfléchir, McFly, faut réfléchir !

Lorraine Baines de 1955 : Vous savez Pierre, c’est le premier slip mauve que je vois...
Marty McFly : Pierre, mais pourquoi vous m’appelez toujours « Pierre » ?
Lorraine Baines de 1955 : C’est bien votre nom ? Pierre Cardin. C’est marqué partout sur vos sous-vêtements…

Marty McFly : Vous voulez dire que j’aurais un ticket avec ma mère !?! Oh, dur, c’est pas le pied.
Emmett Brown de 1955 : Encore ? Mais qu'est-ce que c’est que ces histoires de pieds ? Les pieds seraient le point sensible des hommes du futur ? C’est peut-être dû à un accroissement de la pesanteur.

Mr Strickland de 1985 (à Marty) : Aucun McFly n'a jamais laissé la moindre trace dans toute l'histoire de Hill Valley.
Marty McFly : Vous savez, l'histoire, elle va changer.

George McFly de 1955 : Hier soir, Dark Vador est venu sur Terre de la planète Vulcain et il m’a dit que si je n'invitais pas Lorraine, il ferait fondre ma cervelle !
Marty McFly : Bon, euh, oui, écoute, il vaut mieux que cette histoire de cervelle fondue reste un secret entre nous, d'accord ?

George McFly de 1955 : Lorraine, le festin m’a réuni à vous.
Lorraine Baines de 1955 : Quoi ?
George McFly de 1955 : Oh... Je voulais dire... c’est... c’est...
Lorraine Baines de 1955 : Mais dites-moi, on ne s’est pas déjà vu quelque part ?
George McFly de 1955 : Oui. Oui ! C’est moi, George. George McFly. Je vous étais dessiné. Je veux dire... destiné.

Sam Baines de 1955 : (à propos de Marty) C’est un crétin. Ça vient de son éducation. Ses parents doivent être des crétins. Je t’avertis, Lorraine : si jamais t’as un môme qui se conduit comme ça, t’es plus ma fille hein.

Emmett Brown de 1955 : Alors dites-moi, visiteur du futur : qui est président des États-Unis en 1985 ?
Marty McFly de 1985 : Ronald Reagan.
Emmett Brown : Ronald Reagan ! L’acteur ? Et qui est vice-président ? Jerry Lewis ? Vous allez me dire que Bette Davis est la Première Dame du pays ? Et John Wayne ministre de la Défense pendant que vous y êtes ?

Marty McFly : (à son père, dans le passé) Oh c’que t’es nouille, c’est à se demander comment j’suis venu au monde.

Marty McFly : (après son interprétation quelque peu déjantée de Johnny B. Goode) : Je crois que vous n’êtes pas encore prêts pour ce genre de chose... par contre vos gosses vont adorer ça !

Retour vers le futur, 1985

Marty McFly : C'est vous le doc, Doc !

Biff Tannen : Un gilet pare-balles ! Quel putain de bon film ! Oh ! Quel putain de bon film ! Ce mec est un genie !
Marty McFly : La fête est finie, Biff. Tu te rappelles ? L'almanach des sports.
Biff Tannen : Vous avez entendu ce qu'il a dit? La fête est finie.

Tannen est en train de regarder la fin du film Pour une poignée de dollars

Marty McFly : Eh Doc reculez ! La route est trop courte pour atteindre 88 miles à l’heure.
Emmett Brown de 1985 : La route ? Là où l'on va on n'a pas besoin de route.

Emmett Brown de 1985 : Marty, je n'ai pas inventé la machine à voyager dans le temps dans un but lucratif. Mon but c'est d'élargir notre perception de l'humanité, d'où nous venons, où nous allons, les soubresauts et les péripéties, les périls et les promesses peut-être même trouver une réponse à cette éternelle question : Pourquoi ?.

Emmett Brown de 1985 : Il se pourrait que Jennifer entre en contact avec son soi futur. Les conséquences en seraient catastrophiques.
Marty McFly : Doc que voulez-vous dire ?
Emmett Brown de 1985 : J'entrevois deux possibilités : primo, se trouver nez à nez avec elle-même plus vieille de 30 ans la traumatiserait et elle tomberait dans les pommes ; secundo, cette rencontre créerait un paradoxe temporel dont l'issue engendrerait une réaction en chaîne qui pourrait déchirer le tissu-même du continuum espace-temps, provoquant la destruction totale de l'univers.
Marty McFly : Oh !
Emmett Brown de 1985 : Hypothèse la plus pessimiste, je te l'accorde : le cataclysme pourrait être plus localisé et affecter uniquement notre galaxie.
Marty McFly : Ah, je suis presque rassuré.

Gertrude Tannen de 1955 : Biff ! Où tu vas ?
Biff Tannen de 1955 : Je vais chercher ma voiture mémé.
Gertrude Tannen de 1955 : Quand est-ce que tu reviens ? J'ai mal aux pieds. Je veux que tu me masses les orteils.
Biff Tannen de 1955 à part : Oh la ferme vieille bique !

Biff Tannen de 2015 : Monte dans la voiture, banane !
Biff Tannen de 1955 : Qui t'appelles « banane », banane ?

Biff Tannen de 1955 : (après avoir pris l'almanach) : Oh ouais c'est bien gentil tout ça. Je te remercie beaucoup. Mais maintenant tu fais comme dans l'infanterie et tu te casses ailleurs !
Biff Tannen de 2015 : (après lui avoir mis une claque) Tu te tires ailleurs, triple buse ! Tu fais comme dans l'infanterie et tu te tires ailleurs ! T'as l'air d'un demeuré quand tu le dis de traviole !

Retour vers le futur 2, 1989

Marty McFly : Du calme, c'est moi, c'est moi, c'est Marty.
Emmett Brown (de 1955) : Non, c'est impossible, je viens de te renvoyer vers le futur !
Marty McFly : Oui je sais vous m'avez aidé à retourner vers le futur, mais me revoilà, je suis de retour du futur !

Marty McFly (remarquant que le plat qui contenait la tarte aux framboises s'appelle Freesbee) : Oh ! Freesbee, ça m'éclate !.
Seamus Mc Fly (à sa femme) : Que veut-il dire là ?
Maggie McFly : Il a peut-être trop mangé !

Bufford Tannen : Ben qu'est ce qu'il y a Eastwood t'as les foies ? Ouais c'est bien ce que je disais il a les foies !
Marty McFly : Personne ne me dit que j'ai les foies.

Marty McFly : Nom de Zeus !
Emmett Brown : Je sais, c'est pas le pied !

Clara : Le cratère dans la partie Nord-Ouest, celui qui est là bas tout seul, qui ressemble à un éclat d’étoile.
Doc : Ahah.
Clara : C’est celui qui s’appelle Copernic.Haha, vous savez, j’ai l’impression de faire la classe à mes élèves.
Doc : Oh non, s’il vous plait, continuez la leçon. Je n’avais jamais trouvé la géographie lunaire aussi fascinante. Vous êtes incollable.
Clara : Quand j’avais 11 ans, j’ai eu la diphtérie. On m’a mise en quarantaine pendant trois mois, alors mon père m’a acheté ce télescope et il l’a posé à côté de mon lit pour que je puisse voire par la fenêtre. Emmett, croyez vous qu’un jour viendra où nous pourrons nous embarquer pour la lune ? Comme nous voyageons à travers le pays en train ?
Doc : Sans nul doute. Remarquez, il faudra attendre 84 ans, et ce ne sera pas en train mais en véhicule spatial, en capsules envoyées dans les airs par des fusées, des appareils qui produisent de gigantesques explosions, des explosions si ... si puissantes qu’elles ...
Clara : Qu’elles ... supprimeront tout effet de pesanteur et envoient le projectile dans la stratosphère. Emmett ! J’ai lu ce livre comme vous ! Vous m’avez cité un passage du livre de Jules Verne, « De la Terre à la Lune ».
Doc : Vous avez lu Jules Verne ?

Clara : Oh, j’adore Jules Verne.
Doc : Mais je l’adore aussi. «20.000 lieux sous les mers », le préféré de tous mes romans ! Je l’ai lu pour la première fois quand j’étais tout petit ! Je rêvais de rencontrer le capitaine Nemo.
Clara : Vous me taquinez Emmett, vous n’avez pas pu le lire quand vous étiez petit enfin. La première édition date d’il y a 10 ans.
Doc : Euh ... oui, en effet, enfin je voulais dire que ça m’a fait retrouvé la magie de mon enfance. Je n’avais jamais rencontré une femme qui aime Jules Verne.
Clara : Je n’avais jamais ... jamais rencontré un homme comme vous.

Retour vers le futur III, 1990

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James (donnant un carnet à Peter): « Tous les grands auteurs commencent par une reliure en beau cuir et un titre bien convenable. Ouvre-le »

Peter (lisant): « Les petits naufragés, une évocation des terribles aventures des frères Davis, fidèlement raconté par Peter Llewelyn Davis »

James: « Kipling se dévorerait l'oreille pour un titre pareil »



Une dame
(regardant Peter): « Alors c'est toi Peter Pan? "
Peter (regardant James): « Mais je suis pas Peter Pan.. c'est lui." 

Neverland


"En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, chacun d'entre vous va se retrouver face contre terre. Et je sortirai d'ici en faisant le moonwalk."

Charlie's Angels.



Un pote
: Il a raison, Yentl ça craint

Howard:
Pardon?

P:
Yentl ça craint!
H
: Tu pourrais répéter ça?
P:
Elle était plus toute jeune... pour jouer ce rôle!
(Bagarre!!)


Emily: Est-ce que quelqu'un sait ici combien de fois j'ai dû me taper la cassette de Funny Lady?!!
Howard: Mais c'était une suite, je t'ai dis qu'elle était sous contrat...
Emily: Mais qu'elle ailles se faire foutre la Streisand, et toi avec!!!

La voix: Répétez après moi: Yo
Howard (Kevin Kline): Yo
La voix: Fais chier
Howard: Fais chier
La voix: voilà un fort bel habillage de fenêtre
Howard: Voilà un fort bel...
La voix (l'interrompant): C'était un piège!!

In & Out


 - Si vous, vous êtes un lord écossais, moi je suis Mickey Mouse !...

- Formidable junior ! Si Marcus a le carnet, nous voilà sauvés !
- Père c'est Marcus, un jour il s'est perdu dans son propre musée ...

- Ahhhh ... Venise ....


Indiana Jones et la dernière croisade


La secrétaire du héros et le héros à propos de Gisèle:

- Je n'arrive pas à trouver Andalasia. Je ne sais même pas si c'est une ville ou un pays.

- Ce ne serait pas un état?

- J'appellerais plutôt ça un état d'esprit!

Il était une fois


 (Jodie Foster et une visiteuse dans la chambre de panique:)

Jodie: "C'est oppressant ici, je n'aime pas trop. Vous avez lu Poe?

La visiteuse: "Non, mais j'ai adoré son dernier album!"

Panic Room


Robert Neville (après avoir fait dix minutes de Shrek en post-synchro devant les yeux médusés d'Ethan et d'Anna):

 - "J'aime Shrek." 

Je suis une Légende



Lucy McLane : "Tu ferais mieux de te prendre en main et d'avoir des couilles"
Matt Farrell: "Hé je connais ce ton! ça fait bizarre de l'entendre dans la bouche de quelqu'un... qui a des cheveux"

Matt: "Mais vous avez quand même réussi à descendre un hélico avec une voiture!"
John: "J'avais plus de balles."

Die Hard 4


"Je suis la mouche qui pèèèète, pout pout"

"Si fort et brave, que je vole dans les airs, avec mes muscles, et mon brushing d'enfeeeeer!"

"Au risque de paraître totale outrecuidante, ma bonne cops Tiffany trouve que t'es total repoussant, alors elle voudrais savoir si t'acceptais de danser avec elle à la surboum de la rentrée. Eh ouais elle est trop grave, faut dire que les étudiants et les monstres gothiques, c'est son kiffe" et  "Et alors j'lui sors: plutôt attraper la peste noire ou être clouée au piloris que de devenir ta douce! Ouah l'autre hé"

Shrek 3


 "Une dinde aux marrons ? Un sapin de Noël ? MAIS NOOOON FAUT QUE JE ME TAPE UN PUTAIN DE CONDUIT D’AÉRATION !"

"Yeepee-kai pauvre con!"

Die Hard



Drew Barrymore:
(vient de recevoir un compliment): Oh c'est vraiment gentil ce que tu viens de me dire
Hugh Grant
: C'est normal, venant d'un type qui porte un pantalon serré, tout le sang afflue vers le cœur! 

Le Come-back


"Goooooood Morniiiiiing pays Imaginaire!"


"Et si la qualité prime sur la quantité, je suis plus grande que toi Peter!"

- Oh que ces fleurs sentent bon!
- C'est du papier ma chérie!

-Tu es là dedans ptite bestiole ?
-Je ne suis pas une bestiole, je suis une fée

-Quand va tu cesser de te comporter comme un gosse !
-Oh, j'suis un gosse

"Peter!! Comment as-tu fait pour rentrer à nouveau dans ces sublimes collants!"

"Ton bras gauche est mort, appuie toi sur la bequille, pied gauche vers l'interieur, penche la tête et regarde méchamment de ton bon Oeil ! Maintenant tord la bouche et bave ! Et maintenant grogne !"

"Que serait le monde sans le capitaine Crochet?"

-Je ne suis pas un pirate je suis un avocat!
-Tuons l'avocat !!
-Je ne suis pas ce genre d’avocat...

- Je viens d'avoir un pif de génie
-Je pense que tu veux dire une épiphanie...

"Tu vois ce moment entre le sommeil et le réveil, ce moment où on se souvient d’avoir rêvé ? C’est là que je t’aimerai toujours, c’est là que je t’attendrai."


Peter : J’veux un steak, j’veux des œufs, j’veux du café !
Rufio : Y’en n’a pas ! Ronge toi les ongles si t’as faim, espèce de gros tas fripé !
Peter : Tu es un jeune homme bien mal élevé, on t’l’a déjà dit ?
Rufio : Vieille limace baveuse !
Clochette : Allez tu peux faire mieux qu’ça !
Peter : C’est pas vrai ça, en plus tu l’encourage ?!
Rufio : Ouais, fais moi voir comment tu punch, crâne epais ! Espèce de sac à vomis mal gerbé !
Les Enfants Perdus : Bangerang, Rufio !
Peter : T’es un bien piètre exemple pour ces enfants, on t’l’a déjà dit ?
Les Enfants Perdus : Pfffffffffiiiiiiiiiioooooooouuuuuu…. Pppprrrrrtttttt !
Peter : Je paries que t’as raté ton examen d’entrée en sixième !
Rufio : Hémorroïde de trou du bide !
Peter : Bon, ben, en cinquième alors !
Les Enfants Perdus : Pfffffffffiiiiiiiiiioooooooouuuuuu…. Pppprrrrrtttttt !
Rufio : Pétard à bulle. Vieux renifleur de pets de vache. Bubons pustulants !
Les Enfants Perdus : Bangerang Rufio !
Peter : T’as la bouche pleine de caca mon p’tit, on t’l’a déjà dit ?
Rufio : Tu n’es qu’une grosse morve visqueuse, une usine à prout, à sac à déguelis d’chat et de tripes de rat, une arrachade de sparadrap pleine de croûtes séchées et d’giclures de poireaux, un vieil hamburger d’asticots rassis, avec de la moucharde forte et les mites à part !
Les Enfants Perdus : Aaaaaaaaahhh… Buuuuuurrrkk !
Peter : Euh… remplaçant de prof de chimie !
Un des Enfants Perdus : Rufio renvoie lui la balle !
Rufio : Mauvaise haleine !
Peter : Pion de fac !
Rufio P’tite tête !
Peter : Barbier de prison !
Rufio : Petit empoilé !
Peter : Gynécologue Astigmate !
Rufio : Dans ta fiole, tronche de cake !
Peter : Dans tes miches, fesses de vache !
Rufio : Sale tricheur, menteur, voleur qui a peur !
Peter : P’tit ringardos, craignos, vulgos, coiffé en brosse !
Un des Enfants Perdus : Bangerang Peter !
Les Enfants Perdus : Bangerang Peter !
Rufio : T’es un homme… stupide ! Un homme stupide !
Peter : Rufio, si j’suis un vieil hamburger, alors pourquoi tu n’me manges pas, hein ? Toi tu n’es qu’une cervelle de paramécie bicolore, embourbé dans un élevage de boutons plein de pus, bouffant ses propres déjections et souffrant du complexe de Peter Pan !
Un des Enfants Perdus : C’est quoi une paramécie, m’sieur ?
Peter : J’vais t’dire c’que c’est qu’une « paramécie m’sieur ». Ca c’est une « paramécie m’sieur », c’est une créature unicellulaire et sans cervelle et qui n’sait pas voler ! Ne m’cherche pas mec, je suis avocat !
Les Enfants Perdus : Banning, Banning, Banning,…
Rufio : Rufio… Rufio !  
Peter : Ho Rufio ! Va donc casser les noisettes de l’écureuil d’à côté, hein !

Hook



L'auteur: "Comment vous appelez-vous?"
Odette Toulemonde: "Toutlemonde."
A: "Pardon? (Elle répète.) C'est pas courant comme nom."
O: "Ben dans ma famille si."
A: "Au moins on ne risque pas de vous oublier"
O:"Ben si en fait. Je sais pas pourquoi mais personne ne se souvient jamais de moi. Mon prénom c'est Odette. Mes parents ne m'ont pas gâtée."
A: "C'est joli pourtant Odette. C'est Proustien." "
O:"Quoi?"
A: "Mais si... Odette de Crécy..."
O:"Connaît pas. Moi je connais que les caniches qui s'appellent Odette. Et moi. Manquerait plus que je me fasse friser!"

Odette Toutlemonde



""Je peux passer un peu de temps avec vous?"
"Non, désolé, j'ai rendez-vous avec mon groupe "complots et canevas"
"Ah... J'ai oublié mes dés à coudre et mes tracts socialistes. Tant pis".

L'Incroyable Destin d'Harold Crick


"Mais qu'est-ce qui se passe papa ?
"C'est un peu compliqué à expliquer.
"(Un type à la fenêtre): les extra-terrestres envahissent la Terre!!!

Ouais je crois qu'il a bien résumé la situation."

Scary Movie IV


"J'adore les sushis""

"Toi Freud, arrêtes de me regarder comme ça"

"Va dans le métro Sathanas!"

Chouchou



"Finger (au téléphone) -Salut, p'tite tête, c'est Finger.
Korben Dallas (faisant rentrer son chat) -Bonjour mon minou.
Finger -Oh major, moi aussi je vous aime, mais vous ne m'avez plus appelé comme ça depuis qu'on a fait nos classes...
Dallas -...Je parlais au chat.
Finger -Oui c'est vrai, j'avais oublié que tu préfères les chats aux gonzesses.
Dallas -Au moins lui il revient."

"Leeloo Dallas Multipass!"

"Oui, elle sait ce que c'est qu'un multipass"

"Autowash"

"Big boumbadaboum!"

"Si vous voulez qu'une chose soit bien faite, faites le vous-même! Gnia!"

"En même temps, de vrais commerçants demanderaient immédiatement à quoi sert le petit bouton rouge situé au bas du fusil."

"Je suis un peu...comment dire? Désappointé. Et s'il y a bien une chose que je déteste, c'est être désappointé!"

"Je ne le ferai plus!"

"Je sais."

"Il y a des tas de mots sympas qui commencent par V: vaillante, vulnérable... vraiment très jolie"

"ça veut dire quoi "ecto gamat"? Jamais sans ma permission"

"Tu l'imites très mal. Le Président il a une voix d'attardé. Non mais tu veux quoi Korben, que je me jette du haut d'un bus?"

"Super Green!"

Le Cinquième Elément


John Amond: "Tous les grands parcs d'attraction ont des ratés: quand ils ont ouvert Disneyland en 56, rien ne fonctionnait!"

Ian Malcolm: "Oui mais quand Pirates des Caraibes se met à disjoncter, les pirates bouffent pas les visiteurs!"


"J'ai dépensé sans compter!"

Jurassic Park


"Plus nous nous élevons et plus nous semblons petits à ceux qui ne savent pas voler"

Les Palmes de Monsieur Schutz



"Vous pourrez rencontrer tout le gratin cairote. Et non pas de pommes de terre! (...vieux blanc) Non, mais, y a une astuce!"

"C'est pas comme la princesse! Parce que je vous assure, elle, elle gueule: on dirait un poissonière de Ménilmontant!"

"Au moins on peut être sûr d'une chose, c'est que le soviet éponge"

OSS 117


"Il est dit dans ce livre que les humains ne comprennent rien à l'étrange et au surnaturel. Et comme je suis moi-même étrange et surnaturelle..."

"si j'avais su ce que je sais aujourd'hui, je n'aurais pas eu mon petit accident"

« -Vous avez des qualifications ?
-Voyons ... j'ai fait lettres à Harvard puis j'ai beaucoup voyagé, j'ai traversé la grande peste noire de 1343 et j'ai vu 746000 fois l'exorciste et j'me marre encore comme un bossu bon sang s'qu'il est génial ce film sans oublier qu'vous parlez à un type qui est complètement mort !!! .... alors ? J'ai le job ? »

Beetlejuice


"Couvre-toi ma chérie, il fait froid dehors... Tu sais d'où vient la neige?"

"Ne laissez jamais personne vous dire que vous êtes un handicapé"

"J'suis pas fini"

"Hold me! I can't..."

Edward aux mains d'argent


"Aubergiste!!! Du VIN!!! Que je pisse a foison!!!!"

" Et on lui pèlera le jonc comme au bailli du limousin, qu’on a pendu un beau matin, qu’on a pendu, avec ses tripes !! »

"C'est vot'ptite ptite fillote?"

Les Visiteurs


"Jésus revient, Jésus revient!..."


"Et qu'est-ce qu'ils font?

Ils sentent de la colle"


""Mais madameuh j'vous jure...
- Marie-Thérèse, ne jurez pas !"

La Vie est un long fleuve tranquille


« Un mafieux : Il y un type qui monte" .
Le mafieux "Un type du genre sérieux" .

Le chef d'une brigade des Stups (Gary Oldman): "Tu aimes le Brahms ? Je vais t'en jouer ! " 

Léon


" On ne vous a jamais parlé de la paix universelle et des hommes de bonne volonté ???"

“Curiosity could kill a cat”

L’Etrange Noël de Mr Jack



  « Hey Claudius ... c'est toi qui a tué mon frère ? Monumentale erreur”

Last Action Hero


« Always look on the bright side of life!”

La Vie de Bryan


“Oh Jessica chérie, si tu savais comme je t’aime! Laisse-moi compter combien mille et un, mille et deux, mille et trois… »

« Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota Picoti, picota ...”

Roger Rabbit


"Ça va être tout noir !  Ta gueule !"

"-Celui qui dit qui c'est qui l'a fait ... il aura ... un sandouiche !
-Heu ... à quoi le sandouiche ?
-A la fraise !"

RRRrrrr


 «"-A Fétide !
- Fétide mon frère !
-Il adorait les enfants et les animaux !
- On n’a jamais pu le coincer !
-C'est merveilleux !
-C'est magnifique !
-C'est non imposable .... "

"Mais Oncle Fétide, tu vais dit que tu nous aiderais pour le meilleur et pour l'Shakespeare..."

"-Tu sais petite, esprit humain très compliqué, très difficile à tuer.
- Même avec une tronçonneuse. "

"-Est ce que cette limonade est faite avec de vrai citron ? Je ne mange que des produits naturels vous savez, sans conservateurs, issus de l'agriculture biologique. Bon je vous propose un marché: j'achète un verre de limonade si vous achetez une boîte de mes délicieux gâteaux boy-scouts !
-Est ce qu'ils sont faits avec de vrais boy-scouts ?"

"Oh ils sont timides !

-Non, on est pas timides, on est contagieux"

"- Tu te rappelle le camp custer ?
- Pour délinquant infantile !"

" - Mesdames nous sommes les deux frères les plus chanceux du monde, le soleil pâlit devant tant de beauté !! Nous ne méritons pas de vous accompagner !
-... C'est vrai ... on devrait être avec ... des grognasses!"

"-le sel !
-Qu'est ce qu'on dit Mercredi ?
-et kca saute!

-Pugsley veux tu jouer avec ta nourriture ?"

"- Comment est-ce que ca s'enlève ? Ce piège à doigt était le jouet officiel de son dixième anniversaire ! Mère a du lui apprendre à manger avec les pieds !"

"Nous aimons nous repaître de ceux qui voudraient nous soumettre ... en tant qu'Addams tu comprend ça mieux que quiconque ?"

« - Mercredi arrive a un âge où toutes les jeunes filles n'ont plus qu'une chose en tête.
-L'amour ?
-L'homicide ! »

« Jeux de mains jeux d'après demain  la chose. »

« Garde-robe d'hiver de l'oncle zigzag
Garde-robe d'été de l'oncle zigzag
... oncle zigzag »

« T’es pas un homme, t’es un gâteau au tapioca avec une bouche !!! »

La Famille Addams et les valeurs de la famille Addams



"- On dirait qu'on marche sur des gâteaux secs ...

C'est sûrement pas des gâteaux secs ! »


« - C'est pas le moment avec les filles docteur Jones ! »

Indiana Jones le temple maudit


« -Il dit qu'il a plus de genoux.
-Il dit qu'il voit pas le rapport"

« Emile, vous avez un bout de patate, là ! »

La cité de la peur


"Tout cela est d'un ridicule!"

"Tout cela, c'est Versailles!"

Marie-Antoinette


« Guizmo cuit cuit !!! »

« Gizmo caca ! »

Gremlins et Gremlins 2


“Biwère biwère, I am the Lord of the Darkness !”

 Ma femme s’appelle Maurice


"Eh ben si on peu plus péter sous les étoiles sans faire tomber un martien, il va nous en arriver des pleines brouettes !"

La Soupeaux choux


« Bien sûr que ça se mange ! Tout se mange: d’ailleurs, même les humains se mangent. Mais ça, ça s’appelle du cannibalisme mon enfant ! Et c'est déconseillé dans la plupart des sociétés ! »

Charlie et la Chocolaterie


"Je ne comprends pas : ça le frise de s'asseoir à côté d'un enfant noir mais il mange des oeufs sortis tout droit du cul de la poule"

Les beignets de Tomates Vertes


"C'est un tout p’tit peu trop calme par ici ... j’préfère quand c'est un ptit peu plus moins calme"

«  Cours Astérism cours ! »

"Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou de mauvaise situation.
Moi, si je dois résumer ma vie aujourd'hui avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres.
Des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi.
Et c'est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée...
Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer.
Alors ce n'est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j'ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie... Je ne suis qu'amour ! Et finalement,
quand beaucoup de gens me disent "Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?",
je leur réponds très simplement, je leur dis que c'est ce goût de l'amour qui m'a poussé aujourd'hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi..."

"Et il est où le magneau? Ils ont mangé le magneau?"

Mission Cléopâtre


« Cours Forrest, cours ! »

« Ma maman me disait toujours : la vie c’est comme une boite de chocolats, on sait jamais sur quoi on va tomber. »

Forrest Gump



"Sais-tu ce que nous avons en commun ?

- Notre boulimie de distraction ? Notre génie pour le mal ? Notre mépris le plus total des empereurs de la mode ? Notre incroyable charisme sexuel ?

- Non, Batman"


"Alfred dites à Bruce qu'il ne voit pas dans mon départ un refus ou ... enfin débrouillez-vous composez-lui je ne sais pas moi, un sonnet ... une chanson porno ..."

"Que voulez-vous ? Bijoux ? Parfums ? Argent ? Heu ... une phénoménale pelote de laine ?"

"Nan ce que je vous souhaite c'est du bonheur dans un gigantesque paquet cadeau avec un gros nœud rose !"

Batman le Défi


« L'humilité c'est pas quand y a des infiltrations ? »

« La seul différence entre ça et des briques c'est que vous appelez ça de la tarte »

« Ouais c'est pas faux »

"Mécrééééaaaant!"

"J'dis déjà pas merci dans ma langue, alors je vais pas l'apprendre en Picte."

"Vous vous étonnerez pas si vous ressentez une vive douleur sur le sommet du crâne. C'est sûrement que vous aurez pris le plat à gigot dans la tronche !"

Arthur: Vous dîtes que vous en avez ramené combien?

Guenièvre: Ohh.. pas énorme hein...

Arthur: Oui mais pas énorme combien?

Guenièvre: heu!! je sais plus, 4 ou 5 livres

Arthur: 4 OU 5 LIVRES?!!

Guenièvre: Ohhh!! mais j'ai pas tout gardé pour moi j'en ai offert figurez vous.

Arthur: Offert a qui?

Guenièvre: Bin.. a vous

Arthur : Ah non!! Vous ne m'avez jamais offert de pâte d'amandes.

Guenièvre: bon bin j'en ai pas offert, qu'est ce que ça change?

Arthur: Ca change que vous vous êtes enfilé 4 ou 5 livres de pâte d'amande en une demie-saison et ça tombe bien qu'il y en ai plus car à ce rythme là dans six mois vous étiez large comme le lit.

Guenièvre: Tous les jours je me disais aujourd'hui t'en prend pas, aujourd'hui.. t'en prend pas. J'ai jamais réussi à me contrôler.

Arthur: Et bien vous serez bien obligée maintenant.

Guenièvre: Mais qu'est que je vais devenir, maintenant que mon corps s'est habitué?

Arthur: Et bien il va se déshabituer. Comment vous faisiez avant?

Guenièvre: MAIS AVANT MA VIE C’ÉTAIT DE LA MERDE, VOUS ENTENDEZ... HEIN!! Recevoir le chef de çi, le roi de mi, toujours polie, toujours bien mise! Le symbole de la nation bretonne, ah, il en faut bien des compensations pour encaisser toutes ces conneries, hein!! Toujours s'occuper de quelque chose et surtout de vous parce que vous avez des RESPONSABILITÉS. ET QUI S'OCCUPE DE MOI PENDANT CE TEMPS?!! ET BIEN VOUI, MAINTENANT QU'IL N'Y A PLUS DE PÂTE D'AMANDE, JE TOURNE EN ROND, JE SUIS SUR LES NERFS!! J'ai pas d'amie.. pas de loisirs, comme vous me touchez pas les choses de l'amour je m'assoie dessus et là je parle au figuré, alors je me suis plongée dans la pâte d'amande. Quand je vous regarde et que je vois comment vous me traitez, je me dis que j'aurai meilleure condition d'aller d'ici a Rome à pied pour aller en chercher car c'est finalement la meilleure chose qui me soit arrivée!! 

Arthur: Je.. je crois pas que vous soyez le symbole de la nation bretonne, hein?

Guenièvre: ...

Kaamelott


"Si ton espèce doit survivre tape dans tes mains ..."

"Eh ben moi des fois je vomis !"

L’âge de glace 2


"Personne ne m'attaque quand j'ai le vent dans le dos et qu'il a mangé de l'ail !"

"- Mais pourquoi une petite cuillère ?
-Parce que moins c'est tranchant et plus ça fait mal pauvre imbécile !"


Robin des bois Prince des Voleurs


« Par le grand marteau de Krafdar,
Par les fils de Worvall,
Tu auras ta vengeance !! »

"Mais l'animal est en désordre.... et il a explosé."

"Ooooh, ces pauvres gens sont bien à plaindre..."

Galaxy Quest


"Elle: Vous voulez bien de moi?
Lui: C'est la troisième fois qu'on me demande en mariage.
Elle: Ah, non, Monsieur, épargnez-moi! On dit que vous avez tué vos deux premières femmes... Ne m'épousez pas, s'il-vous-plait.
Lui: Pas de mariage? Vous voulez donc que ce soit pour la vie?
Elle: Elle en décidera, en attendant, je vous suis partout.
Lui: Commençons par ma chambre..."

Beaumarchais l'Insolent


"Euh, tu fais quoi là? Rrradiateur"

"Qu'est-ce qu'elle fait la pieuvre? Elle gratte gratte"

"Tu veux aller au placard Tétard ! il y fait froid et tout noir !"

La Cité des Enfants perdus


"Non pas les boutons en boule en gomme noon !
Merci mon papatissier !
Mange moi mange moi pfffft

"-Le garde champêtre ?
-Oui celui qui pue qui pète? Oui, celui qui prend son tutu pour une voilette!"


"Mais qu'est ce qu'il a là ? De l'herbe à chat ! coffrez le !"

Shrek


"Elle va pas être grossière en plus, ici on est pas là pour bouffer des brocolis cuits à l'eau de Vittel, on est là pour prendre du plaisir! Vous connaissez c'mot là... PLAISIR"

Le bonheur est dans le pré



Et quasiment toutes les répliques du Bossu (celui avec Daniel Auteuil) qui sont géniales, particulièrement celles de Gonzague (Fabrice Luchini, phénoménal en traître gourmand de traîtrise), ainsi que celles de Beaumarchais L’Insolent, encore une fois avec le génialissime Luchini 

Robe bleue 1894

9 décembre:

Je sais, je sais, je ne couds plus depuis longtemps, mais j'ai deux bonnes raisons : la première, c'est que mon matériel était chez moi alors que je vis depuis quelques temps chez mon amoureux (mais on a déménagé tout ça récemment, j'ai une place de fou dans le garage^^), et la seconde est que côté écriture, j'ai un boulot de dingue! Je ne me plains pas, je n'ai jamais eu autant de projets et c'est très enthousiasmant, mais ça ne me laisse plus trop de temps pour mes autres innombrables activités^^

J'ai vu récemment Crimson Peak et même si la fin, cliché à souhait, m'a beaucoup déçue, il n'en reste pas moins que la première moitié m'a subjuguée et que j'ai eu les images dans la tête pendant très longtemps. Ce film a réussi quelque chose d'incroyable, à savoir me faire aimer la mode des années 1890! Il faut dire que les costumes de Mia étaient superbes... Aussi, comme mon roman Palimpsestes se déroule en 1894, j'ai décidé de me réaliser une robe de cette époque pour aller en salon. J'ai fait des recherches pendant plusieurs jours, ai fait le tri dans plus d'une centaine de modèles, ai mis les quatre derniers en noir et blanc pour pouvoir imaginer la couleur parfaite et j'ai laissé le choix final à mon chéri, parce que je n'arrivais plus à me décider. Je vais donc réaliser ce costume-là ! Un sacré défi :D !

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J'ai, aussi pour la première fois, essayé de m'organiser niveau matériel. Il faut dire que cette robe demande des tissus très précis et si nombreux que je sais qu'en arrivant au magasin, je me perdrai dans les métrages et les couleurs. Du coup, j'ai pu trouver un velours et des galons dans mes affaires, et dépenser un peu moins :)

15 décembre:

J'ai coupé les manches dans le velours bleu, mais une fois plissées autour de mes bras, ce n'était pas assez grand. J'ai réfléchi à une solution et ai trouvé un autre bout de velours bleu dans mes affaires: j'ai donc coupé des bandes que j'ai intercalées pour agrandir mes pièces, et j'aurais donc des manches à rayures :)

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16 décembre:

Hier je suis allée acheter les tissus pour ma robe ! Il y avait beaucoup de choix mais pourtant j'ai vraiment eu du mal à trouver le tissu à motifs pour la jupe et les manches. J'ai choisi ce tissu gris clair à fleurs gris foncé, et si au début j'ai eu peur de ce que ça pourrait donner, je me dis que finalement c'était encore le meilleur choix. Pour avoir un aperçu de ma robe j'ai plié les tissus pour leur donner à peu près la forme finale, et voilà ce que ça pourrait donner:

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(Désolée pour la piètre qualité des photos, je travaille avec mon téléphone portable...) C'est plus contrasté que le modèle initial, mais je préfère les fleurs aux rayures et j'ai hâte de commencer ! Oh mais dis donc ça tombe bien, je ne travaille pas aujourd'hui :D

16h:

J'ai finalement commencé plus tard que prévu parce que j'avais quelques modifications à faire sur palimpsestes avant que mon éditeur ne fasse la maquette! Le roman avance bien, il sera magnifique et je suis très impatiente^^

J'ai monté le bas des manches:

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J'ai dessiné un patron et ai coupé les pièces :

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Puis j'ai cousu le tout :

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Et j'ai fait des pinces à la partie "corset" pour l'ajuster correctement :

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Je crois que ça ne sera pas très solide alors j'ai coupé une doublure dans le même tissu que la future chemise et je poserai des baleines, si j'en trouve des petites.

18 décembre :

Hier j'ai cousu la partie ceinture au bustier, puis j'ai posé la doublure des manches (c'est tout doux, huuum^^) et j'ai eu l'idée de coudre un serre-taille dans la robe pour qu'elle soit bien ajustée. Comme ça en plus, je n'aurais même pas besoin de porter de corset avec ! J'ai fait tout ça à la main devant Star Wars III, même que c'était tupurri comme film :P

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Aujourd'hui j'ai cousu à la main la doublure intérieure, c'était long !

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J'ai ensuite coupé la jupe du dessus dans le même tissu que les manches:

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Puis je l'ai cousue, et ai coupé la jupe grise du dessous !

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29 décembre:

Je viens de rentrer de chez mes parents et m'y suis remise hier. Ce fut un très beau Noël! Il a été placé sous le signe de la mode historique parce qu'on m'a notamment offert trois années de "La Mode Illustrée" reliées, à savoir 1898, 1899 et 1884 ! Ma maman en voyant mon projet m'a conseillé de ne pas faire une chemise entière mais plutôt un plastron, ce que j'ai fait! J'ai donc commencé par coudre un col:

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Puis j'y ai cousu une bande de tissu plissé:

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Il a fallu pour continuer que je couse la doublure, donc j'ai ajouté une bande en bas,

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4 janvier:

Hier, je suis restée à la maison et ai cousu à la main pratiquement toute la journée. Ce fut donc assez long mais je suis fière du résultat, notamment parce qu'ainsi la bordure que j'ai posée ne se voit pas à l'intérieur! J'ai également fait l'ourlet de la doublure intérieure et le ruban de fermeture:

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De l'extérieur, sans la chemise, ça donne ceci:

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Et avec le plastron, ça commence à avoir de la gueule! Sur le mannequin le système de fermeture sert beaucoup mais c'est que je ne peux pas descendre la taille en dessous de 80: sur moi c'est parfait !

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Hier également, par hasard, j'ai trouvé sur tumblr d'autres photos de ma robe! Du coup, même si je n'ai pas fait la même forme de jupe, je vais pouvoir m'en inspirer pour le dos, et j'ai été contente de voir que la décoration que j'ai improvisé dans le cou est la même !

14 janvier:

Je mets un temps fou à terminer cette robe! Mais c'est que je couds tout à la main :) L'étape suivante a été de coudre des bordures de ruban bleu sur la taille, puis de les recouvrir d'une décoration de noël que j'ai trouvée pour 69 centimes^^

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Ensuite j'ai cousu des épaulettes que j'ai remplies de ouate, on peut bien voir la différence entre les deux manches, et sur la robe portée c'est plus flagrant.

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Enfin j'ai ajouté un plastron de dentelle. Comme ça je ne suis pas forcément satisfaite mais quand je porte la robe ça rend plutôt bien ! J'ai également cousu un petit nœud dans le dos, un autre sur l'attache de devant, et suis en train d'ajouter une seconde ligne de déco en dessous du buste. Après ça il me reste les finitions de la jupe qui est en cours, et je pense que ce sera fini!

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28 janvier:

Voilà la jupe. Elle est un peu bizarre parce que comme je n'avais pas assez de tissu, je suis allée en racheter un mètre et donc la moitié de devant est une jupe-cercle:

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Et celle de derrière est une jupe où les plis sont en haut :)

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Voilà donc ma robe terminée!

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Et j'ai même fait un chapeau en bombant un canotier beige en noir et en le décorant avec des éléments de la robe, mais finalement je ne suis pas sûre de le mettre le jour J^^

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L'Onyreïdée - Nuciger/Novalys


Lundi 26 octobre 2015:

Après avoir laissé reposer ce roman dans mes tiroirs de nombreux mois (voire en fait deux années), je l'ai repris récemment en même temps que les Chercheurs du Temps afin de le transformer en e-book. La genèse de cette suite de Bordemarge aura été longue et compliquée, mais avec le temps et de nombreuses corrections je trouve ce roman plutôt réjouissant. Certes, il n'est pas parfait, mais j'ai bien plus confiance en moins qu'autrefois, et avec le recul je sais reconnaître qu'il a aussi des qualités. Comme il ne convenait pas à Castelmore, il sortira donc en e-book pour Halloween sur Amazon, et j'ai hâte que des gens le lisent !


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Mardi 22 janvier 2013:

Toujours pas de réponse. La semaine dernière je n'ai pas pu m'empêcher de le relire, résultat j'ai passé trois chapitres à la première personne, corrigé plein de fautes et rajouté deux scènes :) . Avec le recul je me dis que ce roman est pas si génial. Comme me l'a fait remarqué Lilla My, à la fin ça va trop vite et ça demande à être étoffé. Je n'ai pas l'impression que ce roman est vraiment à moi. Si je l'ai écrit en fait c'est parce qu'à tous les salons et interviews données au moment de la sortie de Bordemarge, on m'a posé plein de questions et fait plein de critiques. En fait ça a commencé quand on m'a demandé si j'écrirai la suite. Je sais pas pourquoi j'ai répondu que oui, et à partir de là j'ai brodé autour des remarques des gens! On m'a demandé: ça sera la suite? Est-ce que ça va parler de Jane Austen? De belles robes? D'un voyage dans le temps? Du XIX ème? On reverra Angus? A chaque fois j'ai répondu oui. On m'a dit: y a trop de personnages, alors dans la suite y en a que trois qui sont importants. On m'a demandé une histoire d'amour, je l'ai mise. Un mec beau et classe, il y est :) On m'a dit que le steampunk était pas assez développé, j'en ai mis plus, que le décor était pas assez bien planté, je l'ai décrit plus en finesse, que le coup des références et des clichés c'était cool, je m'en suis servie, que les règles qui régissaient les Personnages étaient pas nettes, je les ai définies, et ainsi de suite... Drôle de cheminement, en fin de compte. Pour le prochain roman. Je veux que tout soit absolument MOI. Bien sûr, tout ce que je viens de citer, c'est quand même moi, mais il n'empêche que ;)

Vendredi 23 novembre:

J'ai terminé Novalys! Je l'ai relu trois fois, corrigé, remanié, et l'ai envoyé hier soir à mon éditrice. Il fait 118 pages, presque 150 avec les bonus! Maintenant je n'ai plus qu'à croiser les doigts et espérer que ça lui plaise :)

Mardi 6 novembre:

J'ai repris ce roman après les retours de BBL et l'ai entièrement remanié. Le début que vous lisez tout en bas n'apparaît plus dans mon texte! Je suis à la fin d'une grosse semaine entièrement consacrée à l'écriture de ce bouquin: j'ai scindé la structures en fichiers/chapitres et peut ainsi mieux l'organiser. J'ai traité 24 chapitres sur 38!

26 août 2012:

A priori, j'ai trouvé un nouveau nom, ce sera Novalys. J'aime les Y, ça évoque le poète allemand mais également un système de données pour les bibliothèques, donc c'est parfait :) J'ai écrit près de 60 pages et j'ai laissé reposer depuis que j'ai eu les retours... pas trop mauvais, pour la plupart, je les avais prévus. Seulement, j'ai eu un vieux blocage, comme d’habitude. Aucune envie de tout reprendre à zéro pendant une semaine, mais ça me revient lentement. Je crois avoir compris ce qu'il fallait faire pour rendre mes deux héros attachants :) On verra bien ce que ça donnera  et si j'y arriverai. je n'ai pas franchement l'impression d'être un écrivain, et ça ne me quittera jamais, cette sensation. Raconter, imaginer des histoires, j'adore, mais les écrire, c'est déjà plus difficile, et les écrire bien, là, c'est carrément autre chose. je ne suis pas une styliste. J'ai l'impression qu'à chaque fois que j'écris une phrase, elle a déjà été écrite auparavant par d'autres, alors je ne cherche pas à faire original, mais juste à faire comprendre au lecteur ce que j'ai comme images dans la tête... Du coup, moi qui voulais faire un beau roman avec Novalys, je me retrouve comme avec Bordemarge, avec une gentillette histoire pour gamins... Quand est-ce que j'arriverai à allier forme et fond?  On m'a dit que Porcelaines était bien mieux écrit, mais pour le coup, l'histoire n'avait rien d'original. Je ne sais pas pourquoi, mais il faut absolument que je retrouve ça... Porcelaines, je l'avais écrit sans imaginer de lecteurs derrière, je voulais faire le roman d'amour que je voulais lire. Peut-être que je devrai recommencer avec Novalys, ne pas avoir peur de mettre des louches de sentiments et de description lyriques, et tant pis pour les lecteurs qui trouveront ça ridicule^^


27 juin 2012:

Après avoir fait Étonnants voyageurs et les Imaginales, je suis ressortie pleine d'idées et de motivations. C'est vraiment jouissif de rencontrer ses lecteurs, et j'ai envie de ne pas les décevoir! j'ai donc totalement repris Nuxiger en rentrant et j'ai écrit la 40ème page ce matin! J'ai eu un vieux blocage après la sortie de Bordemarge, je n'ai plus rien écrit depuis mon déménagement à part une petite nouvelle et la suite des Chercheurs (pas encore publiée sur ce blog) mais là c'est enfin revenu, et ça fait du bien!

Par contre, je déteste ce nom maintenant (comme dirait Pierre Pevel, on dirait le nom d'un laxatif^^), et ça fait bien un mois que j'en cherche un autre, et que je ne trouve pas. Pas évidement d’inventer un nom qui soit joli, qui représente bien la ville de fiction que j'ai créée, et qui en plus ai autant la pêche que celui de Bordemarge! Du coup je cherche, et en attendant, Nuxiger restera le nom de code ;)


24 avril 2012:

Nuxiger, c'est provisoirement le titre de mon prochain roman :) C'est une sorte de suite à Bordemarge, avec Emily comme héroïne!

Je me suis amusée à faire la couverture en la calquant sur celle de Bordemarge^^

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Samedi 19 novembre:

J'ai abandonné. Peut-être que je reprendrai plus tard mais j'ai, après le Souffleur, encore commencé un nouveau truc. Après Bordemarge, quel gros projet pourrais-je bien entreprendre? Quelle idée choisir?? Pfff ça va faire depuis août que j'ai pas trouvé LE truc à écrire parmi toutes les idées qui tournent dans ma tête et me rendent dingue.

Mardi 18 octobre:

J'ai commencé un nouveau roman! J'espère que je pourrais le continuer après Bordemarge, parce que j'y tiens beaucoup... Il se passe dans l'Onyreïdée, et il se trouve même si à l'origine j'avais quelques réticences avec ça, c'est la suite de Bordemarge!
16 ans après cela dit, et avec de nouveaux personnages, donc c'est quelque peu éloigné, mais je n'avais pas dit tout ce que j'avais à dire sur ce monde-là, et je suis bien contente de le développer encore un peu :)

Voilà le début (et il y a des chances que tout change) :

 

L'Onyreïdée

TOME II - NUCIGER

 

*

 

       Et si Réalité et Fiction se mêlaient?

 

 

Scène I

Bellefontaine, 18 octobre 2011

 

            A 4h20  du matin, heure locale, Bill Sartings, habitant de Bellefontaine, près de Colombus dans l’Ohio, fut pris d’une soudaine envie de soulager sa vessie. Il sortit de son lit et, tout à fait par hasard, regarda par la fenêtre ouverte de son salon. Dans son jardin, il croisa le regard d’un nain à bonnet rouge, tout à fait vivant, qui lui fit un clin d’œil et s’enfuit en courant. Bill mit cette rencontre étrange sur le compte des trois bières qu’il avait sifflées la veille au soir, et qui d’ailleurs, étaient à l’origine de sa petite virée nocturne. Il se recoucha, et le lendemain matin, il avait tout oublié.

 

Scène II

Merdrignac, 19 octobre 2011

 

A Merdignac, petit village à proximité de la forêt de Hardouinais, vestige de la fameuse forêt de Brocéliande, un garde-forestier du nom de Brabant prit son 4x4 pour commencer son tour d’inspection. Il était presque cinq heures du matin quand il arriva au lac, et le soleil levant faisait naître une brume opaque aux abords de l’eau. Une licorne à la robe immaculée s’abreuvait là. Les pas lourds du garde forestier effrayèrent l’animal, qui le regarda un instant, et disparut dans son monde. Brabant, les yeux baissés vers ses bottes, ne la vit pas, et ne sut jamais qu’elle avait existé.

 

Scène III

Tessalit, 19 octobre 2011

 

L’aéroport de Tessalit, situé au beau milieu du Sahara, n’était pas particulièrement fourmillant d’activité ce jour-là, jusqu’à ce qu’à 16h21, Ismaël Traoré, bagagiste de son état, aperçoive un vaisseau spatial au-dessus de lui. Il rameuta tous ses collègues et ensemble, ils admirèrent les voltes gracieuses, le fuselage sorti tout droit d’un Star Wars, les lasers verts assourdissants et le petit droïde au sommet de l’extraordinaire appareil. Nulle part ailleurs, les médias ne relayèrent la nouvelle, et Ismaël Traoré en conclut qu’un tournage de film devait avoir eu lieu pas loin.

Scène IV

Terre, 20 octobre 2011

 

Partout dans le monde, au même moment, des portails s’ouvrirent, et des créatures et des machines qui n’avaient jamais existé que dans l’imagination des humains firent leur apparition sur la Terre. Parallèlement, quelques humains se perdirent de l’autre côté, et découvrirent ce qu’était l’Onyreïdée.

Parmi eux, deux frères, peut-être parce qu’ils étaient plus ouverts d’esprit que d’autres, crurent à ce qu’ils virent, et surtout, évaluèrent tout l’argent qu’ils pouvaient tirer d’une découverte pareille. Les autres crurent à un rêve, à une hallucination, ou a des drogues, mais n’en parlèrent pas. Quant à Nick et James Sanderson, en quelques heures, ils comprirent les règles de l’Onyreidée et montèrent une entreprise qu’ils nommèrent “Dream On Corp.” En deux jours, ils réussirent à revendre la “Dream On Corp.” à l’une des plus grosses maisons de production cinématographique américaine: la Black Stars inc. Ils en restèrent les adjoints, selon leurs conditions.

A partir du moment où John Hammer, directeur de la Black Stars inc., eut signé le contrat, s’en était fini. Le destin de l’Onyreidée était tout tracé: elle allait mourir.

 

Scène V

Paris,  31 octobre 2011

 

Lucille Khaltourine avait un sérieux problème. Au début, elle avait mis du temps à comprendre ce qui lui arrivait, mais maintenant, elle en était sûre: des ailes lui poussaient dans le dos. C’était des ailes étranges, en forme de feuilles, comme des membranes de peau très pâle, sur lesquelles son sang écrivait ses émotions. On pouvait voir, à travers le fin réseau des veines, se dessiner des mots. Chaque matin, elles avaient disparu, comme rétractées pour la journée, et chaque soir, elles poussaient plus grandes encore.

Lucille , en se regardant ce jour-là une millième fois dans la glace, en conclut que leur taille était arrivée à leur maximum. Elles pouvaient l’envelopper comme une cape quand elle les laissaient tomber, maintenant. Passés les premiers moments de terreur, où ses ailes pulsaient de rouge intense, la jeune fille en était arrivée à se poser la question suivante: comment annoncer ça à son père?

Si elle était tombée enceinte, ça aurait été bien plus simple. Un papa, surtout le sien, peut comprendre çà et aider sa fille, mais des ailes? Jamais elle n’oserait aborder ce sujet-là. Sa mère était morte quand elle était jeune, et Lucille  en parlerait encore moins aux gens autour d’elle: déjà que depuis toute petite tout le monde la prenait pour une folle, qu’allaient-ils dire s’ils croyaient qu’elle se prenait pour une fée?

            Lucille soupira, et ses ailes frissonnèrent, parcourues d’un sang plus calme. Le mot “Respire...” s’écrivit dessus, et disparut pour laisser place à une légère ombre bleutée.

On toqua à la porte de la salle de bain:

— Lucille , sort de là! Cria son père avec son accent russe qui roulait les “R”. On va être en retard!

            Lucille sursauta et tenta de se calmer. Quand elle était stressée, elle n’arrivait pas à faire disparaître ses ailes. Mais elle eut beau respirer et fermer les yeux, rien n’y fit, alors, paniquée, elle enfila un peignoir par-dessus sa robe de soirée au dos nu et ouvrit:

— Désolée, p’pa.

Angus avisa le peignoir:

— Quoi, ça fait une heure que t’es là-dedans et t’es pas encore prête? Grouille-toi!

Il la poussa de force jusqu’à sa chambre, lui fourrant sa trousse à maquillage entre les mains. Lucille tomba sur son lit, au bord des larmes: en la poussant, son père lui avait froissé ses ailes. Ces trucs étaient plus sensibles que n’importe quelle autre partie du corps, elle l’avait bien compris la semaine passée quand elle avait voulu les couper au rasoir. Et malheureusement, elle avait souffert le martyre toute la nuit pour rien, puisque le lendemain soir, elles étaient revenues plus fortes et plus grandes encore que la veille.

Son père était scénariste, et ce soir, c’était l’avant-première de son premier long-métrage, un polar intimiste nommé “Un mensonge ancien”.  Ça faisait plus d’un mois qu’il tournait dans l’appartement comme un lion en cage, pendu au téléphone à longueur de journée. Un mois qu’il ne s’occupait que de lui, et ça arrangeait bien la jeune fille. Mais ce soir, il la voulait auprès d’elle, pour ce si grand événement.

Ce n’était vraiment, mais vraiment pas le bon moment.

 

Scène VI

Paris,  31 octobre 2011

Un point lumineux se mit à grossir dans le ciel. Avec la pollution, on ne put voir tout de suite qu’il s’agissait d’une étoile, et que celle-ci se dirigeait tout droit vers la capitale.

 

 

Über-méchante

Pour la lettre U de l'Alphabet costumé je dois dire que j'ai vraiment galéré à trouver quelque chose ! Et j'ai un peu capillotracté l'affaire en choisissant mon thème: Über-méchante :D En gros je vais faire un costume tout en noir au gré de ma fantasy :)

Voici déjà le croquis! J'espère que ça rendra bien en vrai !

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14 août:

Les bonnets de ce corset, que j'ai acheté 1 euro dans mon magasin préféré, étaient trop grands, alors je les ai coupés et j'ai cousu à la place un soutien-gorge noir:

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La forme du corset me paraissait trop grossière, donc j'ai cousu une pince au milieu pour l'affiner et j'ai coupé sur les côtés deux arcs pour laisser pendre le tissu en basques sur les côtés, ce qui souligne davantage hanches et taille.

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Puis j'ai recousu les bretelles, ajouté des manches, et commencé à monter, à partir d'un col, une collerette sur une structure en métal. Elle ne me convient pas du tout, soit j'arrive à ce qu'elle tienne bien droite, soit je l'enlèverai si jamais elle n'est pas impeccable le jour de la photo !

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23 août:

J'ai cousu de plus grosses bretelles sur lesquelles j'ai monté un rang de tulle froncé, un autre de plumes de canard noires, ainsi qu'un volant de dentelle au bord des manches. L'idée m'est venue de la robe de Titanic que j'ai cousue dernièrement.

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Puis j'ai fait des tests avec des fleurs:

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Mais comme le rose ça ne fait pas vraiment méchante j'ai tout bombé en noir^^ C'était vraiment l'horreur, parce que malgré la bâche qui protégeait quasi tout le salon il y a quand même des vapeurs qui sont allées me peindre les "contours" du sol, ainsi que mon tapis de table basse. J'ai réussi à ravoir le sol en passant du white-spirit (ça a duré trois heures, quand même), par contre mon tapi est niqué et il y a en contraste les traces des pieds et des chaussons que j'avais posés dessus T-T Des fois je ne suis pas douée.... Cela dit, c'est mieux que la première fois où, comme il faisait froid, les fenêtres n'étaient pas ouvertes, alors j'avais déclenché l'alarme incendie ! Mais au moins, le résultat est superbe ! (Enfin, moi je trouve^^)

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Comme on le voit j'ai aussi posé des plumes au creux du décolleté ainsi qu'un gros bouton, et j'ai repris la pointe du corset qui maintenant tombe bien.

24 août:

Comme je vais faire le maquillage et les photos demain, je me suis dépêchée de terminer ce soir le costume!

Ça a été plus rapide que prévu d'ailleurs, notamment grâce à la jupe. En effet au départ je comptais coudre une jupe sirène bien compliquée, mais il se trouve qu'en dépliant le tissu prévu pour, j'ai trouvé un gros trou rond au milieu. Du coup, je m'en suis servie ! J'ai simplement pratiqué un système de fermeture au niveau du trou pour l'enfiler, et ça donne une jupe cercle asymétrique :)

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Je l'ai coupée en rond, repassée et posée sur une jupe à carreaux transparents que j'avais fait pour une robe 1910.

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J'ai gambergé sur le problème de la collerette pendant plusieurs jours, et trouvé la solution! En fait j'ai coupé deux pièces, dans le tissu noir de la jupe, que j'ai collées entre elles par du varaform, exactement comme j'avais trafiqué le chapeau de Sophie Baker. J'ai cousu cette pièce au col (tout est réversible du coup), et intercalé entre une bande de plumes de canard qui me restait. J'ai ensuite repassé le tout une seconde fois pour le mettre en forme, et grâce aux anneaux, ça tient tout seul ! (Là, c'est l'envers)

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Pour finir, je me suis fabriqué un bijou de cheveux:

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Et voilà, le costume est terminé !!

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31 août:

Voilà les photos !

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Bis

ATTENTION SPOILERS (et bordel, comme d'hab'. Moi, écrire structuré? Allons bon.)

J'avais la tête pleine de soucis qui traînent depuis des jours et j'ai bien cru que j'allais devenir folle à rester enfermer chez moi. Je sais, j'ai pas de sous, mais je craqué, et suis allée au cinéma voir Bis. Bien m'en a pris. Je vais mieux et c'était un bon film. Il faut dire que j'adore l’atmosphère des cinémas. Pendant quelques années j'avais des pass illimités et j'y étais tout le temps fourrée, il y a d'ailleurs des pages et des pages de critiques qui ont disparues avec l'ancienne version de mon blog qui a buggé et tout effacé... Je crois que j'ai voulu travailler dans ce domaine depuis que je suis toute petite... Actrice, surtout, costumière, puis scénariste, il ne se passe pas un jour sans que je rêve à passer de l'autre côté. Je collectionne les Première depuis les années 2000 (où sont passés les posters et les pitites fiiiiiches, snif?) et avant ça j'ai récupéré tout un tas de revues anciennes qui avaient appartenu à mon père. Toute mon adolescence a été construite par Canal +, son humour et ses films. A 25 ans, j'ai voulu reprendre des études. J'ai réussi un concours pour rentrer dans un haute école, mais faute d'argent, j'ai abandonné, c'est une des grandes frustrations de ma vie. Ces dernières années, faute d'argent encore, j'ai un peu déserté les salles et ça me manque furieusement... Mais un jour, un jour je serais riche et célèbre, et j'entrerai dans le monde du Cinéma par la porte de derrière, parce que de mes bouquins sera adapté à l'écran :P Je me le suis jurée!

Pour en revenir au film, je ne m'attendais pas à grand'chose, parce que la bande-annonce ressemblait furieusement à un mauvais collage de Deuxième vie, un film de Patrick Braoudé que j'adore (même chanson, mêmes gags, coupes du monde aussi, sauf que le voyage se fait dans l'autre sens) et que Franck Dubosc, sérieusement, je peux pas. Je me suis dit que parlant de voyages dans le temps, et étant la seule comédie à l'affiche ça pouvait se tenter. Et bien j'ai été bien surprise. Déjà, ça parle de voyage dans le temps, certes, et je suis super bonne cliente de ce thème, de 86, qui est devenu suffisamment éloignée et proche à la fois pour être marrante à explorer comme époque, et de choix de vie. Ça me parle :) Je me suis souvent demandé: qu'est-ce que je changerais si je pouvais recommencer ado? Et bien pas grand chose en fait, un peu comme le personnage de Kad Merad qui revient à sa propre vie, mais en mieux. Même si je n'ai pas eu le cran de suivre des études de théâtre et de cinéma en sortant du bac, je suis heureuse d'être devenue un écrivain, ce qui n'était pas du tout dans mes projets, qui ne l'a jamais été d'ailleurs. C'est venu un peu par hasard, ça s'est imposé comme ça et c'est seulement au bout de quelques années que je me suis rendue compte que c'était peut-être ça, ma voie :)

Donc, ce film était drôle, certes, mais aussi très touchant: j'ai du sortir mon mouchoir pour m'essuyer les yeux plusieurs fois: toutes les scènes avec les parents étaient assez justes, d'autant que Anne Girouard (Guenièvre dans Kaamelott) ressemble un peu à ma propre maman, surtout quand elle est âgée de trente ans de plus. (j'avais envie de lui faire des bisous) A ce propos, c'est la première fois que je vois des maquillages aussi bien réussis! Tous les acteurs vieillis sont très réalistes, on croirait sentir la texture de leur peau, ça ne fait pas du tout latexo-grimé-perruqué comme d'ordinaire! C'est même meilleur que Benjamin Button pour le coup, alors que c'est pas par image de synthèse. (Si jamais les maquilleurs me lisent, chapeau bas!) Les acteurs sont très justes, et Dubosc, ô miracle! était parfait! Pas du tout dans l'excès, les mimiques ou le côté beauf gosse de d'ordinaire, non, tout en retenue, simplicité et justesse, dingue^^ (La jeune Alexandra Lamy lui ressemble tellement, c'est dingue, et qu'est-ce qu'il est mignon, le jeune Dubosc!)

L'intrigue était un peu lente et plate à mon goût, (grosso merdo, deux mecs se battent pour une meuf) mais ça fait du bien pour une fois dans un film fantastique de ne pas enchaîner les scènes choc, drôles ou forcées pour s'attarder un peu sur les personnages. D'ordinaire toutes les scènes après l'acceptation du truc fantastique vont à mille à l'heure et là non, j'ai eu la sensation que la situation était plutôt bien exploitée, exceptée sur deux points: 1 est-ce que j'ai loupé quelque chose ou quoi, mais que devient le personnage de Darmon? Est-il mort naturellement, ou autre? Je croyais à un moment qu'ils allaient dire qu'il était mort d'un cancer du poumon et qu'il ferait mieux d'arrêter la clope, mais non :) Et 2: quand ils retournent en 2015, c'est assez expéditif, alors que j'aurais bien aimé savoir le destin de tous les personnages dans la seconde version de leurs vies, et pas seulement des deux couples principaux :)

Et encore une fois, je suis sortie le sourire aux lèvres et pleine de motivation! Un jour, un jour j'arriverai à l'écrire, MON histoire de voyage dans le temps! (Sauf que mon bac c'était en 2001, pas très vintage, et en 86 j'avais deux ans^^ A la rigueur, je pourrais placer ça à la sortie de Titanic :D )

Dix ans de sagesse

Avec mes derniers romans, je n’ai pas eu vraiment le temps ni l’envie d’écrire des nouvelles, mais parfois, tout comme mes “crises de couture”, me viennent des crises d’écriture! Elles sont bien plus rares, ce que je regrette parce que j’ai terminé cette nouvelle-là en une heure, au petit matin :D 

C’est Gasparde qui l’a corrigée (un peu de pub: elle fait du très bon boulot de correction littéraire, et en cherche ;) )

Par ailleurs, il semble que les commentaires ne fonctionnent plus: je suppose qu’il faudrait que j’installe la mise à jour 2.6.1 de dotclear mais cette fois il faut transférer des fichiers sur un serveur, ce que je suis incapable de faire. Aussi le souci sera réglé quand j’aurais enfin le courage de m’y mettre sérieusement pour comprendre tout ça^^ (C’est un ami qui m’avait créé mon blog à l’origine)


Dix ans de sagesse


J’étais devant la porte des examens lorsque je l’ai vue pour la première fois. Elle était divine, le genre de femme que l’on ne croise que dans les films américains. Une longue chevelure blonde ramenée sur une épaule, des jambes interminables et galbées, une petite robe moulante qu’aucune autre qu’elle n’aurait osé porter en plein mois de novembre, sans une grosse doudoune et douze tours d’écharpe autour du cou. J’étais dans un tel état de stress que j’ai presque eu peur en croisant son regard, comme si, derrière ses lunettes à monture épaisse, elle savait parfaitement ce que je traversais, et qu’elle me jugeait inapte, moi, le tout petit étudiant minable.

Pour éviter ses yeux inquisiteurs, j’ai reporté mon attention sur le planning affiché sur la porte : de 14 à 18 h, les petits mots imprimés en noir confirmaient bien que j’allais devoir plancher tout l’après-midi sur une version latine… Qu’est-ce qu’il m’avait pris de choisir ces études-là ? J’avais cru naïvement que ce ne serait que du bonheur, que je pourrais devenir un jour un archéologue reconnu en suivant ce parcours, mais en réalité, j’étais perdu dans une minuscule promotion de six élèves au milieu d’une faculté gigantesque, et que les lettres classiques ne mèneraient jamais à rien…

Je sentais du coin de l’œil que la merveilleuse jeune femme ne cessait de me regarder, mais je n’osais pas lui adresser la parole. Aucune fille n’avait jamais trouvé que je puisse être intéressant, alors elle… C’était un fantasme que je fis disparaître très vite. J’ai toujours été un garçon parfaitement insignifiant, et aujourd’hui n’allait pas changer le cours des choses. Nous étions seuls dans le couloir, et deux néons nous séparaient, distance de sécurité que je me gardais bien de franchir, me concentrant de toutes mes forces sur le planning de la salle, devenu à ce moment-là la chose la plus intéressante au monde.

— Je peux t’aider, me dit-elle d’un voix puissante, qui résonna dans le couloir.

Je sursautai et la regardai en vitesse. C’était bien à moi qu’elle parlait.

— Pardon ? demandais-je doucement, sentant la panique m’envahir.

Cela commençait toujours par les paumes de mes mains, que j’essuyai sur mon jean.

— Je peux faire en sorte que tu réussisses cet examen, dit-elle en s’approchant de moi.

Des sueurs froides m’envahirent :

— Mais comment ? Vous avez la traduction sur vous ? hasardai-je. Vous voulez que je triche ?

— Non, c’est beaucoup plus simple, et à la fois beaucoup plus compliqué. Je vais t’expliquer, si tu me suis dans mon bureau.

Elle était désormais à moins d’un mètre de moi, et je pouvais voir un ciel étoilé dans ses yeux.

— Vous travaillez ici ?

— En quelque sorte. Tu viens, oui ou non ? Tu serais idiot de laisser passer ta chance.

Comme j’étais, angoissé chronique, arrivé bien en avance, il me restait une vingtaine de minutes avant l’examen. Si son bureau n’était pas loin, pensai-je, il était possible que…

— Je suis à l’étage au-dessus, me dit-elle, comme si elle avait lu dans mes pensées.

Je me retrouvai derrière elle sans savoir comment. À la voir monter les escaliers devant moi dans sa robe en soie, il m’était de toute façon tout à fait impossible de ne pas lui obéir. À cet instant, je crois que j’aurais pu la suivre au bout du monde…

Une plaque sur la porte indiquait son nom : Athénaïs Nuncq. Son bureau était très grand, très lumineux. Tout était blanc à l’intérieur, digne d’un catalogue Ikéa. Quelques statues et objets antiques, cependant, donnaient une âme et une chaleur à ce sanctuaire du savoir. Il y avait notamment une reproduction du visage d’Athéna Nikê qui m’impressionna beaucoup, avec sa bouche à la ligne dure, et ses yeux entièrement blancs. Contrairement aux pièces que j’avais pu voir attribuées aux autres professeurs, celle-ci était impeccable. Nul doute qu’elle l’avait décorée elle-même : une femme de bon goût qui avait voulu éviter les armoires en métal cabossées, les panières en plastique brun et la table pleine de graffitis récupérée dans une salle de cours…

D’un geste, elle me fit asseoir en face d’elle, et elle resta debout un moment avant de prendre la parole. Je me sentais comme devant un jury, prêt à ce que mes connaissances et mon cerveau soient analysés au peigne fin.

— Je peux te donner ce que tu désires, commença-t-elle en regardant par la fenêtre, les doigts joints sous son menton volontaire.

De profil, elle avait la même silhouette grecque que les statues antiques qui ornaient la pièce.

— Comment savez-vous ce que je désire ? osai-je aimablement.

Elle se retourna vers moi :

— Une grande intelligence, comme la plupart de ceux qui fréquentent cet établissement. Mais toi, plus encore… Je te connais depuis longtemps, M. Glanzen. Victor…

Je m’essuyai les mains sur mon pantalon une nouvelle fois et regardai ailleurs pour éviter de me mettre dans tous mes états. Mais c’était trop tard, mes joues commençaient déjà à cuire. Qui était cette femme ? Comment me connaissait-elle ? À la faculté, personne n’avait jamais fait attention à moi.

— Mais cela n’ira pas sans une contrepartie, ajouta-t-elle en s’asseyant sur son bureau et en croisant les jambes.

— Je ne comprends rien… balbutiai-je, désormais écarlate.

— Je peux te donner cette intelligence. Un pouvoir qui dépasse tes espérances les plus folles, cria-t-elle presque en se prenant la tête entre ses mains.

Un calme olympien la reprit après cette sorte de crise, et elle me regarda sereinement :

— Il te suffit juste de formuler les mots.

— Quels mots ?

— Ceux de ton rêve. Que désires-tu ?

— Je voudrais… Je voudrais…

J’hésitai longuement, ne sachant vraiment quoi penser de la situation dans laquelle je me trouvais. Était-elle folle ? Pouvait-elle réellement me faire réussir mes examens ? Et si c’était le cas, de quelle manière s’y prendrait-elle ? En regardant la porte, je me dis que le seul moyen de sortir d’ici était de répondre à sa question.

— Je voudrais réussir mes examens, répondis-je. Je voudrais ne plus chercher mes mots, ne plus avoir peur lorsque je me retrouve devant une feuille blanche. Voyez-vous, j’ai beau apprendre et apprendre encore, la panique me fait tout oublier….

Elle sourit :

— Je comprends. Que dirais-tu si tu n’oubliais plus jamais rien ?

— Ce serait merveilleux.

— Et qu’en ferais-tu, si tu possédais ce pouvoir, cette intelligence ?

— Si je pouvais réussir mes examens, je deviendrais archéologue.

Elle sourit de nouveau et secoua la tête tout doucement, amusée de ma réponse :

— Tu es un gamin…

— Je suis désolé.

Elle releva ses grands yeux bleus vers moi, puis enleva ses lunettes :

— Je n’ai pas fait cela depuis très longtemps. Mais tu me plais….

Elle me fixa intensément, comme si elle cherchait à fouiller en moi. Puis je l’entendis parler à l’intérieur de ma tête :

— Je suis une déesse. La sagesse a toujours fait partie de mes attributions. Je peux t’en donner. Je peux libérer les capacités de ton cerveau, faire en sorte que tu saches les utiliser au mieux. Je peux transférer en toi un peu de mon pouvoir.

Je secouai la tête, totalement bouleversé, et brisai la connexion qu’elle venait d’établir avec moi :

— Vous êtes télépathe… murmurai-je.

— Et plus encore. Tu n’imagines pas toutes les possibilités qui s’ouvriraient à toi…

— Mais vous aviez dit, réalisai-je, qu’il y avait une contribution. Un prix à payer. Lequel ?

Elle passa derrière son bureau et sortit quelques feuilles d’un tiroir:

— Un contrat. Oh, rassure-toi, ajouta-t-elle en me voyant frotter mes genoux, rien de bien méchant. Je ne suis pas le Diable, et je ne te demande pas ton âme.

Je pris les feuilles qu’elle me tendait :

— Juste d’être votre… sanctuaire ? demandai-je en lisant ce qui était écrit. Qu’est-ce que c’est ?

— Eh bien, c’est un vieux terme. Cela signifie que durant le reste de ta vie, tu seras comme… un disque de sauvegarde pour moi.

— De quoi ?

— Si tu acceptes, je transférerai mes données dans ton cerveau. Cela te donnera le pouvoir que tu convoites.

— Et vous ?

— Je pourrais enfin être libre… dit-elle en soupirant. Enfin, un peu plus. Et un peu plus humaine aussi. Tu n’imagines pas ce qu’il peut être épuisant d’être moi.

— Ce n’est pas dangereux ? demandai-je en lisant d’un œil les termes du contrat.

— Non, il n’y a que des avantages, pour toi comme pour moi.

— Mais pourquoi m’avoir choisi ?

Elle haussa les épaules :

— Je te l’ai dit, tu me plais.

— Vous… J’hésitai : je veux bien y réfléchir, si j’ai le droit à un essai.

— Un essai ?

— Oui, je veux savoir à quoi m’attendre. C’est équitable, non ?

Elle se leva et refit le tour de son bureau.

— Tu as raison. Pendant quatre heures, est-ce que ça te va ? me dit-elle en regardant l’horloge.

Mon examen commençait dans dix minutes.

— Oui, c’est parfait.

Elle se pencha sur moi, et m’embrassa sur le front. Ce fut un baiser divin.

— Finis ta version, et reviens me voir….

À peine une heure plus tard, je remontai dans son bureau, et signai ce contrat.

Plusieurs années passèrent. Je réussis brillamment mes partiels, comme elle l’avait prédit, mais je ne m’arrêtai pas en si bon chemin. Je me servis abondamment du pouvoir qu’elle m’avait offert. Au trimestre d’après, je m’inscrivis également en histoire de l’art. L’année suivante, en plus de continuer mon parcours, j’appris l’anglais, l’allemand, puis le copte, l’araméen et l’hébreu. Mon cerveau pouvait se scinder : pour apprendre une nouvelle langue, il me suffisait de lire une grammaire d’un œil, un dictionnaire de l’autre, et d’écouter en même temps une méthode. Je retenais tout, engrangeais tout, et pouvais retrouver avec une rapidité déconcertante la moindre information que j’avais lue. J’avais la sensation que mon cerveau était une immense base de données, et que ma conscience en était le bibliothécaire tatillon qui mettait le doigt sur le moindre renseignement, et ce à la vitesse de la lumière. Je pouvais lire un roman et me souvenir des mots écrits sans la moindre erreur. Je pouvais retrouver les images d’un film et le visionner mentalement avant de m’endormir. Je pouvais tout faire.

Lors de mon master, alors que les autres étudiants ne suivaient qu’un seul parcours, je ne présentai pas moins de quatre mémoires en même temps. Un en lettres classiques, un en modernes, un en histoire de l’art, et un en italien. Je les réussis tous évidemment avec brio. Je partis passer mes thèses en Erasmus à Pompéi, visitai toute l’Italie. Je devins maître de conférence en plusieurs disciplines, et réalisai mon rêve : je fus archéologue. À vrai dire, je réalisai même plusieurs rêves que je n’avais jamais osé effleurer de mes espoirs d’adolescent: je publiai plusieurs essais, reçus de bonnes critiques, fus interviewé par des collègues émérites. Mais une fois toutes ces brillantes études achevées, une immense mélancolie s’empara de moi. Je n’avais plus de buts, plus d’ambitions, et mon pauvre cerveau surchauffait comme le disque dur d’un ordinateur à qui l’on en demande trop. Il fallait que je la retrouve…

Dix ans plus tard, je retournais dans la faculté qui m’avait accueilli. Athénaïs Nuncq enseignait toujours, et sur la porte de son bureau, la petite plaque luisait du même éclat que dans mon souvenir. Je frappai, elle me dit d’entrer. Le front appuyé contre sa main, elle était plongée dans ses pensées, le regard perdu de l’autre côté de la vitre. Sur son bureau, une petite chouette rappelait qui elle était.

— Bonjour, Victor, me salua-t-elle en se retournant lentement vers moi.

— Bonjour. Vous êtes toujours aussi belle…

Elle eut un petit sourire :

— Tu n’as plus rien d’un gamin.

Je m’avançai vers elle, la main tendue, et me rendis compte par ce geste qu’elle avait raison. Je n’avais plus rien de l’adolescent paniqué que j’avais été autrefois :

— C’est grâce à vous, la remerciai-je.

— Pourquoi es-tu ici ?

Je baissai la main qu’elle n’avait pas prise, et soupirai :

— Je voudrais revenir sur ce pacte… Je ne suis pas heureux.

— Pourtant, soupira-t-elle, déçue, tu as reçu ce que tu m’avais demandé… Une intelligence hors du commun. Tu l’as obtenue, et grâce à elle tu as eu une vie parfaite, non ? me demanda-t-elle en s’asseyant sur son bureau.

— Pour quelqu’un qui me jugerait de loin, c’est peut-être la vérité, répondis-je, mais en fait, ce n’est pas ce que je ressens. Bien sûr, j’ai vécu de jolies choses, je ne les regrette pas, mais si je pouvais vous rendre ce pouvoir que vous m’avez donné…

— Tu veux redevenir médiocre ? C’est bien ça ? Mais tu as signé un contrat.

— Je le sais, mais… Je veux redevenir moi-même. Je conçois que pour vous, cela peut paraître extraordinaire, mais comprenez-moi bien : depuis ces dix dernières années, mes relations sociales n’ont fait que se détériorer. Je n’ai pas su garder un seul ami. Ils finissent tous un jour ou l’autre par se lasser de mon côté intellectuel pompeux que je ne peux pas réprimer. Et s’ils ne s’en lassent pas, c’est moi qui m’ennuie alors, parce que je ne peux discuter de rien, je les trouve toujours si idiots… Ma famille s’est détournée de moi, et je n’ai pas su, de toute façon, garder les liens. Chaque fois que je les revois, tous mes souvenirs remontent à la surface, et je suis capable de leur répéter ce qu’ils m’ont dit depuis ma naissance. Imaginez les disputes…

Athénaïs se mit à rire :

— C’est pour cela que je suis seule.

— Quant aux femmes, c’est… Oh, j’ai bien pu en tenir quelques-unes de très jolies dans mes bras, mais au fond, je me sens toujours si solitaire. Et la beauté fane…

— Pas la mienne, ironisa-t-elle en croisant ses jambes, ce qui me fit rougir comme un gamin.

J’évitai de la regarder et contemplai attentivement la petite chouette.

— Comment puis-je tomber amoureux, continuai-je tout bas, et le rester, d’une femme avec laquelle je ne pourrais pas me sentir à égalité ? Aucune femme ne saurait jamais…

Elle m’interrompit, et me dit avec une sincérité, qui, chez elle, était totalement désarmante :

— Mais si, il y a moi…

Bonnet d'aviateur

Aux Imaginales, une de mes copines en portait un, et quand j’ai vu la Momie hier soir (revu pour la trouzmillième fois plutôt, je suis amoureuse de Rachel Weisz elle est trop bien), j’ai su qu’il me fallait absolument un bonnet d’aviatrice! Comment, je n’en avais pas encore dans ma grande collection de chapeau pourtant agrandie par l’apport de celle de mon amoureux??? Honte à moi! Voilà qui est réparé :D

J’ai voulu faire les choses bien, en ce moment question couture je change ma façon de travailler, je prends mon temps, j’essaie de calmer ma frénésie habituelle, puisque j’ai pu remarquer pour mes derniers projets que c’était vachement plus beau quand on essayait pas de boucler une robe en trois heures :D Alors ce bonnet-là j’ai mis bien toute une matinée^^

Par contre j’ai pris qu’une photo en cours de réalisation, désolée…

Voilà les deux pièces du côté, avec des petites poches qui ferment vraiment :D (Oui depuis que j’ai découvert la joie d’un boutonnière bien faite, j’en fous partout :p ) Je n’avais pas de cuir alors c’est de la suédine (mais je trouve que ça le fait, même si en cas d’attaque de tempête de momie je ne risque pas d’être très bien protégée^^), et pour la doublure, ce n’est pas du mouton, mais un gros coton avec la trame apparente.

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Par rapport à l’image du dessus on peut voir que j’ai raccourci les pattes, mis une sangle (j’avais boucles et œillets d’avance, ça c’est cool^^), fait une petite visière et cousu le bord du bonnet en beige parce que je trouvais ça joli :) (Bon là en fait on voit rien :p) Une de mes copines pense que les coutures apparentes c’est moche, mais là ça se pose d’office non? ^^ Les lunettes ne sont pas des lunettes de pilote mais de cheminot, alors bon ça fait pas très réaliste, mais y a de l’idée :D

Et si ma main est bleue, c’est parce que j’ai peint des chaussures hier et que ça ne s’en va pas :D

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Et comme j’aime tout autant la Momie que le personnage d’Amy Addams dans la Nuit au Musée 2 (cette coupe de cheveux bon sang!!!) je n’ai pas pu résister à me la jouer Amelia Earhart :D C’est du costume placard hein, mais du placard de qualité, j’avais quand même deux trois trucs classes qui rendent bien, genre mes bottes dont je suis fan^^

Vous vous rendez compte que je n’ai absolument rien retouché sur la photo en pied? Pour moi, c’est un miracle :D Ou alors ça veut peut-être dire que je m’aime enfin comme je suis :P Faut dire que depuis mon adolescence j’ai perdu 22 kg maintenant et je n’ai enfin plus besoin de retoucher mes rondeurs avec photoshop! Voilà à presque 30 ans je suis raccord avec l’image de moi qui me trotte dans la tête depuis gamine… Et maintenant que c’est enfin le cas j’en ai pas pour longtemps à en profiter, puisque je vais vieillir ouiiiiin :’(

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Sous le bonnet je me suis fait la coiffure d’Evelyne Carnahan, et suis allée pêché mes anciennes toutes pitites lunettes cuivre dans ma collection de lunettes (oui je fais collection de lunettes et de chapeau ;) ): je sens que je vais me trimballer toute la journée en brillante bibliothécaire de 1923 :D

Robe de Mary Kelly dans From Hell

Pour mon prochain costume (enfin il se peut que j’en finisse d’autres entre le début et la fin de celui-là parce que j’en ai pas mal en cours) j’ai choisi de refaire dans la reproduction de costume de film, ce que j’adore, quand The Costumer’s Guide (mon site chouchou) a mis en ligne une galerie et que je suis tombée sur ça:

OUAHHHBONSANGMAISC’ESTBIENSUR!! ai-je crié (intérieurement). 

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C’est pour moi LE costume parfait parce que j’aime ce film et ce personnage, parce qu’il est beau, parce que j’aurai pas besoin de me taper une perruque (à quelques centimètres près), que je sais déjà qu’il m’ira bien parce que j’ai même coupe/couleur de cheveux que la madame, parce que j’ai pas forcément besoin de mettre un corset (même si Heather Graham en a un il n’est pas franchement visible parce que la robe est froissée, que la coupe à des pinces sous la poitrine et que l’actrice se tient pas droite), parce que pitèt’ mon amoureux fera l’autre moitié du couple et qu’on auraient la classe, et surtout parce qu’il représente un super défi, et que je kiffe ça!

Voilà depuis hier que je cherche LE tissu pour aller bien et comme aux tissus de Chien Vert il n’y avait rien, (pauvre Gasparde, désolée d’avoir été de mauvais poil) j’ai décidé de le faire imprimer sur Spoonflower. (Il n’y a de toute façon JAMAIS rien de ce que je veux dans les magasins, où sont les rayures et les indiennes XVIIIème :D ???) C’est un peu cher mais pas le plaisir d’avoir exactement le bon tissu, ça ne se refuse pas…

Voilà donc mon premier essai d’image, qui est tout moche mais c’est un essai donc, que j’ai bricolé pour voir si avec l’outil google recherches d’images il n’existait pas le même genre de tissu quelque part. Comme ce tissu n’existe pas du tout (c’est un coton brodé à la main, je pense que c’est une pièce unique faite pour le film), je ferai une image parfaite sur adobe dans les jours qui viennent.

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J’ai acheté un velours bleu nuit pour faire la jupe, et là encore je suis happy, parce que ce costume est tout froissé et que je n’aurai pas besoi de me faire chier à amener mon fer à repasser sur les salons comme je l’avais fait avec Trolls et Légendes (et oui, je suis, comme me le dit ma copine Gasparde, une Sheldon du costume T-T). En plus si je perds des boutons, bah ça ira avec le film :D

Pour la bourse, ça sera simple. Pour les gants, je les ai déjà (Youpi!). Pour l’écharpe par contre je me demande si je vais pas demander à une coupine tricoteuse :D (parce que le temps que je finisse mon écharpe pour récupérer mes aiguilles on n’est pas rendue :) ), et pour les chaussures, si celles-ci sont rouges et noires, (et non des escarpins noirs sur des bas rouges comme je le croyais au début) je pense que juste mes bottines noires avec un ruban bordeaux ça peut faire l’affaire. Ce sera le seul détail qui ne sera pas exactement pareil (avec le corset rouge que je vais pas forcément mettre) mais trouver des chaussures identiques c’est autrement plus compliqué que de reproduire la robe.  

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8 avril:


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J’y ai mis le temps, mais j’ai commandé le tissu! Ce fut long, pas tant pour créer le motif que pour faire en sorte qu’il se raccorde une fois multiplié. C’est mieux que le caca au-dessus hein :D ? J’espère que la 3D des roses rendra bien, parce que sur Spoonflower on ne pouvait pas faire de zooms et la définition était pas terrible. En tout cas l’image était taille réelle, je peux pas faire mieux :D Si vous le voulez, je l’ai mis dans la galerie!

J’en ai pour 64 euros, ça peut paraître un peu cher mais si à l’arrivée il est exactement comme je le souhaite, ça sera finalement pas si catastrophique. Frais de port compris, ça me revient à 16 euros le mètre pour de la popeline (j’ai pas osé la soie, on verra plus tard si cet essai me satisfait^^) et c’est deux fois moins cher que de la soie brodée. Plus que deux semaines à attendre, j’ai hâte! 

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Sinon, il faudra aussi que je fasse le manteau, mais ça, ça sera plus tard; si j’ai le temps avant les Imaginales, si j’ai les sous et l’envie!

9 avril:

Finalement, j’ai décidé de faire l’écharpe moi-même. J’ai acheté des pelotes de vert anis et de jaune, comme il n’y avait pas de vert foncé je teindrai le châle à l’acrylique et ça fera l’effet délavé en prime. Comme je ne maîtrise que le point mousse et que je voyais vraiment pas comment faire un dégradé sur la longueur, je vais coudre ensemble deux écharpes de couleur différentes. Si c’est moche je m’en tape, le modèle d’origine est tout destroy et j’ai pas le temps d’apprendre de nouvelles techniques, déjà rien que le tuto pour apprendre à monter les mailles (j’avais oublié) ça m’a pris un bon quart d’heure:) Pour faire des gros trous j’ai pris des aiguilles de 6, ça se monte assez vite mais c’est pas encore assez “filet” à mon goût. Tant pis, de toute façon à la vitesse où je vais si je recommence j’aurai pas fini à temps pour fin mai :)

Voilà ce que j’ai fait hier soir et ce midi devant la fin de la saison 3 de Dr Who^^:

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11 avril:

J’ai mis quatre jour pour finir la première pelote verte! Avec les pompons que je vais mettre au bout, ça aura pile la bonne taille! Finalement j’aurai le temps de la faire avant les Imaginales, on dirait^^

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17 avril:

Aujourd’hui j’ai reçu par la poste le velours de la jupe, il est chouette et a l’air de la même couleur que celui du film! Je vais pouvoir avancer :) J’ai trop peur pour l’imprimé, pourvu que ça soit beau!

La principale avancée d’aujourd’hui c’est surtout que j’ai trouvé des chaussures ce week-end! Bon ce n’est pas exactement les mêmes mais je les adore! Dans la friperie de la rue Saint-Martin, où je les ai trouvées par le plus grand des hasards, j’étais comme une folle: déjà rien qu’en les voyant j’ai poussé un cri de joie qui ressemblait assez à gniii :D. En les retournant je vois que la semelle est en cuir, toute neuve, et qu’il y a marqué 27. Moi comme je savais pas quelle taille c’était 27, je me suis dit essayons-les à tout hasard. Et bien 27 c’est synonyme de parfaites! On croirait que ces chaussures n’attendaient que moi… (J’ai eu très peur un moment parce que le vendeur ne trouvait pas la seconde)dire que sur mon site adoré American Duchess un modèle vintage comme ça c’est plus de 150 dollars et que je les ai eues à 25! Une paire toute neuve! C’est la deuxième fois que ça m’arrive, déjà chez un antiquaire à Épinal j’étais tombée sur une paire de godillots 1900 toute neuve, je n’ai eu qu’à les graisser et les ressemeler. Là je pense que je vais aussi les faire ressemeler, rien qu’en marchant deux jours avec elles se sont bien usées. Bon après les avoir encensées durant trois paragraphes faut bien que je vous les montre^^ Les voici avec des bas rouges et le velours bleu monté juste pour voir, et une p’tite Bistouille dans le coin:

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18 avril:

Hier soir j’ai terminé mon écharpe verte! J’ai réussi toute seule à stopper les mailles (bon avec un tuto sur le net hein mais je suis fière^^), ce qui fait à peu près 32h de travail. Et dans la foulée j’ai commencé l’écharpe jaune, qui se monte beaucoup plus vite:

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19 avril:

Je suis allée chercher mes chaussures ressemelées et c’est magnifique, même plus beau qu’avant!

Ce soir, j’ai fait la bourse de la madame. Comme on le voit (très mal) sur la photo, c’est un coton vert brodé de fleurs et décoloré en bas.

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J’ai trouvé un coton à fleurs (je ne sais pas broder) imprimées qui n’était ni vert ni jaune, mais bleu pâle.

D’abord j’ai fait un rond, on voit là que la couture est digne des premiers trucs que je faisais quand j’avais dix ans tellement c’est mal fait :P. Puis j’ai mis un cordon, plus bête à faire tu meurs^^

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Le plus chiant en fait c’était la couleur. J’ai essayé de la javel pour décolorer le bas du tissu mais ça n’a rien fait, ou à peine. J’ai teint le bas de la bourse avec une solution de curcuma, puis le haut avec de la peinture acrylique verte bien diluée.Ensuite j’ai frotté le fond avec une pierre ponce pour l’user et fait sécher avec du poids pour que ça prenne une bonne forme. Voilà ce que ça donne, ce que je trouve plutôt ressemblant (ou au moins ça fait tout vieux):

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20 avril:

En tricotant devant Le Bal des Vampires puis Dr Who j’ai terminé mon écharpe! J’ai cousu les deux parties, rajouté des bidules pompons au bout, puis l’ai teinte, et tââdââ me voilà détentrice de l’écharpe la plus moche au monde :D ! (Mais qu’est-ce que j’adore ça vieillir et abîmer les costumes, je m’éclate autant que quand il a fallu détruire mes robes d’Emily et de Josette :D )

Là elle sèche le vert en bas histoire que la peinture s’accumule et que le dégradé soit plus prononcé.

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Mercredi 24 avril:

J’ai reçu mon tissu ce matin! Il est un poil plus clair que ce que j’avais prévu mais c’est pas grave, je le trouve superbe quand même! J’avais un rendez-vous cet après-midi alors je n’ai pu commencer ma robe qu’à 16h… Imaginez la frustration! Par contre je suis super dégoûtée parce que j’ai dû payer 27 euros de frais de douane! Moi qui trouvais mon tissu raisonnable je me retrouve avec du 25 euros le mètre :(

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Avec un tissu pareil, je voulais faire les choses bien, donc j’ai fait ça en plusieurs étapes. D’abord, j’ai repris le patron de ma robe de Pirates des Caraïbes qui était le plus proche. Je l’ai modifié sur du papier de découpe qu’un collègue m’a offert, puis je l’ai reporté sur des chutes de coton bleu, que j’ai montées et rectifiées. Y en a qu’une moitié, je peux même pas en faire la doublure :(

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Enfin, j’ai reporté ça de nouveau sur mon patron de papier, que j’ai changé encore, et j’ai enfin osé couper les pièces :) J’ai eu presque autant de mal qu’avec la soie de maman :p

On peut voir que j’ai coupé la pièce du devant en deux pour respecter le modèle:

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J’ai cousu toutes les pièces à la machine, après avoir compris (enfin) que si elle ne fonctionnait pas c’est que l’aiguille était trop grosse T-T Je suis bête parfois j’aurai dû m’en douter dès le début.

Là on voit que j’ai changé la forme des hanches et de dessous le bras par rapport à la toile. j’ai repassé pour aplatir les coutures. Sur mon mannquin ça fait pas terrible mais sur moi ça tombe plutôt bien! De toute façon comme je l’ai dit plus haut on s’en fiche s’il y a des plis de partout, je vais encore froisser, salir et décolorer tout ça^^

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Là j’ai monté les manches, prises sur un patron Burda 1888 dont je me suis déjà servie pour faire la robe de Clara Clayton, et les ai épinglées sur le bustier:

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Mon amoureux m’a proposé de regarder le film alors j’ai pu faire quelques ajustements juste après :)

Comme j’aime ce film! Je ne sais pas vraiment pourquoi, l’ambiance est glauque et le scénario est relativement basique (on devine à la moitié qui est le tueur, y a même pas vraiment de fausse piste), mais y a un certain charme… Et le plus chouette baiser de cinéma :P

J’ai rectifié la forme de la pointe, le décolleté, et les basques.

(Le collier c’est la réplique de celui d’Olympia que j’ai acheté au musée d’Orsay).

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En une fin d’après-midi ça avance déjà bien non :D ? Le plaisir d’avoir de nouveau ma machine et du bon matériel n’a pas de prix^^ J’aurais très certainement fini demain, sauf si j’arrive à me calmer, là tout ce soir, même au moment où j’écris, j’ai qu’une envie c’est d’y retourner, mais je me connais suffisamment pour savoir que si je fais tout en un jour ça va être raté :)

25 avril:

Mary Kelly a un corset rouge brodé, et j’ai trouvé sur ebay un truc qui approchait, mais en le recevant je me suis rendue compte qu’en réalité il est à reflets verts et rouges, ce qui ne se voit pas quand on le prend en photo (comme chez moi tiens). Du coup pour le rendre un peu plus rouge, comme je ne peux pas le teinter, j’ai changé le biais pour du satin rouge, ainsi que le cordon.

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Pour le bustier, j’ai pratiquement tout terminé sauf l’ourlet du décolleté et les boutons, donc je vais m’occuper demain (grrr je déteste les boutonnières T-T)

J’ai fait des essais ce soir et je vous livre les photos, mais elles sont vraiment de mauvaise qualité. On voit que j’ai essayé ça avec une jupe que j’ai achetée à “Trolls et Légendes”, et que j’ai les cheveux rouges et lisses (enfin, si on voit quelque chose :P)

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(Bustier ouvert et fermé)

26 avril:

J’ai terminé le bustier à la main devant mes deux versions de Raison et Sentiments. Je préfère de loin celle d’Ang Lee, peut-être parce que ça a été un coup de cœur d’ado, ou bien parce que les acteurs sont plus chouettes :) Kate Winslet est phénoménale, elle arrive à mettre une émotion de ouf dans la moindre ligne de ses dialogues. (Et puis elle est trop belle :P) Quand je serai grande je veux être elle! Le seul truc que j’aime vraiment dans l’autre adaptation, c’est qu’elle est en trois épisodes alors y a plus long à regarder et plus de robes aussi :D (‘Tin je me rends compte que c’est mon 34ème billet avec comme tag “Jane Austen”, y a vraiment quelque chose à creuser là :D )

J’ai recouvert les boutons, il ne me reste plus que les boutonnières! (Argh)

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J’ai fait les boutonnières et j’en suis trop fière!! Elles sont réalisées à la machine et en moins d’un quart d’heure en plus! J’avais tellement peur de tout gâcher que j’ai fait des tests avant, ce que je ne fais jamais, et hop, miracle! C’est ça la clef, faire preuve de patience, ce qui n’est pas du tout dans mon caractère^^ Du coup le bustier est fait du début à la fin impeccablement, et pour une fois les finitions sont belles! J’ai peint les boutons avec un peu de vert transparent, c’est ce que je vois sur les photos, mais les détails sont tellement difficiles à capter dans ce film que je n’en suis pas sûre… Porté avec un corset (finalement je vais être obligée), ça donne ça:

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Ensuite j’ai fait la partie du devant (je ne sais pas comme ça s’appelle ça non plus, et sur le mannequin ça donne ça:

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J’adore la forme du décolleté, je crois que je vais me faire des fringues comme ça!

Comme c’est trop neuf par rapport au modèle, j’ai teinté le tissu avec du bleu setacolor pour foncer certains endroits, et de l’acrylique blanc frotté à la brosse à dents sur les parties décolorées. Mouillé ça faisait vachement bien mais j’ai vu en passant dans la cuisine dtaleur, alors que ça avait commencé à sécher, que ça se voyait pas tant que ça. Demain je repasse le tout, je le monte sur le mannequin et je verrais si y a une différence en comparant les photos.

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27 avril:

J’ai terminé! (Enfin presque, en réalité elle a des jupons rouges mais on les fera pas hein :p)

Et je suis trop fière! Bon finalement on voit pas vraiment les différences de coloration du costume mais c’est pas grave, à l’usage peut-être que ça se fera :) Voilà une photo avec la version du film et une autre avec le collier du “Bal au Moulin de la Galette” acheté à Orsay, et les cheveux attachés, que je trouve plus chouette en fait :) Vous pouvez cliquer pour les voir en plus grand. (Et j’aime vraiment bien ma couleur, la coiffeuse a réussi à enlever les différences qu’il y avait avant! J’espère que ça décolorera pas trop… Par contre, ils sont vraiment pas assez longs pour le costume, quand est-ce que j’aurai des souuus pour me faire mes rajouuuuts ??)

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PS: Une petite photo retouchée pour la forme^^

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30 avril:

Merci, merci Gasparde! Grâce à toi j’ai trouvé exactement les gants de Mary!! Regardez comme c’est beau! (Bon là c’est essayé sur un reste de tissu parce que le costume est déjà rangé dans la valise des Imaginales maçonniques^^)

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Scène coupée de Bordemarge - La femme libérée et le dandy

Quoi quoi? Qu'est-ce que c'est que ça? Une scène coupée qui traîne dans mes dossiers depuis octobre 2011 et que j'ai terminée seulement aujourd'hui? Honte sur moi :D

 

Scène coupée

Août 1976, entre Allancourt et Bordemarge

La femme libérée et le dandy

 

            Marius Leyssieux, très beau jeune homme d'une trentaine d'années (et ce depuis environ soixante-dix ans d'ailleurs), se tenait bien droit devant la cheminée de sa roulotte, une tasse de thé à la main. Mis des pieds à la tête avec la plus parfaite correction, il portait une chemise blanche au col bien amidonné, une montre de gousset en argent attachée à son gilet, un pantalon noir à pinces ainsi que des godillots lustrés recouverts de guêtres. Seule une lavallière rouge, à laquelle il avait épinglé une petite clef d'argent, jetait une note de couleur dans sa tenue.

            Le véhicule qui roulait dans la forêt de Bordemarge n'était pas encore l'Athanor: il n'avait que deux pièces, à savoir un salon qui faisait également office de chambre et de cabinet de toilettes, et le poste de commandement, qui se réduisait en tout et pour tout à un frein et deux paires de rênes. L'Athanor était alors tiré par des chevaux, et non pas par de l’énergie à vapeur.

            Si sa roulotte n'était pas tout à fait l'Athanor, Marius Leyssieux n'était pas non plus tout à fait l'Orfèvre, et encore moins le patriarche. Il voyageait seul, sans se soucier des autres, pas plus des adultes que des orphelins croisés sur son chemin. Tout ce qui l’intéressait pour l'heure, c’était ses inventions et la facilité avec il les créait à Bordemarge. La table en acajou au milieu du salon était en permanence recouverte de pièces de mécanique, de plans et d’instruments de travail.

            Tout en sirotant son thé, Marius laissa ses pensées se perdre dans les flammes, puis jeta un coup d’œil au-dessus du manteau de cheminée. Le tableau magique affichait son propre portrait. En de très rares occasions, il était retourné à Allancourt afin de tester des théories et les mettre en application dans un autre univers. Il n'avait plus rien tenté depuis qu'il s'était rendu compte qu'une ride, lors du dernier passage, était apparue sur son front. Très soucieux de son image, il avait rompu immédiatement tout lien avec le monde où il avait grandi, pour garder à jamais sa beauté et sa jeunesse. De toute façon, son enfance avait été misérable, sa carrière de conservateur d'un ennui mortel, (il détestait la province et n’avait jamais réussi à monter sur Paris), il n'avait jamais eu d'amis, et aucune femme n'était jamais passée dans sa vie. Comparé à Allancourt, Bordemarge était pour lui un paradis, et il ne regrettait absolument rien de son choix.

            Depuis qu'il était tombé de ce côté du portrait, il avait pu à loisir développer son amour des sciences. A cet instant, il réfléchissait à un problème posé par la dernière invention sur laquelle il travaillait, à savoir une lunette astronomique destinée à observer les habitants des planètes. Il se demandait comment atténuer les aberrations chromatiques des lentilles, quand, passant la tête la première à travers le tableau, une femme lui tomba dans les bras. Il se retrouva projeté sur le tapis et sa tasse de porcelaine vola pour exploser en une dizaine de morceaux un peu plus loin sur le sol.

            Marius, le souffle coupé par la chute et le poids qui pesait sur lui, posa ses mains sur les épaules de la nouvelle arrivée, et la souleva pour mieux la voir. Elle avait un visage de poupée, un peu trop maquillé à son goût, de grands yeux bleus derrière des lunettes immenses qui lui donnaient l’air d’une chouette, et de longs cheveux noirs qui faisaient comme un rideau autour de leurs visages face-à-face.

— Vous n'avez rien? lui demanda-t-il, un peu sonné.

La jeune femme roula sur le côté, se mit assise et retira ses grandes lunettes à monture noire. Les mains sur les tempes, elle grimaça. Marius ne vit plus que son nez qui dépassait du rideau de ses cheveux.

— Siiii... gémit-elle. Mal à la tête... Soif...

Marius s'assit à son tour et défroissa son gilet avant de s'approcher d'elle.

— Cela va passer. Il se mit debout, servit deux tasses de thé et lui en tendit une : qui êtes-vous? Que faites-vous ici?

Elle avisa le thé.

— Vous êtes fou, dit-elle en se recouchant sur le tapis. Je meurs de chaud... Je crois que je vais clamser...

            Elle secoua sa blouse blanche pleine de dentelles et Marius, avisant son ventre nu, détourna la tête, affreusement gêné. Il ouvrit tous les hublots et l'air du soir rafraîchit leurs deux visages. Qui était cette dévergondée? se demanda-t-il. Il la regarda de nouveau. Pourquoi portait-elle un pantalon aux pattes larges, qui plus est orange, et ces bijoux multicolores qu'on aurait dits faits de celluloïd?

— Vous travaillez aux Folies-Bergères? lui demanda-t-il, un air hautain sur la figure. Dans un cirque?

Et comme elle ne répondait pas, les yeux fermés, il s'inquiéta de nouveau et se pencha  sur elle, mais elle lui éclata de rire au nez.

— Vous n'allez pas vous y mettre aussi, dit-elle en essuyant son front moite avec sa manche. J'ai déjà assez d'un conservateur grincheux qui critique mes pantalons.

Il l'aida à se remettre debout.

— Vous êtes bibliothécaire alors?

— Et vous, vous êtes le type du tableau.

Une fois sur ses jambes, un vertige la saisit et elle lui tomba dans les bras une seconde fois, évanouie. Il saisit sa taille pour la retenir et resta un instant avec sa tête sur son épaule, totalement désemparé par sa peau nue sous ses doigts, puis tira une chaise de la table pour l’asseoir. Elle reprit ses esprits lentement.

  Je suis désolée, murmura-t-elle. Je me suis levée trop vite. Vous auriez de l’eau ?

Il hocha la tête et se précipita dans le poste de commandement.

  Je reviens ! lui cria-t-il en tirant sur les rênes des chevaux pour les arrêter.

Il descendit de l’Athanor immobilisé pour éteindre les svadilfaris de ses bêtes, puis repassa à l’arrière du véhicule. Sur la plateforme, il puisa de l’eau dans un des deux tonneaux entreposés, puis revint dans le salon par la porte de derrière. La jeune femme avait éteint le feu avec le thé et se tenait devant la cheminée, l’objet de son crime encore à la main.

  Du Earl Grey si … s’offusqua Marius en posant la cruche d’eau sur la table. Et dire que c’était ma dernière cuillère.

— Désolée, mais j’ai vraiment trop chaud. De l’autre côté, c’est la pire canicule que j’ai jamais connue…

— Comment vous êtes arrivée ici ? lui demanda-t-il en lui servant un verre.

Elle posa la théière et le but avidement.

— Il a fallu que je monte dans le grenier chercher les panneaux d’exposition. J’étais déjà très mal, mais la chaleur en haut était atroce. Je suis tombée dans les pommes, je crois. (Elle prit la cruche à deux mains et la vida d’un trait). La dernière chose que j’ai vue, c’est ce tableau. Elle le désigna du pouce et s’essuya la bouche : ça va mieux !

— Vous êtes tombée à travers, lui expliqua Marius. Maintenant, il faut absolument que vous retourniez de l’autre côté.

— Hors de question.

— Pourquoi ?

— Tout d’abord, parce que je déteste qu’on me donne des ordres.

— Et ensuite ?

Elle haussa les épaules.

— Ensuite. Elle se rassit sur la chaise et regarda autour d’elle: parce que ça m’a l’air bigrement plus intéressant de votre côté. C’est sensass’ chez vous. Et vous avez une belle bibliothèque.

Elle se releva pour l’observer.

— Ne touchez à rien ! lui ordonna Marius quand il vit qu’elle avançait sa main pour saisir un livre par le dos. Êtes-vous réellement bibliothécaire ? Il fouilla dans un petit coffret et en retira une paire de gants qu’il lui tendit: mettez-les.

La jeune femme le regarda dans les yeux, lui tira la langue et sortit le livre de l’étagère sans user des gants.

— En général, répliqua-t-elle avec un petit ton moqueur, on ne donne pas des ordres aux filles qu’on rencontre pour la première fois, même si elles vous tombent dessus… littéralement. On dit : « Bonjour, je suis ravi de faire votre connaissance ».

            Marius lui prit le livre des mains, un exemplaire original des poèmes d’Edgar Allan Poe. Il le retourna pour caresser sa couverture.

— Je ne suis pas « ravi » de faire votre connaissance, lâcha-t-il avec aigreur. Je n’aime pas les gens en général et plus particulièrement celles qui se croient tout permis et tombent chez moi sans manière. De plus, permettez-moi de vous signaler qu’à chaque question que je vous ai posée, vous avez détourné la conversation. Je ne peux décemment pas appeler cela « faire connaissance ». Il ajouta sur un tout autre ton : je ne sais même pas quel est votre nom.

— « Qu'y a-t-il dans un nom? cita la jeune femme en caressant le dos d’un volume de Shakespeare. Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s'appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède... Roméo, renonce à ton nom ; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière. »

            Marius Leyssieur se raidit en entendant cette dernière phrase.

— Je… hésita-t-il. Il serra le livre contre lui: vous venez de me citer ma pièce préférée.

— Vraiment ? La jeune femme prit le recueil de Poe pour le poser sur la table et garda ses mains dans les siennes: vous n’avez pas l’air d’un grand romantique.

Marius, troublé, se dégagea de son étreinte d’un pas en arrière.

— Vous l’êtes ? demanda-t-il tout bas.

Elle redressa la tête dans un geste exalté.

— Oh que oui ! On ne dirait pas comme ça, avec mes pantalons et mes discours sur l’émancipation de la femme. C’est un des grands reproches de mon conservateur, d’ailleurs. Elle entrecroisa ses doigts et leva les yeux au ciel : mais en réalité, je ne rêve que Grandes Amours et Grandes Aventures !

            Marius s’autorisa un sourire.

— Est-ce que je pourrais enfin savoir votre nom, mademoiselle l’adoratrice de Shakespeare ?

            Elle abaissa son buste dans une élégante révérence, mimant les pans d’une grande jupe relevée.

— Monseigneur, je suis enchantée de faire votre connaissance. Mon nom est Éléonore Linzen.

 

Vous serez immortelle

Pour mon 200ème billet, j’offre gracieusement à mes si nombreux lecteurs ( :p ) la première partie de “Vous serez Immortelle”, nouvelle qui sera publiée dans l’Anthologie de Trolls et Légendes 2013! Le thème en est le semi-homme, et si je ne suis pas hors-sujet, je me suis quand même pas mal éloignée du hobbit auquel j’ai évidemment immédiatement pensé^^ J’ai écrit cette nouvelle environ une semaine avant la date limite… Cétait comme une dissertation, j’ai séché sur une copie blanche, attendu le dernier moment et tout m’est venu tout seul :) Je n’avais pas prévu de réutiliser le thème que l’on trouve dans “Porcelaines”, mais je crois qu’il me tient à cœur ;) On m’a fait remarquer que je faisais encore référence à Tim Burton, notamment à Edward aux mains d’argent, ainsi qu’au XIX ème siècle… et que j’utilisais encore une fois Sarah Bernhardt comme personnage (là il faut me connaître depuis longtemps pour savoir dans quoi ;) ) C’est vrai. Je crois que ce sont des thèmes qui sont en moi et que, comme pour Bordemarge, mes références débordent quand je me mets à écrire sans forcément me demander “est-ce que je l’ai déjà fait?”  ou “Est-ce que c’est original ” :) Le sujet ne l’est peut-être pas, mais la forme, oui: je n’avais encore jamais écrit au présent! Et je me suis vraiment amusée, je crois que c’est surtout ça qui compte :D



Vous serez immortelle

- Paris, 44 rue des Dames, 24 décembre 1887 -


Vu de l’extérieur, avec ses deux pans de carreaux sales enchâssés dans un bois déverni par la pluie, « L’Atelier Merveilleux » semble minuscule et sombre, mais dès qu’il en pousse la porte, le client se retrouve dans un tout autre monde, beaucoup plus grand, plus riche, chargé de promesses. Aujourd’hui, le client est une cliente, et elle sourit en refermant la porte, si basse qu’elle a dû se pencher pour ne pas abîmer son chapeau.

La clochette de l’entrée tinte doucement, un bruit de porcelaine cassée se fait entendre dans le fond. Sarah sait pourtant ce qu’elle va trouver à l’intérieur de la boutique, mais cela continue de l’étonner. Elle observe le mur de gauche, couvert de cadavres de poupées à qui il manque toujours quelque chose : œil, dents, bras, ou même tout le corps. Elle est habituée à ce que ces centaines d’yeux la fixent, et cela fait longtemps qu’elle ne se sent plus mal à l’aise. Il s’est passé dans cette boutique des choses bien plus étranges. Elle serre pourtant le paquet qu’elle apporte contre son ventre, peut-être pour qu’il la protège, ou tout simplement parce qu’il est précieux.

Le mur de gauche est caché par un rideau de velours qui, autrefois, a dû être rouge. Aujourd’hui, il tire plutôt vers le marron sale, tant il est vieux et décoloré par le soleil. À sa barre sont pendues, par leurs fils, des marionnettes. Il n’y a que deux personnes ici, et pourtant elle a la sensation qu’ils sont toute une salle de spectacle. Il faut passer des amoncellements de jouets cassés et des piles de livres pour atteindre l’autre côté de la boutique.

Derrière un grand bureau acajou, dont le pan externe était autrefois le mur d’une roulotte, et sur lequel on peut encore lire « E. Werner, marchand ambulant, jouets de première qualité », se trouve le propriétaire des lieux, monsieur Edgar Werner en personne. Il a levé sa tête dégarnie quand il a entendu la clochette de la porte d’entrée, et sourit en voyant la femme qui s’avance vers lui. Ses moustaches grises, qu’il a imposantes et cirées, se soulèvent jusqu’à ses yeux et se confondent un instant avec le cerclage de ses lunettes. Sa cliente avance entre les obstacles, manque de faire tomber un arrivage tout neuf de Jules Verne avec sa tournure, et se penche au-dessus du bureau pour embrasser son vieil ami. Monsieur Werner a les oreilles qui rosissent, et remonte d’un geste sec ses lunettes rondes sur son nez :

— Bonjour, ma divine, la salue-t-il. Qu’est-ce qui vous amène ?

— J’ai un bras cassé, dit-elle en serrant le petit paquet sur son estomac.

Le restaurateur de jouets se lève et fait difficilement le tour de son bureau. C’est qu’il a un ventre proéminent, qu’on ne remarque guère quand il est assis. Il va jusqu’à la porte, sans toucher le moindre objet, et tourne la pancarte pour qu’elle affiche « Fermé » aux éventuels clients, même s’il paraît évident qu’il n’y en aura aucun. Il est midi, et ils ne sont jamais vraiment nombreux, ceux qui veulent faire réparer leurs jouets à la veille de Noël.

Monsieur Werner retourne à son bureau aussi élégamment qu’il en est parti, tel un danseur, évitant les murs de bimbeloteries comme s’il s’agissait de fleurs précieuses à ne pas écraser. Mademoiselle Sarah n’a pas bougé, elle se contente de tourner une boucle d’un auburn profond autour de son doigt. La boutique de monsieur Werner est le seul endroit où elle sait être patiente. C’est peut-être parce que le calme et la sérénité du vieil homme se diffusent en elle. Ou parce qu’il a toujours trouvé des solutions à ses problèmes.

Le restaurateur ramasse la tête qu’il a fait tomber par surprise au moment où sa cliente préférée est entrée. Elle est brisée en trois morceaux, qu’il tient en coupe entre ses mains potelées comme s’il s’agissait d’un oiseau blessé. Il écarte le rideau rouge en gardant les mains tendues devant lui, et tous deux, sous la sarabande des pieds des marionnettes qui s’entrechoquent, entrent dans une pièce qui n’a rien à voir avec celle que l’on peut distinguer depuis la rue. Ici, tout est propre, les murs sont d’un bleu lavande immaculé, et au milieu de ce qui semble être un laboratoire, trône une paillasse en carrelage blanc, aux extrémités couvertes d’instruments de chimie. Quand monsieur Werner pose la tête en porcelaine entre les flacons de verre, celle-ci est intacte. Sarah dépose avec précaution son paquet sur la paillasse et se débarrasse de son grand manteau noir, ainsi que de son chapeau, qu’elle laisse par terre, à l’endroit même où elle se déshabille. Il n’y a pas de chaise ni de porte-manteau ici, et elle a pris l’habitude qu’une domestique empressée devance toutes ses demandes. Monsieur Werner la regarde et la trouve très jolie dans sa robe de soie rose. Sans le bras gauche qui lui manque, elle serait parfaite. Il ajuste ses lunettes et veut regarder la blessure de plus près :

— Je peux ? demande-t-il poliment en faisant mine de défaire sa manche en dentelle.

— Je vous en prie.

De son bras valide, Sarah délace habilement sa robe, tire sur le tissu pour dégager ses épaules et laisse tomber le bustier, montrant son corset sans aucune pudeur. Monsieur Werner l’a déjà vue nue. Il suit du doigt une couture, le long de son épaule en chevreau blanc, aussi douce que de la peau humaine. La fixation est toujours bien en place, mais elle ne soutient plus le bras, juste quelques tessons de porcelaine.

— Comment vous êtes-vous fait ça ? Demande-t-il.

— En sautant du parapet dans Tosca hier soir, explique-t-elle.

Monsieur Werner se recule, surpris :

— Sur scène ?

— Personne n’a rien vu, le rassure-t-elle. J’avais de longues manches serrées, et c’était le final. Je suis rentrée directement, et j’ai filé chez vous à la première heure.

Monsieur Werner sourit :

— Il est l’heure du déjeuner.

Elle fait une moue :

— C’est la première heure… de l’après-midi.

— Allongez-vous, lui ordonne-t-il.

Sarah maugrée :

— Quand installerez-vous quelque chose de plus confortable ?

— Je ne travaillerais pas bien si vous étiez allongée dans un de vos cercueils, plaisante-t-il.

— C’est très froid.

— Pourquoi me faire remarquer cela, puisque vous ne ressentez rien ?

Elle sourit et répond, évasive :

— Je ne sais pas, pour paraître vivante ? J’ai pris l’habitude de feindre ce genre de choses.

Mais quand elle s’allonge enfin, ses formes ne s’écrasent pas sous son poids. Elle reste une statue en cuir et en porcelaine, très droite, qui n’a rien d’humain. Ses yeux se ferment mécaniquement.

— Ce n’est pas très beau, ce que vous avez fait là, constate-t-il en déballant le bras de son paquet, prenant les morceaux entre ses doigts.

À l’exception de l’attache qui est brisée, c’est un bras magnifique, à la main finement ciselée, mais malheureusement inerte. Il se dit qu’il a vraiment exécuté du beau travail, autrefois, et que c’est dommage qu’elle n’y prête pas plus attention.

— Je suis désolée, s’excuse-t-elle, comme si elle lisait dans ses pensées.

Il explique :

— Il y a plusieurs gros morceaux. Il vaudrait mieux que je refasse un bras neuf… Seulement…

Elle tourne son visage pâle et parfait vers le sien, les yeux toujours fermés :

— Seulement ?

— Eh bien…

— N’hésitez pas !

Il baisse la tête, honteux :

— J’ai eu une inondation dernièrement. Les moules d’origine ont pris l’eau.

Elle se relève, horrifiée, et ses yeux se rouvrent. Son mouvement est abrupt, digne de celui d’un vampire sortant de sa tombe :

— Pardon ? Ce n’est pas possible ! N’y a-t-il aucun moyen de les refaire ?

Il soupire :

— Mademoiselle Sarah Bernhardt, vous êtes ma plus belle création. J’ai travaillé plus de dix ans entre votre conception et le premier vers que vous avez prononcé. Est-ce que vous voulez vraiment mettre votre carrière entre parenthèses maintenant, et pendant tout ce temps ? Ne saurez-vous vous contenter d’une réparation sommaire ? Nous savions tous les deux que ce moment allait arriver.

Sarah détourne la tête et regarde dans le vide. Son beau profil, que monsieur Werner a modelé d’après des statues grecques, se découpe comme un camée sur le mur bleu.

— Non, je ne le savais pas. Disons que… J’avais oublié, et que je ne tenais pas particulièrement à ce que vous me le rappeliez. Pas maintenant, en tout cas. Vous m’aviez promis que je serais immortelle.

— Vous le serez. Seulement, ce n’est pas mon cas.

Elle le regarde tristement. Pour un peu, il croirait voir apparaître des larmes dans ses yeux de cristal :

— Je ne veux pas disparaître comme ça. Je ne suis pas destinée à tomber en morceaux.

— Je peux tenter une réparation. Vous devrez rester toute la nuit chez moi.

— Cela, je suis prête à le faire.

— Mais elle se verra. Cela fera un bourrelet plus épais. Comme un bracelet égyptien, mais en bandelette de momie, tente-t-il d’expliquer à sa manière.

Il se gratte la tête, se demandant si elle a compris, et si elle va accepter d’être déformée. Il connaît son narcissisme. Contre toute attente, elle éclate de rire en serrant son bras cassé contre sa poitrine :

— Alors, je mettrai les grandes manches bouffantes à la mode !

Elle se rallonge, ferme les yeux, et monsieur Werner prépare ses instruments. Par la fenêtre de « L’Atelier Merveilleux », il voit les premiers flocons de neige de l’année tomber, et dans le laboratoire silencieux, le rire de l’actrice résonne encore dans son esprit comme un grelot.

Robe Libellule

Cet après-midi, en rentrant du boulot, alors que je devais écrire, j’ai encore été prise d’une frénésie de coudre et d’un coup, j’en ai eu assez de ne faire que des robes tirées de trucs déjà existants. Après tout, à force de copier robes historiques et de cinéma, j’ai appris pas mal de trucs, je sais ce qui me va et ce que j’aime faire. J’ai donc décidé de coudre une robe entièrement d’après mon imagination. J’avais déjà en tête une silhouette longue, avec des manches courtes et un corset amovible en dessous. Pour le reste, j’ai improvisé :)

18 octobre:

D’abord, j’ai fait un bustier (pas corset, parce qu’il n’a pas de baleines) avec un tissu libellule que j’ai trouvé hier dans un super chouette magasin que m’a fait découvrir une amie:

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(Dos et devant)

Je ne sais pas encore comment je vais attacher ça derrière, mais à mon avis, mes petits amis les œillets vont revenir…

Ensuite, j’ai pris la base du patron de robe XVIII ème, mais les deux pièces de devant, je les ai rallongées pour pouvoir les couper n’importe comment. J’aime bien l’asymétrique, je voulais que ça soit une peu barré, et que ça mélange taille Empire et Lumières. J’ai donc fait des essais devant la glace jusqu’à ce que j’obtienne un truc joli à l’œil:

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(On remarquera que je sors de chez le coiffeur, ouh les jolies anglaises :D )

Puis j’ai fait une jupe. C’est un simple tube resserré par un élastique, mais ça fait l’affaire. Sur le mannequin, les hanches sont super minces, mais c’est parce que j’ai du les réduire pour mettre le corset, sinon ça ne fonctionne pas. En vrai, ça fait moins “poupée Barbie” :)

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Voilà les manches, longues avec les poignets qui s’élargissent; ainsi qu’une traîne cousue au bustier. Là, elle n’est pas coupée, je trouvais marrant la longueur du tissu à prendre en photo :)

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Demain, il faudra que je couse tout ce qui n’est épinglé, que je fasse les finitions de la traîne, que je décore un peu tout ça, que je ferme le corset, et que je crée des accessoires. Je vois bien un serre-tête à l’antique bleu, un gros turban à fleurs, ou des nœuds pour mes chaussures Pompadour. J’ai même assez de tissu pour faire une mantille, ou une jupe courte, mais ça risque de faire too much… Wait and see :)

J’aime bien ce costume. Comme je l’ai fait pour Bordemarge, je vais créer les costumes de Novalys; Cette robe sera pour Emily!

24 octobre:

La robe est terminée! J’ai réussi tant bien que mal à faire deux photos, l’une de face et l’autre de profil, qui peuvent être agrandies.

profil.jpg face.jpg

Et voilà deux essais coiffure avec un espèce de chouchou géant et un postiche :)

coiffure1.jpg coiffure2.jpg

BORDEMARGE

Mercredi 27 juin:

Finalement, j’aime toujours autant mon roman, malgré toutes les critiques mitigées que j’ai pu en lire! J’en ai lu des très bien qui m’ont rendue fière de moi, et toutes ces chroniques, qu’elles soient bonnes ou mauvaises (mais pas trop, personne ne m’a descendue en flèche :) ), ont finalement fait en sorte de me faire me poser les bonnes questions. J’ai retiré ce qu’il en fallait pour la suite de Bordemarge, que je suis en train d’écrire, et suffisamment de motivation pour continuer un bon bout de temps ;) Je compte faire de Nuxiger (titre très provisoire, c’est affreux ce nom) un roman encore bien meilleur :)



Mardi 15 mai:


Voilà un mois que Bordemarge est sorti, et en réalité, ça ne me fait pas autant d’effet que j’aurai cru; certes j’ai lu quelques critiques, c’est très agréable parce que le livre semble plaire, et que ça me fait toujours plaisir de lire des jolies choses; j’étais très fébrile la première semaine de sortie, mais maintenant cette fébrilité est retombée, et je n’en ai plus rien à faire. Comme si ça y est, le bouquin est sorti de moi, alors je ne m’en occupe plus. Je me demande ce que ça va donner la semaine prochaine, à Étonnants Voyageurs. Je crois que je me souviendrai plus de l’histoire, que je serai pas fichue de la défendre… et que si jamais on me pose des questions, je serai pas fichue non plus de répondre. Déjà rien que qu’une semaine avant qu’il ne sorte, je ne me souvenais plus que j’avais changé le nom du personnage de Clarence en Christian :) On dirait bien que ça va faire comme Porcelaines… dans une semaine je n’aurai retenu que les chose à améliorer, et dans un mois, je soutiendrai mordicus que c’est la pire daube que j’ai jamais écrite et j’en aurai honte :)
En ce moment je suis complètement vide, j’ai des tonnes d’idées dans la tête mais rien du tout qui ne me donne envie d’écrire. J’ai même abandonné les Chercheurs du Temps, alors que l’épisode 8 est presque fini et qu’il ne me reste presque plus rien! J’aimerai vraiment, mais vraiment retrouver ma motivation…



Lundi 16 avril:

Bordemarge est sorti! je n’ai pas dormi pendant une semaine, mais ça ne servait à rien, vraiment :) Jusque-là j’ai eu que des bonnes critiques, à part une mais son auteur semblait ne pas m’aimer moi plutôt que mon bouquin^^ et puis je m’en fiche, il en faut aussi :D Après les critiques des blogueurs, j’attends désormais les avis des lecteurs :)
Et sinon, je n’ai pas pu m’empêcher de faire le tour de toutes les librairies pour le voir :D

L’avancement du costume de Roxane pour les Imaginales


Dimanche 1er avril:


C’est pas une blague, Bordemarge sort le vendredi 13 avril! J’ai super super hâte :D
Mercredi 4 (le jour de la ortie de Titanic en 3D, moi je dis c’est un signe ;) ) j’ai rendez-vous à paris pour parle à des journalistes! j’ai déjà reçu la couverture et on peut voir une page facebook consacrée au roman ici

Je présenterai ce livre aux Imaginales, où je serai déguisée en Roxane :)


Mercredi 18 janvier:

J’ai terminé hier de corriger mon texte, et j’y ai ajouté exactement 30 pages (pas fait exprès :) )
D’ici mi-février je devrai avoir la première maquette, j’ai hâte!!! :D

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Samedi 10 décembre:

Cela fait trois jours que j’ai reçu les notes pour les corrections, et je travaille, je travaille! J’espère pouvoir rendre la nouvelle version pour qu’il soit bien publié en mars/avril, comme prévu au départ! Mais comme en trois jours j’ai corrigé 16 pages, si je continue sur ce rythme-là, ça fait 20 jours de travail, soit en gros un mois vu qu’il y aura les vacances de Noël entre temps, donc, je le rendrai logiquement début janvier.

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Le 4 mars, j’écrivais le texte ci-dessous, dans lequel j’expliquai que j’étais sur un nouveau roman. Et bien je l’ai terminé ! Le 15 août tout pile, soit deux jours avant mon anniversaire, ce qui fait six mois pour l’écrire! (Bien plus rapide que Malemort que je n’ai même pas terminé). Pour ce faire j’ai passé deux jours dessus avec le soutien de mon zamoureux-que-je-remercie-comme-aux-césars, et le voilà, tout beau, tout neuf ! Pour l’instant, il s’appelle

liste des choses à faire avant de mourir, et je suis trop heureuse de la viiiiiiiiiie !!

            Alors il y a deux héroïnes, l’une c’est Roxane de Bordemarge, et l’autre Violette Linzen (qu’on peut retrouver dans bon nombre de mes nouvelles) et les deux sont vraiment différentes l’une de l’autre. Disons que l’une c’est mon côté Cyrano, et l’autre, mon côté Edgar Poe ;) . Il y a aussi tout un tas de personnages, dont plusieurs sont repris d’autres de mes nouvelles/écrits, et je les aime tous! Parmi eux, il en y a surtout quatre que je chéris particulièrement, parce que j’en ai fais des hommages à mes amis-que-j’aime, comme dirait Edward :)

            Il y a dedans, entre autres choses, un vaisseau pirate avec des pattes d’araignée, un capitaine russe que j’ai repris de Roman, un petit vieux en fauteuil roulant, des belles robes, des mains coupées, des inventions bizarres telles que le svadilfari, des hommages en veux-tu en voilà, des ch’tits n’orphelins, des capes, et pis aussi des épées !

            Bientôt, je posterai ici des illustrations de ce monde-là, parce que j’en ai tout plein de faites, et tout plein dans ma tête !

Maintenant, je n’ai plus qu’à attendre les retours de mon éditeur, et même si c’est stressant, ça l’est beaucoup moins que de me lever tous les matins en me disant: “j’ai un roman à finiiiiiiiiiiir!”

            Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas ;)

 

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Voici les trois premiers chapitres du roman que je suis en train d’écrire. Il me plait, il me plait, il me plait! Je me suis jamais autant amusée à écrire que pour ce truc. Il n’a pas de titre, les intrigues ne sont pas encore toutes très claires, y a plein de fautes d’orthographe et de grammaire, mais je m’en fiche: je visualise les personnages et vis avec eux pour la première fois depuis que j’ai écrit “Roman”… mon premier roman. Est-ce un signe ? Tout ce que j’aime (personnages, intrigues, époques, détails stupides, références littéraires)  s’imbrique ici d’une façon affreusement évidente, comme si c’était ça que je portais en moi et cherchais  écrire depuis le début ; c’est une vraie révélation et même s’il n’est jamais publié, je crois que je ne remercierai jamais assez mon éditeur de m’avoir fait ce cadeau-là.

Ne vous êtes vous jamais demandé ce que faisaient les héros de vos romans préférés, une fois que vous aviez tourné la dernière page et refermé le livre? Bordemarge est votre réponse.

 

 

 

Allancourt, août 1984

 

            Une discrète lumière bleue éclaira un instant les vitres de la salle des archives de la bibliothèque d’Allancourt, y dessina deux silhouettes, et s’éteignit, plongeant de nouveau la pièce dans le noir. Au milieu des cartons d’ouvrages qu’on était en train de trier cet été-là, entre deux immenses étagères vides, un homme et une femme enceinte, visiblement à terme tellement son ventre était énorme, parlaient tout bas.

— Je t’en prie mon amour! N’y va pas! Disait Marius en lui prenant les mains.

C’était un beau brun habillé comme un dandy du XIX ème siècle, portant des moustaches soignées et une montre à gousset à son gilet.

— Regarde-moi enfin! Reprit-il en lui montrant ses doigts qui se parsemaient de petites taches. Je me décrépis à vue d’œil! Il t’arrivera la même chose!

Eléonore, elle vêtue d’une robe blanche qu’elle avait voulue intemporelle, le prit dans ses bras avec douceur et passa ses doigts dans ses cheveux, qui se couvrirent de fils d’argent.

— Peut-être pas aussi rapidement, reprit-il avec tendresse, car tu as passé bien moins de temps que moi là-bas, mais dans dix, vingt ans tout au plus, tu mourras! Tu ne le verras même pas grandir, ajouta-t-il en posant sa main sur son ventre arrondi. Eléonore s’approcha de son amant qui déjà se courbait un peu plus, et posa sa main sur son visage:

— Dépêche-toi de passer le portail, alors. Je me suis déjà expliquée sur ce sujet tant de fois… Sa voix se brisa dans un sanglot. Je ne veux pas que notre enfant grandisse dans un monde de chimères.

Sous sa main, elle sentit les rides se creuser. Sa peau devenait moins ferme et ses yeux bordés de rouge.

— Allez te dis-je! Et puis tu reviendras me voir, n’est-ce pas? Il embrassa ses mains, qu’il tenait toujours dans les deux siennes, glissa une mèche de ses longs cheveux noirs derrière son oreille, et murmura, au bord du désespoir, la voix cassée:

— Éléonore, je te le jure. Je ferai tout pour trouver un moyen d’empêcher ce beau visage de se faner, ajouta-t-il en lui caressant la joue. Mais réfléchis encore! Ce monde-là a évolué sans nous!  On ne sait même pas en quelle année on est ! Comment est-ce que tu vas faire?

— Comme durant toute ma vie: je vais faire preuve d’imagination. Elle eut un sourire fugace. Ça ne nous a pas trop mal réussi jusque-là. Je le sais, ce sera une merveilleuse aventure.

Une quinte de toux, mêlée de larmes, plia Marius en deux. Il était proche du vieillard maintenant. Il savait qu’il n’en avait plus pour longtemps, s’il restait encore ici. Résigné par le sort qui l’attendait, il jeta un regard derrière lui, passa sa main dans ses cheveux devenus blancs, resserra sa lavallière anis dans un serrement désespéré et se traîna jusqu’au fond de la pièce, où il disparut. Éléonore fondit en larmes, puis sortit.

 

            Le lendemain matin, une bibliothécaire retrouva décroché le portrait du premier conservateur d’Allancourt, qu’elle trouva singulièrement vieilli. Avait-il toujours eu cette apparence-là ? Comme, cette année-là, on refaisait tout, depuis le désherbage jusqu’à la décoration, elle voulut le déplacer à l’étage, bien en vu dans le secteur adultes. Elle se dit que ça ajouterait une touche de charme, que ce vieux monsieur en gilet rayé, dont les yeux d’azur délavé  semblaient veiller sur eux.

Et le portrait n’a plus bougé depuis.

 

Chapitre

— Si on te le demande, gamin, tu diras que c’est La Plume qui t’a tiré de ce mauvais pas ! La pomme roula, brillante et rouge, jusqu’au coude du jeune homme, habillé d’un pourpoint tout aussi rouge brodé de petites plumes d’or, décrivit un arc de cercle dans les airs et atterrit dans les mains du gamin, qui acquiesça, un sourire jusqu’aux oreilles. Quant à toi, claironna le nommé La Plume en se tournant vers l’aubergiste à ses côtés, si tu recommences, gros homme, je serai obligé de te fesser les deux joues !

L’aubergiste, une espèce de créature qui tenait plus du cochon que de l’humain, baissa les yeux vers la garde de l’épée que le jeune homme portait à sa ceinture, -du beau travail, espagnol assurément- et grogna. C’était sa façon de répondre oui, qu’à l’avenir, il éviterait de traiter son fils comme un domestique et de lui administrer des taloches pour un rien. Le gosse, plutôt enrobé et petit, était en effet couvert de bleus, et tentait, sans succès, de cacher une cicatrice à l’arcade sous ses cheveux bruns coupés courts. Ils ne semblaient pas avoir connu l’usage du peigne depuis longtemps et rebiquaient en épis.

— Bien, continua La Plume, maintenant, je veux de quoi boire et manger, et je ne me lèverai pas tant que je ne serai pas rassasié !

Une bourse tinta sur le comptoir, et l’aubergiste descendit chercher sa meilleure bouteille de vin, non sans râler après cet insolent qui venait lui donner des cours d’éducation, qu’il s’empresserait d’oublier une fois qu’il serait parti. C’était son fils et il le traiterait comme il l’avait toujours fait. La Plume s’assit donc et son compagnon de voyage, un gringalet avec un long manteau brun qui semblait avoir copié sa coupe de cheveux sur celle du fils de l’aubergiste, se pencha vers lui en enlevant son foulard blanc de son cou :

— Pourquoi faut-il que tu prennes ainsi un malin plaisir à te faire remarquer ? L’insolent rit aux éclats, et la plume de son feutre, énorme et blanche, frissonna:

— Je n’en sais rien, peut-être pour t’embêter ? J’adore te voir avec ces joues toutes rouges.

Seamus baissa la tête comme une jeune fille pudique, et reporta son regard sur la cheminée qui flambait joyeusement. L’aubergiste s’approcha d’eux avec deux bouteilles de vin et autant de verres dans les mains, qu’il posa avec violence sur leur table.

— Ces messieurs voudront peut-être une chambre pour la nuit ? Demanda-t-il avec tout le mépris dont il était capable.

— Non, nous ne resterons pas ! répondit La Plume, qui n’avait pas pris la peine d’enlever son pourpoint, ni son foulard noir, ni son impressionnant feutre. Contentez-vous de soigner nos chevaux. Du mieux que vous pouvez, ajouta-t-il, c’est-à-dire mieux que le garnement que vous employez. La plume fit un signe vers l’enfant : approche-toi d’ailleurs. Ton nom ?

— Peter, répondit-il en s’approchant, guettant d’un œil la réaction de son père.

— Et bien Peter, tu vas manger avec nous. A cette heure, un gamin comme toi a mieux à faire que de servir tous ces clients avinés, dit-il en faisant un grand geste pour montrer les hommes attablés dans l’auberge. Le père tenta de s’interposer :

— Il a encore ses tâches à accomplir ce soir ! La cuisine ne va pas se nettoyer toute seule ! Le jeune homme se leva, soudain devenu grave :

— Monsieur aubergiste père, vous avez des mains non ? Et à la vue des taloches que vous lui avez données, je gage que vous savez les utiliser. Alors servez-vous en pour faire votre ménage vous-même, ou mieux encore, servez-vous de tout l’argent que vous avez assurément économisé sur son dos pour payer des gens qui vous aideront, et l’envoyer à l’école. Un silence accueillit cette phrase, et l’aubergiste se mit à rougir de colère. Seamus posa une main sur le bras de son compagnon, qui se calma et se rassit.

            Dehors, par les fenêtres ouvertes, La Plume vit les derniers rayons du soleil se mourir derrière les collines de Bordemarge, et avec eux, apparaître dans un vrombissement effrayant les silhouettes d’énormes libellules métalliques. Il se raidit sur sa chaise, abaissa le bord de son feutre sur ses yeux comme s’ils pouvaient le voir d’ici, et chuchota à l’oreille de Seamus :

— Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Ils ont des odonates maintenant ? Seamus se retourna pour les voir, discerna dans le couchant des hommes en noir montés sur leurs machines volantes, et blêmit :

— Il faut croire. Allons-nous-en.

— Très finement réfléchi ! La Plume se leva brusquement, jeta sa bourse sur le comptoir pour dédommager l’aubergiste et se précipita vers les écuries, Seamus sur ses talons. Mais leurs chevaux étaient loin d’être prêts à endurer une course, ils venaient juste d’arriver ! La Plume sangla les sacoches sur les deux destriers qui lui semblaient les plus frais :

— Arrête, c’est du vol ! Cria Seamus.

— Où tu vois du vol ? A la place de ses bidets je lui laisse deux puissantes bêtes dressées et nourries au château ! Qu’il vienne seulement se plaindre, ce verrat ! Seamus haussa les épaules et l’aida à finir d’harnacher. Après tout…. De toute façon, il n’avait jamais réussi à raisonner cet énergumène.

            Ils enfourchèrent leurs nouvelles montures et se dirigèrent vers le sud. Derrière eux, les pirates de Khaltourine, montés sur les odonates, n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres de l’auberge.

— Attendez-moi ! Cria une voix derrière eux. Quand il se retourna, Seamus aperçut Peter, monté sur un de leurs chevaux, qui leur filait le train.

 

 

Allancourt, de nos jours

 

 

— Trois heures, encore trois horribles heures à tenir ! pensa Violette, complètement abattue. L’ennui lui faisait comme un manteau lourd sur les épaules, et ses cheveux, longs et fins, pendaient lamentablement, comme deux ailes de cygne noir, autour de son visage. A la voir ainsi, les paupières lourdes, les lèvres blanches, le visage émacié et pâle d’un cadavre, on aurait dit une héroïne tragique jouée par Isabelle Adjani, ou une de ces images gothiques de vamps à moitiés nues dans la neige qu’on trouve au détour d’Internet.

 A cette heure-ci, la bibliothèque n’était peuplée que de ses collègues et de quelques rares usagers habitués, qui ne viendraient certainement pas lui demander quoi que ce soit. Elle bougea la souris pour que l’écran sorte de sa veille et consulta sa messagerie pour la cinquième fois depuis le début de l’après-midi. A part quelques publicités pour la St-Valentin qu’elle s’empressa de supprimer, il n’y avait rien. Ces mails-là l’énervaient au plus haut point. Et dire que chaque année c’était la même chose ! Pourquoi fallait-il que tout et tout le monde lui rappelle qu’elle était célibataire ? Comme si c’était essentiel de finir sa vie en couple ! Alors que finir sa vie tout court était la seule chose importante pour elle ici-bas.

La seule carte qu’elle avait reçue depuis que cette stupide fête était en mesure de l’intéresser, c’était celle de son voisin de classe en cinquième, un crétin boutonneux qui croyait que les petits chats avec des nœuds roses la feraient forcément fondre. Or Violette n’aimait pas les nœuds roses, les petits cœurs et le chocolat. Elle n’aimait pas grand’chose en fait, et le seul chat qu’elle supportait, c’était le sien, un vieux matou noir avec un sale caractère qui s’appelait Edgar, et lui rapportait plutôt des oiseaux morts que des petits cœurs en sucre.

Cela faisait maintenant deux ans qu’elle travaillait dans cette bibliothèque et chaque jour elle détestait son métier encore plus. Au début, elle avait cru qu’elle parlerait littérature avec ses lecteurs. Ça n’avait jamais été le cas, parce que la seule chose sur laquelle elle les renseignait, c’était la direction des toilettes. Elle soupira et regarda par la fenêtre les nuages gris qui s’étiraient sur le ciel bas et lourd d’Allancourt. Dans un quart d’heure, tout au plus, la nuit serait tombée et la journée s’achèverait comme elle avait commencée : dans l’ennui, la brume et la dépression la plus totale.

            Un bruit de plastique la sortit de ses noires pensées.

— Regarde-moi ça, cria un jeune homme en entrant dans la pièce et sortant une chemise rose tout juste achetée de son sac d’emballage. Je l’ai eue à -70%, la classe non? Violette avisa la chemise à laquelle pendait un paquet d’étiquettes rouges, et fit une grimace.

— Tu peux pas être plus discret? Clarence lui lança un éclatant sourire, qui trancha sur sa peau noire, à la manière du chat de Cheshire, et regarda à la ronde. Il n’y avait que deux personnes sur la longue rangée d’ordinateurs, et elles n’avaient pas bougé à la vue de sa splendide chemise.

— Qui tu veux que ça dérange? Ceux-là sont trop absorbés à mater des filles sur facebook. Et lui collant sa chemise sous le nez: alors?

— Une horreur. Le sourire de Clarence disparut aussi vite qu’il était apparu.

— Tu crois?

— C’est pour la fille de 15h? Clarence acquiesça.

— Une blonde pareille n’est pas du genre à considérer comme toi les chemises roses comme le summum du fashion et de la virilité. Mets du noir, bon sang, c’est classe et t’es sûr de pas faire d’impair.

— Pour qu’on me voit plus ? Violette esquissa un sourire.

— Bon, du blanc alors. Elle frissonna. Clarence retrouva sa bonne humeur et rangea sa chemise rose dans son sac.

— Et toi les amours, comment ça va ? Violette leva les yeux au ciel. Clarence aimait l’emmerder, il savait pertinemment qu’elle détestait cette question, digne de l’interrogatoire d’une mamie gâteuse.

— Oh moi tu sais, j’en suis toujours au même point avec Marius, dit-elle en montrant derrière elle le portrait du premier conservateur des lieux, un vieil homme à l’air peu amène, portant  bacchantes blanches, gilet, lorgnons  et montre à gousset. Il est pas très causant.

— Si tu enlevais de ta tête ce panneau « Attention Violette méchante, ne pas toucher » peut-être  que… Violette l’interrompit :

— Hey ! Traite-moi de coincée aussi !

— Coincée, non ! Mais par contre… Violette lui donna un coup de poing à chaque insulte : cynique, désagréable, fausse rebelle, dépressive, fêlée, asociale, anarchiste et provocatrice, ça oui !

— Mais t’as fini ? Elle se rembrunit : et je suis pas dépressive. Clarence leva un sourcil sceptique :

— Autant que moi je suis diplômé en physique nucléaire. C’était une blague entre eux : Clarence était effectivement diplômé, et il n’avait jamais voulu dire comment il en était arrivé ici, en secteur jeunesse, à faire des animations déguisé en pirate pour les gamins de trois ans. Au fait, qu’est-ce qu’il devient, reprit-il, le pauvre type qui t’a laissé le cœur en miettes ?

— Ben, hésita Violette, il empoisonne les limbes de ce qui me reste de mon pauvre cerveau fêlé ? Il souffre atrocement dans la prison de souvenirs et de remords que j’ai construite pour lui ? Clarence éclata de rire, et chuchota en voyant les deux usagers se tourner vers eux, visiblement revenus à la vie :

— T’as le sens de la formule toi. T’aurais pas été poète maudit par hasard ? Que de points communs avec ce cher vieux Marius, décidément…

— Quand t’auras fini de dire des conneries tu pourrais peut-être me laisser bosser ?

— Bosser, quel grand mot ! Et dans une révérence, il quitta les lieux avec son sac plastique, sa bonne humeur et sa chemise rose.

            Les deux heures qui suivirent parurent encore plus longues à Violette, qui maintenant regrettait d’avoir fait partir Clarence, pensait à William, dont le souvenir douloureux avait été réactivé par sa question. Non, elle ne savait pas ce qu’il devenait, mais contrairement à ce qu’elle avait laissé entendre, elle ne s’en fichait pas du tout. Aux dernières nouvelles, il était en Californie, mais depuis, peut-être était-il revenu en France ? Est-ce qu’il pensait à elle, parfois ? Certainement pas autant qu’elle pensait à lui. En se levant brusquement de son bureau, elle tenta de chasser cette idée en alignant encore les livres avec le bord de l’étagère. On vint lui demander les toilettes quatre fois, elle consulta sa messagerie encore trois, puis elle chassa les deux scotchés de leurs ordinateurs, rangea le dernier chariot, et quitta le bâtiment.

Dark Shadows, une "petite" critique :)

J'ai vu Dark Shadows le jour de sa sortie, et une fois n'est pas coutume, je tente un billet pour en dire ce que j'en ai pensé :) Tout ça sera dans le bordel le plus absolu, comme d'hab', à croire que trop d'années d'études à décortiquer, analyser textes et films ont provoqué un effet indésirable chez moi, à savoir faire tout le contraire de ce que j'ai appris! Je ne serai pas objective, pas ordonnée, et je ne m'appuierai pas sur des arguments indéboulonnables :)

Je ne m'occupe pas du résumé, si vous lisez ce texte, c'est que vous le connaissez :)

Déjà, je ne m'attendais à rien de spécial pour ne pas être déçue après la catastrophe qu'était Alice, (et en temps que grande grande fan de Burton) et bien tant mieux, parce qu'il n'y avait franchement rien de spécial et que j'ai pu apprécier les quelques petits moments rigolos sans me dire « Mon Dieu, Burton me déçoiiiiiiit »... Et avec le recul, je me dis que j'ai vraiment apprécié le film grâce à ça et au fait que n'importe quel clampin qui me raconte une histoire de « voyage dans le temps », je suis preneuse, mais que si je devais replacer ce film dans la filmo de Burton, je dirais que c'est juste une catastrophe, et que oui, je suis très déçue.
Ce film est un bon divertissement, certes, mais pas un bon Burton, ni un Burton tout court : à part ses thèmes fétiches et les têtes des acteurs, je n'ai pas du tout reconnu la pâte de mon réalisateur préféré. Je ne reconnais pas la musique d'Elfman : pas de beau et grand thème, plus normal tu meurs, ça aurait aussi bien pu être un autre compositeur. Les images, les ambiances, les costumes, tout est affreusement normal, n'importe quel type aurait pu réaliser ce film, voire même un fan de Burton qui aurait foutu à la louche tout ce qu'il connait de lui. Le thème est fantastique, certes, mais le film ne l'est pas. Esthétiquement, ça lorgne plus vers Twilight qu'Edward Gorey, comme ça voudrait nous le faire croire, et la partie 1972 est très très laide pour ma part: quitte à faire dans le kitsch, j'aurai préféré un visuel délirant à la Mars Attacks!, en plus ça aurait accentué le clivage entre Barnabas et le monde étrange dans lequel il débarque.
A mon avis c'est dû aux moyens : genre Burton a plein de sous, il peut faire un beau manoir : certes Collinwood est très classe, mais c'est une bâtisse normale, qui n'a pas du tout la classe du château d'Edward par exemple, tout biscornu et fait de briques et de brocs. Et c'est comme ça pour tout il me semble, ce qui enlève une bonne partie du charme. Trop léché, trop parfait, trop normal. Comme dit, limite Twilight par moments, ce qui se ressent aussi par le fait que c'est un film de vampires, mais je ne trouve pas le genre franchement renouvelé: niveau famille de tarés gothiques, la Famille Addams me plaît plus :)
Je me suis surprise à avoir envie plusieurs fois que Barnabas la ferme tellement il est ennuyeux, pourtant, l'éloquence d'un aristo du XVIII ème confronté au registre de 1972, ça aurait pu être génial ! Ils ont vraiment queuté sur les dialogues, notamment les face-à-face Barnabas/femme qui /qu'il aime. (A ce titre la scène de sexe est assez naze (par contre, contente qu'il y ait un peu de sexe, ça change:) )) Les dialogues avec Angélique étaient dégoulinants de clichés, j'aurai cru revoir Mr et Mrs Smith, quant aux scènes d'amour avec Josette/Victoria, mais quelle platitude ! Où est l'amour dans tout ça ? Où sont les sentiments ? Non et puis alors c'est juste un détail hein, mais Josette, quel prénom ridicule... Dans toute la scène où il lui court après pour pas qu'elle se suicide, alors que c'est sensé être un minimum tragique, j'avais juste envie de rire... Cependant la dernière scène, avec son petit maquillage gothique à la Nosferatu, là oui l'héroïne avait quelque chose de touchant :)
J'étais super contente de revoir Helena et Michelle, deux actrices que j'adore, mais là, on ne les voit pas, et elles ont vraiment des rôles stupides ! Rien à la mesure de leur talent, Helena a déjà été plus trash dans le genre Sue Helen... Elles sont très secondaires et même dans Stardust, qui est pas un super film, ou dans Hairspray, alors qu'on la voit pas trop, Michelle Pfeiffer avait mille fois plus de charisme que ça... Elle est loin la Catwoman, la Tourvel ou même la sorcière d'Eastwick
A la fin, avec la vieille révélation de Caroline qui est un loup-garou, je me suis dit : non mais c'est quoi l’intérêt à part de foutre une dea ex machina pour tuer la vilaine sorcière ? Les scénaristes ont du se dire : bon ben on a une sorcière un vampire, des fantômes, un docteur fou, on peut bien mettre une louve-garou ça passera inaperçu !
J'ai adoré la galerie de portraits d'Angélique, et à la fin, quand elle ressemble à une poupée de porcelaine. Si son personnage de garce avait pas été aussi cliché, j'aurai applaudi Burton d'avoir réussi enfin à faire une héroïne forte, après le désastre d'Alice :) D'ailleurs je me suis demandé si toutes ces petites phrases sur le féminisme étaient pas là un peu pour s'excuser d'avoir auparavant fait une Alice aussi nulle :)
Les personnages n'ont pas de finesse, les acteurs, à part Eva Green, qui est la seule à ressortir du lot, ont l'air de pas savoir ce qu'ils font là : j'avais l'impression que Depp se cachait derrière son maquillage et ses longs doigts, un vrai pantin de théâtre qu'il faut voir de loin, qui gesticule, blablate et montre ses dents blanches, sauf que là on est au cinéma mon vieux, et plein de choses passent aussi par les regards... Il savait faire, ça avant, nous faire comprendre tout le passé et les pensées de son personnage par des gestes et des regards, dans Edward on en a une superbe preuve, mais là, c'est merdique. C'est même plus un bon acteur...
Tout ce qui est confrontation 1780/1972, c'était chouette, mais c'est vrai qu'il y avait pas mal de rapprochements avec les Visiteurs, à tel point que quand Barnabas tape avec sa canne sur la route, j'ai cru qu'il allait dire « Pouah ça puire » :D Pour moi, difficile de laisser le bénéfice du doute à Burton quant à son visionnage des Visiteurs : le film a eu du succès et c'est bien pour ça qu'on a fait un Les Visiteurs en Amérique .
C'était bien trop long à mon goût. Il y a plein de scènes qui auraient pu être raccourcies, voire d'autres qui auraient du être étoffées, histoire de développer les personnages. Si dans Mars Attacks ! ça ne me dérangeait pas qu'il y ait des tonnes de personnages pas très fouillés, c'est parce que ça allait à mille à l'heure. Là, non, parce que le rythme est mauvais.
Sinon tout le truc avec Alice Cooper m'a fait mourir de rire, et euh... j'adore les costumes XVIII ème, et j'en ai un en projet^^
Dans tous les gens que je connais qui l'ont vu, tous l'ont vraiment aimé... Je dois avoir un problème... Moi Burton ne me fait plus trop rêver, et c'est triste. Et je ne pense pas que ça s'arrangera avec Frankenweenie.
Je ne vois pas trop où est le « renouveau à la Beetlejuice » comme je l'ai entendu plusieurs fois, et j'avoue que j'aimerai presque que Burton devienne pauvre pour nous refaire des films où le manque de flouze donnait lieu à plus d'imagination :) 

J'ai trouvé  hyper prévisible la toute fin avec Helena en vampire, c'est même amené avec de gros sabots puisque que quand Barnabas la mord, on lui voit des dents de vampire pendant un peu trop longtemps.

Dans la série "Burton s'inspire de Corman", (mémoire de master oblige), je pense direct à La Chute de la maison Usher! Pour moi c'est bien plus qu'une inspiration, il y a des scènes entières qui sont reprises, et c'est fait avec beaucoup, beaucoup moins de tact que ce qui avait été fait avec Sleepy Hollow/la chambre des tortures/l'Enterré vivant: La jeune innocente qui débarque dans un manoir qu'elle découvre hanté, les passages secrets avec de grands escaliers, la forêt avec des arbres bizarres en bordure (dans le film de Corman, la forêt avait subi un incendie malencontreux, mais ça sert vraiment l'ambiance alors que là on a du relativement normal comme forêt), la maison qui s'anime (au premier degré, sans grande subtilité), Barnabas sous son portrait (mais qui a bien moins de classe et de mystère que Price en Usher), la jolie femme fantôme, le lustre qui tombe à la fin, bref, y en a des tonnes d'autres, et si dans la nouvelle de Poe il y avait une grande symbolique psychologique derrière tout ça, là Burton nous transforme Collinwood en un creusé à clichés, il n'en fait rien de neuf, et j'ai trouvé que ça avait d'autant moins de charme que, comme je l'ai dit, que ce soit dans le film de Corman ou dans tous les autres films de "Château hanté" de Burton, la baraque, avec ses décors carton-pâte, son architecture tordue, ses effets spéciaux à deux ronds et sa fausse fumée, a pour moi infiniment plus de charme, de corps, de présence que cet espèce d’entrepôt provisoire où tout ce qui est moderne est trop petit pour ces grands murs, et me parait déjà vieux et moche (genre le Docteur Maboul qui pour moi est forcément un jouet de mon enfance à la boîte bousillée qui traîne dans le grenier de ma mamie :) )


Bon, avec tout ça, faut pas croire, mais j'en suis quand même ressortie avec un grand sourire aux lèvres et j'ai envie de le revoir :)

Le fantôme de Théophile Gautier


Je viens de terminer, comme je l’avais déjà dit dans l’article-là, un scénario pour un ami. Quand ça sera tourné, et avec qui, et comment, ça, c’est une autre histoire, mais ça m’a bien plu de l’écrire :)

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Extrait:

 

SCÈNE 1 - PREMIÈRE NUIT.  CHAMBRE EN PARFAIT DÉSORDRE.

(Roxane dort. Long travelling depuis la porte de sa chambre jusqu’à son visage. Sur la chaise de son bureau, Théophile Gautier, obèse, malade, jaune, mais les cheveux toujours noirs, un verre vide à la main, la regarde, puis se lève douloureusement pour aller la réveiller)

 

Théophile Gautier — (la réveillant doucement) S’il-vous-plait? Mademoiselle? (Il se rassoit)

Roxane — (se réveillant doucement) Quoi? Quoi? (Puis sursautant, terrifiée, se recroquevillant au fond du lit) Quoi?

Théophile Gautier — Je suis désolé de vous importuner, mais j’aimerai savoir où je suis. Et qui vous êtes aussi. (Roxane est toujours muette) Je me suis endormi chez moi, mon chat sur les genoux, et je me réveille ici. Mon verre est vide et tout a changé, sauf le chat, oui. Il s’est enfui sous votre lit (…) Je crois que j’ai trop bu.(…) Fantôme?

Roxane — Vous, vous êtes un fantôme?

Théophile Gautier — Non, je me demandais si vous, vous étiez un fantôme. Mais vous avez peut-être raison. Ces derniers temps, je n’allais pas très fort. Ma foi, je suis peut-être un peu mort. Même plus la force de caresser ce foutu chat, c’est trop bête. Vous avez du lait, peut-être?

Roxane — Il… Il ne boit que de l’eau.

Théophile Gautier — Non, c’est pour moi. (…) je ne bois plus que ça. (…) Mais je me rends compte que je dois vous importuner. Seulement, je ne peux pas partir, désolé.

Roxane — Pou… Pourquoi pas?

Théophile Gautier — J’ai essayé plusieurs fois, mais mes pieds restent collés au parquet de votre chambre. Et puis j’ai les jambes si lourdes! Je n’ai pas pu passer le seuil. J’ai été obligé de vous réveiller. Vous m’en voulez?

Roxane — (terrifiée) Comment, comment voulez-vous que j’en sache plus que vous? Vous débarquez comme ça en pleine nuit, et, et vous me réveillez pour du lait, et il faudrait que je vous aide? Pour qui vous vous prenez, Et comment vous êtes entré, d’abord?

Théophile Gautier — Je vous l’ai dit, je n’en sais rien. Maintenant je n’ai même plus la force de bouger.(…) Mon fauteuil est bien plus confortable. (…) Je crois que je n’en ai plus pour longtemps. (Il disparaît graduellement, Roxane se lève enfin et va pour le toucher.) Je fus charmé de faire votre connaissance.

Roxane — Non!

 

SCÈNE 2 - DEUXIÈME NUIT.  CHAMBRE RANGÉE. LUMIÈRES ALLUMÉES.

(Roxane, une dague à la main, ne dort pas et attend que quelque chose se passe. Théophile Gautier apparaît dans un fondu. Il a la même tête, mais les traits moins fatigués, et n’a plus mal aux jambes)

 

Roxane — Toute la journée j’ai gambergé. J’ai élaboré dix mille scenarii pour savoir qui vous étiez et comment vous êtes rentré chez moi. J’ai rien trouvé, à part des explications totalement surnaturelles. Et toute la nuit je vous ai attendu. Il va falloir parler.

Théophile Gautier — Bonjour. Bonsoir plutôt. Sachez que de mon côté j’ai réfléchi aussi. Il faut savoir que je suis dans le même état de stupéfaction que vous. Seulement, mon esprit est rompu aux choses surnaturelles et étranges. Il en conçoit tous les jours. Tandis que vous… vous me semblez bassement terre à terre.

Roxane — (Vexée) Terre-à-terre? Je travaille au milieu des livres. Des histoires bizarres, j’en lis tous les jours.

TG — Et moi j’en écris tous les jours. (…) C’est comme si j’avais été projeté dans une de mes nouvelles.

Roxane — (pointant sa dague sur lui) Je n’hésiterai pas à m’en servir! Répondez bordel de merde!

TG — (levant les bras) Très bien, très bien! Je suis fin escrimeur, mais comme vous êtes une femme, je ne tenterai rien. Je vous le répète, je n’en sais pas plus que vous. Êtes-vous donc toujours aussi agressive?

Roxane — (la dague toujours pointée) Non. Sauf quand on rentre chez moi sans dire bonjour ou s’il-vous-plaît.

TG — Je vais un peu mieux, mais je disparais encore. Bonsoir. (Il disparaît)

 

 

SCÈNE 3 - SIXIÈME NUIT.  CHAMBRE RANGÉE. LUMIÈRES ALLUMÉES.

(Roxane est en train de lire. Théophile Gautier apparaît dans un fondu. Il est un peu moins obèse, et alerte)

 

Théophile Gautier — Bonsoir! Comment allez-vous ce soir?

Roxane — Bien merci. Vous allez me déranger comme ça chaque nuit?

Théophile Gautier — Je le crains. Et c’est fort ennuyeux, j’étais en pleine phase créative. Un  chapitre assez réjouissant du Capitaine Fracasse.

Roxane — On a déjà eu cette conversation plusieurs fois. Je ne crois pas, et je ne croirais jamais, que vous êtes Théophile Gautier. C’est  complètement stupide.

Théophile Gautier — Pourtant vous admettez bien qu’un homme que somme toute vous ne connaissez pas apparaisse et disparaisse comme ça toutes les nuits dans votre chambre. Roxane, abaissez un peu votre garde! (Il se lève et va s’asseoir au pied de son lit. Elle soupire)

Roxane — Quel chapitre?

Théophile Gautier — Le duel entre Sigognac et Vallombreuse. Ah mes amis, épique comme il faut! J’espère qu’il vous plaira. En tout cas, il plait beaucoup à mes filles.

Roxane — J’l’ai déjà lu.

Théophile Gautier — C’est vrai? Prodigieusement effarant. Et vous avez aimé?

Roxane — J’ai adoré. Peut-être un de mes romans préférés. (Il s’approche d’elle)

Théophile Gautier — Mais c’est pour ça alors! C’est pour ça que je suis ici! Il doit exister une certaine… connexion entre nous. (Elle lève les yeux au ciel, un temps) Vous savez, je commence à vous connaître par cœur. Chaque minute de vos nuits que je passe ici, me font  comme plusieurs jours à vos côtés chez moi. On commence à faire vieux couple tous les deux. Pour un peu je vous connaîtrais plus qu’Ernesta.

Roxane — C’est votre femme?

Théophile Gautier — Oui, et j’ai deux filles aussi: Judith et Estelle. Si ma postérité est si grande à votre époque comme vous me l’avez dit, comment se fait-il que vous ne le sachiez pas?

Roxane — Et ben, peut-être parce que je m’intéresse qu’à ce que les artistes produisent… Moi ils peuvent bien faire ce qu’ils veulent de leurs vies, tant qu’ils font de bons bouquins, ou de bons films, ça me va!En plus de ça, je n’en suis qu’au début de votre biographie.

Théophile Gautier (Il réfléchit) — Il faudra que vous me parliez encore de ce… cinéma. Ça ne laisse pas de me fasciner. Racontez-moi encore Terminator s’il-vous-plaît! (Elle sourit et commence à raconter, la voix se fond avec l’image)

Introduction à l’Onyreïdée

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Le Frisson des papillons

Introduction à l’Onyreïdée

 

 

            Il est un monde où tout ce qu’homme a pu un jour imaginer, concevoir, penser ou écrire existe.
C’est un monde où les idées prennent corps. Quand le premier écrivain a inventé le premier personnage, celui-ci est apparu dans ce monde : l’Onyreïdée.

Ce premier personnage, cette première histoire ont été rejoints par des milliers, une infinité d’autres qui les ont complétés depuis lors. Car une Idée est unique, elle prend juste différents aspects.

Psyché fur la première de ces idées. Comme elle obtint des ailes de papillon pour avoir triomphé des obstacles que lui avait tendus la jalouse Vénus, l’on peut dire que ce fut la première fée, et c’est sur ses ailes que les premières idées ont été données aux hommes.

Les idées de ce monde portent plusieurs noms. Elles s’appellent des Concepts, des Pensées, des Idées, Eidè, mais ce sont toujours la même chose. Pour les nommer, moi, j’utiliserai le mot Psychées, avec un E, car elles s’envolent comme des fées invisibles pour se poser sur nous. Après tout, on dit bien que quelqu’un qui trouve l’inspiration a été touché du doigt par une muse, alors pourquoi pas un papillon? Et les muses ne sont-elles pas des fées ?

Les Psychées sont depuis le début des temps humains de plus en plus nombreuses dans l’Onyreïdée. A force, elles éprouvent le besoin de ne plus se côtoyer les unes les autres. Alors elles redescendent vers les humains, et quand elles nous frôlent, leur frisson fait jaillir en nous leur essence. Nous nous retrouvons porteurs de leur âme, et voilà qu’une nouvelle idée jaillit.  

Vous comprenez donc pourquoi les idées ne sont jamais neuves. Une même fée peut toucher plusieurs personnes, et le plus souvent en même temps: à se dégourdir les ailes, elles font frissonner plusieurs humains, de leur grande envergure. Alors quand vous avez la sensation étrange d’avoir déjà lu un livre, vu un film, ou écouté une musique, c’est tout simplement la même psychée, mais qui s’est développé différemment selon la personnalité dans laquelle elle a été accueillie.
Certaines sont plus présentes que d’autres, et nous les appelons Clichés, ou Stéréotypes. D’autres se font discrètes, elles se nomment Originalité, Singularité ou Folie.

Mais aujourd’hui, les humains ont bien de la peine à faire naître de nouvelles Psychées. Elles sont  presque toutes sorties des têtes de nos ancêtres. Il semblerait que les frontières de l’Onyreïdée soient en train de se dessiner, et que ce monde qui potentiellement ne connaissait aucune limite, s’en créé. Je suis d’une génération sans imagination, qui se contente d’attendre le frisson des Psychées, au lieu de créer les siennes.

 

            Il arriva qu’une fée décide un jour de prendre forme humaine, de s’incarner dans un être. Les frôler de ses ailes était trop peu pour elle. Il lui fallait plus qu’un frisson. A la naissance de Violette, elle prit place, sans malice et sans façon, dans son imagination. Elle grandit avec elle, et la fit grandir. Pourquoi l’avait-elle choisie, elle ? Je n’en sais rien. Ce fut peut-être l’idée de porter le nom d’une toute petite fleur qui la charmait. Il faut dire que cette psychée-là était très romantique.

 

Violette Linzen était donc une fée, ce qu’elle ignora pendant fort longtemps. Et sans le savoir, elle pouvait lier ces deux mondes: l’Onyreïdée avec la réalité. 

Le syndrome de Mademoiselle Mars


(Ou syndrome du Génie, de Cassandre, ou de la Noosphère,mais Laston l’a baptisé de mon nom!)


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Loin de moi l’idée d’être prétentieuse mais cela fait plusieurs années que j’ai remarqué un phénomène étrange, que quelques-uns de mes amis connaissent et que j’ai besoin de coucher sur le papier (ou la toile) . Au début, je croyais qu’il s’agissait de coïncidences. Puis je me suis dit que je devais juste avoir de bonnes idées et que non franchement j’étais parano, mais maintenant, je le sais: je suis un génie visionnaire en puissance et tout le monde me vole mes idées! Mwuahahahah! (Rire de méchante sardonique)

En principe, il suffit que j’écrive une idée pour être sûre que trois ans, trois mois ou trois jours après,  peu importe, elle apparaisse dans un film, un livre ou dans la rue. (Oui, j’ai toujours un ou deux ans d’avance sur la mode, genre le romantique rose poudre de l’été dernier ou la mode des bottes mousquetaires de 2008)

Des fois ce n’est pas une nouveauté, je l’avoue, mais une œuvre qui existait déjà, cependant, je la découvre toujours au moment où elle est à l’actualité.

Exemples:

  • Printemps 2003 je me passionne pour l’histoire du hollandais volant et la remet dans un de mes romans en la modifiant. Je me dis qu’une histoire de bateau pirate qui ne peut pas approcher de la côte, mais avec des pirates morts dessus, ça peut être trop cool. Et paf, l’été d’après, sort « Pirates des caraïbes ». Dans la même histoire il y avait ce même pirate mort qui jouait un morceau à quatre mains sur un piano avec une fille amoureuse de lui: Hop! “Corpse Bride”!
  • En 2006 j’écris “Porcelaines”, une histoire où un homme venge la mort de sa femme en zigouillant tout le monde, et où à la fin une nana se fait cramer dans un four. Et hop, “Sweeney Todd”! Bon d’accord, la comédie musicale date des années 60, mais ça n’empêche, je ne la connaissais pas!
  • Mi- 2009 j’ai commencé une histoire avec un gros méchant qui zigouille des gentils elfes bleus et écolos qui vivent dans la forêt, et paf: “Avatar”!

Et voilà, c’est comme ça à chaque fois. Au début, je trouvais ça flatteur. Mais maintenant, ça commence prodigieusement à me souler d’être un génie. Quand je pense à tout le fric que j’aurai pu me faire, ça m’énerve!!!! Mais ce qui m’énerve le plus en fait, c’est de me dire que toutes ces idées là, je ne pourrais jamais en faire moi-même de romans ou de films, puisqu’on m’accuserait de plagiat… Est-ce qu’un jour j’arriverai à faire un truc génial avant les autres?

Mes idées les meilleures et qu’on m’a « piquées »:

  • Pirates des Caraïbes
  • Le clip d’ « Aimer à perdre la raison »
  • Corpse Bride
  • Avatar
  • Sweeney Todd
  • Il était une fois
  • Last Action Hero et La rose pourpre du Caire (Le même principe)
  • Cinéman (et quand on voit ce qu’ils en ont fait, ça me tue)
  • Tous les épisodes de Dr Who qui se passent dans le passé notamment « La Cheminée des temps »
  • Black swan
Si vous voulez en savoir plus, lisez l’Onyreïdée

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