Lundi 16 mars :

Mon chef m'appelle pour me dire de rester à la maison, que les grands pontes ont décidé de tout fermer. Autant pour notre mission d'accueil des jeunes qui tombe à l'eau. J'espère qu'ils vont pas être trop déçus ! Et il ajoute que j'ai intérêt à avoir commencé et terminé un nouveau roman d'ici cinq semaines, vu qu'on va certainement rester chez nous également pour les vacances de Pâques. Challenge accepté ! C'est d'autant plus facile que Falang, mon amie avec qui on écrit un roman fantastique à quatre mains, habite en France, où la situation est plus sévère. Ce roman sera fini plus vite que prévu !

Je dois faire des courses et acheter du PQ. Pas qu'on soit des adeptes du stockage, mais vu que vendredi c'était l'apocalypse dans les supermarchés, on a décidé d'attendre le dernier moment. A part le fait qu'un vigile nous fait entrer au compte-goutte dans le magasin, ça se passe plutôt bien, et il y a une grosse pyramide de PQ au plein milieu des allées pour nous prouver que c'est boooon, tout va biiiien les gars !

Ensuite, je passe au Veritas acheter quelques petites fournitures. Si je dois rester à la maison, il faut que je puisse coudre ! Autrement, je vais devenir cinglée ! Cela dit, ce serait justement une bonne occasion pour tout trier, ranger, et créer des vêtements "à la débrouille", en utilisant uniquement ce que j'ai sous la main :)

Comme je ne sais pas travailler sans que tout soit rangé, j'en profite pour attaquer deux rangements/tris essentiels que je repoussais depuis des mois : celui de ma "boîte à bordel" qui trône à côté de mon bureau, et celui du coin "brodeuse" de mon atelier. C'était pas du luxe ! Premièrement, c'est fou ce que peut contenir un petit carton ! Tiens, mes lunettes de soleil? Mais ça faisait un an que je les retrouvais plus ! Voilà qui tombe bien, le soleil commence à revenir... Bon, si on est pas passé au confinement d'ici quelques jours. En attendant, je profite d'une promenade dans le parc !

Deuxièmement, le coin "brodeuse" s'est apparenté à de la fouille archéologique ! A force de poser des trucs devant, de les pousser, puis de recommencer, la pauvre s'est retrouvée ensevelie sous des couches de sédiments ! Trois heures plus tard, mon atelier est nickel, je peux enfin bosser ! Sauf qu'il est 18h, et que je suis trop fatiguée. Ce sera pour demain !