Emmanuelle Nuncq

Romancière à deux visages, couturière rêveuse, et plus encore !

Mot-clé - Beveridge manor

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News écrituriales 2020

Comme vous vous en doutez peut-être, cette année littéraire a été particulière. Elle l'a plus été pour moi que pour la plupart des autres auteurs, parce que ma carrière n'a pas simplement été mise entre parenthèses par la crise sanitaire, elle a carrément été stoppée, et d'une façon bien moche en plus.

A la veille de mon anniversaire, petit bilan de ces huit derniers mois :

En février, toute heureuse de mon choix, j'ai publié Beveridge manor par mes propres moyens et les choses avaient vraiment bien commencé. A la Foire du Livre de Bruxelles, mon roman a rencontré du succès, et j'en ai vendu une petite trentaine. Je commençais à faire des plans pour le futur, des calculs, à nouer des liens pour trouver des salons, et puis le confinement est arrivé.

Plutôt optimiste de nature, je me suis dit que ce n'était pas trop grave, qu'on trouverait bien d'autres solutions, que ça ne durerait pas longtemps. Hervé a créé un e-book, j'ai vendu quelques exemplaires par la poste, et puis j'ai participé au salon Virtua'livres organisé par Séma, ma dernière maison d'édition. C'est là que les choses ont commencé à déconner. Pour faire très court, à la suite de ce salon qui n'a pas très bien marché, certains auteurs ont commencé à émettre des critiques, en OFF d'abord, puis dans une conversation publique par mail. L'un d'entre eux n'a pas été diplomate, s'en est pris pour son compte, mais comme j'étais d'accord avec lui sur le fond, j'ai pris sa défense. Et là, mon éditeur m'a insulté dans la conversation publique, et m'a balancé dans la figure tout un tas de reproches qui n'avaient rien à faire là et dont la moitié étaient infondés, et l'autre moitié déjà réglés entre nous, du moins c'est ce que je croyais. (Un de ces reproches infondés était que j'avais bien profité de son stand au salon pour vendre mon livre aux dépens des autres ; alors que bon, c'est lui qui m'avait proposé cet arrangement à l'origine, et qu'il m'a même aidée à m'auto-publier ; du coup, je lui ai versé sa part qu'il m'avait pourtant refusée plusieurs fois.)

Je me suis sentie trahie et insultée ; forcément, je n'allais pas rester chez lui ! Alors avec ma co-autrice d'Incroyable Charlotte (la seule à prendre mon parti publiquement (et avec quel brio, merci encore^^), nous avons repris nos droits et brisé le contrat.

Je n'avais pas que Incroyable Charlotte chez lui, mais également Les Chercheurs du Temps, et une nouvelle dans une anthologie. Je dois dire qu'à la suite de cette espèce de crise de nerfs, mon désormais ex-éditeur s'est plutôt bien comporté, même s'il ne s'est jamais excusé clairement, et que j'ai pu racheter le stock de mes livres restants pour les vendre de mon côté. Comment, c'est une autre question, puisque je ne ferai plus de salon, mais ils sont dans mon grenier, c'est déjà ça :)

A la suite de cette affaire je n'ai plus écrit durant des semaines. Je me suis sentie vidée, perdue, trahie, et ne voyais plus vraiment l'importance ni l'intérêt d'écrire. J'ai alors profité du confinement pour coudre et surtout mener à bien d'autres activités et tâches pour lesquelles je n'avais plus trop de temps. Sans salons littéraires ni événements costumés, j'ai redécouvert ce que c'était que des week-ends libres ! Aujourd'hui, j'ai ralenti le rythme, et il m'arrive même de me poser juste pour lire, au beau milieu de la journée : incroyable non ?

Mais il faut croire que le virus de l'écriture n'est jamais tout à fait parti, parce que quelque chose de rare s'est produit : j'ai commencé un nouveau roman ! En mai, j'avais donc fait table rase de tous les projets d'écriture que j'avais planifiés. Dans ce vide, le terreau devait être fertile, car une idée fabuleuse a poussé, complètement différente de tout ce que j'ai écrit par le passé : on ne retrouve ni XIXè siècle, ni référence à Jane Austen, ni voyage dans le temps ! Il n'y a pas non plus de fantômes, d’héroïne rousse rebelle ni de héros romantique torturé, pas de mariage à la fin et pas d'histoire d'amour (enfin, pas de couple amoureux, plutôt). Par contre, ceux qui me connaissent bien y retrouveront mon amour de l'Art, de la Beauté et de l'Histoire. L'action se passe dans le nord de la France sous la Régence (française, donc 1715-1723), mon héros est un jardinier, et l'intrigue tourne autour des concertos brandebourgeois de Jean-Sébastien Bach. Je n'en dirais pas plus !

Pour la première fois depuis des années, je n'ai pas de deadline, pas de maison d'édition en vue, pas de contraintes. J'écris à mon rythme et comme j'en ai envie !

Du coup, je ne peux pas prédire quand je l'aurais terminé. Ce qui est sûr, c'est que ce devrait être un pavé, et que j'ai seulement 12000 mots pour l'instant :)

Beveridge manor

18 mai :

Voilà plus d'un mois que l'écriture est en pause de mon côté ! Mais pas la vie de "Beveridge manor", qui se fraye très doucement un chemin dans les maisons des lecteurs ! Aujourd'hui, j'ai eu la chance d'avoir une interview publiée sur le site "Histoire et Fiction" dont le sous-titre "Voyager dans le temps grâce à la fiction sous toutes ses formes" me parle évidemment :) Vous pouvez la lire ici :

Entretien avec Emmanuelle Nuncq

10 avril :

Bonjour à tous !

Je suis super heureuse de vous annoncer que la version numérique de "Beveridge manor" est disponible sur Amazon via ce lien !

Beveridge Manor

Nous sommes également en train de l'inscrire sur d'autres plate-formes et de réfléchir à ouvrir un site plus professionnel que ce blog.

J'avoue que ça été plus long que prévu parce que je n'arrivais plus à produire un ebook correct, du coup j'ai demandé à mon amoureux qui m'a fait ça parfaitement !

Sachez aussi que si vous avez acheté la version papier, je vous offre la version numérique ! Pour ça, montrez-moi votre exemplaire :D

14 mars :

Avec le coronavirus et les mesures prises depuis jeudi soir, les annulations pleuvent les unes après les autres. Du coup, je n'ai plus aucune séance de dédicace ni salon du livre jusqu'aux médiévales de Sedan qui doivent avoir lieu mi-mai. C'est l'occasion de commander des livres en ligne et de les lire bien au chaud chez soi ! Si vous avez envie de lire "Beveridge manor", je peux vous l'envoyer par la poste :)

Valēte lēctōrēs et lēctrīcēs !

7 mars :

Cela fait deux jours que je passe ma matinée à la Foire du livre de Bruxelles et je dois dire que "Beveridge manor" rencontre son petit succès ! Je suis très contente parce qu'en général les gens trouvent la couverture très jolie et le résumé alléchant ! J'ai même une lectrice qui est déjà à la page 100 et qui aime tellement qu'elle l'a conseillée à une amie venue me voir hier soir :) Plusieurs personnes m'ont demandé une version numérique et je vais m'y mettre dès la fin de la Foire :)

29 février :

Ouverture_du_carton.jpg

Mes exemplaires sont arrivés hier ! Et je les trouve parfaits :) La couverture est plus jolie en vrai que sur la photo car les couleurs sont plus élégantes et qu'il y a du vernis sélectif sur le titre. L'intérieur est nickel sur la forme comme sur le fond : j'ai la chance d'avoir eu quatre relecteurs exceptionnels et un amoureux qui sait y faire en matière de mise en page ! il y a un titre courant en haut comme sur les anciennes éditions qu'on aime tellement tous les deux, une police raffinée et des titres qui commencent toujours sur la page de gauche ! D'ailleurs, les titres sont tous des parodies de titre de Jane Austen et je me suis beaucoup amusée à les trouver. Ils vont de "Commode et commodités" à "Macarons et Macarena" :D

J'ai vraiment hâte de voir les réactions des gens à la Foire du livre :)

15 février :

Beveridge manor est le premier roman que j'ai écrit de manière linéaire, à raison de quelques pages par jour griffonnées dans un carnet toujours à portée de main. C'est aussi celui que j'ai eu le plus de plaisir à écrire avec Rose soie. Au départ, je n'avais pas prévu de l'écrire; l'idée originelle remonte à quelques années : c'étaient quelques lignes de synopsis que j'avais proposées à Milady mais auxquelles avaient été préférées celles de Rose Soie, justement. A la fin de 2018 je me suis lancée dans l'écriture de Beveridge manor en me disant : c'est une histoire simple, tu peux bien écrire ça en attendant un plus gros projet !

Le souci aujourd'hui, un an et demi plus tard, c'est que la manière que j'avais d'écrire avant ce roman ne me convient plus. Cela fait depuis le début de l'année que je n'arrive pas à me remettre à un "gros projet", je les trouve trop compliqués... A chaque fois que je reprends une de mes idées, je me rends compte qu'il y a de nombreuses recherches historiques, des tonnes de personnages à gérer, des intrigues qui s'entrecroisent... Je ne suis plus au chômage et je ne suis plus célibataire : je n'ai plus le temps pour des romans aussi prenants.

Alors, je me suis dit que j'allais retourner à un simple romance historique, écrite dans un petit carnet à portée de main. J'ai inventé une petite histoire qui se passe en 1840 à Bruxelles, dont j'ai écrit une dizaines de pages.Ensuite J'ai voulu développer un peu le scénario, et deux semaines plus tard... voilà que ma petite histoire d'amour s'est transformée en critique de la condition des femmes peintres au début du XIXè, mêlée à la biographie d'un peintre oublié, sur fond de lutte des orangistes contre la révolution belge de 1830. Je crois que j'ai un souci !

Bref, je n'écris plus trop, et je vais attendre que ça revienne ! Parce que courir après l'idée est épuisant et frustrant.

13 février 2020 :

En décembre dernier, j'ai terminé un roman intitulé "Beveridge manor" dont voici un aperçu :

Beveridge_Manor2.jpg

Et bien je suis heureuse de vous annoncer que "Beveridge manor" est parti à l'impression ! Si tout se passe bien, il sera disponible pour la Foire du Livre de Bruxelles début mars, et c'est chouette :D

Logo "Melle Mars éditions"

Sur mon dernier roman "Beveridge manor", je n'ai pas fait apparaître de mention de ma maison d'éditions, mais j'en ai tout de même besoin d'un ne serait-ce que pour payer mes impôts :P (Oui, je dois prendre un numéro d'éditeur et donc avoir un nom de maison). J'ai pris le premier truc qui m'est passé par la tête à savoir mon pseudo "Melle Mars" qui me suit depuis que j'ai environ 15 ans ! A l'époque où mon petit frère m'a créé ma première adresse hotmail, j'ai choisi ce nom parce que j'étais alors en train de lire une biographie de l'actrice ; depuis, je l'aime toujours parce que ça peut également faire penser au lièvre de Mars dans "Alice au pays des Merveilles" ainsi qu'à une martienne !

Comme la bibliothèque m'a acheté un exemplaire de "Beveridge manor", ils ont eu besoin d'un reçu, et je me suis dit que ce serait sympa avec un joli logo. J'ai dessiné quelque chose de simple et de classe qui mêle écriture et couture, comme si je cousais les mots !

Qu'en pensez-vous ?

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