Emmanuelle Nuncq

Romancière à deux visages, couturière rêveuse et plein d'autres choses encore.

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Facebook, Internet et autres joies

2 janvier 2011 

Hier soir, ou plutôt ce matin très tôt à 3 h pour être exacte, j’ai décidé, après avoir vu Vous avez un message (y a-t-il un rapport ou non?) de désactiver mon compte facebook. Je ne sais pas trop si c’est sur un coup de tête ou une décision inconsciemment réfléchie, mais je me suis rendue compte que ces derniers temps, Internet en général et Facebook en particulier, me faisaient plus de mal que de bien.

Je me suis dit que je pourrais enfin prendre du temps pour moi, écrire sans être sans arrêt déconcentrée, remettre à plat mes relations sociales, et que le meilleur moyen de me sevrer devait être, comme pour le tabac, d’y aller d’un seul coup et de tout arrêter en une fois.

Bizarrement, je n’en ai pas éprouvé de remords ou de pincement au cœur. Quand j’ai jeté un coup d’œil sur mes statuts, je me suis rendue compte que je les avais tous oubliés. Quand j’ai vu les groupes que j’avais créés, je me suis rendue compte qu’ils étaient débiles et d’aucune utilité. Quand j’ai vu les photos de profil que j’avais supprimées, je me suis rendue compte qu’elles ne servaient qu’à alimenter un de mes défauts le plus bas, à savoir le narcissisme.

Et mes amis me direz-vous? Les gens auxquels je tiens vraiment savent mon adresse postale, mon numéro de téléphone, au minimum mon adresse mail. Si eux tiennent vraiment à moi, ils sauront où me trouver. Ce sera une manière de faire le tri, de me recentrer et de savoir quels sont ceux qui sont capables de se détacher un peu du virtuel. Au diable la facilité du virtuel. Ne trouvez-vous pas que c’est plus sympathique de recevoir une invitation, un faire-part de naissance ou de mariage dans votre boîte aux lettres que par une notification?

En plus, ça me permettra d’alimenter mon blog que j’ai laissé à l’abandon ces derniers temps. Petit à petit, je vais essayer d’aller à contre-courant et de revenir aux anciennes méthodes. Mon rêve serait d’en arriver uniquement aux lettres manuscrites, fidèle à mes idées romantiques et à mon amour du XIX ème siècle, mais allez savoir pourquoi, je crois que ce ne sera pas possible ;)

Si je me sors de facebook, prochaine étape: plus de MSN.


Mein Gott, je suis devenue réactionnaire. oO

 

PS: il est 14h, ça fait donc 11H que je l’ai fait, et une seule personne s’en est rendue compte. Comme quoi…

PS 2: Il est 20 h. Deux personnes se sont manifestées, une autre m’a envoyé des sms, mais je ne sais pas si elle sait que je n’ai plus facebook. En tout cas, voir que cette personne pense à moi me fait bien plaisir :)

PS 3: J’ai désinstallé MSN :) ! Victoire! Bon, j’ai toujours skype mais c’est pour le boulot, un forum mais là c’est aussi pour le “boulot”, deux blogs de même que des adresses mails (trois pour être exacte). Je vais y remédier!


Nous voilà mardi, deux jours sans facebook! Je me suis acheté un répertoire et écrit quatre lettres depuis lundi soir et plus ça va, moins je regrette ma décision! J’aime ce moment où on clôt la lettre et où on la glisse dans la boîte en imaginant la réaction de la personne en face :)

J’ai envoyé un mail collectif pour prévenir tout le monde et demander les adresses. j’ai reçu plusieurs réponses, toutes très sympathiques! Comme quoi :)

Plusieurs personnes m’ont dit que c’était une bonne idée ce que j’ai fait et qu’ils allaient peut-être me suivre, que mes arguments étaient valables. Est-ce que je suis à l’origine d’un nouveau mouvement? Sait-on jamais, on peut rêver :) Maintenant il s’agirait de savoir si celles-ci vont vraiment couper facebook ou si elles aussi vont se faire accrocher méchamment par la toile virtuelle hé hé :) Imaginons un instant, juste un instant, que tous mes amis, puis leurs amis, et ainsi de suite, fassent pareil? Imaginons qu’on revienne en arrière? On ne peut pas continuer comme ça toute la vie, si? Vous croyez qu’on peut mourir en étant passé à côté de tout? Bon, je m’emballe, mais vous me connaissez… (ou pas?) C’est mon côté John Lennon-King (“I have a dream! Imagine all the people..” blabla :P )

Je sais, j’ai des questions stupides parfois.

Je me aussi suis rendue compte que facebook avait contribué à développer quelques défauts que j’ai tenté de soigner adolescente et que je détestais en moi à savoir: le narcissisme, l’égoïsme et la paresse. Mais le problème c’est que ce site vous entraîne à être narcissique et égoïste, vous demande de créer un personnage pour être le plus populaire, le plus drôle et le plus beau possible. Cette compétition, cette mise en avant, ça, ce n’est pas moi. Je ne veux pas être populaire, je veux être moi. Et tant pis si personne ne sait que je suis.

En plus de tous les arguments que j’ai évoqués plus haut pour virer facebook, j’en rajoute un énorme, si énorme et si évident que je l’avais pas vu, collé qu’il était contre mon nez: ma liberté. S’il y a une chose que je chéris par dessus-tout dans ma vie, c’est ma liberté, et ça, facebook me l’avais enlevée. Je ne sais pas encore au prix de quels sacrifices je la rachète, j’imagine que ça sera difficile de ne plus faire comme tout le monde, mais je la rachète, elle est à MOI de nouveau, et je ne la lâcherai plus!


Maintenant la grande question qui se pose, c’est: est-ce que je supprime aussi le compte facebook d’Ulalume de Bordemarge ? Parce qu’elle a plus de 1700 amis quand même la bougresse. Est-ce que tous ces contacts éditeurs et libraires sont vraiment utiles? Au final, personne ne va vraiment sur le blog.


15 janvier: j’ai supprimé le compte Ulalume y a trois jours mais je l’ai remis ce soir. Je suis lâche. Il se trouve que j’avais créé un événement pour une soirée chez moi et que quoi qu’on dise, facebook c’est très pratique pour ce genre de trucs. Je vais donc au moins le garder jusque fin mars. D’ici là, il faudra que j’arrête d’y passer mon temps libre et d’éplucher les statuts des gens que j’aime bien. C’est maaaaal!


12 jours sans mon compte principal facebook! Youpi! Et ça ne me manque absolument pas. Je l’ai réactivé l’espace d’une heure histoire de récupérer une liste de livres que j’avais faite sur une application (à savoir tous les livres que je me rappelle avoir lus dans la vie) mais je n’y suis pas parvenue. Tant pis! J’essaierai de la faire autrement :)

J’ai réinstallé MSN, mais je ne l’ouvre plus systématiquement tous les soirs. Je l’utilise juste quand j’ai vraiment envie de dire quelque chose de précis à quelqu’un rapidement. Je n’utilise pas skype, j’ai supprimé un de mes blogs, mis un autre en latence, ce qui fait que mon ordi personnel ne me sert plus que pour écrire et regarder des films! Je suis trop fière de moi, parce qu’en dix jours, j’ai fait deux robes, un chapeau, une poupée, terminé une de mes nouvelles, écrit une dizaine de lettres manuscrites et commencé un scénario qui s’impatientait! Ouf, je me retrouve. J’ai enfin la sensation d’être moi-même, productive et créative, et d’écluser les nombreux projets que je repoussais toujours avant. Il faut que je continue sur cette lancée! Haut les Cœurs! Admirable en tout et pour tout!


Pour continuer sur ma lancée, je commence à fusionner tous mes blogs en un seul: plus pratique et plus lisible, que ce soit pour moi ou pour mes lecteurs!



25 juin 2012:

Voilà plus d’un an que j’ai écris ce billet, j’ai réactivé mes deux comptes en lâche que je suis, et pourtant aujourd’hui, mes arguments contre facebook sont toujours les mêmes. A ceux-là s’ajoute le fait qu’en ce moment, je suis seule à la maison, et que je n’arrive plus à écrire parce que j’y passe trop de temps. Hier soir, j’ai donc désactivé mes deux comptes, et sans prévenir personne en plus…. Comme la dernière fois, les gens qui m’aiment savent où me trouver (en plus, des amis, j’en ai bien moins que la dernière fois)
(Le mois dernier, j’ai transformé mes comptes en rentrant de salon: j’en avais marre d’expliquer aux lecteurs de Bordemarge que mon compte “Emmanuelle Nuncq” était perso, et qu’il fallait aller sur celui d’Ulalume de Bordemarge. Donc j’ai transformé “Emmanuelle” en un compte avec pseudo débile où je n’ai gardé que mes proches, et le compte “Ulalume” est devenu “Emmanuelle Nuncq”. Voilà qui réglait la question :) )
Pour l’instant, personne ne s’en est rendu compte, pourtant sur “Emmanuelle Nuncq”, j’ai désormais près de 4000 amis, c’est dire la virtualité et la futilité de ce truc :) peut-être que ça aura l’avantage d’attirer les gens sur mon blog?
On verra si j’arrive à travailler! Ce que je sais, c’est que le sevrage va être dur…



10 décembre 2012:


Quitter facebook me vient par intermittence, et en sortant du Salon de Montreuil, je me suis dit que ça me générait plus d’angoisses que de plaisirs, surtout mon compte principal, où j’ai pu passer ces derniers temps plusieurs dizaines de minutes à déprimer sur ma vie en reluquant celle des autres et en considérant tout ce que je manquais. En rentrant j’ai donc désactivé mon compte principal, et ça fait depuis jeudi, soit cinq jours que personne ne l’a remarqué! Encore une preuve (s’il en fallait) que j’ai bien fait. J’ai plus de temps pour moi et je suis un peu plus zen du coup! Il me reste encore mon petit compte perso mais comme j’ai pas plus de 40 amis dessus, j’y passe énormément moins de temps.
Je n’ai plus MSN depuis un an, je n’ai plus skype depuis que j’ai rejoint mon amoureux, et sincèrement, ça ne me manque pas du tout!

15 décembre 2012:

Voilà ça fait dix jours que j’ai désactivé mon compte et tout le monde (sauf Victoria) s’en branle!!!! J’ai vraiment, vraiment bien fait :)

22 février 2013:

J’ai supprimé définitivement mon compte “Emmanuelle Nuncq” depuis un mois et je l’ai remplacé par une page auteur à mon nom. Je sais que ça peut paraître présompteux, mais bon j’ai publié, j’ai des actus et on peut dire que j’y ai droit^^ De 3800 amis je suis passée à 75 environ, ça a fait le tri, et surtout, je ne suis plus obligée de me foutre les nerfs à vif en suivant les batailles de cours de récré de la blogosphère, les auteurs qui publient ou gagnent des prix, les salons trop cools auwquels je ne suis pas allés ou les éditeurs qui nous présentent leurs coups de coeur. Je vais mieux, bien mieux, et j’ai recommencé à écrire ;)

Dark Shadows, une "petite" critique :)

J'ai vu Dark Shadows le jour de sa sortie, et une fois n'est pas coutume, je tente un billet pour en dire ce que j'en ai pensé :) Tout ça sera dans le bordel le plus absolu, comme d'hab', à croire que trop d'années d'études à décortiquer, analyser textes et films ont provoqué un effet indésirable chez moi, à savoir faire tout le contraire de ce que j'ai appris! Je ne serai pas objective, pas ordonnée, et je ne m'appuierai pas sur des arguments indéboulonnables :)

Je ne m'occupe pas du résumé, si vous lisez ce texte, c'est que vous le connaissez :)

Déjà, je ne m'attendais à rien de spécial pour ne pas être déçue après la catastrophe qu'était Alice, (et en temps que grande grande fan de Burton) et bien tant mieux, parce qu'il n'y avait franchement rien de spécial et que j'ai pu apprécier les quelques petits moments rigolos sans me dire « Mon Dieu, Burton me déçoiiiiiiit »... Et avec le recul, je me dis que j'ai vraiment apprécié le film grâce à ça et au fait que n'importe quel clampin qui me raconte une histoire de « voyage dans le temps », je suis preneuse, mais que si je devais replacer ce film dans la filmo de Burton, je dirais que c'est juste une catastrophe, et que oui, je suis très déçue.
Ce film est un bon divertissement, certes, mais pas un bon Burton, ni un Burton tout court : à part ses thèmes fétiches et les têtes des acteurs, je n'ai pas du tout reconnu la pâte de mon réalisateur préféré. Je ne reconnais pas la musique d'Elfman : pas de beau et grand thème, plus normal tu meurs, ça aurait aussi bien pu être un autre compositeur. Les images, les ambiances, les costumes, tout est affreusement normal, n'importe quel type aurait pu réaliser ce film, voire même un fan de Burton qui aurait foutu à la louche tout ce qu'il connait de lui. Le thème est fantastique, certes, mais le film ne l'est pas. Esthétiquement, ça lorgne plus vers Twilight qu'Edward Gorey, comme ça voudrait nous le faire croire, et la partie 1972 est très très laide pour ma part: quitte à faire dans le kitsch, j'aurai préféré un visuel délirant à la Mars Attacks!, en plus ça aurait accentué le clivage entre Barnabas et le monde étrange dans lequel il débarque.
A mon avis c'est dû aux moyens : genre Burton a plein de sous, il peut faire un beau manoir : certes Collinwood est très classe, mais c'est une bâtisse normale, qui n'a pas du tout la classe du château d'Edward par exemple, tout biscornu et fait de briques et de brocs. Et c'est comme ça pour tout il me semble, ce qui enlève une bonne partie du charme. Trop léché, trop parfait, trop normal. Comme dit, limite Twilight par moments, ce qui se ressent aussi par le fait que c'est un film de vampires, mais je ne trouve pas le genre franchement renouvelé: niveau famille de tarés gothiques, la Famille Addams me plaît plus :)
Je me suis surprise à avoir envie plusieurs fois que Barnabas la ferme tellement il est ennuyeux, pourtant, l'éloquence d'un aristo du XVIII ème confronté au registre de 1972, ça aurait pu être génial ! Ils ont vraiment queuté sur les dialogues, notamment les face-à-face Barnabas/femme qui /qu'il aime. (A ce titre la scène de sexe est assez naze (par contre, contente qu'il y ait un peu de sexe, ça change:) )) Les dialogues avec Angélique étaient dégoulinants de clichés, j'aurai cru revoir Mr et Mrs Smith, quant aux scènes d'amour avec Josette/Victoria, mais quelle platitude ! Où est l'amour dans tout ça ? Où sont les sentiments ? Non et puis alors c'est juste un détail hein, mais Josette, quel prénom ridicule... Dans toute la scène où il lui court après pour pas qu'elle se suicide, alors que c'est sensé être un minimum tragique, j'avais juste envie de rire... Cependant la dernière scène, avec son petit maquillage gothique à la Nosferatu, là oui l'héroïne avait quelque chose de touchant :)
J'étais super contente de revoir Helena et Michelle, deux actrices que j'adore, mais là, on ne les voit pas, et elles ont vraiment des rôles stupides ! Rien à la mesure de leur talent, Helena a déjà été plus trash dans le genre Sue Helen... Elles sont très secondaires et même dans Stardust, qui est pas un super film, ou dans Hairspray, alors qu'on la voit pas trop, Michelle Pfeiffer avait mille fois plus de charisme que ça... Elle est loin la Catwoman, la Tourvel ou même la sorcière d'Eastwick
A la fin, avec la vieille révélation de Caroline qui est un loup-garou, je me suis dit : non mais c'est quoi l’intérêt à part de foutre une dea ex machina pour tuer la vilaine sorcière ? Les scénaristes ont du se dire : bon ben on a une sorcière un vampire, des fantômes, un docteur fou, on peut bien mettre une louve-garou ça passera inaperçu !
J'ai adoré la galerie de portraits d'Angélique, et à la fin, quand elle ressemble à une poupée de porcelaine. Si son personnage de garce avait pas été aussi cliché, j'aurai applaudi Burton d'avoir réussi enfin à faire une héroïne forte, après le désastre d'Alice :) D'ailleurs je me suis demandé si toutes ces petites phrases sur le féminisme étaient pas là un peu pour s'excuser d'avoir auparavant fait une Alice aussi nulle :)
Les personnages n'ont pas de finesse, les acteurs, à part Eva Green, qui est la seule à ressortir du lot, ont l'air de pas savoir ce qu'ils font là : j'avais l'impression que Depp se cachait derrière son maquillage et ses longs doigts, un vrai pantin de théâtre qu'il faut voir de loin, qui gesticule, blablate et montre ses dents blanches, sauf que là on est au cinéma mon vieux, et plein de choses passent aussi par les regards... Il savait faire, ça avant, nous faire comprendre tout le passé et les pensées de son personnage par des gestes et des regards, dans Edward on en a une superbe preuve, mais là, c'est merdique. C'est même plus un bon acteur...
Tout ce qui est confrontation 1780/1972, c'était chouette, mais c'est vrai qu'il y avait pas mal de rapprochements avec les Visiteurs, à tel point que quand Barnabas tape avec sa canne sur la route, j'ai cru qu'il allait dire « Pouah ça puire » :D Pour moi, difficile de laisser le bénéfice du doute à Burton quant à son visionnage des Visiteurs : le film a eu du succès et c'est bien pour ça qu'on a fait un Les Visiteurs en Amérique .
C'était bien trop long à mon goût. Il y a plein de scènes qui auraient pu être raccourcies, voire d'autres qui auraient du être étoffées, histoire de développer les personnages. Si dans Mars Attacks ! ça ne me dérangeait pas qu'il y ait des tonnes de personnages pas très fouillés, c'est parce que ça allait à mille à l'heure. Là, non, parce que le rythme est mauvais.
Sinon tout le truc avec Alice Cooper m'a fait mourir de rire, et euh... j'adore les costumes XVIII ème, et j'en ai un en projet^^
Dans tous les gens que je connais qui l'ont vu, tous l'ont vraiment aimé... Je dois avoir un problème... Moi Burton ne me fait plus trop rêver, et c'est triste. Et je ne pense pas que ça s'arrangera avec Frankenweenie.
Je ne vois pas trop où est le « renouveau à la Beetlejuice » comme je l'ai entendu plusieurs fois, et j'avoue que j'aimerai presque que Burton devienne pauvre pour nous refaire des films où le manque de flouze donnait lieu à plus d'imagination :) 

J'ai trouvé  hyper prévisible la toute fin avec Helena en vampire, c'est même amené avec de gros sabots puisque que quand Barnabas la mord, on lui voit des dents de vampire pendant un peu trop longtemps.

Dans la série "Burton s'inspire de Corman", (mémoire de master oblige), je pense direct à La Chute de la maison Usher! Pour moi c'est bien plus qu'une inspiration, il y a des scènes entières qui sont reprises, et c'est fait avec beaucoup, beaucoup moins de tact que ce qui avait été fait avec Sleepy Hollow/la chambre des tortures/l'Enterré vivant: La jeune innocente qui débarque dans un manoir qu'elle découvre hanté, les passages secrets avec de grands escaliers, la forêt avec des arbres bizarres en bordure (dans le film de Corman, la forêt avait subi un incendie malencontreux, mais ça sert vraiment l'ambiance alors que là on a du relativement normal comme forêt), la maison qui s'anime (au premier degré, sans grande subtilité), Barnabas sous son portrait (mais qui a bien moins de classe et de mystère que Price en Usher), la jolie femme fantôme, le lustre qui tombe à la fin, bref, y en a des tonnes d'autres, et si dans la nouvelle de Poe il y avait une grande symbolique psychologique derrière tout ça, là Burton nous transforme Collinwood en un creusé à clichés, il n'en fait rien de neuf, et j'ai trouvé que ça avait d'autant moins de charme que, comme je l'ai dit, que ce soit dans le film de Corman ou dans tous les autres films de "Château hanté" de Burton, la baraque, avec ses décors carton-pâte, son architecture tordue, ses effets spéciaux à deux ronds et sa fausse fumée, a pour moi infiniment plus de charme, de corps, de présence que cet espèce d’entrepôt provisoire où tout ce qui est moderne est trop petit pour ces grands murs, et me parait déjà vieux et moche (genre le Docteur Maboul qui pour moi est forcément un jouet de mon enfance à la boîte bousillée qui traîne dans le grenier de ma mamie :) )


Bon, avec tout ça, faut pas croire, mais j'en suis quand même ressortie avec un grand sourire aux lèvres et j'ai envie de le revoir :)