Mardi 17 mars :

Quel beau temps ! Me voilà réveillée à 7h30 et fraîche comme s’il était 9h ! Bizarre… surtout pour moi qui suis un loir :) Du coup, à peine monsieur parti au travail, j’en profite pour aller chercher des chaussures que j’ai fait réparer. Le cordonnier n’a pas terminé, je dois revenir demain. Mais est-ce qu’il sera encore ouvert ? Sur le chemin du retour, je m’offre un joli bouquet de fleurs. Des lysanthius et une rose aux bords dentelés : je vais amener la nature à l’intérieur !

Aujourd’hui, je vais écrire au XVIIIe siècle. Le bouquet, Gossec, mon écritoire, ma plume et mon encre, c’est parti ! Je commence une romance qui se passe en 1740. On verra bien si je tiens dans la longueur. J’ai écris deux pages, ce qui en fait quinze ? C’est déjà ça. Mais je ne suis pas tranquille. Je pense à mes proches, je tourne en rond dans la maison, commence la vaisselle, envoie des mails, part coudre un truc, me rend compte qu’il me faudrait du fil.

Chez Veritas, la vendeuse que je connais bien m’annonce qu’ils vont fermer, et que je devrais faire du stock. Je prends du biais, quelques boutons à recouvrir… L’ennui, c’est que je couds toujours tout au fur et à mesure et que je ne sais pas de quoi je vais avoir besoin en avance. Quand les autres s’inquiètent de savoir si les supermarchés vont rester ouverts, moi je m’inquiète de ma mercerie ! Tout l’après-midi je continue à tourner en rond, à continuer de vieux projets que je ne termine pas : un peu de couture, de tricot, de broderie… Chaque fois, je suis interrompue par un SMS, un mail ou une notification qui m’annonce que tel magasin ferme ou telle personne annule son projet, sa venue. C’est dingue, tous ces trucs super urgents que je devais faire qui tombent à l’eau… C’est la première fois depuis des années que je me retrouve avec tant de temps libre devant moi. Et j’ai l’impression d’être devant une falaise à pic. A la suite d’une proposition que j’ai lancée pour que mes amis et moi continuions à se costumer, j’ai une idée lumineuse pour samedi ! Je ressors ma brodeuse, et me rends compte que je ne sais plus l’utiliser, que cela fait depuis qu’on l’a installée il y a un an et demi que je ne l’ai plus allumée : quel gâchis ! Mais cette machine est fantastique, elle redémarre comme s’il ne s’était rien passé ! J’avais oublié à quel point c’était drôle, et j’ai enfin retrouvé ma bonne humeur.

Les annulations ont plu toute la journée. Adieux médiévales, cours de latin, bal pionnier, adieu journée Grand Siècle de Vaux-le-Vicomte ! Quand vient le soir, étant donné que je n'ai pas de réponse de l'hôte, je décide de reporter à mon tour notre événement de samedi prochain. Pas de regroupement en costumes, mais on se verra tout de même virtuellement !